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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:09

Mon amie est partie une semaine en vacances. Sans moi. (Peut-on encore parler de

vacances? je me le demande, mais là n'est pas mon propos).

Une semaine en vacances, donc, mon amie est partie. Et, au retour elle a trouvé, dans

son parking souterrain, sa voiture vandalisée.
Elle n'était pas la seule à qui des malveillants avaient réservé cette mauvaise surprise.
Des motos, des scooters, des vélos et des voitures avaient été cassées, "pour le

plaisir" dans la plupart des cas.

Au commissariat ces dégradations volontaires doivent être comptabilisées, lorsqu'elles

le sont, en "incivilités".
Ca ne veut rien dire mais ça permet aux statistiques de rester acceptables, voire

d'accuser une baisse si le ministre de l'intérieur est particulièrement retors.

Pour le malheureux propriétaire de l'un de ces véhicules c'est une somme d'ennuis:

prendre des photos (pour les assurances), déposer plainte au commissariat,

déclarer le sinistre à l'assurance, prendre rendez-vous au garage, déposer la

voiture (ou la moto, ou le scooter) pour les réparations, se passer de voiture un

certain temps et, naturellement, payer de sa poche la fameuse "franchise" sans

oublier le malus et le surcoût de la prime d'assurance qui en découle.
On vous sabote votre voiture (votre moto, votre scooter, votre calèche, votre chaise

à porteurs...) et c'est bien sûr vous qui supportez les désagréments et leur aspect

financier.

Comme ces malveillants ont pris un ou deux "bips" dans des véhicules qu'ils ont

visités il faut, en plus, vous attendre à ce qu'un jour ou l'autre, ils repassent "terminer

leur travail".

...Ou alors il faut changer le "bip" pour l'ensemble des habitants de la résidence.

"L'incivilité",reconnaissons-le, commence vraiment à devenir pénible, d'autant que

tout le monde en convient il n'y a rien à faire.

Moi, ce qui m'a fait de la peine, c'est un joli petit scooter bleu de 50cm3 ruiné par le

seul plaisir de détruire. J'imagine la petite jeune fille qui allait à la fac ou au boulot

avec, qui se l'était payé ou se l'était fait offrir et qui n'a plus rien pour se déplacer.
Que le métro bondé de Toulouse (la ligne A , victime de son succès, est

perpétuellement en surcharge), des bus aléatoires ou ses chaussures et son courage.

L'impuissance est pénible, elle devient odieuse lorsqu'elle se banalise.

 

 

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:27

dexter-1

Une fois encore c'est au grand Québecois de Montréal (il se reconnaîtra) que je dois

l'immense plaisir de suivre, saison après saison, "Dexter", une série américaine qui

me comble.
Comme tout le monde, et surtout les vieux de plus de 40 ans (on est vieux de plus en

plus jeune dans ce monde) j'avais un peu de réticence devant ces séries innombrables

et, faute de savoir laquelle me conviendrait je les zappais toutes.

Toutes? non! car j'ai vu une ou deux "saisons" de "SIX FEET UNDER" et que, je dois

l'avouer, j'ai beaucoup aimé.
A mon âge on ne télécharge pas ou on le fait mal (en gros on n'a pas tous les épisodes

ou, et c'est plus grave, on n'a pas les sous-titres).
Quand on a essayé de comprendre un épisode presque entièrement désynchronisé on

se lasse!

Pour "DEXTER" je ne me suis lassé que pendant un an! c'est à dire que j'ai vu les 3

premières séries de 12 épisodes d'une heure et que c'est seulement maintenant que je

suis passé à la quatrième et à la cinquième.
J'adore!

Le personnage lui-même m'enchante: il est le banal américain blanc de la classe moyenne,

le style qui fait des barbecues, qui roule en pick-up rutilant, qui ne fume ni ne boit et qui a

épousé une bimbo archi-chiante.
Heureusement il est bien plus que ces apparences et c'est un meurtrier minutieux qui ne

laisse aucune chance à ses victimes, hommes ou femmes qu'il tue avec un soin maniaque

en leur expliquant pourquoi il le fait.
Ce qui est une trouvaille scénaristique c'est qu'entre 2 répliques il nous parle en dévoilant

sans retenue sa complexe personnalité et ses pensées assez terrifiantes.

Autourt de lui s'agitent sa soeur nymphomane au coeur d'artichaud, ses collègues flics

(car il est flic!) dont un chinois obsédé sexuel, une latino sexy, un flic corrompu, un flic

pas corrompu mais qui saute tout ce qui passe à sa portée etc etc.
Et des assassins, des tueurs en série, des maniaques, des drogués, des fous à lier, des

gibiers de potence et des manipulateurs comme s'il en pleuvait.
Le génie de la série est qu'on préfère tous ces tordus à la petite femme pépère de Dexter

et ses envies de famille idéale.
J'ai lu quelque part qu'elle allait disparaître assassinée: j'ai hâte d'en arriver là tant ses crises

de "bonne conscience américaine" la rendent insupportable. (Le héros du feuilleton, si vous

m'avez suivi, est un teur en série et flic doté d'une soeur qui jure comme un charretier avant

de s'envoyer tous les mâles disponibles de toutes les races et de tous âges tandis que celle

qu'on adore détester est une femme au foyer, jeune et jolie qui a le "rêve américain"  en

perpétuelle ligne de mire. Avouez que c'est pervers.)
Lorsqu'il m'a montré le 1er épisode, le Québecois et sa douce ont su me faire saliver: ils

ont dit ensemble: "tu as de la chance de le découvrir. Rien que le générique nous donne envie".
Et c'est vrai!!!!

Il fallait vaincre mon snobisme et mon automatisme culturel qui me font associer ce genre de

spectacles formatés et télévisés à des conneries pour QI en déroute.
Il y a des livres (policiers ou pas) débiles et il y a des séries impeccables. C'est ainsi! Et quel

livre saurait aussi bien terminer un chapitre sur un "coup de théâtre" à vous donner envie de

ne pas aller vous laver les dents, de laisser votre amie s'endormir et de lire le suivant?

 

N'ayant plus mes fournisseurs habituels (MégaUpload?) j'ai dû acheter le coffret 4 de 4DVD

sur un site Internet. Merci la poste j'ai dû poireauter 10 jours avant de revoir cet insupportable

moustique se faire écraser et Maria La Guerta remettre Deb à sa place.
Il était temps: j'aurais presque tendu du plastique dans ma chambre et entravé le postier sur une

table...

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:05

Lorsque j'ai à procurer des efforts, qu'ils soient intellectuels, sportifs ou même

d'attention, au bout d'un moment ce que j'appelle mes "fdr" (forces de renoncement)

s'imposent à mes pensées comme le diable dans celles de Milou dans le "Sceptre

d'Ottokar". (diable qui lui conseille de prendre l'os plutôt que le sceptre tombé à

terre).
Bref une petite voix me dit: "A quoi bon? , tu en as déjà fait pas mal, arrête toi, c'est

impossible tu n'y arriveras jamais, Et après?".
Ca peut être l'une des phrases, deux ou la totalité si l'effort est important.
Ma première réponse consiste, hélas, à leur donner raison et à rompre l'effort: Oui!

à quoi bon?", "C'est vrai moi-même je n'aurais pas cru aller si loin", "C'est vrai j'ai

présumé de mes forces" et "finalement pourquoi tant se cassser la tête?".
Ces fdr me pourissent la vie car elles arrivent toujours quand il ne faudrait pas

flancher et au contraire fournir les plus importants efforts.
Cette vilaine voix qui donne raison à la lâcheté est à la fois séduisante et facile à

faire taire: il suffit de renoncer.
Dans un second temps je "me secoue", je trouve les raisons opposées pour

continuer et j'arrive ou je m'étais fixé d'aller.
Mais j'ai perdu du temps, je me suis énervé contre ma faiblesse et je m'en veux

d'avoir, une fois encore, été proche de suivre ces mauvais conseils que je me

donne moi-même, les fdr étant un aspect permanent de mon caractère.

Je mentirais si je disais que je ne cède jamais.
Je me dévaluerais moi même si je disais que je les ignore toujours: qui me croirait?

En réalité ces "forces de renoncement" m'ont toujours empoisonné la vie et je

ne les sens jamais faiblir: elles arrivent toujours à ma conscience, à un moment

ou à un autre.
Surtout quand je ne pense plus à elles et que l'enjeu est important.

 Il y a peu elles sont venues polluer une magnifique randonnée en montagne.
J'ai bien failli renoncer à mi-pente en incriminant la poudreuse, les raquettes de

location, mes bâtons qui ne comportaient pas la rondelle adéquate, le froid vif,

le vent fort, mes lunettes trop foncées, le sous-bois trop foncé et ma tenue trop

serrée.
Un ami, qui me connaît bien, a trouvé la parade: il m'a mis 500m dont 100m de

dénivelé dans la vue...
Ma fierté m'a obligé a le rattraper. (tout en lui faisant la gueule! c'était de sa faute

si j'avais chouiné dans la neige).

D'autres fois mes fdr se manifestent dans des moments bien plus périlleux. J'ai,

sans doute à cause d'elles, laissé passer des occasions splendides, des promotions

professionnelles et des personnes auxquelles je tenais.

Pas toujours facile la cohabitation avec soi-même.

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:36

Il suffit de peu pour basculer dans une stérile nostalgie. Un dimanche pluvieux et par trop désoeuvré par exemple.
Ou "No son of mine" de Genesis qui est diffusé à la radio pour qu'aussitôt reviennent en mémoire des souvenirs enfouis.

Je ne regrette pas mon divorce et je ne crois pas que l'ex-femme de ma vie ne le regrette non plus. En personnes adultes et civilisées nous avons fait le constat de faillite et avons pris des chemins divergents sans nous jeter à la tête les griefs et les objets de décoration. Nous ne nous sommes pas battus pour du matériel  et avons, je crois, mis fin de manière élégante à cette relation qui nous asphyxiait.

Plus d'intérêts culturels communs, plus d'envies communes : il était grand temps de passer à un nouveau chapitre l'un(e) sans l'autre.

Anesthésiés par la séparation, les souvenirs de 25 années de vie commune ne me viennent à l'esprit que de temps à autres, vite relégués dans un semi-oubli. En s'efforçant de ne pas penser au passé on finit par le laisser s'estomper, bons et mauvais moments confondus. Je ne regarde pas les photos (ou alors vite!) ni les films de la famille et j'essaie de ne pas retourner là où nous sommes allés tous ensemble.

Quelquefois un film, une idée, une situation me donnent envie d'en parler à l'ex intéressée. Initiative heureusement et utilement repoussée.

Nous nous croisons de temps en temps, sans remords ni regrets en ce qui me concerne. Assez vite, malgré ce quart de siècle passé ensemble, nous épuisons les sujets de discussion et une sorte de timidité, quand ce n'est pas de la gène, nous pousse à abréger l'entretien. Si par hasard nos mains se touchent nous les retirons comme si nous nous étions brûlés.

Nos enfants sont adultes et nous n'avons quasiment plus rien à nous dire à leur sujet, si ce n'est qu'ils sont notre plus grande réussite.

Je suis parfois triste de ne pouvoir passer un coup de fil pour rire avec elle d'un sujet qui, je le sais, l'amuserait ou pour discuter d'une information qu'elle a certainement vue elle aussi.
Curieux comme on redevient vite et complètement étrangers malgré une si longue  histoire commune ...

Nous avions ving-cinq ans en nous mariant (mais je l'ai connue quand elle en avait 16) et cinquante quand on s'est quittés. Un "bail"!

Comme je le disais il suffit parfois d'une musique pour qu'un souvenir s'attarde un peu. "No son of mine" elle avait acheté le 45t, elle qui n'en achetait guère. On avait enregistré le clip et Nicolas, qui était très jeune alors, le regardait souvent.

Cet état d'esprit sinon nostalgique du moins un peu triste est de ceux qu'on préfère ne pas éprouver trop souvent.
Contrairement à ce que disait la vieille actrice la nostalgie est restée ce qu'elle était.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 09:37

Pourquoi, moi, j'ai toujours du matériel pitoyable?

J'ai dit ailleurs le plaisir que j'éprouve lors de randonnées à raquettes que je fais en

montagne avec un petit groupe d'amateurs passionnés.
Ils ont des raquettes personnelles et avancent dans 1m de poudreuse comme s'il

s'agissait d'un escalator des Galeries Lafayette.
Dans le même temps je perds la rondelle d'un de mes bâtons, mes guêtres laissent

passer 1kg de neige fondante dans chacune de mes chaussures et mes raquettes,

à tour de rôle, se détachent et me font chuter.
Pourtant c'etait du matériel de location récent et sans doute vérifié.
Les lanières d'attache glissaient et se détendaient et j'ai passé plus de temps sous la

neige que sur elle.

J'ai acheté Mes Raquettes Personnelles il y a 8 jours et en parlerai lors de leur 1ère

utilisation.

J'allais me rattraper au Ski.

Je n'ai pas lésiné sur le prix de la location et ai essayé les chaussures longuement

avant.
Certes, comme toutes les chaussures de ski, on dirait qu'on a réinventé le "supplice du

brodequin" que l'Inquisition avait mis au point pour faire avouer leur hérésie à des

personnes qui doutaient de l'Immaculée conception, du St Esprit, de la marche sur l'eau,

de la mutiplication des pains et des poissons et de la résurrection.
Bon an mal an les chaussures de ski ont eu des attaches plus faciles même s'il faut une

intense préparation pour régler les 4 crochets par chaussure.

(en plus, les loueurs ajoutent des tirettes pour accrocher les chaussures, ces tirettes ne

facilitent pas le serrage, on s'en doute).

Marcher avec ces chaussures (ne serait-ce que pour sortir du magasin, aller en bas des

pistes ou à la voiture) est tout simplement insupportable.

 

Il faut ensuite trouver une solution pour le forfait: soit c'est une carte magnétique et tout

va bien, soit c'est un ticket qu'il faut passer dans une liseuse électronique à chaque

remonte-pente, télésiège, tire-fesses et autres oeufs et là on atteint la torture mentale et

physique.
Le fil élastique s'entortille et n'est plus assez long. Il vous gifle, poussé par le vent et la

vitesse tout au long de vos descentes. Il disparaît aussi (tant qu'à faire), il ne fonctionne

plus... il y a d'autres possibilités mais celles là suffisent.

Surtout n'ayez pas d'envie naturelle: harnaché comme vous l'êtes vous risquez de vous

griffer, pincer ou assomer si vous réussissez à atteindre les toilettes derrière les 765

personnes qui vous précédent.

Si vous avez l'idée bien stupide, j'en conviens, de prendre un "sakado" (sac-à-dos) pour y

mettre vos bouteilles d'eau, barres chocolatées, appareil photo etc.) les fermetures-éclair

vous réserveront de bons moments. Surtout si, sur le télésiège, vous ouvrez le sac après

avoir enlevé les gants tout en veillant sur les bâtons pour qu'ils ne tombent pas.

Avec les gants j'ai gardé le meilleur pour la fin! pour des simples gants les fabriquants ont fait

preuve d'imagination pour inventer des tortures inédites: velcros intempestifs, pressions,

matières utilisées, formes même: vous les enlèverez 100 fois et 100 fois vous pesterez

contre eux.

Il faut vraiment que vous ayez assez du bureau pour vous harnacher ainsi incomfortablement.

Que n'y restez vous au lieu de venir grossir les files d'attente au tire-fesse des Marmottes!!!!

 

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 17:26

On a traîné Fanny Rémi, la veuve d'Hergé, dans la boue mais on est sûrs, avec elle,

qu'on ne verra pas de "petit Tintin" comme il y a un navrant "petit Spirou", un "jeune

Lucky Luke" ou un "jeune Gaston Lagaffe".
Cette époque est tellement obnubilée par la rentabilité immédiate et totale qu'elle a,

en effet, des trésors d'imagination quand il s'agit de faire du fric avec des oeuvres

qui la dépassent. Franquin était un génie demandons à Eric et Ramzy ou à Omar et

Fred, 2 duos emblématiques de la bêtise contente de soi de dialoguer une BD

"inspirée" de l'auteur "d'Idées noires".

A moins que Laurent Gerra, qui a posé une option sur le "pipi-caca-cul" ne décide

de s'attribuer lui-même cette mission de suite.

Le cinéma, depuis toujours mais plus que jamais, nous a habitué à ses séries

numérotées qui vont s'affadissant, le 2 étant moins bien que le 1 mais mieux que le

3 qui lui-même plane 100 coudées au-dessus du 4.

Jamais en panne d'imagination lorsqu'il s'agit de prendre les spectateurs pour des

cons -je veux dire pour des consommateurs-, La série des "Guerre des Etoiles"

a même inventé le fumeux pre-sequel qui permet de tourner ce qui s'est passé

avant, une fois la saga épuisée.

 

Certains "auteurs"  de romans écrivent aussi des suites, exploitant jusqu'à la trame

des personnages, des histoires ou des situations.

 

En musique il n'est pas rare qu'un ou une artiste fasse le même album, à quelques

infimes variantes près, et resserve d'années en années un concept amorti depuis

des lustres. Il suffit de faire appel à un producteur dans le coup et le tour est joué.

 

N'est pas David Bowie qui veut! par contre Madonna et son personnage ultra

fabriqué a donné des idées à d'autres ladies, tout aussi gagas. (mais pas

désintéressées financièrement).

 

Faute d'artistes capables de durer plus de 2 saisons (Où est Raphaël? Guéant a t'il

interdit sa "caravane"?) on remix a tout va ou on remasterise des vieux coucous.
Comme c'est un peu gros on ajoute au coffret des z'inédits, vieilleries miteuses

écartées au moment de la sortie de l'original.

 

Je ne m'étendrais pas sur la télévision qui, depuis son invention, recycle souvent les

mêmes recettes. Caméra invisible, jeux débiles, variétés à paillettes, interviews

faussement agressives.... Des pionniers du petit écran, s'ils en avaient la possibilité,

ne seraient pas perdus s'ils pouvaient visionner une semaine de programmes actuels.

 

En automobile la mode (fabriquée de toutes pièces) des copies-améliorées (New-Beetle,

Mini, Fiat 500....) a montré que là non plus l'imagination n'était pas au pouvoir.

 

Et les politiques, qui reprennent des slogans éculés qui ne firent rien pour la gloire de leurs

devanciers montrent qu'ils savent slalomer sur l'air du temps.

 

Si nous continuons ainsi à regarder en arrière et à user jusqu'à la corde des vieilleries

dépassées on va voir revenir Gérard Lenorman, tourner des biopics sur Clo-Clo,

vendre du Camus et du Sartre et copier Truffaut....

 

Un authentique cauchemar!

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 00:11

La politique, c'est vérifié, rend les gens aveugles et/ou insensibles à l'objectivité.
Maintenant que les choses sont claires et que le président de la République est

candidat à un second mandat j'ai eu la réelle surprise d'entendre des personnes

sincèrement persuadées qu'il était traîné dans la boue depuis des semaines par

des chaînes de télévision acquises à l'opposition.
Evidemment je n'ai pas vu cela et ai au contraire l'impression que la télévision,

dans l'ensemble, est plutôt bienveillante envers le candidat-président.
De bonne foi il m'a été dit que son bilan était des plus convenables en période de

crise et que ce qui lui était reproché n'était que vétilles comparé aux effets de sa

politique.
Etant au téléphone les bras ne m'en sont pas tombés mais, je l'avoue, je me suis

demandé si nous avions vus et vévues les mêmes choses.

 

Je me suis souvenu que mes opinions politiques, loin d'être fermement campées

sur un bord politique avaient au contraire fluctué au gré des époques et que,

parfois, j'ai aussi été intransigeant et partial que je le reproche à d'autres.

 

Je me souviens, par exemple, avoir détesté Mitterrand et les membres de sa

cour, après sa réelection. Je ne supportais pas Bérégovoy, Kiejmann, Lang,

Quilès, Guigou et quelques autres.

 

Je trouvais ce second septennat incroyablement néfaste et ne regardais pas

la valeur de mes arguments pour le combattre et le discréditer.

Dans le duel Balladur/Chirac, bien que les 2 me déplaisent j'avais aussi mon idée

sur celui qui méritait le goudron et les plumes...

 

En 2002 j'avais regretté ce second tour honteux mais ne l'avais pas particulièrement

trouvé immérité en ce qui concerne L.Jospin et son "bonbilan" qu'on nous serinait

à l'envie.

 

Je constate que la politique, parce qu'elle demande l'adhésion en bloc et donc le

rejet pur et simple de "l'adversaire" ne pousse pas à la réflexion et à la tolérance.

Le pire est cette certitude que son camp a raison, que son "champion" est

pur et que ses concurrents méritent à peine qu'on les laisse s'exprimer. Ces 2 mois

de campagne pour l'élection Présidentielle devraient au contraire être ceux de la

réflexion, de l'écoute et de l'intelligence.
Je crains que ça ne soit que des voeux pieux.

 

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 11:15

Plus connu, malheureusement, pour avoir "pris" à son père le mannequin avec

qui ils avaient une même liaison, Raphaël Enthoven est le père du premier enfant

de Carla Bruni.
Mais pas seulement.
C'est un écrivain-philosophe dont les interventions, qu'elles soient radiodiffusées,

télévisées ou publiées ne sont jamais inintéressantes.
C'est une litote: elles sont passionnantes.
Ainsi dans 2 anciens "Express" (nov 11 et février 12) qu'il parle de la mort, ou

plutôt de l'oubli de la mort de nos sociétés ou de la censure dans le cas du

Marquis de Sade c'est à la fois curieux, intelligent et profitable.

Certains bénéficient, de manière souvent imméritée, d'une réputation de penseur

tandis que d'autres ne restent connus que de rares cénacles.
Le talent n'est, hélas, pas un passeport et, souvent, le savoir faire est privilégié

au faire savoir.
Raphaël Enthoven et "ses chemins de la connaissance" mais aussi avec sa page

de "l'Express" n'a aucun mal à enfoncer les gourous médiatiques.
Il suffit de le lire!

Bien que j'aie toujours détesté les films de son mari, feu l'insupportable Jacques

Demy j'ai toujours beaucoup de plaisir à écouter Agnès Varda, cinéaste et artiste

originale et intéressante.
C'est une femme à l'esprit très ouvert qui, dès qu'elle parle, est passionnante. Elle

fait des courts métrages à son image: personnels et déroutants.

Ce dimanche midi un documentaire la montrait à Sète, chaleureuse, pleine de vie et

curieuse de tout.
Voilà 2 personnes qui ont des choses à dire et qui les disent bien. Elles ne courent

pas les rues leurs semblables...

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:30

Ce midi j'étais dans ma voiture, suivant d'autres véhicules et en précédant d'autres.
Au feu rouge mon regard a été attiré par la conductrice devant moi qui est sortie de

sa voiture et, en colère, est allée la manifester au conducteur de la voiture devant

elle.

La radio fonctionnant dans l'habitacle de la mienne je n'ai, évidemment, pas entendu

les griefs qu'elle avait ni comment elle les a exprimés.
J'ai cru voir qu'elle avait réfréné son envie de donner un coup de pied dans la portière

de son adversaire.

Celui-ci est sorti de sa voiture, un petit chapeau rond sur la tête et une sorte de robe

longue grise sur le corps. Un africain du Nord donc, qui a tenté de gifler la femme qui,

heureusement a paré le coup.
Aussitôt, une furie voilée de la tête au pieds (mais le visage découvert) est sortie de

la voiture et a tenté, sans plus de succès, de frapper l'autre femme.
Des voitures immédiatement proches sont sorties d'autres personnes qui ont tenté de

séparer les protagonistes.

Les 2 femmes se battaient sans parvenir à s'atteindre dans une lourde chorégraphie

aussi laide que ridicule.


Seuls, les xlaxons des voitures bloquées au feu rouge par ce pugilat grotesque et

avilissant et l'action d'un SDF courageux ont réussi à séparer ces 3 combattants.


Il y a bien longtemps je trouvais absurde et dégradant ces bagarres "viriles" pour une

queue de poisson, un stationnement ou un démarrage insuffisamment rapide.

Que dire de ces combats de chiffonnières, l'oeil mauvais et la main leste qui imitent

en pire les travers masculins?

A ce moment France-Musique diffusait un morceau de Cesar Franck. Cette pitoyable

bagarre s'est déroulée en 1 ou 2 minutes "sur" cette belle et triste musique.


Aucun metteur en scène n'aurait osé associer des images aussi moches à une

musique aussi belle.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 20:55

Bon. Bon, bon.
Je vois que lorsque je me laisse aller à critiquer la classe politique Française en

général et l'actuel Président en particulier; mes lecteurs filent à toute allure sur

d'autres sites où on ne leur parle pas de ces choses-là.
Alors je vais faire le grincheux et m'insurger contre cette mode imbécile qui, de

plus en plus, consiste à ajouter une sentence idiote, en anglais, dans une pub.

Vous voyez une affreuse voiture Tchèque, fabriquée en Roumanie d'après des

plans chinois et on vous la propose avec un slogan du style "Power of dreams"

ou plus stupide encore.

Pourquoi pas des petits pois avec "Let's Fuck" ou des frigos sous-titrés: "Freeze

your Mind"? Le slogan, en général, ne veut rien dire et perd même de sa subtilité

en étant traduit en anglais.

Les marchands de réclame, à l'égo aussi boursouflé que le compte en banque,

doivent se pisser sur eux de rire en pondant de telles âneries que les clients leur

achètent cher et que le consommateur subit sans pouvoir se rebeller.

 

Maintenant que j'ai parlé d'autre chose que de la politique je peux y revenir: j'ai vu

l'émission "le Grand Journal" de Canal + hier soir et y ai retrouvé le robinet à

conneries habituelles. Un brouhaha-mode de bêtise, de vacuité et de rien.

Lionel Jospin y faisait de la figuration, ébahi qu'un digne ancien premier ministre

soit ainsi exposé à tant de frivolité creuse.
Il l'a d'ailleurs, en toute fin de sa participation, remarqué à haute voix en disant

quelque chose comme "Mais qu'est-ce qu'on fout là?" poli et navré.


Cette émission est dégradante pour ceux qui la présentent, ceux qui y sont

invités et... ceux qui la regardent. Même le "Petit Journal" pâtit de la demie-heure

qui le précède.

 

 

 

 

 

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