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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 07:00

Quel concept est plus crétin que celui de la "rentrée littéraire"? Il faut vraiment ne pas lire beaucoup pour attendre ces bouquins convenus que les éditeurs mettent en avant comme des étalagistes de fruits et légumes leurs tomates les plus rouges ou les pommes les plus jaunes.

D'ailleurs, convenons-en, ces "semaines du blanc", ces "quinzaines de la literie" et autres périodes dédiées à je ne sais quoi sont parfaitement stupides et décidées uniquement et arbitrairement dans le but de faire acheter.

Moi je suis pour que l'on décrète un "mois du homard", une "semaine du sexe" et une "quinzaine de la goujaterie". Commercialement cela ne rapporterait pas grand chose mais on s'amuserait un peu!

Je le sais, c'est un combat perdu d'avance que de vouloir rendre l'environnement sonore et visuel moins agressif. Je suis persuadé que la publicité, sous quelque forme qu'elle nous soit imposée, est une "agression" caractérisée.

Et aussi, contrairement à ce que l'on nous dit, que la publicité non seulement ne sert à rien mais qu'elle enchérit le coût des produits, des biens et des services qu'elle phagocyte.

 

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 07:00

Je ne fais pas preuve de beaucoup d'originalité en "traînant des pieds" chaque année un peu plus le jour de mon anniversaire.
En effet, chaque année qui passe est douloureuse et le chiffre de mon âge ne sera plus jamais plaisant à voir lire et entendre, celui des 100 ans excepté.

Avec un tel état d'esprit je voyais arriver l'anniversaire de cette année avec déplaisir. J'ai donc essayé de me soustraire à la corvée.
Le portable et Facebook donnant à d'autres que les plus proches le signal des appels, cartes, sms et mails me souhaitant de rester jeune et beau,conscient et vif, une année de plus.

J'avais organisé ma fuite en retrouvant mes amis E*** et P*** à Montpellier, le premier venant de Marrakech et le second de Nîmes. Restaurant, cafés et balade en ville me faisant provisoirement penser à autre chose qu'aux bougies au gâteau et à ma date de naissance!

C'est pourtant grâce à cette date prétexte que nos 3 emplois du temps se sont alignés et que nous avons pu passer cette très belle journée ensemble.

Le train était un prétexte sincère pour ne pas prendre les appels, la politesse en étant un autre pour les refuser pendant que j'étais avec mes amis.

Au fur et à mesure que passait la journée et que s'accumulaient les gentils et drôles sms et que la messagerie rougissait d'accumulation de messages je regrettais ma mauvaise humeur initiale: c'est sympa un anniversaire et c'est idiot de refuser le passage des années.

Du coup l'anniversaire 2018 s'est prolongé 3 jours et s'est terminé en apothéose, samedi soir, dans la vieille cité de Carcassonne (drôlement décorée) devant des flûtes de bulles et des tapas.

Vivement l'année prochaine!

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 07:00
Le Frelon Asiatique

Je ne retire pas une virgule à mon post récent dans lequel je m'emportais contre les "vegan" qui sont pour moi des totalitaires dangereux.
Je ne suis pas de ceux qu regrettent le passé et pas non plus de la cohorte des effrayés par les progrès techniques.
Cette longue introduction me semble nécessaire pour aborder le sujet du jour: le péril du frelon asiatique, un insecte d'épouvante qui a plus à voir avec Alien qu'avec la gentille abeille..

C'est chez A***, une amie apicultrice dans l'Aude que j'ai vu ce que faisait ce frelon des abeilles et que j'ai compris ce qu'était ce parasite importé contre lequel on ne peut pas grand chose. A*** possède une vingtaine de ruches qui donnent des bons miels de phacélie, de troènes, des miels crémeux d'été et d'autres encore. 
Les ruches, soignées et même bichonnées sont cependant littéralement assaillies par des frelons de type asiatiques. Ils piquent sur l'entrée de la ruche et kidnappent en vol des abeilles ouvrières. Dans toutes les ruches et pendant toutes les heures d'activité ils prennent leurs victimes qu'ils tuent et dévorent.

Les ruches ont de nombreux ennemis mais ceux là sont les plus voraces et les plus implacables. Et l'on ne connaît pas de remède miracle pour en venir à bout. 

A***, le mari d'A***, a lu dans une revue scientifique qu'on pouvait capturer les frelons, les enduire de miel "empoisonné" et les laisser retourner à leur nid où ils contaminent leurs semblables.
Muni d'une épuisette il n'a pas à guetter ni à attendre longtemps pour rapporter des exemplaires vifs de ces abominables frelons. Il les met dans des bocaux, place quelques minutes les bocaux et leur redoutable invité dans le congélateur, les sort et applique du miel traité entre le thorax et l'abdomen. Après quoi il les relâche.
Au moment où ils sortent ils sont légèrement moins fringants! Mais vite ces guêpes survitaminées prennent la voie des airs en vrombissant, apportant on l'espère, la mort sur son dos. Je dis "on l'espère" parce que la technique est contestée et ses résultats incertains.

Je ne me suis pas penché sur la question mais ces frelons ne sont pas arrivés tous seuls à Carcassonne! Ils n'ont aucune "utilité" écologique et sont au contraire une menace pour des équilibres subtils..Les ruches, déjà éprouvées par les insecticides et les pesticides doivent lutter contre cette nouvelle agression.

Au lieu de taguer des boucheries les soi-disant amis de la nature et des animaux devraient réfléchir à l'éradication de ces fléaux ailés. C'est sans doute trop leur demander.

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 07:00

Je ne dirais pas de mal de feu Charles Aznavour.

Je ne dirais pas du mal d'Aznavour.

Je ne voudrais pas donner l'impression de cracher sur le catafalque d'Aznavour.

Je ne voudrais pas salir la mémoire du petit Charles.

Mais comment expliquer que ces moments collectifs d'émotion nationale soient exclusivement réservés à l'hommage à des artistes?

 

 

 

 

 

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 07:00

Vieillir n'est déjà pas marrant. Mais quand l'administration commence à s'occuper de votre cul (dépistage du cancer du côlon), de votre vue (DMLA) ou de la grosseur de votre prostate (en attendant pire? mais qu'est-ce qui pourrait être pire?) vous vous dites que décidément vous êtes plus près des Pompes funèbres que vous ne l'envisagiez.

Croisés avec les messages de ma banque ("avez-vous songé à votre succession?") et à celle de ma mutuelle ("aujourd'hui on n'est à l'abri de rien") c'est un véritable barrage d'artillerie qui s'abat sur mon moral. Et je laisse sous silence les brochures publicitaires trouvées dans la boîte aux lettres et qui s'inquiètent toutes de savoir si j'ai réfléchi à mes obsèques.

Les industriels, bien secondés par ce KGB moderne qu'est le monde de la pub sont  informés de votre date de naissance (et donc de votre âge) et, par projection pensent  que vous êtes automatiquement intéressé par des croisières animées par Julien Lepers ou Sophie Davant, des bicyclettes électriques, les bacs à pieds de Marion Game, pour ne rien dire des vêtements chauds Damart, des comprimés pour bander, des infusions pour dormir et des culottes anti-fuites. Ils ont des statistiques pour ça et aussi des algorithmes infaillibles...

Passé la cinquantaine la société sait vous montrer le chemin: par ici les "séniors", videz vos poches et portefeuilles dans la dernière descente! Achetez ces produits laids et marqués qui feront rapidement de vous des clients tout trouvés pour un EPHAD où l'on vous maltraitera tout en asséchant vos maigres économies et les liquidités de vos enfants...

C'est un fait ils s'y prennent tôt: nul ne se voit "déjà" à l'âge des chaussons fourrés et des bas de contention mais pour le marketing c'est blanc ou noir, R B'nB ou croisière, Mc Donalds ou déjeuner des anciens, gâteau au cannabis ou galette des rois des "aînés".

Comme vous n'achetez pas la 13ème mouture de la "Mégane Renault", que vous n'achetez pas non plus le dernier Booba, que vous ne changez pas de portable tous les 6 mois et que "Taxi 18" n'est pas le prochain film que vous irez voir en vous gavant de pop-corn et de Magnum au sucre vous êtes fatalement un vieux et fatalement impuissant et plein de fuites!

CQFD!

 

 

 

 

 

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 07:00

Je terminerai la semaine par un méchant "coup de gueule" contre le matraquage publicitaire de la marque "comme j'aime". Ces gens-là mettent à vous escroquer et empoisonner une constance et des moyens à faire pâlir d'envie d'autres aigrefins moins fortunés.

Les spots de cette marque (indigents) colonisent des minutes d'antenne et le temps de cerveau disponible d'un public naïf et peu regardant. Pour les persuader que l'on peut maigrir en mangeant du cassoulet ou de la choucroute garnie ces malfaisants n'ont pas hésité à faire appel à des "pointures" comme Benjamin Castaldi.......

"Comme j'aime" joue sur les mots et parle d'une semaine gratuite en laissant défiler très rapidement les explications qui indiquent à quel point cette "gratuité" est relative: il faut payer les produits, les recevoir chez soi, les retourner (à ses frais) et se les faire rembourser... sur Internet les gogos qui se sont faits avoir pleurent les sommes importantes engagées et...perdues.

Chez "comme j'aime" les responsables comptent, sans le dire ni l'écrire, sur le renoncement de celles et ceux qui voudront abandonner le régime: emballer les barquettes, les retourner et attendre le remboursement est fastidieux. Et cher. Allez à la poste près de chez vous pour envoyer un colis, vous verrez de quoi je parle!

Les résultats promis suffisent, en eux mêmes, à faire comprendre à qui l'on a affaire: perdre 30 kg sans diététicien voire sans médecin est impossible et, dans le cas contraire, serait dangereux. Il s'agit là d'une sorte de remède magique qui joue sur le mal-être de personnes ayant tout essayé sans résultat probant pour mincir. On leur vend des produits industriels (plats cuisinés) qui, à eux seuls, ne peuvent suffire. Sans doute faiblement dosées, les portions sont censées apporter -en début de prise- un mieux pondéral.

Au final les clients de la marque s'engagent pour longtemps et, devant le peu de résultats obtenus, ils doivent comprendre qu'on les a abusés.

Les industriels derrière "comme j'aime" ont un public captif (celles et ceux qui sont complexés d'être gros) et une offre commerciale qui a été pensée pour les appâter.

Le véritable "bourrage de crânes" auquel se livre la marque sert à recruter, tant que c'est possible, un maximum d'acheteurs qui doivent impérativement remplacer ceux qui s'en vont et qui ne reviendront plus.

C'est malheureusement ce matraquage publicitaire qui permet ce recrutement.

 

 

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 07:00

 

(Je ne fais pas de fixation sur les génocides mais il est vrai que ces massacres à grande échelle me fascinent parce qu'ils nient tous l'humanité des victimes et qu'ils s'accompagnent tous de déchaînements de violence quasiment incompréhensibles.)

"Un dimanche à la piscine de Kigali" de Gil Courtemanche est un livre (Folio 4328) stupéfiant. Il en dit plus sur notre monde que bien des livres de philosophie, sur le génocide des Hutus sur les Tutsis que bien des livres d'Histoire (ceux de Jean Hatzfeld exceptés) et sur la politique africaine de le France que tous les ouvrages consacrés à la politique étrangère de la France sous Mitterrand (1981-1995).

Je précise que Gil Courtemanche est journaliste québécois qui a longtemps été correspondant en Afrique pour radio-Canada. Il sait de quoi il parle et ça se voit.

Son livre est d'abord un beau roman et c'est ensuite et surtout un témoignage accablant sur l'horreur et les conditions qui l'ont permises.

L'engrenage fatal, la folie meurtrière, la bêtise crasse et le désintérêt du monde devant le génocide sont admirablement dessinés. La cruauté et la fatalité en œuvre sont bien décrites et ses effets implacables expliqués. Il ne faut pas croire que parce qu'il concernait un pays africain le génocide était différent: il y a bien eu déshumanisation des futures victimes ("cancrelats", "cafards" les désignait), isolement puis massacres de familles entières de l'aïeul au nouveau né, du mépris des dépouilles mortelles à la volonté de faire souffrir les victimes.

Le racisme ("dans ces pays là un génocide n'est pas important" (F.Mitterrand), la stupidité, la courte vue politique, l'Histoire, l'impréparation, la nullité et l'impuissance de l'ONU et des organisations internationales, la situation spécifique du continent africain, théâtre de tant d'horreurs etc. font que le Rwanda a connu l'un des pires massacres du XXème siècle, le 4ème génocide de masse en fait, dans une indifférence quasi généralisée.

Le livre montre la folie annoncée que personne n'a voulu stopper et c'est magnifiquement fait: on est de plus en plus mal à l'aise au fur et à mesure que les assassinats sont perpétrés et se rapprochent. L'Eglise ne sort pas grandie de l'époque...

N'allez pas croire que c'est un livre "poisseux"! c'est un texte très sensuel, sexuel même et qui décrit des personnes, des situations et des paysages avec un talent qui vous les fait voir.

Il s'achève sur le désastre absolu tout en rappelant, par une note en bas de page, que la veuve du Président Habyarimana du Rwanda et sa famille ont été exfiltrés par l'armée Française et que, bien que comptant nombre de responsables du génocide, elle a été accueillie en France et jamais inquiétée... Comme à chacun des génocides de l'Histoire les plus grands responsables s'en sont sortis.

Notre "politique africaine" était à ce prix!

* "Abattez ces grands arbres" est le signal codé employé par "la radio libre des mille collines" pour débuter le massacre. En 2 mois près de 800 000 Tutsis (et hutus modérés) passèrent de vie à trépas. Hommes, femmes et enfants (surtout les garçons, les Hutus désirant que les filles grandissent pour être violées puis tuées plus tard).

 

 

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 07:00

J'ai vu, je ne sais où ni quand, un film dérangeant qui s'appelait, je crois, "la petite prairie aux bouleaux" ou quelque chose d'approchant. (j'ai vérifié, c'est bien le titre.)

J'aurais voulu ne garder de ce film rare et marquant que le souvenir de certaines scènes et les impressions ressenties en le visionnant la première fois: je n'ai d'ailleurs pas pu le revoir, un sentiment de "sacrilège" s'imposant dès les premières images.

La petite prairie aux bouleaux est la traduction approximative de Birkenau, l'extension du camp d'extermination d'Auschwitz. Le film, réalisé par Marceline Loridan-Ivens (2003) est une "fiction" tournée dans l'enceinte même du camp. Anouk Aimé en est l'interprète principale et elle est absolument PARFAITE. En effet elle n'est pas sympathique, pas évidente à comprendre, sèche, froide et "rugueuse". A rebours de la déportée de cinéma qu'on aime aimer. Dans le film Anouk Aimé n'est pas aimable. Elle n'a pas pardonné (comment le pourrait-on?) et elle en veut à la terre entière.

L'histoire est anecdotique (une déportée juive revient au camp où elle fut internée à l'âge de 14 ans et rencontre un jeune homme allemand empêtré dans sa honte, sa culpabilité et sa généalogie. Malgré cela et malgré le caractère abrupte de la femme une belle et complexe relation s'instaure entre eux.) la mise en scène imparfaite mais le film m'a profondément marqué.

Sa réalisatrice, Marceline Loridan-Ivens, qui est décédée la semaine dernière était cette drôle de femme aux cheveux fous et rouges qui avait raconté avec beaucoup de dignité ce qu'elle avait vécu. Son film était comme elle: surprenant, dérangeant, poétique, impitoyable mais tendre. On l'a revue récemment au moment de la panthéonisation de Simone Weil (elles avaient des numéros de déportées se suivant tatoués sur les avant-bras) et chez Busnel pour la sortie de son dernier livre il y a un ou deux mois.


Anouk Aimé, qui ne m'avait jamais touché jusque là y est éblouissante: belle, abîmée, rageuse mais vivante. Sa silhouette en long manteau noir m'a longtemps hanté.

C'est peut-être, pour moi en tous cas, le meilleur film consacré à cet endroit "où le destin de notre siècle saigne" comme l'avait écrit Aragon.

 

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 07:00
Maurice et Jeannette, Robert et Elisabeth..

J'ai feuilleté, à la bibliothèque, un livre épais au titre intriguant: "Maurice et Jeannette". Signé de l'historienne Annette Wievorka c'est une biographie croisée et individuelle de deux personnes qui ont beaucoup compté pendant une des périodes les plus troublées du vingtième siècle.

Communistes de la plus stricte obédience, staliniens dans l'âme le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont jamais été attirés par la nuance et par la démocratie. Par la vérité non plus puisqu'ils la détenaient  idéologiquement . J'ai été surpris par la bêtise mielleuse, la connerie pour dire les choses telles qu'elles furent, du "culte de la personnalité" qui s'attachait à Maurice Thorez, responsable politique et même à sa femme: où l'on voit que notre pays peut basculer dans tous les ridicules malgré des intellectuels concernés et bavards ou plutôt souvent à cause d'eux.

Cette forteresse rouge, ses pompes et ses œuvres ne m'intéresse pas plus que ça mais le livre avait l'air intéressant, en particulier sur la signature du pacte Germano-soviétique et les palinodies du PC devant cette monstruosité ou sur les départs "inopinés" de Maurice vers le paradis des travailleurs.. Y croyait-il? y croyait-elle? c'est la seule question qui vaille! si la réponse est non c'est tragique, si elle est oui c'est accablant. J'opte pour la 1ère cependant.

Sur un rayon, pas loin de la biographie des deux stals du PC un livre s'ornait d'une photo du couple royal idolâtré des médias: "Robert et Elisabeth Badinter". ces deux-là il faudra penser à rester sous la couette lorsqu'ils disparaîtront! la philosophe feministe et multi milliardaire, le gourou des femmes de presse (avant c'était Françoise Giroud, c'est dire la progression!) et son intouchable mari (dont on voit la plaidoirie contre la peine de mort à chaque fois qu'on l'aperçoit, souvent, donc.) bénéficient d'une côte d'amour phénoménale que le public, j'en suis persuadé, est loin de partager. Qui lit les pensums de la stricte "penseuse"? qui s'intéresse à Robert Badinter en dehors des facs de droit?

Biographies de couples? une mauvaise idée!

 

 

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 07:00

Dans un documentaire audio consacré à l'incendie du dancing "le 5/7" en 1972 à st Laurent du Pont (Isère) qui fit 146 morts j'ai sursauté en entendant la définition de son "métier" par le journaliste François Caviglioli: je n'ai pas noté la phrase exacte mais il disait en substance qu'il lui fallait ajouter du pathos au drame pour rendre émouvant et sensationnel ce fait-divers. Il ajoutait, et on l'entendait sourire, qu'il n'était pas fier de dérober des photos de classe, de mariage ou de famille pour illustrer ses articles lorsqu'il faisait le tour des familles endeuillées...

Voilà bien l'ignominie absolue de ce torchon (pour rester poli) qu'est Paris-Match! des articles écrits avec une bêtise neu-neu dès qu'on touche aux "grands de ce monde" (et pour l'hebdomadaire ça va d'une dinde droit sortie de la "télé-réalité" à Greta Garbo) et de l'émouvant-écoeurant jusqu'à plus soif pour contrebalancer les niaiseries cucul sur les "stars".

Je crois bien que c'était l'un des paparazzi (pourquoi ne pas les définir professionnellement par ce qu'ils sont, à savoir des "fouille-merdes"?) de Match qui s'était déguisé en brancardier pour prendre à l'hôpital, une photo du fils mort de Romy Schneider... On voit la déontologie du truc!

Pour celles et ceux qui le lisent, Match c'est le ragot moins honteux que le "presse de caniveau" alors qu'à mes yeux c'est pire: c'est un monde factice de bimbo refaites et de photos retouchées (cf les "bouées" de Sarkozy président), c'est le monde des apparences fêté et montré en exemple aux pauvres pour les faire "rêver". C'est Monaco et Johnny, c'est Lady gaga et les milliardaires du foot.

Cette revue sur papier glacé existe depuis si longtemps avec les mêmes règles que nous pourrions, vous et moi, en préparer le numéro de la semaine tant c'est prévisible. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et surtout tout le monde il vit dans l'opulence et les fêtes branchées...

Que ça se vende, que ça existe me laisse ahuri!

 

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