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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 07:00
Quand la pub se fait pincer pour des dessins datant d'un siècle

La publicité, cache-sexe de la bonne vieille réclame d'autrefois n'invente jamais rien. Elle recycle des musiques, des images ou des légendes du passé. Un parfum industriel reprend du Bowie de 73 et se croit dans le coup.                                                               En matière de musiques elle a d'ailleurs tendance à faire son marché dans des ersatz. Ça ressemble à Radiohead mais... ça n'en est pas. Cet air? ce n'est pas... Non! ça s'en inspire -jusqu'à la parodie- uniquement. 

Je ne vais pas recommencer mon couplet sur (ou plutôt contre) la pub cette activité parasitaire et dérisoire.

Sauf que je vais pouvoir, par son intermédiaire, citer le peintre Egon Schiele (1890-1918) et dire tout le bien que j'en pense. Et d'abord que je le considère comme très supérieur à Francis Bacon dont l’œuvre me le rappelle à certains égards. 

Schiele, on le sait, a peint des nus tourmentés qui restent "subversifs" cent ans après. Une entreprise de communication britannique, nom plein de prétention que se donnent les mercenaires de la lessive, a utilisé des nus d'Egon Schiele pour alerter les usagers du métro de Londres de l'existence d'une exposition sur la peinture Viennoise du début du XXème siècle. Des critiques allant crescendo ont exigé que l'on cache ces nus indécents.

la campagne a dû être interrompue et des affichettes collées sur les sexes malséants.

Il vaut en effet mieux se fier à des valeurs sûres comme la laitière!

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 07:00

Comme nous avons de plus en plus tendance à nous transformer en annexe de la Poste, de la banque, de la Sécurité Sociale, à devenir parallèlement agence de voyages et préfecture il est impératif de posséder une imprimante.

Et c'est là que les choses se compliquent.

Nous n'avons plus affaire à de bêtes photocopieuses personnelles mais à des ordinateurs duplicateurs numériques, connectés et sans fil. Oui, sans fil, wireless. le problème  est que cette technologie passionnante est capricieuse et donc sujette à des pannes d'autant plus agaçantes qu'il faut Bac +7 pour comprendre les solutions proposées par un assistant virtuel.

Mon imprimante Hewlett Packard est vendue avec une brochure absconse (qui pourrait décrocher le Goncourt) et doit être installée sur l'ordinateur. Sur le mien elle est connectée de machine à machine tandis que sur l'ordinateur de Françoise... il a fallu installer le câble d'une vieille imprimante;

Tantôt le message d'erreur s'affiche tantôt ce sont les tâches en attente qu'aucune manipulation ne parvient à démarrer. Le papier, parfaitement inséré est censé faire un "bourrage", les cartouches d'encre, ruineuses et compliquées à mettre sont vides (?)...

On passe du temps à genoux ou accroupi devant cette machine infernale qui ne répond pas plus qu'Hal dans "2001, Odyssée de l'espace". Avec l' énergie du désespoir et en s'en remettant à la magie vaudoue on éteint tout, on rallume, on reconfigure (45 minutes!) et... Miracle! une page semble bouger dans la machine. Hélas. Blanche des deux côtés!

Je vous parlerais prochainement du radiateur électrique de la salle de bains qui, à n'en pas douter, est une créature maléfique conçue pour me nuire; "un coup monté pour me descendre, quoi.".

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 07:00
"Celui-là, tu me le jettes" ou le sniper des R.H

Dans l'émission "Les pieds sur terre" de France Culture j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt une interview d'un "cost-killers",  Didier Bille présenté comme "un sniper des R.H" ce qu'il revendiquait fermement au début de l'entretien, moins à la fin de 30 minutes pendant lesquelles il avait beaucoup parlé.

Il faudrait être d'une naïveté excessive pour être étonné par ce qu'il a dit et raconté tant les méthodes de licenciement individuels "pour faute" ou "insuffisance" sont connues. La jeune intervieweuse avait cependant raison d'évoquer "un vocabulaire de tueur à gages".

Elle précisait que Bille donnait des détails hallucinants de cynisme et de cruauté. En fait les entreprises mettent au point des méthodes quasi infaillibles pour se débarrasser de salariés en surnuméraire, le tout étant de ne pas faire de vagues et donc de tuer proprement. Et elles y arrivent: en classant des salariés comme "à jeter" (5 par mois) et en comptant sur les apathies croisées du salarié viré, des syndicats et des autres salariés.

Un peu d'argent (Bille: "l'argent est un anesthésiant, un lubrifiant et un cicatrisant") et l'épouvantail de la procédure lente et aléatoire du recours au Tribunal des Prud'hommes amenant le salarié à accepter son sort.

Le sniper des RH ajoutant que des fautes inventées ou bénignes mais montées en épingles servent non seulement de prétexte pour licencier abusivement des salariés mais que l'entretien pendant lesquels on leur annonce la faute et ses conséquences permettent de connaître les arguments que le salarié emploiera pour se défendre afin de mieux les contrer! C'est presque toujours un combat perdu d'avance, l'entreprise ayant deux atouts de poids: des fonds spécifiques à  consacrer à ces licenciements et du temps. Comme il le dit sans se cacher "la "cible" une fois désignée elle n'a quasiment aucune chance<; elle est touchée immédiatement et en plein cœur".

Ancien militaire (Belge) Didier Bille semble moins "droit dans ses bottes" en fin d'entretien et dit même qu'un licenciement est quelque chose de très violent. Il cite Brel "Les gens qui ont bonne conscience ont souvent mauvaise mémoire" (se l'applique t'il?) et confesse qu'il est lui-même en procédure juridique avec un ancien employeur.

Je ne lui veux pas de mal mais lui en souhaite un peu. J'espère que son affaire sera longue et difficile. Qu'il connaisse à son tour les sentiments d'humiliation,  d'injustice, de révolte et d'incompréhension qu'ont connus celles et ceux qu'il crachait comme des noyaux de cerises.

 

 

 

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 07:00

Je revendique le fait d'avoir une authentique faiblesse pour les deux Paul de la musique internationale. Paul Simon et Paul McCartney qui sont tous les deux des compositeurs de génie et dont l'inspiration n'a jamais faillie en 6 décennies.

Tous les deux sont prolifiques et ils peuvent l'un et l'autre s’enorgueillir d'avoir publié des chefs d’œuvres.  Pour les pépites Simon aligne "Graceland (1986) et "The Rythm of the Saints" (1990) tandis que McCartney brille avec "R.A.M" (1971) et "Egypt Station", ce dernier publié il y a seulement 2 ans... et quelques daubes dont McCartney II (1980) pour le Britannique.

C'est dire si la sortie préparée avec un teasing implacable pouvait inquiéter: A la composition comme à la production, à l’interprétation voix et tous instruments (c'est le principe de ces albums numérotés) le bassiste gaucher le plus célèbre du monde est parfois brouillon, souvent "léger" et trop dilettante. Je pense qu'il a besoin de musiciens chevronnés autour de lui et que des producteurs inspirés lui ont permis d'être à son meilleur lorsqu'il leur faisait confiance. Son album "Chaos and Creation in the backyard" (2005) est un vibrant exemple de ce qu'il fait de mieux lorsqu'il est habilement secondé.

En 2 ou 3 écoutes il est beaucoup trop tôt pour donner un avis raisonnable mais il me semble que McCartney III, tout en étant meilleur que lui, a les défauts de McCartney II à savoir des musiques inabouties (surtout à cause de la batterie) et des titres assez faibles.

... pour ne rien dire des paroles.

Et puis.... il y a la voix. Paul McCartney a soixante-dix huit ans et ça s'entend. Depuis "New" (2013) la voix si malléable du chanteur n'a cessé de se dégrader. Du coup il a tendance à en rajouter dans le "falsetto" (voix de tête façon Bee Gees) alors que ses possibilités sont maintenant réduites.

Mais bon! c'est un album de titre nouveaux signés de Paul McCartney... qui suis-je pour le critiquer?

 

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 07:00

Si je ne souscris pas aux buts fixés par leurs associations dites spécistes et qui n'est rien moins que transformer notre régime alimentaire en vegan pur et dur, je reconnais le bien-fondé de leur action contre la souffrance animale et leur utilité pour en informer les populations.

Elles ont des noms de codes, ont une organisation de type commando et un jargon parfois un peu théâtral. Souvent leur point-commun est le tournage clandestin et diffusé sur Internet de vidéos sur lesquelles éclatent les traitements monstrueux que nous réservons généralement aux animaux.

A chaque fois nous sommes révoltés de constater l'étendue du désastre et son universalité puis nous retournons à nos petites affaires, oubliant les abattoirs, les laboratoires qui utilisent le vivant et tous les transporteurs de bétail vivant.

Parmi ces mauvais traitements réservés aux animaux il en est qui laissent un sentiment ambigu: ceux qui relèvent de l'expérimentation animale à destination de la Recherche médicale. On compatit pour les vies atroces des macaques, des félins, des chiens et des millions de souris sacrifiés pour trouver des traitements des maladies d'Alzheimer ou de Parkinson mais on se demande si cela n'est pas une triste nécessité.                                De doctes spécialistes nous assurent qu'ils ne sauraient avancer dans leurs recherches sans l'exploitation du vivant "entier". Que les cellules fabriquées en laboratoires ne permettent pas -actuellement- d'obtenir des résultats fiables et qu'ils sont sensibilisés à la souffrance animale.
Pourquoi en douter?

On nous dit qu'un million sept cent mille animaux de laboratoires sont tués par an... Faut-il croire ces chiffres abominables?

Comme à chaque fois que ce sujet revient dans l'actualité nous sommes bouleversés et nous jurons d'y prêter attention. Notre animal domestique voit sa vie de pacha renforcée, ses rations de croquettes augmentées à proportion de notre honte puis.... ça passe.

"Sous le radar", Planète+ Investigation 18/12 21H00
 

 

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 07:00

Je re-publie ce post du 3 mars dernier qui exprimait déjà mon sentiment à propos du "Monde du spectacle" qui a dépassé les bornes de la décence ces dernières semaines. J'assume!

Chiant comme les César.

Revenons un instant sur la "soirée des César" de cette année. Notons au passage que le jugement s'applique parfaitement aux "Molière", aux Palmarès du Festival de Cannes, aux "Victoires" de la Musique (classique et de variétés), aux "Oscar" et à toutes ces remises de trophées aux "professionnels de la profession": on s'y emmerde ferme parce qu'il n'est pas possible de faire autrement.
Petits déjà les remises de prix et autres tableau d'honneur ne nous intéressaient que si notre nom était cité dans un rang élevé...

L'inflation de prix et de remises de hochets au plus obscur des machinos, la litanie de remerciements, les faux suspenses, les gaffes, les textes convenus et les plans de caméra évidents rendent ces manifestations assommantes. Quand on en a vu une ( à fortiori 3 ou 4) on les a toutes vues.

Et cette cérémonie des César est sans doute -avec Cannes- la plus ennuyeuse: le spectateur est "exclu" de la soirée: il assiste, comme un valet, à la récréation des puissants. il voit des riches faire étalage de leurs privilèges et est contenu physiquement par des barrières et un service d'ordre, moralement par un vocabulaire et des mœurs le maintenant loin. Un paysan débarquant au "petit lever" du Roi Louis XIV donne l'idée qui existe de la distance entre ces jargonneux du cinéma et le public.  D'autant que pour continuer sur la comparaison avec l'ancien régime, des dynasties cooptées trustent désormais les casting..

Ecartés les spectateurs? ô, pas tous... les lecteurs de Télérama et ceux des "Cahiers" croient faire partie du jeu parce qu'ils aiment les mêmes choses absconses et politisées mais ils sont dans l'illusion. Ils ne votent pas pour les sélections et ne dînent pas au Fouquet's après les César.

Journalistes spécialisés (comme la dinde Eva Bettan de France Inter) et émissions consacrées privilégient systématiquement le film Kurde sous-titré en roumain ou une purge intello prétentieuse (pléonasme) vue par 12 spectateurs en France.

Ils peuvent réfléchir pendant un an la solution pour rendre attractive la "soirée des César" n'existe pas. Même réduite à une durée de 5 minutes elle sera chiante.

Évidemment ce point de vue n'engage que moi!

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 07:00

Du tramway mon regard a été capté par une affiche "artisanale" dont j'ai retenu le message sinon le texte exact. Elle disait en substance: 1920-2020, 100 ans de Parti Communiste, redonnons un avenir au communisme.

Arrachée moins d'une heure après, ses concepteurs avaient de la suite dans les idées puisque au même endroit, deux jours plus tard, une autre affiche, représentant la faucille et le marteau trônait sur la même vitrine d'une banque désaffectée.

Et moi de me demander comment, avec l'immense documentation historique dont nous disposons, des personnes ayant accès à l'information peuvent encore espérer de cette idéologie monstrueuse responsable de la mort et de la souffrance des hommes et des peuples à qui elle a été imposée, partout où elle l'a été.

La famine en Ukraine, Katyn, la Stasi, les horreurs de la guerre d'Espagne, le "centralisme démocratique", l'art prolétarien, la vérité officielle, les compagnons de route... que sais-je encore, n'ont pas suffit?

Dans son délire antisémite de la fin de son règne Staline persécuta les Juifs (1947-1953) et projetait de les déporter en Sibérie tout en leur interdisant de faire référence au génocide nazi. La vérité officielle est que les nazis avaient massacré des "soviétiques".

J'arrête-là car je crois que, hormis des attardés et des masochistes heureusement très minoritaire, les Français savent, au plus profond d'eux-mêmes, ce qu'est, a été et serait le communisme. Les staliniens Français étaient plus radicaux que bien des commissaires du peuples du "pays de la lueur rouge"!

Qu'elle ait été, au départ, dans les textes fondateurs, une doctrine positive dédiée au bonheur des hommes pourquoi pas? que le communisme ne l'ait jamais été dans ses atroces avatars qui en disconvient?

Relisez la geste de Mengistu (Ethiopie), celle de Enver Hodja (Albanie), de jaruzelski (Pologne, qui inventa "l'Etat de guerre" avec son propre peuple!!!), du Laos... Lisez l'histoire du "Livre Noir", renseignez-vous sur la prison à ciel ouvert qu'était la RDA....

 

 

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 07:00

Sur l'une des deux chaînes de télévision "Histoire" j'ai été "scotché" par le documentaire consacré à la "Révolution" Roumaine de 1989. Ce film rappelle ces évènements bouillonnants qu'on a vécus en direct et dans leur jus et qui, alors même que les évènements se déroulaient laissaient une vague mais persistante impression de manipulation à grande échelle. Il faut revoir Guillaume Durand, Poivre, Ockrent, Pernaud et Amar avec 30 ans de moins pour ne plus leur accorder la moindre crédibilité et, pire encore, le moindre professionnalisme.
Avaient-ils, ont-ils des "excuses? oui, un peu. Mais pas beaucoup. On se souvient que les pays du glacis communiste, les "démocraties populaires" (qui n'étaient ni démocraties ni validées par le peuple) se sont toutes à peu près en même temps et avec l'autorisation de l'URSS de Gorbatchev, libérées du joug qui les opprimait. Seule la dictature ubuesque mais cruelle des Ceaucescu semblait résister au mouvement de libération des peuples qui parcourait ces pays trop longtemps asservis.

Il y avait, dans l'inconscient des pays témoins de ces changements prométhéens une frustration: que sont ces révolution pacifiques? ces tyrans chassés qui fuient sans massacrer leurs ressortissants?

Tout le monde et les médias Français (TF1 privatisée depuis 2 ans, la 5 de Berlusconi emportée dans une folie commerciale...) attendaient des effusions de sang, du drame, bref un feuilleton de Noël sanglant.

Ion Iliescu, apparatchik communiste adepte de la Perestroïka et Gorbatchevien bon teint a pris le pouvoir en coulisses et a compris qu'il fallait mettre en scène un drame local pour asseoir sa "légitimité". Il a donc ordonné la prise de la Télévision roumaine qui est devenue un foutoir télégénique que les médias Français ont relayé sans recul. 
Fausses infos:  le "charnier" de Timisoara (en fait une vingtaine de cadavres exhumés de l'Institut médico-légal), rumeurs infondées, provocations, images réinterprétées, commentaires délirants.... Tout l'hexagone a vibré aux accents shakespeariens de la révolution roumaine.

Et nous fûmes gâtés! on disait génocide, milliers de morts, tortures, on assistait au procès (!) du couple de tyrans puis, en point d'orgue, à leur exécution sommaire et même à leur inhumation nocturne à la sauvette, la dramaturgie était grandiose et rien ne manquait.

En fait une Révolution de palais plutôt économe en sang versé et qui ne méritait pas cet emballement médiatique sans mesure et sans égal.

A l'époque mon fils était à la maternelle avec la fille aînée de Jean-Louis Caldéron, journaliste de la 5 qui perdit la vie à Bucarest le 23 décembre 1989. Ce fait dramatique légitima, à mes yeux, la couverture des évènements roumains tout en laissant un sentiment de manipulation que je n'ai jamais approfondi et que ce document, visible en replay, a résuccité et conforté.

 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 07:00

"Circulez, il n'y a plus rien à voir", telle pourrait être notre impression majeure à propos de Donald Trump et de l'élection présidentielle américaine récente. On est passé à autre chose et il a été convenu que la folie du Président sortant n'était plus un sujet intéressant. En fonction de quoi les preuves effectives de sa perte de contact avec la réalité, de sa dangerosité et des risques qu'il faisait (et fait encore) peser sur le monde ont été sinon passés sous silence du moins relégués autour de la météo.
Les recours abusifs, les demandes de fonds à ses électeurs, ses remarques stupéfiantes et antidémocratiques... tout cela est passé pour une lubie d'un personnage déjà en voie d'oubli.

Il n'y a pas si longtemps le moindre de ses tweets faisait l'objet d’exégèses, aujourd'hui on ne les cite même plus. La Cour Suprême, qu'il avait pris soin de "bétonner" lui a donné tort? on le signale en passant, comme si cela n'avait aucune importance. Trump fait exécuter des condamnés à mort dans cette période particulière où le Président élu n'a pas encore le pouvoir et le Président partant plus vraiment? à peine s'en indigne t'on.

Certes je ne me plains pas de ne plus entendre les arguments grotesques de ce moderne Caligula et je dois confesser que ne plus le voir jusqu'à en être saturé me fait du bien. Mais la situation est périlleuse. Trump a encore, jusqu'au 9 janvier, une certaine capacité de nuire que son cerveau malade exploitera certainement.

Nous devrions tous réfléchir à cette faille béante de la démocratie qui permet à un clown psychiatrique d'être légalement élu et assumer le pouvoir. Cette fois c'était aux États Unis d'Amérique... L'égotisme, l'instabilité psychique, la bêtise et les aberrations comportementales de Donald J. Trump n'ont pas, Dieu merci, eu trop de fâcheuses conséquences. Imaginons seulement ce qu'eussent été ses réactions devant un Staline ou un Hitler...

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 07:00

Emmanuel Macron a eu la Baraka. Son arrivée à Élysée, précédée d'une campagne hors norme et à la première tentative en témoignait.

Un peu plus de trois ans après cette élection hors-norme, au nez et à la barbe des candidats chevronnés, des gardiens du temple et d'une presse incapable de faire preuve d'imagination les choses ne vont plus pour lui.

La guigne, la scoumoune, la malchance accompagnent chacun de ses actes. Outre une conjoncture politique, sanitaire, économique et internationale qui ne l'épargnent guère (mais ce fut aussi le lot de ses prédécesseurs) il semble avoir perdu "la main" ou, disons le tout net, être dans une mauvaise passe qui dure et qu'à son corps défendant il nourrit.

J'en veux pour preuve cette affaire de corne-cul qu'on appelle les "150" ou "Convention Citoyenne pour le Climat". Voilà que les personnes de la "société civile" qu'il a lui-même nommées pour réfléchir réfléchissent et exigent que le Président tienne sa parole! il s'est en effet, publiquement, engagé à faire appliquer leurs 150 propositions "sans filtres"en se réservant un droit de véto sur 3 d'entre elles.

Et depuis le Président Macron a un front ouvert avec les écologistes mais aussi avec celles et ceux qui suivaient d'un bon œil la Convention Climat et qui approuvent les 149 propositions dont certaines sont des revendications des "Gilets Jaunes"... Ou l'art de se créer soi-même des tourments!

Hollande a eu Leonarda Macron la Convention. (entre autres).

 

 

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