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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 07:00
Gamineries électoralesGamineries électorales

Le 6 mai 2012 nous nous étions réunis, chez moi, plus d'une dizaine d'amis dont ceux des randos en montagne pour la soirée des résultats électoraux de la présidentielle. A ceux qui l'auraient oublié je rappelle que le second tour opposait Nicolas Sarkozy, président sortant et François Hollande.

Je reconnais la naïveté et, osons le mot, la puérilité du ton. Mais je les préfère au cynisme d'un Fillon ou d'un Montebourg qui venaient vendre leur "camelote" frelatée sans la moindre honte.

Bien que la question des préférences n'ait pas été formellement évoquée nous étions en majorité contre le renouvellement du bail du locataire précédent et donc, avec des pincettes (sans beaucoup d'illusions) pour que François Hollande accède à l'Elysée.

Ces soirées électorales sont épuisantes pour les nerfs avant l'annonce officielle du résultat et ennuyeuses au possible quand défilent les heureux, les déçus, les consternés et surtout les "mauvais joueurs". Les arguments volent bas et la langue de bois se fait alors douloureusement râpeuse.

Ma fille avait, pour la circonstance, réalisé un jeu de cartes à jeter sur lesquelles figurait l'ensemble des "têtes à claques" qui avaient tant contribué à rendre le moment sarkozy si pénible, si grinçant. Chacun avait reçu son jeu et au signal on devait se débarrasser des pires: guéant-Copé-Alliot Marie-Woerth-Balkany étaient au finish dans un mouchoir de poche.

L'apéritif-dînatoire avait permis aux aigreurs de rester acceptables.

Nous avions aussi parié sur les pourcentages obtenus par les 2 finalistes du second tour: en creux nos prévisions montraient le manque de crédibilité des enquêtes d'opinion "officielles".

Je crois me souvenir que la même personne avait gagné les 3 jeux (il y en avait un autre mais j'en ai oublié les règles, le déroulement et le vainqueur).

J'ai repensé à ce sympathique moment (Hollande n'avait pas encore déçu; ça commencerait le 7 mai, le lendemain!) en retombant sur le jeu de cartes dans un tiroir de mon bureau.

Beaucoup de ces têtes de turc -à commencer par L.Wauquiez- sont toujours là et bien là.

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 07:00
Ils nous rasent avec leurs "alertes orange"

On a assez glosé sur le fameux (et souvent ridicule) "principe de précaution" pour que je n'y revienne pas.
Aujourd'hui je veux plutôt sourire de ces "alertes orange" que la météorologie nationale nous annonce avec une sorte de gourmandise et que les médias répètent en boucle. 6 départements tel jour, 80 tel autre.. à se demander à quoi cela sert.
Car enfin s'il doit pleuvoir il pleuvra. S'il doit y avoir des orages il y en aura. De la grêle aussi, peut-être ou peut-être pas: bien malin qui peut dire dans quel champ, sur quelle vigne ou sur quelle voiture!

On nous intime l'ordre de ne sortir de chez nous "que si c'est nécessaire"! à croire que les Charentes vont être submergées par un frère jumeau du tsunami qui a englouti provisoirement Banda Aceh en 2012!. Il faudrait raison garder et d'abord se dire que les voitures sont équipées d'essuie-glaces (il y a eu des progrès dans ce domaine depuis ceux, à mains, des voitures des années folles), les routes de fossés et les rues de caniveaux. Pour ne rien dire des égouts et autres collecteurs des eaux usées. Un orage, même violent, on doit pouvoir le traverser sans "bobos".

La dramatisation, l'insistance sur des épiphénomènes (rupture de caténaires, affaissements de routes ou de remblai....) et la répétition angoissent ceux qui veulent l'être et remplacent trop souvent une information plus importante mais moins "vendeuse". Un bateau de migrants refusés partout ça emmerde tout le monde, une alerte orange sur Montluçon, avec reportage sur l'inondation de la maison de Gilberte Martin et la "dévastation de son salon" ça concerne chacun au niveau de son vécu.
Du moins nous le fait-on croire.

Qu'attend t-on de ces alertes orange en définitive? du spectaculaire, du banal (quoi de plus naturel que des inondations au sortir de l'hiver?), du concret (zones classées en sinistrées) et du remplissage à moindre coût.

Si vous habitez Le Passage ou Boé un jour d'alerte orange sur le Lot et Garonne vous irez quand même déposer votre fille à la crèche et rejoindrez votre travail à Agen. Vous n'allez pas dire à votre PDG: "il y a alerte aux orages, je me calfeutre jusqu'à la fin de l'alerte".

Sinon c'est au pôle-emploi que vous irez passer la prochaine alerte rouge!

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 07:00
Un film oublié, "Splendor in the grass" ("La fièvre dans le sang").

«Splendor in the grass» («la fièvre dans le sang» ) (1961) d'Elia Kazan est un film remarquable par bien des points, le premier d'entre eux étant la perfection hallucinante du jeu d'actrice de Natalie Wood à son sommet. Elle donne la réplique à Warren Beatty qui, lui aussi, a rarement été aussi bon.
On connaît l'histoire: une jeune fille de la classe moyenne américaine, Deanie, tombe amoureuse du fils d'un propriétaire terrien, Bud, dans un amour partagé et absolu.
Les conventions sociales, la morale puritaine, l'argent et même les conditions économiques (la crise de 1929) empêcheront cet amour et causeront une cascade de dégâts psychiques mais pas seulement.

Le film dissèque froidement le fatalisme des situations, les caractères entiers (la mère de Deanie et son obsession de pureté virginale, le père de Bud et sa passion dévorante pour l'argent), le choc des ambitions contrariées, l'impuissance du jeune couple à se délivrer des contraintes extérieures pour arriver au gâchis final, la fin du film se voulant cependant presque optimiste.

Je n'ai pas revu ce film depuis longtemps et son propos a forcément vieilli (Deanie coucherait avec Bud et il n'y aurait pas d'histoire!!!!) mais ai en mémoire les scènes les plus marquantes parmi lesquelles figurent la sortie de dépression de Natalie Wood et, à la toute fin du film, le regard triste, intelligent et tendre de l'Italienne que Bud a fini par épouser à celle dont elle a compris ce qu'elle avait vécu.

Elia Kazan est désormais au purgatoire des réalisateurs et c'est injuste: il y est pour de mauvaises raisons. Sa filmographie est éblouissante et quelques chefs d’œuvres y figurent.

Paradoxalement il devrait me déplaire et ses films me rebuter, surtout «La fièvre dans le sang»

car il est exagérément «psy» et incontestablement trop freudien.

Mais, comment dire, Natalie Wood est si belle, si fragile, si «juste» que l'on se moque de cet aspect du film et aussi de savoir ce que la méthode de jeu d'acteur doit à «l'actor's studio».

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 07:00
Un nouveau McCartney, hélas.

Depuis que mon frère m'a fait découvrir les Beatles en 1969-1970 (oui! Juste au moment où le groupe explosait) j'ai soutenu Paul McCartney et sans doute contribué, quoi que modestement, à l'établissement de son immense fortune.

L'auteur-compositeur britannique a connu des hauts et des bas et j'étais là, fidèle acheteur, au gré des uns comme des autres. Parfois, je le sentais, j'encourageais une certaine faiblesse («Mary had a little lamb», «Bip-Bop» pour les titres les pires, «Red Rose Speedway», «Press» ou «Give my regards to Broadstreet» pour les albums les plus accablants) voire une réelle désinvolture.

Mais le deuxième plus célèbre natif de Liverpool possédait un charme qui faisait tout passer, une voix absolument prodigieuse (passer de «Here There and Everywhere» à «Oh! Darling», de «Monkberry Moon Delight» à «No more lonely night» et de «Calico Skies» à «Queenie Eye» en passant par «So Bad» il reste quasiment le seul à se l'être permis et à qui c'était possible.

En plus de sa voix McCartney reste l'auteur de chefs d’œuvres définitifs et éternels écrits sur une période de plus de 50 ans.

Il a aussi défriché des styles, inventé des sonorités, osé des rapprochements et s'est intéressé à des musiques différentes du Rock n'roll ou de la Pop Music pour s'en influencer qui en font un authentique génie.

Outre la chanson de variété anglaise on lui doit des oratorios, de la musique d'inspiration religieuse, de la musique d'ambiance, de la musique électronique et bien d'autres encore.

Son dernier album, «NEW» paru en 2013 a été un splendide cadeau: très bon cru, inspiré, contenant de très beaux titres il aurait été parfait pour être le dernier. La voix, atout premier de Paul McCartney donnait bien quelques signes de vieillissement. Aucun critique n'en parlait mais dans ses concerts le bassiste gaucher le plus célèbre du monde déraillait sévère... Rien d'étonnant donc à ce qu'un album studio trahisse ces signes avant-coureur qui sont le lot de tous, célébrités incluses: quand on vieillit notre voix vieillit!

Je l'ai tellement aimé que je me pense habilité à dire ma déception devant ce vieux monsieur qui refuse de dételer, qui se teint les cheveux, répète inlassablement les mêmes anecdotes et finit par rappeler le Charles Trenet de la fin dont le dentier seul manifestait un peu de vie.

Cet été, 2018, Internet et McCartney nous ont fait la faveur de nous offrir 3 titres de l'album qu'il sortira le 7 septembre. Je crains que ce ne soit «Le» disque de trop.

Une faveur dont je me serais bien passée: «I don't know», «Come on to me» et «Fuh You» sont trois mauvaises chansons de McCartney. Paroles bébêtes, musique rebattue et cette voix... chevrotante et fausse, l'ombre de l'ombre de celle d'avant.

Sa maison de disques a eu l'idée idiote d'illustrer les 3 chansons d'un clip presque identique, minimal et laid qui dessert les titres! (je crois savoir que, mégalomaniaque, ils sont signés du chanteur lui-même.

Cette fois, je le crains, McCartney est bien mort.

 

 

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 07:00

Le post "Ai-je bien fait", le dernier écrit à ce jour, a été représenté tous les jours d’août et détient désormais le record absolu de visiteurs.
Pourquoi se donner la peine d'en écrire tous les jours....

Comment aborder la rentrée? vaste question. Je pourrais, comme tous les ans, maudire la répétition permanente des rites de rentrée telles les 3 minutes "d'humour" sur France Inter, avant le Journal de 8H00 de la glicanante Charline Vanhonecker (glicanante étant la contraction de gloussante et de ricanante) que j'ai vaguement entendue ce 28 août, je pourrais évoquer ces visages bronzés qui réapprennent à faire la gueule dans les transports en commun, ces mollets aux genoux en état de marche (je fais une fixette!) qui semblent résister au pantalon et s'exhibent encore en bermuda d'été, ces feuilles de platanes qui paraissent moins pimpantes, le chien de la voisine, toujours aussi crétin, les airs gourmands de ceux qui annoncent l'éternel pétard mouillé de la "rentrée littéraire",  la rampe d'accès à mon parking qui ne s'est pas élargie, les sondages qui donnent le président moins populaire que le centre des impôts, la piscine découverte Nakache de Toulouse subitement vidée de ses nageurs...
Les angles d'attaque ne manquent pas.

Malgré tous ces agacements dus souvent au manque d'imagination de nos contemporains la rentrée c'est vivre, courir, écouter, marcher, ne pas souffrir et prendre du plaisir partout où il y en a à prendre. Et même dans les plaisanteries ultra-attendues de Charline V.

BONNE RENTREE.

 

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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 07:00

C'est certain, même si la technique est au point et les bienfaits de l'opération avérés on ne s'y résout pas sans une profonde réflexion et, une fois la décision prise, on essaie de n'en voir que les bons côtés.

En elle-même l'Ostéotomie Tibiale de Valgisation (OTV) ne dure qu'une vingtaine de minutes et peut être exécutée sous anesthésie périphérique. 2 jours d'observation en clinique suffisent ensuite avant que l'opéré puisse rentrer chez lui.

Si j'ai bien compris son but, en ce qui me concerne, était double ou triple: faire cesser la douleur permanente aux genoux, empêcher le genou opposé d'être à son tour dans l'obligation d'être soigné et redonner aux jambes un positionnement droit permettant d'éviter le recours à une prothèse.

De toute manière on ne pouvait "rester en l'état": les jambes s'écartaient rapidement, le genou opposé supportait une contrainte trop lourde et la douleur était constante. En plus, si j'ose dire, je marchais mal et lentement et en étais très diminué.

Je savais que je ne retrouverais qu'une autonomie améliorée, une douleur diminuée et une silhouette retapée. Ni celles de l'adolescence ni même de la quarantaine. Adieu la montagne!

Je crois avoir prouvé, dans ma vie, que j'ai toujours utilisé mon corps comme une voiture: "marche ou crève!" ne le ménageant pas beaucoup (pas assez) et l'écoutant encore moins.Je ne suis pas un gibier de cliniques ou de consultations médicales et rien ne m'ennuie plus qu'être cloué au lit. De plus, comme celui de "victime", j'abhorre l'état de "souffrant". Cela pour dire qu'en plein été, dans ma belle Occitanie et avec mes amis j'avais mille autres occupations possibles que guetter le passage du temps sur un lit écrasé de soleil.

7 semaines après l'opération je suis à la période où les doutes sont les plus forts: le mieux est-il certain? pourquoi douleur et gène ne refluent-elles pas plus vite? pourquoi je boite encore? combien de temps avant de pouvoir marcher, courir (...), faire du vélo, conduire?

N***, 7 ans, m'a dit que j'étais un gentil escargot. C'est déjà ça!

 

Rendez-vous lundi 3 septembre 2018.

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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 07:00
Psychologie de comptoir

Hier mardi j'étais au fin fond de l'Ariège chez un de mes nombreux beaux-frères. Il habite une belle maison dans un village minuscule. Comme dans la chanson de Maxime Leforestier cette maison (qui n'est pas bleue) est ouverte à ceux qui viennent et l'accueil, la table et la cave sont exceptionnels.
Il y avait là des ariégeois, d'ancien parisien (même après 25 ans de présence continue en Haute-Garonne je reste un "75" !) un Hugo Malgache, sa grand mère et des poules , un chat gris et un chien boxer que les enfants ont rendu chèvre en un après midi.

Il faisait chaud mais c'était supportable et la piscine était à la température idéale. Allez! puisqu'il y a toujours un point noir, il y avait bien quelques taons qui cherchaient qui piquer.

A un moment, au milieu des rires des enfants, du bruit de l'eau, de la conversation animée de Françoise et Myriam et devant mon verre de vin de propriétaire récoltant je me suis dit: "c'est mieux que dans un film. Cette plénitude, ce bien-être, cette présence de personnes chères... c'est ma vie et je suis heureux."

Et c'est la vérité. Depuis de longues années je suis devenu ce que j'aspirais à devenir. Un homme apaisé, bien dans sa tête, content de ce qui lui arrive de bien dans la vie (et sachant en profiter), quelqu'un qui écoute les autres et n'essaie ni de les contredire par principe ni de leur imposer sa façon de voir.

Je suis profondément cet homme qui aide qui il peut quand il peut, qui ne juge pas et qui s'abstient de dire du mal et d'en faire. Non pas le Dalaï Lama mais un type qui aime sa vie, qui l'a choisie et qui s'estime heureux du parcours accompli.

J'ai la chance que ma nervosité s'est calmée (ceci explique sans doute cela) et que mes "démons" ont perdu de leur influence. Forcément, ça aide.

Il m'arrive souvent de ressentir ce moment de pur bonheur, comme mardi, et je remercie la vie de me permettre de les distinguer et de les apprécier.

Se mettre en disposition de les accueillir, les reconnaître et les vivre devient un réflexe dès lors qu'on l'a décidé.

 

 

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1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 07:00

Comme tout Français qui se respecte je ne connaissais pas grand chose de Franck Sinatra: le mariage avec la splendide (mais paraît-il stupide, un monde s'écroule!) Ava Gardner, un tube mondial "Strangers in the night", une "scie" américaine ("New York New York"), un flirt avec le pire de l'Amérique (la Mafia et Las Vegas), un copinage douteux avec Kennedy et des amis show-business que je n'ai jamais pu blairer (Sammy Davis Jr, Liza Minelli, Dean martin....).

Arte consacrait une heure de portrait à ce crooner idolâtré aux USA et il contenait 55 minutes de trop! quel personnage inintéressant! quel personnalité sans intérêt!

C'est affaire de goût: les crooners roucoulants dans les basses m'ont toujours ennuyé au-delà du possible. La musique de variété prétentieuse américaine, mi-jazzy mi-Broadway est pour moi la quintessence de ce que je ne supporte pas. Dean martin, l'autre rouleur de mécaniques étant archétypal de ce genre très "amerloque" de variété sophistiquée.

Sinatra, donc, a été une mega-star américaine, tant comme chanteur que comme acteur de cinéma. Une sorte d'Aznavour du Nouveau-Monde... au physique en tous cas.

Il semble que les foules chaviraient lorsqu'il chantait (et Dieu sait s'il chantait des âneries ("The Lady is a tramp") et que la gent féminine défaillait lorsqu'il dardait son regard bleu sur elle.

Pourtant l'ami des mafieux n'était ni Cary Grant ni même Brad Pitt. Loin de là.

Il semble que la définition de la "fête" ait été pour lui de se soûler avec son fameux "Rat-Pack" à savoir Sammy Davis Jr, Dean Martin et le beau frère de John Kennedy, Peter Lawford. Et ça à Végas, le sommet du plouc américain et de l'inculture US. L'étalon du moche, du clinquant et du kitsch.

Claquer des milliers de dollars avec des tocards dans un trou lumineux.......... voilà pourquoi je n'ai pas choisi le Bac C comme Crooner!

Le portrait ne laissait rien dans l'ombre: la jalousie maladive du chanteur à talonnettes (et moumoute, j'en jurerais!) contre tous les autres (Presley, les Beatles etc.) nous a valu une scène hilarante qui montrait que Presley a eu le dessus, largement, le mauvais goût de Sinatra, ses réactions de coq italo-américain (Le cocu venant essayer de récupérer Ava Gardner en Espagne où elle vivait une romance avec Dominguin....) et son sens très relatif des affaires (les disques Reprise:).

Même lorsque son fils a été kidnappé contre rançon par un branquignol le crooner idole de mémères choucroutées et des types à cigares et gros ventres a été contestable.

Il faut voir ce qui reste comme une valeur sûre de la chanson américaine pour voir que ce pays, qui importe sa médiocre production n'est pas éloigné des standards de la variétoche internationale. "New york New York" est une kitscherie écœurante très surestimée. 

Comme Sinatra lui-même.

 

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 07:00

L'une des plaies de la télévision Française ce sont ces animateurs méga-payés et qui finissent par squatter l'ensemble des émissions, leur seule présence suffisant parfois, aux yeux de leur employeur, à qualifier ce qu'ils "animent". Des Nagui, des Ardisson, des Arthur et des Ruquier phagocytant leurs invités et devenant plus intouchables que les présidents des chaînes sur lesquelles ils sévissent.

On a même vu un Qi de moule être une chaîne de télévision à lui tout seul avec un programme multi-diffusé, stupéfiant cocktail de bassesse, de crétinerie et de médiocrité satisfaite.

On croyait avoir été au bout du bout du système avec les salaires mirobolants d'un Jean-Luc Delarue mais non, le système se perpétue et lorsque ces ingrédients sont enfin renvoyés (Maïtena Birenbaum, Tex, Julien Lepers...) ceux-ci, toute honte bue, demandent au tribunal des Prud'hommes des sommes pharamineuses que des chercheurs, des scientifiques ou des savants n'oseraient réclamer.

On parle, dans le cas de ces 3 hommes et femmes-tronc, amuseurs à la petite semaine et passeurs de plats - flagorneurs du tout-venant show-business de millions d'euros.

Mme Birenbaum, qui a animé un "talk-show" baltringue sur une chaîne cryptée, émission qui faisait moins d'audience qu'un doc sur les gnous du Serengeti, n'a pas de fausse-pudeur: elle réclame 3 millions d'euros à la chaîne qui a attendu 1 ou 2 ans pour constater son incompétence à mobiliser du "temps de cerveau disponible pour Coca-Cola".

Tex, animateur-bourrin d'émission "au-dessous de la ceinture" pour un public de trépanés a été viré suite à une blague lamentable. Il réclame à la chaîne des indemnités pour plus d'un million d'euros.

Le roi des campings, l'inusable Patrick Sébastien, le camelot Nagui et le ricaneur Ruquier, à ce titre, demanderont des dizaines de millions si leur "valeur" se calcule à leur temps de présence à l'antenne et au nombre de couvertures de "télé Z" qu'ils ont faites.

Triste époque où les successeurs de Guy Lux se prennent pour des gens importants!

 

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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 07:00

Sur "Youtube"  je suis tombé sur un truc irrésistible. Ça dure une dizaine de minutes et ça s'appelle "kids react". On fait écouter et regarder à des enfants, individuellement, des  extraits de chansons et de clips et on leur demande de réagir. Filles et garçons ont moins de 14 ans, s'expriment en anglais et donnent un avis spontané et sincère.
Leurs réactions et leurs commentaires sont vraiment amusants.

Madonna ne sort pas grandie de l'exercice: elle est unanimement jugée "fashionista" et "provoc" démodée. Déjà à l'époque où elle était en haut de l'affiche ses provocations ne la servaient pas. Le recul du temps ne l'a pas servie.Les enfants semblent aimer l'authenticité et ce n'était pas le fort de la dame qui donnait le tournis en suivant toutes les modes.

Queen, les Beatles, le disco recueillent des critiques moins sévères de ces petits auditeurs malins et pleins de charme. Quand elle est filmée "au naturel" l'enfance est adorable. Un petit garçon aux cheveux calamistrés est particulièrement mignon et ses commentaires ou réactions pleins de drôlerie.

Le noir et blanc, même artistique, suscite un rejet total. Pour les enfants c'est rédhibitoire. Même chose pour les paroles trop "psychédéliques": la chanson "I am the walrus" des Beatles suscite une hilarité communicative.

Regardez ce programme c'est une vraie pépite!

 

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