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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 07:00

j'ai regardé les deux premières parties du documentaire de Netflix consacré à Dominique Strauss Kahn et l'affaire du Sofitel de New York. Je reste sur mes positions:

1°) DSK avait droit à la vie privée qu'il voulait du moment que ses partenaires étaient consentantes et que ses "conquêtes" ne le soient pas à la faveur d'un chantage.

2°) les réactions de l'état-major socialiste et des médias les plus influents ont été au choix abjectes, pitoyables, honteuses, misérables et méprisantes. Leur "grand homme" pouvait "trousser des domestiques" (Jean-François Kahn) avec ou sans leur consentement il était tellement brillant que cela ne prêtait pas à conséquence.

A ce jeu les plus répugnantes réactions viennent, sans qu'on s'en étonne, de Jack Lang mais aussi de Ségolène Royal, d'Elizabeth Guigou, de Jean-Christophe Cambadélis ou de Pierre Moscovici et Claire Chazal. Elles sont, des années après, accablantes.

Quant aux médias, dans un premier temps, tous sont sur la même longueur d'ondes à savoir que le possible "futur Président" n'avait pas pu faire ce que les Américains (sous-entendu "des ploucs à peine civilisés") lui reprochaient. C'était, selon eux, un coup-monté et on montrait le Président Sarkozy comme possible sinon probable organisateur.

La victime (de viol tout de même...) ne recueillait que sarcasmes (elle est bien laide) ou mépris (quand on est marié avec Anne Sinclair on ne viole pas Nafisatou Dialllo). Abject vous dis-je.

Ecoeurant et révoltant.

Et que dire de ces avocats américains qui salissent la victime, qui écrasent l'affaire sous le fric? de la justice, ça? DSK avait déjà eu des "alertes", celles-ci ayant été évacuées et le Directeur du FMI ripoliné de frais il avait dû finir par se penser intouchable.

L'affaire Hongroise a certainement conforté ce sentiment d'impunité chez un homme qui avait, semble t'il, perdu le sens des réalités.

Je n'ai pas regardé les deux autres parties du documentaire. Les communicants du présumé innocent et cependant grand homme me révulsent. Il y a mieux à faire!

Dommage pour Raphaële Bacquié qui, à ma surprise semble mal juger DSK après avoir écrit une biographie assez complaisante du directeur de Sciences -Po dont la vie n'était pas tellement plus scandaleuse...

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 07:00

Jean Rochefort était un comédien capable du meilleur. Je tiens ses compositions dans deux films de Patrice Leconte "Tandem" et "Ridicule" pour d'authentiques exceptions.

Rarement il a été aussi bon et convaincant.

J'ai déjà longuement parlé de ce superbe film qu'est "Ridicule" pour y revenir et pourtant.. chaque visionnage apporte de nouvelles sensations sans que la lassitude ne gagne jamais.

Parlons donc de "Tandem" dans lequel Jugnot et lui sont exceptionnels de justesse. Le film s'inspire du "Jeu des 1000 francs" (puis 1000 €) de France Inter dont la longévité est déjà en soi un exploit. Il s'agit d'un Quiz de connaissances générales allant de questions (posées par des auditeurs) faciles à plus difficiles en un temps défini.
C'est bon enfant, un peu "franchouillard" et sans doute le fait que ça ne soit pas cher à réaliser est le meilleur atout de ce jeu qui a usé deux ou trois présentateurs dont l'étonnant Lucien Jeunesse.

Rochefort est donc l'animateur -fatigué- de ce jeu dont tout le monde se moque au point qu'il va être retiré de l'antenne. Il fait ce job depuis la nuit des temps et sa santé se dégrade. Il a des absences et son adjoint et factotum qui l'accompagne et le protège depuis des lustres le voit. Un jour ce dernier apprend la nouvelle officielle de la fin de l'émission et décide de la cacher à l'animateur. De la cacher par tous les moyens.

Il y a des splendeurs scénaristiques et des absurdités remarquables dans l'histoire: il faut voir Jugnot redouter des "gros chiens rouges" traversant l'autoroute ou des cyclistes projeter leur bicyclette du pont qui enjambe l'autoroute, les hôtels miteux dans lesquels ils s'arrêtent pour "récupérer" l'argent que Rochefort détourne pour le casino ou des menus plaisirs assez peu blâmables, il faut voir la colère d'anthologie de Rochefort face aux Français qui pique-niquent au bord de la route, les appels téléphoniques amoureux de Rochefort (en fait un malaise révélera à Jugnot qu'il n'a pas d'interlocutrice) et surtout le dîner avec la bourgeoisie locale (élus inclus) pitoyable. Jean-Claude Dreyfus compose un crétin d'anthologie. Tout y est tellement bien qu'on est certain de la vérité des scènes.

Rochefort est pathétique juste ce qu'il faut. Il se teint la moustache, il surjoue la gaîté mais il sait la petitesse de sa vie et a compris que le jeu va s'arrêter. Dans la scène où une femme divorcée (Sylvie Granotier) pense lui faire la leçon et qu'il renvoie fermement il est absolument remarquable. Un "Seigneur" comme il le dira plus tard!

On comprend, tout au long du film, qu'il est sans doute le pire juge de sa propre vie.

Gérard Jugnot est humain, un peu minable mais "gentil". Il accepte son rôle subalterne dans la vie et le ratage de celle-ci. Il ira plus bas encore (inoubliable scène de l'animation de supermarché) tout en conservant une part d'humanité.

C'est simple, c'est juste, c'est une vraie réussite du cinéma d'avant, avant que le cynisme ne s'infiltre partout.

 

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 09:25

Il fallait bien que ça arrive un jour: j'ai renversé un mug plein de café sur le clavier de mon ordinateur.

Je l'ai séché avec du sopalin, inutilisé pendant 3 jours, retourné et mis dans un sac plastique avec un sachet de dessicant mais... il ne marche plus.

J'ai évité la catastrophe en n'abimant pas le sous main en cuir du bureau qui venait dêtre refait..

Donc je suis sans ordinateur et tablette comme téléphone ne sont pas pratiques pour écrire des textes.

Une semaine et tout sera revenu dans l'ordre.

 

Merci!

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 07:00
le dernier Nougarole dernier Nougaro

Après le coup de tonnerre de "Nougayork" (Nougaro avait été viré de sa maison disque comme "pas assez vendeur" et son album suivant avait été un carton éblouissant) les albums se sont suivis, plus ou moins habités et aussi plus ou moins réussis.

Nougayork, donc puis suivent "Pacifique" (1989), "Chansongs"(1993), "l'Enfant-phare" (1997),  et enfin  "Embarquement Immédiat"(2000). Le très jazzy "La note bleue" sera posthume et sortira l'année de sa mort, en 2004.

Je veux parler ici du dernier enregistrement officiel de Nougaro, un album décevant sur le plan des paroles, bien souvent, et de la musique (quelquefois). Aucun titre n'est devenu un "tube" et n'a servi de locomotive à l'album qui s'est moyennement vendu.

La voix est là cependant, intacte, puissante et domptée. Au service de compositions pas toujours très inspirées mais jamais indignes. Le chanteur emblématique de Toulouse qu'il a si bien su chanter avait acquis, dans cette ville mais pas uniquement une sorte de notoriété record, un capital sympathie qui en faisait un intouchable dont l’œuvre réalisée protégeait celle en cours et même celle à venir.

Jet set, Anna, la chienne, Chiffre deux nombre d'or, les bas, la vie en noir, l'île Hélène, Mademoiselle maman, langue de bois, déjeuner sur l'herbe, Bozambo, ma cheminée est un théâtre sont les 12 titres qui constituaient cet ultime CD. Naturellement une tournée accompagnait la sortie de l'album. J'étais à l'étape toulousaine avec Catherine qui me demanda de faire dédicacer son CD par le chanteur à la fin du spectacle. Ce dernier le fit gentiment mais avec un stylo-feutre qui ne séchait pas et qui fit un gros pâté sur la signature sans imagination de Nougaro ("à Catherine").

Avec sa musique irlandaise et ses cordes "L'île Hélène" est un beau titre dédiée à la femme qui partageait sa vie. "Langue de bois" est une fausse bonne idée stylistique mais musicalement le titre tire largement son épingle du jeu. Même chose pour "Bozambo" qui ajoute un peu d'humour.

"Jet set" est un bon titre d'ouverture d'album dont les paroles sont une réussite. Avec les mêmes caractéristiques "Les bas" auraient pu le remplacer.

Ce disque attachant à défaut d'être parfait est à ranger avec "Révérence" de Henri Salvador et "Les Marquises" de Jacques Brel, des albums importants parce que les derniers, un peu inespérés d'artistes attachants et talentueux signant là des œuvres importantes mais, peut-être à cause de cela loin d'en être les meilleures.

 

 

 

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 07:00

Je haussais les épaules et prenais de haut ceux qui parlaient de guerre civile pour évoquer l'atmosphère qui règne dans le pays.

Je pensais qu'on ne devait pas, à la légère, évoquer ce drame effroyable qu'est la guerre fratricide entre Français de peur de la ranimer... De la St Barthélémy à la Guerre d'Algérie les occasions de nous détester au point de se massacrer les uns les autres n'ont pas manqué. Notre malheureux pays qui ne sait toujours pas s'unir au moment où le danger le menace est, plus qu'un autre, en grave difficulté avec le Coronavirus, les attaques terroristes, les difficultés gouvernementales, le Brexit et l'incertitude internationale.

Au lieu de mettre un temps nos haines recuites de côté nous les exacerbons et les alimentons à plaisir. Chacun y va de son couplet incendiaire, en espérant que la braise détruira les obstacles à sa démagogie. Bertrand se voit en 2022, Sarkozy en "recours", Jadot en "divine surprise" tandis que Hollande, Le Pen et Mélenchon espèrent réémerger du chaos qu'ils contribuent à créer.*

Tout le monde a un avis sur la gestion de la crise sanitaire: nous sommes au moins trente millions de virologues. Autant de climatologues, de politologues et de commentateurs sportifs.

L'ambiance est morose, l'humeur grincheuse, je n'en disconviens pas. Le quotidien masqué est ennuyeux et les restrictions de circulation exaspérantes. Mais la "guerre civile"?

Nous avons connu autrement pire que des avions cloués au sol, des autorisations de sortie dérogatoires, des "violences policières" et l'incommensurable médiocrité de la presse et des médias.

Ne laissons pas une humeur massacrante s'emparer de la France et des Français: une fois en route elle est pratiquement inarrêtable.

* "les flics vous blessent, les flics vous tuent, désarmons la police" slogan du NPA vu cette semaine sur un autocollant.

 

 

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 07:00

Le "Canard Enchaîné" du 2 décembre dernier attirait l'oeil de ses lecteurs sur un document diffusé sur Arte le soir même en en soulignant la pudeur et la beauté, la profondeur aussi.

Nous avons regardé le film et avons été bouleversés par son élément central, une toute petite fille de 7 ans "prisonnière dans un corps de petit garçon".

Les parents de Sasha, sa mère en particulier, étaient splendides de retenue, de douleur contenue, de détermination à accompagner leur enfant dans un chemin affreusement compliqué.

Sasha se voyait, se sentait, était une fille et la société ne l'admettait pas puisqu'il était né garçon. L'école, le sport, la danse, tous refusaient l'équation qui a un nom que je n'ai pas retenu. Ce petit enfant (il faisait beaucoup moins que ses 9 ans) était parfois si malheureux qu'on éprouvait de la pitié et de la colère et qu'on s'élevait intérieurement contre tous les blocages, les raisonnements, les lois et les règlements qui étaient dressés contre lui, contre elle.

Sasha n'avait que sa certitude d'être une fille, de devenir un jour une femme et une maman (comme la sienne) à opposer à un directeur d'école, une équipe pédagogique et autres représentants de la Société.

Qu'y pouvait-elle ce petit bout de fillette? ses entretiens avec la psychologue et la relation avec son admirable mère étaient ses seules consolations, avec la tendresse de son père et la gentillesse de ses deux frères. On frémissait en pensant à son avenir, à l'effroyable "changement de sexe" et à toutes les déconvenues qu'elle affronterait à la puberté.

Que des enfants vivent de tels tourments est tout simplement impensable. J'avoue que j'aimerais, sans curiosité déplacée, savoir dans quelques années ce qu'elle est devenue.

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 07:00

Je n'ai jamais été inconditionnel de Renaud et n'ai que peu de goût pour son œuvre. Je lui reconnais cependant un sens de la formule qui frappe, un vocabulaire personnel et imagé et une chanson ("Mistral gagnant") qui ne me déplaît pas.

Depuis toujours j'ai une faiblesse, que dis-je une faiblesse? un goût immodéré et anachronique pour les sucreries, les bonbons, les chocolats, les dragées, les lokoums, les bêtises de Cambrai, les berlingots, les sucres d'orge, les fruits confits, les pâtes de fruits, les cachous, la réglisse, l'anis, les guimauves, et j'en oublie.

Ça vient de très loin, de chez mes parents, sur la table du salon desquels trônait un drageoir sur pied contenant des sucettes ("Pierrot gourmand"), des "Stoptoux" ou des sucres d'orge acidulés.

Quand nous ne dévalisions pas le placard du petit déjeuner en ressortant de la cuisine la bouche pleine de "Tonimalt" (une poudre chocolatée maltée que rappellent (un peu) les barres vitaminées "Ovomaltine" indispensables qu'un randonneur sérieux a toujours dans son sac, nous allions discrètement en soustraire un(e) ou deux, en essayant de ne pas trop faire baisser le niveau...

Aujourd'hui encore j'achète des boules de gomme (à la pharmacie, ça fait plus sérieux!) ou des ballotins de "Gianduja" et seulement eux chez Léonidas. Je m'offre aussi des Calissons d'Aix, de la pâte d'amande, des Turons  durs ou mous, des caramels qui ne le sont pas moins et une spécialité belge que j'ai fait venir à Toulouse, les bonbons au café, les Hopjes.

Les "Mistral gagnants" de Renaud ont été remplacés par une génération de bonbons "piquants" qui se déclinent sous toutes les formes. Je n'en suis pas fou. Pas plus des bonbons touristiques à la violette.

Je garde un souvenir vif des "têtes de nègre" (sic) à 0,01F qu'on achetait à la sortie de l'école, rue Gustave Zédé ou des "pochetons" à 1 Franc de chez Béchu, à Victor Hugo (Paris 16ème).

J'ai aussi, chez moi, un bocal toujours rempli de sucreries avec un alibi décoratif prêt à servir.

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 07:00

Je n'ai pas oublié ce jour de 1969 où, au "Mayfair" (Avenue Paul Doumer, Paris 16èm") j'ai vu le film "L'enfant sauvage" de François Truffaut.

Mes amis, quel ennui!! j'étais très jeune mais la fausseté du jeu des acteurs m'a sauté à la figure comme une évidence. J'étais issu d'une famille très critique et ne faisais pas exception: je trouvais que la campagne Aveyronnaise partageait avec Truffaut (comédien dans son film!!!) une artificialité gênante.

Je profite de cette réflexion pour confesser que j'ai toujours détesté François Truffaut. Le révolté qui épouse dans la grande bourgeoisie, le pseudo politique qui mange dans la main des pontes du cinéma, le torpilleur du "cinéma de papa" qui réalise des nanars prétentieux car il fut critique de cinéma impitoyable avant de réaliser des films très inférieurs à ceux qu'ils descendaient au napalm...

J'admets qu'il est un peu au-dessus de Lelouch  (ce n'est pas difficile!) mais je lui conteste sa notoriété et plus encore le respect et l'amour du public et de la critique Français.

Je reviens sur ce navet ennuyeux et propret qu'est le film "l'enfant sauvage". Je crois que c'est en le visionnant que j'ai découvert l'ennui. Réellement.

 

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 07:00

Je lisais récemment des extraits on line de deux livres signés Jérôme Garçin, oui, celui du "Masque et la plume" de France Inter. L'homme ne m'est pas antipathique mais je le trouve trop "mondain", trop "vedette". Aujourd'hui, avec ce langage fleuri et riche qui caractérise notre époque, on dirait "qu'il se la pète".

C'est du moins l'impression qu'il me donne. Dans "le dernier été du Cid" paru il y a déjà un an il raconte les dernières semaines de la vie du comédien Gérard Philipe décédé d'un foudroyant cancer du foie il y a soixante ans. s'il avait vécu, l'acteur aurait peut-être été le beau-père de Jérôme Garçin dont il a épousé la fille, Anne-Marie.

On ne juge pas un livre sur quelques pages mais celles que j'ai lues m'ont parues intéressantes et moins emphatiques que je m'y attendais. Il y a admiration, connaissance, respect et distanciation dans ces lignes, quatre aspects de bon augure.

Dans "Olivier", le livre qu'il avait consacré à son petit frère-jumeau mort à l'âge de six ans en 1962, il y a tout ce que le chagrin et le temps donnent aux souvenirs: le regret et l'embellissement. La mort, surtout lorsqu'elle intervient dans d'aussi terribles circonstances (l'enfant a été renversé par une voiture), fait réécrire l'Histoire en la nimbant d'une beauté funèbre qui n'aurait aucune raison d'être si la circonstance n'avait eu lieu: en d'autres termes les relations  entre frères auraient aussi bien pu être distantes et chaotiques si la voiture ne l'avait pas tué.

Je ne découvre pas la pierre philosophale en écrivant que la mort donne à ses jeunes victimes une aura qui les élève au rang de mythes, familiaux ou pas.

Je ne suis pas favorable à ces publications d'extraits de livres sur Internet: ils en disent trop sur le livre en question et donnent rarement envie de l'acheter pour le lire en totalité.

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:00

Il faut un culot d'acier pour oser, comme la marque industrielle Liebig, faire appel à la publicité pour dénoncer la composition de leur production passée et vanter l'actuelle dans le même spot.

Liebig, qui appartient au groupe espagnol GBFood a fait appel à l'importante agence de communication CBL BBDO pour dénigrer ses anciennes soupes (trop salées, contenant trop d'additifs chimiques) et inciter le consommateur à acheter des produits de la marque qui auraient corrigé leurs défauts.

Pour ce faire le spot qui est littéralement "matraqué" nous montre un couple de retraités CSP+ dont le chef de famille se plaint aujourd'hui du caractère trop salé de sa soupe d'hier. (NB: on  la trouve donc encore dans le commerce?). Merci, nous dit-il en substance, de nous avoir signalé le défaut et de nous avoir permis de le corriger. Il faut croire que Liebig n'a ni testeur ni politique commerciale pour vendre pendant des années un produit mal assaisonné..

Mais ce n'est pas tout. Une jeune femme et sa famille idéale est dans sa cuisine, Elle n'a rien à voir avec le grincheux et la muette de tout à l'heure, et regarde un paquet siglé Liebig. Elle feint de se demander à quel légume correspond l'E-621. Message clair: Liebig fait amende honorable et ne met plus de saloperies chimique dans ses soupes.

Pour faire passer le message ("on vous a vendu de la m..., on va vous vendre de l'écolo raffinée") un peu d'humour suffit: la mimique et le ton employés par la jeune femme atténuent l'information. Qui a mis du E-621 dans ses soupes pendant des années et pourquoi?

La boucle est bouclée. Liebig c'était pas terrible, pas sain en tous cas, maintenant c'est très bien. Il ne reste au consommateur qu'à le croire!

 

 

 

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