La cinquantaine avancée, élégante, parlant bien, cultivée et à l'aise en société j'ai fait la connaissance de M*** à un apéritif dinatoire, en petit comité, samedi15, du côté de la Croix de Pierre.
Au fur et à mesure qu'elle perdait sa timidité cette femme se dévoilait. Apeurée, effrayée même, on avait, en l'écoutant, l'impression que cette bonne ville de Toulouse était aussi dangereuse que Mexico. A l'en croire des agressions aux cambriolages en passant (mais oui!) au viol d'homosexuels sur l'île du Ramier (?!!!?) la ville rose était, dès le crépuscule, livrée aux gangsters de tout poil. Au point qu'elle songeait, tout haut, à quitter sa résidence, son quartier et la ville. Elle avait jeté son dévolu sur Bordeaux.
Ces sujets de conversation, qui démarrent sur les trop fameuses incivilités, se terminent trop souvent par des couplets sécuritaires. Je manœuvrais discrètement pour que l'on change de sujet et la gavais d’houmous aux noix de cajou et amandes pour qu'elle s'y résigne.
Mauvaise pioche! le sujet roula sur l'écologie, Nicolas Hulot (un saint homme), la pollution, l'élévation du niveau des océans bref au "réchauffement climatique".
Avec ces sujets du climat les médias et les politiques font leurs choux gras: ils chauffent à blanc une opinion réceptive qui se voit déjà sur un radeau avec un ours blanc. Les fantasmes, les semi-vérités, les obsessions et la désinformation font merveille dès lors qu'il s'agit de ces sujets. Nos contemporains hexagonaux se croient tous coupables de réchauffer la planète en prenant le RER jusqu'à leur boulot. Ils calculent leur bilan-carbone quand il vont acheter des betteraves bio chez l'épicier vegan du coin. Ils craignent l'infertilité due aux plastiques et battent leur coulpe parce qu'ils consomment de l'eau, du vent, de l'électricité et du pétrole.
On les a persuadés que l'avenir résidait dans les zones humides, que le nucléaire était l’antéchrist et que les centrales charbon étaient aussi mauvaises que le nazisme et le communisme confondus.
Et ils y croient! ils mangent framboises, myrtilles ou mûres avec honte, ils acceptent de rouler à 80 mais si on leur disait 50 ils accepteraient tant ils sont conditionnés.
Elise Lucet brandit les colorants alimentaires maudits, ils pleurent leur faute. Le 6ème continent, ces étendues de plastique surnageant sur les mers ils s'en jugent responsables, tout comme du désastre qu'apporte la recherche d'or en Guyane et la disparition annoncée des espèces fragilisées.
Les gouvernements leur ont fait acheter du diesel puis veulent le supprimer? ils sont, eux Français, coupables!
l'industrie alimentaire les empoisonne? ce sont eux les coupables!
l'industrie pharmaceutique les drogue? tous coupables!
ma voisine de kir nous a avoué, dans un presque sanglot, qu'elle conseillait à sa fille de 25 ans de ne pas mettre d'enfant au monde : déjà responsable et victime. Laisser la terre aux girafes et aux araignées! en voilà une bonne idée. L'homme est si mauvais, selon les idéologues de l'écologie, qu'il serait préférable qu'il disparaisse.
L'idéologie climatique est la plus parfaite machine à contraindre puis endoctriner depuis les totalitarismes du XXème siècle. En 20 ans elle a réussi à s'imposer chez nous qui sommes un peuple particulièrement sensible aux impostures (cf la psychanalyse).
