Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 07:00
"Girl" un film éprouvant et émouvant.

Le cinéma d'art et essai "American Cosmograph" de Toulouse (ex "Utopia") diffuse des films exigeants pour un public qui ne l'est pas moins.

Si vous cherchez la comédie bébête avec des anciens faire-valoir de Canal + vous ne frappez pas à la bonne porte: pas de publicité (oui! pas de publicité) et des copies parfaites en V.O

Le film démarre à l'heure et aucune effluve de pop-corn ou de soda au sucre ne vous parviennent aux narines.

Un miracle que ce genre de salles existe encore. (mais, faut-il le préciser, elle est gravement menacée par les "autorités religieuses" de la ville à qui elle appartient et qui, sans doute, sont pressées de vendre l'emplacement pour qu'un promoteur y construise au plus vite des cages à rupins à 8500€ le mètre carré).

Nous sommes allés récemment y regarder le film Belge "Girl" du metteur en scène Lukas Dhont dont c'est la première œuvre.

Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas choisi la facilité: le film raconte quelques mois dans la vie de Lara, une jeune adolescente dont on apprend vite qu'elle est née Victor et qu'elle a entrepris le cruel chemin qui transformera le garçon qu'elle est encore en la fille qu'elle est de toutes les fibres de son âme et de son corps. Le personnage est interprété par un jeune comédien incroyablement juste qui est stupéfiant.
Lara est apprentie danseuse classique et son activité renforce sa détermination tout en multipliant sa souffrance et sa difficulté d'être.
Mises au courant par une remarque "criminelle" d'un professeur ses camarades féminines vont lui faire subir une humiliation dont la souffrance morale est épargnée à la plupart d'entre nous.

Le film ne s’appesantit pas sur le traitement hormonal et les modifications physiques autrement que pour que nous comprenions combien tout cela est difficile. Le psychologue est une personnalité positive, comme le père ou le petit frère de cette jeune "transexuelle" en devenir.

On est bouleversé par le visage de cette jeune femme si troublée et ce corps qui refuse de s'adapter. C'est bien joué, il n'y a aucun pas voyeurisme, les dialogues sont limités et justes.

Même la danse classique, qui me rase profondément et qu'on voit dans le film en répétitions n'est pas un frein à l'histoire.

Du beau cinéma!

 

 

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 07:00

France Culture, d'ordinaire bien inspiré, tendait ses micros à une échappée de zoo ou d'asile qui proférait des insanités sur "l'éducation à leur corps des petites filles" avec un vocabulaire de cour de maternelle et des arguments plus bas encore. Avec une voix stupide elle a dit en substance:"il faut dire très tôt aux petites filles que si elle ont un trou (sic) et un "bouton" leur corps n'est pas fait que pour faire pipi et caca" (sic). J'ai failli lâcher mon volant.

L'émission s'appelle "à voix nue" et sa responsable Elise Gruau avait, ce mercredi 10 octobre, invité Danièle Flaumenbaum pour "meubler" son émission d'une demi-heure.
Pour la meubler elle l'a meublée! rarement j'ai entendu autant de stupidités datées proférées par une personne en roue libre.
Toutes les âneries psychanalytiques des années 70, tous les supposés erronés et dépassés en matière d'éducation sexuelle ont été dits par cette femme au parler caractéristique (elle appuyait la dernière voyelle de tous les mots) et à la pensée divagante. En l'entendant j'ai pensé à "l'illuminée de la crèche", une sorte d'idéaliste béate pénétrée (si j'ose dire) de ses théories baroques.

Si le podcast est disponible sur le site de France Culture je vous engage à l'écouter pour voir les frappés du bulbe à qui l'on tend des micros.

Je précise que je suis tombé sur cette foldingue pour échapper à l'insupportable Laure Adler sur France Inter: les crétineries obscènes et jargonneuses de Mme Flaumenblaum n'auraient pas été déplacées chez Mrs Adler.

 

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:01

J'ai fait la connaissance de Michèle N*** au stage de billard Français organisé par la mairie de Toulouse. Je suis dans l'impossibilité de dire lequel de nous deux était le moins attentif aux explications du spécialiste et, conséquemment, le plus mauvais joueur des de nous deux. Mais notre nullité résolue et installée semblait nous donner ex-æquo.

Naturellement aucun autre joueur n'était assez fou pour nous accepter à sa table. De temps à autres, devant des coups scandaleux, certains venaient nous montrer ce qu'il fallait faire mais mais nous restions, Michèle et moi, dans notre isolement de joueurs pas fréquentables.

L'atmosphère de la salle et l'ambiance qui s'en dégageait n'étaient pas inintéressantes mais le sérieux requis, disons-le comme ça, n'était pas de notre côté. Nous avons essayé, plus longtemps qu'il était raisonnable, de comprendre les règles et de les appliquer. Soit nous sommes deux imbéciles (ce que je ne crois pas) soit nous sommes plus faits pour le badminton, le lancer du poids ou le semi-marathon mais pas le billard Français.

Si l'on ajoute à ce déficit de qualité de jeu ce qui passe pour une dissipation à savoir des commentaires et, pire, des rires, ne nous a pas fait apprécier de joueurs (99% de la population) qu jouent dans une ambiance de crypte religieuse. Le seul bruit toléré, dans la salle, est le choc (le fameux "carambolage") des billes blanches et de la rouge sur le tapis vert.

J'ai essayé de jouer avec une personne plus "sérieuse", en l’occurrence mon beau-frère Louis mais, même s'il n'avait pas joué depuis longtemps, les scores humiliants qu'il m'infligeait à chaque fois m'ont fait abandonner (provisoirement?) ce sport pourtant attirant.

Une mauvaise disposition intellectuelle me fait imaginer que la bonne volonté peut remplacer la technique et que les talents s'acquièrent à l'usage. Il n'en est rien et mes déboires au tapis vert du billard me l'ont douloureusement rappelé.

 

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 07:00

Rien n'est plus agaçant, dans les magasins, que la rituelle mais incontournable question: "vous avez la carte du magasin"? qu'on vous pose à l'épicerie du coin comme chez le bijoutier qui agrandit votre alliance...

Cette question, si vous répondez par la négative, est immédiatement suivie de sa conclusion obligatoire: "vous en voulez une? ça ne prendra qu'une minute". 

Les "clients mystère", nous rappelle le "Canard enchaîné" du 3 octobre doivent noter comme un point particulièrement défavorable les salariés qui oublieraient de vous souler avec leur carte de fidélité.
Vous ne savez pas ce qu'est un "client mystère"? c'est une des trouvailles du commerce moderne: un sous-salarié payé (au lance-pierres) pour se faire passer pour un client lambda d'une boutique, d'un service et rapporter des informations à la société-commanditaire qui en fera ce qu'elle voudra. Propreté des locaux, accueil, sourire, rapidité du service, proposition d'autres articles etc. sont étudiés et notés. Une façon sournoise de "fliquer" des employés et de le faire faire par des personnes extérieures à l'entreprise que l'on sous-paye.
La quadrature du cercle!

Entre deux jobs, j'ai fait une fois ce sale boulot, pour en rendre compte ici même. Je devais prendre le bus, avec un billet de 20€ et sans monnaie et dire comment le trajet s'était passé.
Le conducteur de bus m'avait laissé passer gratuitement, faute de monnaie et s'arrêtait hors les arrêts pour laisser monter ou descendre des passagers avec lesquels il plaisantait.

Bref il avait tout faux! J'avais fait un rapport neutre disant n'avoir rien observé.

Autre "tic" de l'époque les phrases toutes faites que répètent un million de fois par jour les commerçants qui ont dû suivre une formation de type "bourrage de crâne". La boulangère (et son employée) d'à côté dit à chaque client: "c'est tout ce qu'il vous fallait"?. Comme un métronome. Même si vous lui donnez l'appoint elle s'enquiert de savoir si vous désirez acheter autre chose.

Parfois j'ai envie d'être grossier!

 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 07:01

J'aimais bien Michel Onfray et ai lu avec plaisir certains de ses livres et avec délectation son pamphlet contre Freud.
L'écouter, à la radio ou le regarder à la télévision me procurait du plaisir car il s'exprime bien, est convaincu et semble heureux de partager sa pensée.
J'ai, comme tout le monde, constaté que sa surexposition médiatique l'avait faite changer: trop véhément, trop grinçant. Mais aussi trop sur de lui et un peu méprisant.
Le syndrome de la grosse tête s'est emparé du bonhomme.

Cela ne date pas d'aujourd'hui que le petit écran ronge le cerveau de ceux qui y montrent trop souvent le bout de leur nez: de nombreux petits marquis et petites marquises médiatiques ont ainsi "explosé en vol" après avoir atteint leur niveau d'incompétence.

Michel Onfray ne s'est pas rendu compte de cette surexposition et de son changement personnel. Il a continué à flotter de plateau en plateau assénant ses vérités avec un mordant digne de Tarik Ramadan.

Comme Ramadan c'est par une sorte d'obsession sexuelle qu'il se révèle. Dans une lettre très crue et dans laquelle il ressasse une sorte de dégoût/dilection pour la sodomie il s'en prend au président de la république et le couvre d'immondices.

Macron est plus détesté par le philosophe des médias que ses deux prédécesseurs pourtant médiocres. Une photo de presse, certes polémique, le fait sortir de ses gonds et abandonner toute retenue.

Ce qui achève de prouver que Michel Onfray a perdu tout sens de la mesure est qu'il lit sa "lettre" devant les caméras avec un plaisir non dissimulé. On le sent tellement heureux de son brûlot qu'on en est gênés pour lui.

Se rouler dans la fange est un exercice quasi quotidien pour les animateurs "moyens" de la télévision. Qu'un philosophe écrivain comme Onfray condescende à les rejoindre fait de la peine. Comme on dit aujourd'hui: "ce type là il a pété les plombs".

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 07:00

Samedi 6 ou dimanche 7 sur France Culture, Romain Duris a longuement (et magnifiquement) parlé du film "Persécution" et de son metteur en scène Patrice Chéreau.

Il en a dit tant de bien (et j'en pensais tant de mal) que j'ai voulu voir, séance tenante, "Persécution". Chose faite.

J'étais un peu surpris que Duris ne tarisse pas d'éloges sur Chéreau et le tournage parce que je n'ai jamais rien compris au cinéma de Patrice Chéreau. A l'exception de "Intimité" qui m'a remué et de "son frère" qui a fait de même.


Je ne suis pas sensible du tout à l'hystérie tant physique que morale et le jeu que ce fameux metteur en scène de théâtre et d'opéras imposait à ses comédiens me semble outré et ridicule. Dans "Persécution" Romain Duris est laid, triste et mauvais. On n'a aucune envie de le suivre et on ne le comprend pas. Charlotte Gainsbourg est diaphane, ennuyeuse et jamais à son avantage. Jean-Hugues Anglade est courageux de se "fader" son personnage.
Il n'y a pas de scénario, les dialogues sont en Français mais restent incompréhensibles. Eut-il été tourné en Hongrois que la compréhension du film n'en serait pas modifiée!

Comme souvent chez Chéreau les décors sont hideux, les costumes atroces, la lumière sinistre et la ville angoissante. Même la nudité est laide. Car Chéreau voulait de la nudité et des rapprochements de corps sans artifices. ("Intimité" est impitoyable à ce sujet).

De "l'Homme blessé" (à mes yeux de l'anti-cinéma) à "La reine Margot" en passant par "Judith Terpauve" et "ceux qui m'aiment prendront le train" je ne trouve rien de plaisant à ce cinéma. Rien qui me touche. Au contraire. Je dirais qu'on se sent "sale" à l'issue de la projection des films de Chéreau. Un autre metteur en scène me faisait cette impression: Rainer-Werner Fassbinder.

Chéreau est une référence intellectuelle et les amoureux de la scène le révèrent. C'était certainement un homme cultivé et d'une grande intelligence. Quel dommage qu'il se soit entiché du grand écran et qu'il ait galvaudé son talent dans des films certes "exigeants" mais si ennuyeux, si dérangés. Disant cela je sais que je suis scandaleux parce que Chéreau était un homme exigeant et brillant, à des années lumières de la médiocrité hexagonale. Je crois juste que son oeuvre ne s'adressait pas à tout le monde et qu'il en est de même de son cinéma.

J'ai aimé, lors de l'interview de Duris, que le comédien et une autre personne invitée disent que Patrice Chéreau leur manque tous les jours et qu'ils aient pour lui une pensée à cette fréquence.

Susciter une telle passion n'est pas à la portée de tout le monde.

Je ne suis sans doute pas affranchi pour comprendre ce qu'apporte à un acteur ces rôles écorchés de cinglés au bord du précipice.

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 07:00

Dans ce mélange des genres qui caractérise trop souvent notre époque les journaux, radios, magazines et autres médias ont signalé l'anniversaire et la "réconciliation avec ses filles" de Jean-Marie Le Pen quelques semaines après avoir rendu compte assez favorablement de ses "mémoires".

Évidemment je n'ai pas lu ces mémoires et n'en ai pas le désir. Le livre n'a d'ailleurs pas été un succès éditorial et commercial, et c'est  tant mieux.


Le fondateur -avec les reliquats des mouvements et soldats perdus de la collaboration puis de "l'Algérie Française"-  du Front National, parti d'extrême-droite, identité revendiquée puis niée bénéficie, sur ses vieux jours d'une sorte d'immunité due au poids des ans. Papy maniant le subjonctif et la provocation il est devenu presque respectable aux yeux  de ceux qui font profession de valider les nouvelles tendances et de dire qui est fréquentable et qui ne l'est pas ou plus.

Le Pen père n'a pas changé d'un iota: provocateur, amateur de calembours offensants, défenseur d'idées souvent révoltantes ("les 6 millions de juifs morts pendant la seconde guerre mondiale sont un détail de l'Histoire"), homme tenant des propos brutaux et admirateur d'idées et de personnes violentes et souvent antidémocratiques. Il n'a jamais renié la moindre de ses idées et est resté fondamentalement le même de son engagement en Algérie à aujourd'hui.

Qu'il ait 90 ans n'est donc pas en soi une information et la soudaine bienveillance pour un homme qui a plus souvent qu'à son tour défrayé la chronique relève ni plus ni moins d'une sorte de complicité.

A moins... à moins que le monde médiatique compte sur l'arrivée au pouvoir en 2022 de fifille pour se refaire une virginité et des certificats de résistance en bonne et due forme. Ca semble énorme mais le torpillage à la grenade des 3 derniers présidents (que l'on songe à l'affaire Bénalla...) est peut-être la préparation de cette arrivée.

C'est aller loin, j'en conviens, mais l'attitude destructrice qu'on a devant les présidents des années 2000 pourrait laisser croire à un tel projet.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 07:00

J'ai regardé le DVD-Blue Ray "Le Candidat" (Au cœur de la campagne d'Emmanuel Macron) réalisé en 2017-2018 par Yann L'Hénoret. Comme son titre l'indique il couvre la période allant de la déclaration de candidature à l'élection du 7 mai 2017.

Il est très intéressant à plus d'un titre: d'abord parce que tout Macron est déjà là et que ce qu'on lui reproche aujourd'hui vient de là: il est spontané, peu calculateur, enthousiaste et surtout rempli de confiance. Le film montre un homme qui croit en lui mais aussi en son équipe, aux capacités du pays et qui ne méprise personne. Et encore moins le citoyen!

Le petit Gérard Collomb ne sort pas grandi du film: constamment à la recherche d'un encouragement il se comporte en "groupie" sans envergure qui a choisi ce cheval mais aurait pu en sélectionner un autre. Il a souvent une attitude de "larbin" et flatte Brigitte Macron comme un laquais au moment des étrennes.

François Bayrou est une caricature. c'est l'homme politique Français tel que plus personne ne le supporte. souvent ridicule, parfois grotesque il est gênant dans son immodestie et sa peur de disparaître. Malgré lui il est presque comique lorsqu'il rallie Macron en essayant de faire croire qu'un autre choix lui serait possible. En voilà un qui, Président, aurait été pénible!

On voit beaucoup Alexandre Benalla dans le document. C'est "un homme de l'ombre", efficace et assez discret. Au salon de l'agriculture un manifestant écrase un œuf sur la tête du candidat Macron: le professionnalisme pointilleux de Benalla est irréprochable; il protège Macron et ceinture l'agresseur en un tournemain et presque simultanément. Du bon boulot d'agent de sécurité.

Macron est très bien entouré, principalement de jeunes qui ne doutent guère. Ce sont des "beautiful people" qui sont chez eux dans les médias comme dans les palais nationaux. Cette conquête du pouvoir est nouvelle et vieille à la fois. Nouvelle parce que très réactive ancienne parce que les passages obligés (sondages, presse, télévision, AFP...) sont effectivement mis à contribution.

Philippe Besson, l'écrivain à qui on a reproché dernièrement sa nomination au Consulat de Los Angeles, est souvent à l'image et n'est pas indécent. Il rend compte, sans flagornerie, de ce qui se passe: on frémit en imaginant ce qu'eut été un documentaire sur la campagne d'Emmanuel Macron réalisé par la télévision "de service public"ou un livre écrit par un gros bras de la CGT.

Ma plus grande surprise, au visionnage du film, est la certitude affichée de Macron que, dès le début du "penelope gate" Fillon est "mort": il n'en doute pas un instant. Une autre est de voir et entendre Macron à la sortie du "débat" avec Le Pen demander aux autres quelle idée on pouvait s'en faire, un peu comme s'il ne s'était pas rendu compte de la sortie de route de son adversaire.

Macron sort grandi de ce film: il ne doute pas, est porté par et porte son projet politique dont il ne doute pas des bienfaits. Il est souvent étonné (donc pas blasé) et est rempli de bon sens. Jamais cynique l'homme semble en plus heureux. Les Français qui l'ont élu devraient se souvenir des raisons qui les y ont poussées.

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 07:00

Jeudi 4 octobre la Mairie de Toulouse présentait au public l'avancement de la réflexion sur le futur aménagement de l'île du Ramier.

Cette île est située en centre-ville et sépare deux bras de la Garonne. Y sont adjoints quelques îlots dont un qui est une authentique réserve ornithologique magnifiquement préservée de la bêtise humaine (en gros on n'y voit ni trottinettes  ni cinglés au téléphone).

Cet ensemble n'est pas laid mais n'est pas beau non plus: il y a beaucoup d'arbres, de verdure mais c'est sans unité architecturale, ça a vieilli et surtout il n'y a pas de cohérence entre le bâti, le temporaire, la végétation et la ville.

Contrairement à tout ce à quoi nous sommes habitués la mairie a demandé son avis, ses avis, au(x) riverain(s) en général et aux Toulousains en particulier.

Contrairement aux usages l'île n'a pas été cédée aux promoteurs pour qu'ils y construisent des "cages à riches" à 10000€ le m². Il a, au contraire, été décidé de profiter de la prochaine destruction du Parc des Expositions pour rendre le Ramier à la nature.

Jeudi c'était la présentation du projet tel qu'il pourrait être une fois mené à terme (beaucoup d'étapes y conduisent) et je dois avouer que j'ai été bluffé.

La réflexion, visiblement, a été conduite dans tous les domaines: écologique, environnemental, art de vivre, qualité de vie, unité de paysage, reconquête du fleuve....les commissions qui se sont régulièrement tenues ont pensé haut et loin.

Cette fois, le maire de Toulouse (présent à la soirée de présentation) semblait non-seulement exempt d'arrière-pensées mais sincèrement concerné par le projet qui, quand il aboutira, donnera à la ville un espace vert digne de Central Park à New York (sic).

Un film explicatif avec trucages permettant de "visualiser" les différentes phases et actions de la transformation de l'île du Ramier en "poumon vert" était diffusé qui donnait envie d'être 3 ans plus tard. J'ajoute que, le projet ayant déjà deux ans, des choses ont d'ores et déjà été réalisées qui sont admirables (écluse du Pont St Michel, théâtre de verdure nord de l'île...).

Le micro a ensuite circulé dans l'assistance et, malheureusement, les questions étaient assez négatives et inadaptées (y aura t'il des caméras de surveillance?, donnera t'on au privé la gestion de tel ou tel équipement?).

Pour une fois que la démocratie locale semblait assez bien fonctionner la méfiance tatillonne des poseurs de questions a un peu refroidi l'atmosphère.

Ma femme qui a acheté un appartement au 5ème étage face à la Garonne et, en hiver, face à l'île du Ramier était radieuse: son bien prendrait de la valeur mais surtout elle bénéficierait à plein de la future passerelle reliant la digue aux jardins, de la ré-végétalisation des berges et de la piétonisation de l'ensemble.. Après la station de tramway située à 30m et qu'elle n'avait pas anticipée la chance continue de lui sourire!

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 07:00

Je vitupère contre des médias que je ne trouve pas au niveau en France. Si je suis si virulent c'est parce que j'ai passionnément aimé la presse et que, du "Matin" au "Quotidien de Paris", de "Magazine Hebdo" à "l’Évènement du jeudi" en passant par "l'Ebdo" ou "J'informe" j'ai été lecteur, sans parti pris de tout, toujours prêt à aimer un style et à admirer une manière de s'exprimer. J'ai lu aussi ceux qui ont résisté: j'ai eu une période "le Monde", "le Figaro", "Libération", "L'Express", "Le Point", "Society", "Marianne" dans lesquels il était impossible, de temps à autres et ici ou là de ne pas trouver de belles traces de bon journalisme.
Je n'irai pas jusqu'à prétendre qu'on n'en trouve plus du tout mais je soutiens qu'elles  sont de plus en plus rares, noyées dans une masse indigente de commentaires inutiles.

Car, de glissement en glissements, au factuel s'est substitué la glose vaine et racoleuse qui submerge tout, presse papier, presse audio et surtout presse audiovisuelle qui, parallèlement, et en gagnant des supports (cinéma, internet...) est devenue la plus importante en suivi.

Menacée par la publicité, attaquée par le manque d'objectivité, les effets de mode et l'argent cette presse parlée là est menacée par le pire des fléaux: l’insignifiance mondiale. 

Un comique américain fera plus la une qu'un massacre et une actrice porno détaillant la forme du pénis du Président des Etats Unis* supplantera une information d'une importance sans commune mesure. L'anecdotique et le graveleux, le tendance et le polémique sont rois et se retrouvent partout.

Regardez comme les "chroniqueurs" (qui répètent les mêmes choses cocasses en boucle, les supports se concurrençant pour être les premiers) ont colonisé les médias. Ils ne servent à rien d'autre qu'à domestiquer en l'abrutissant le spectateur gavé de crétinerie. Le ricanement est érigé en comportement indispensable: "je ricane donc je suis".

On n'est plus très loin de l'actrice porno hexagonale venant raconter ses saletés sur un média touchant des millions d'américains. Plus du tout.

 

Le titre de ce post est une allusion à ce spectacle international multi-diffusé d'une actrice de cinéma porno à qui un décervelé demandait de désigner sur un plateau de champignons celui qui ressemblait le plus à celui de Trump.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages