Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 09:59

Un bateau de croisière coule et on retrouve immédiatement à l’œuvre les travers de notre époque.

D'abord et avant tout les journalistes nous disent qu'ils vont "décrypter" l'évènement. En l’occurrence Il n'y a pas de Pierre de Rosette à traduire mais simplement à constater que le bateau était à 150m du rivage ce qui, pour un navire de ce tonnage était des plus risqués. Il a éperonné un rocher qui a fait un trou dans la coque; là aussi pas besoin d'avoir fait Navale pour comprendre l'enchaînement des faits et ses conséquences. On a donc vu le paquebot couché à tous les journaux télévisés et la photo a été publiée partout. (l'échouage du navire arrivant à propos pour remplacer un autre naufrage: celui du AAA de la France ...)

Ensuite on a montré ces passagers au regard fou, ces couvertures de survie en aluminium jaune, ces images prises avec des téléphones dans le bateau et dramatisé le tout dans un "shaker" d'émotions et de faits. L'arrivée à Marseille des "rescapés" Français (les victimes Françaises sont toujours l'objet d'une dramatisation forcenée) a été filmée jusqu'à la nausée et les commentaires ou interview des miraculés a occupé le temps jusqu'à plus soif.

Pourtant 5 victimes c'est peu (comparées aux 1500 du "Titanic" et aux 6000 du "Wilhelm Gustloff"). Même si elle était froide l'eau n'était pas celle du Labrador ni de la Baltique que je sache ... On nous a assez dit qu'il y avait 150m entre le bateau et la rive : qu'est-ce que c'est que 150m quand la vie en dépend ???

Bref on a monté en épingle un regrettable fait divers pour en faire une catastrophe maritime et, si j'ose dire, noyé le poisson (en l’occurrence le croisiériste) afin d'occulter la nouvelle du week-end concernant l'économie du pays et la sanction de la manière dont elle est administrée depuis 5 ans. Ce bateau ... on n'a pas fini de le voir à la une des journaux télévisés : il leur reste à
exploiter (avec des trémolos dans le commentaire) les "disparus" puis la catastrophe écologique due au pétrole dans les soutes et mille autres choses aussi fondamentalement importantes que cela.

Époque pourrie.

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 17:29

Parce qu'il ne décolle pas des tréfonds de l'impopularité Nicolas Sarkozy ne sera pas réelu en mai prochain.
Parce que les ouvriers et les employés voteront d'abord Marine Le Pen puis Hollande au second tour, une étude parue récemment l'indique, le Président actuel ne se verra pas renouveler son mandat.
Parce que nombre de ses électeurs de 2007 l'ont définitivement quitté pour ne plus revenir Nicolas Sarkozy sera battu en 2012.
Parce que son image personnelle est profondément et durablement détériorée le candidat-président sera battu.
Parce qu'il sous-estime l'intelligence des Français, parce qu'il se croit plus malin qu'eux et que tous ses actes en témoignent les Français le remettront à sa place au second tour de la Présidentielle : la seconde.
Parce que personne n'a oublié le bouclier fiscal, l'argent donné à Tapie, le Fouquet's, le "casse toi pôv'con", la loi sur les retraites, la TVA sociale, les mensonges, la dette, le Prince Jean à l'Epad, "avec Carla c'est du sérieux", le discours de Grenoble, la course après les thèmes du FN, l'augmentation de 467% de son salaire, il n'a aucune chance de remporter l'élection.
Parce qu'en Europe les responsables en place sont éjectés dès que l'électorat a la parole (cf Gordon Brown, Jose Luis Zapatero...) il ne fera pas exception et sera débarqué par les Français.
Parce que les électeurs ne supportent plus l'avalanche de projets, de promesses, de faux débats et de leurres lancés en même temps et pour étourdir l'opinion le 6ème Président de la Vème république ne sera pas réélu.
Parce que le discrédit de ses soutiens est total que ce soit Wauquiez, Morano, Woerth, Lefèbvre, Lagarde, Fillon, Copé, Bertrand, Le Maire, Juppé, Chatel, Baroin, Apparu, Mougeotte, Dassault, Longuet, Douillet, Pécresse, Bachelot, Guéant et Minc le Président dont le mandat s'achève ne sera pas renouvelé.
Parce que le monde des arts, du spectacle, de la culture et de l'intelligence le rejette et qu'il ne compte en son sein que des amis dévalués le Président Sarkozy redeviendra un simple citoyen dans quelques semaines.
Parce qu'il n'a jamais été le Président de tous les Français mais uniquement celui de la droite Nicolas Sarkozy vit ses dernières semaines de présidence.
Parce qu'il a eu sa chance et qu'il n'a pas su la faire fructifier comme Valery Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy ne s'en verra pas donner une seconde.
Parce que l'électorat jeune lui est hostile N. Sarkozy ne sera pas réélu.
Parce que le FN ne se fera pas deux fois confisquer son électorat et ses "thèmes" Nicolas Sarkozy ne bénéficiera pas de cet appoint de votes en 2012 comme en 2007 et n'aura pas la majorité.
Parce que son caractère infantile et colérique, son inculture, sa grossièreté, en un mot son immaturité sont connus de tous Nicolas Sarkozy ne peut pas être réélu.

Un peu plus de 100 jours avant le second tour je le prédis : Nicolas Sarkozy ne sera pas le président élu du prochain quinquennat.

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 14:25

Un article récent s'étonnait que les Français n'aiment pas leurs entreprises ...

En exagérant à peine, en forçant simplement le trait j'écrirais que le monde des entreprises capitalistes fonctionne comme les totalitarismes politiques du vingtième siècle. Du culte de la personnalité (qui concerne le ou les dirigeants, la société ou ses marques) à l'obsession du résultat on n'est pas très loin des grandes dictatures.

Le mouvement s'est amplifié avec ce qu'on a pompeusement appelé "la nouvelle économie" qui n'est qu'une conséquence logique de sa raison d'être. Pour avoir travaillé dans deux entreprises de plus de 300 salariés, toutes deux passées sous LBO je peux certifier l'inhumanité du système, la monstruosité de ses attendus, l'immoralité de son fonctionnement et l'injustice  fondamentale de son fonctionnement.

En fait, et pour simplifier, il en va des entreprises comme de la société elle-même : une petite caste s'enrichit au-delà de toute imagination tandis que la masse immense de ceux qui travaillent dans l'entreprise n'en récoltent que d'infinitésimales miettes. La richesse se crée mais ils n'en voient pas la couleur. Qu'on ne vienne pas me dire qu'elle est répartie d'une autre façon. Les dirigeants sont payés en argent sonnant et trébuchant tandis que les salariés se voient "offrir" un immeuble HQE, une cantine avec fenêtres, une convention à Eurodisney ou une aumône d'intéressement ou de participation.

Personne ne le leur demande mais si c'était le cas tous réclameraient des augmentations, du pouvoir d'achat, de l'avancement et du respect plutôt que ces leurres qui ne trompent personne.

Le 13ème mois est de plus en plus passé à la trappe, le CE sert à acheter des places de cinéma et la contestation syndicale est un sabordage personnel de sa propre progression dans  l'entreprise.

Qu'on ne vienne pas me reprocher d'avoir une vision passéiste de l'entreprise ou une vision "marxisante" de celle-ci. J'ai des yeux, des oreilles, un cerveau (si!) et une longue expérience des discours et des applications. Partout j'ai vu la même chose : Actionnaires et dirigeants qui se gavent (et ce même s'ils sont défaillants) et masse des salariés qui vivotent sous la menace permanente du licenciement s'ils bronchent ou remettent en cause cet ordre immuable.

Le plus insupportable, en la circonstance, est cette fameuse culture d'entreprise qui consiste à faire aimer ses chaînes aux esclaves. Il y a, dans ces grandes entreprises, des "collaborateurs" aux 2 sens du terme qui rendent la vie impossible aux autres et qui obtiennent un supplément de miettes comme salaire de leurs courbettes. C'est une vision pessimiste mais réaliste de ce qu'est l'entreprise en France que je décris là. Mon métier m'en a fait voir beaucoup d'autres qui en étaient encore au paternalisme d'après guerre ou pire encore.

Mais j'y reviens, Le LBO dans son principe et son application est une ignominie. A cause de lui l'entreprise n'a plus pour but d'être pérenne mais de dégager des bénéfices -à 2 chiffres- dans l'urgence et uniquement pour les actionnaires. Si votre boîte passe sous LBO faites comme les rats : quittez le navire.

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 10:54

J'aime l'opéra et voue un véritable culte à Mozart. Je ne suis pas de ces passionnés qui dissertent des heures durant sur les qualités et défauts de telle interprétation ou de telle chanteuse et n'ai en fait que mon plaisir comme fil conducteur.

Je ne suis donc pas un puriste et n'ai une connaissance que superficielle de l'opéra, ce qui signifie que si j'ai écouté Verdi, Donizetti, le "Fidelio" de Beethoven et une bonne cinquantaine d'autres oeuvres musicales je n'ai pas la prétention de m'y connaître et encore moins d'en apprendre aux autres sur cet art. Par contre je peux dire sans hésiter que les publicistes qui s'accaparent d'extraits raccourcis pour leurs spots mercantiles m'exaspèrent.

Ces "Reines de la nuit" utilisées pour des couches ou du riz comme ces "Casta Diva" utilisées pour promovoir des parfums ou des yaourts est presque un sacrilège. Les fameux "marchands du temple" restent aux aguets et souillent tout ce qu'ils touchent. Mais, il faut le reconnaître, on n'en attend pas moins d'eux, qu'ils soient rebaptisés "communicants" plutôt qu'auteurs de réclames".

Autre agacement lié à ce goût prononcé pour l'opéra, l'utilisation abusive du terme pour donner un supplément d'âme à ce qui n'en possède pas. Qualifier "d'opéra rock" les niaiseries ridicules de feu Michel Berger ou de faiseurs du flop 50 peut agacer. A la longue.

Dernière crispation liée à cette musique si belle, les engouements de ceux qui n'y connaissent rien pour des fausses-valeurs. L'exemple type est ce Roberto Alagna, imposteur médiocre et surestimé qui n'hésite pas à tirer vers le bas les œuvres qu'il rudoie et à mettre sa renommée imméritée au service des requins des maisons de disques qui ne reculent devant aucune bassesse pour remplir leur catalogue et leurs portefeuilles.

Comme toute activité humaine,  l'opéra est aussi victime d'attaques de la part de médiocres qui devraient au contraire rester humbles devant un art qui les dépasse. Dans ce domaine aussi la formule d'Audiard s'applique: "les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît."

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 08:54

On n'a pas assez dit la nocivité absolue des périodes de cohabitation à la tête de l'état en France, entre François Mitterrand et Jacques Chirac (86-88), François Mitterrand et Edouard Balladur (93-95) et Jacques Chirac et Lionel Jospin (97-02).

Les récents développements de l'enquète sur l'attentat contre Juvenal Habyarimana au Rwanda (6 avril 94) qui contredisent formellement l'enquète de complaisance du juge Bruguière accablent la France qui, à cette époque, était fortement impliquée dans la politique intérieure Rwandaise et avait plus qu'un parti pris pour le président Habyarimana dont l'armée était conseillée par l'armée Française.

Or, cohabitation oblige, la droite (Juppé était ministre des affaires étrangères du gouvernement de droite dirigé par Edouard Balladur) et la gauche (Mitterrand était un soutien ferme du gouvernement Hutu) ont fait cause commune dans cette épouvantable et tragique affaire, couvrant au pire la criminelle attitude d'aide aux "génocidaires" au mieux en détournant le regard (et donc en laissant faire).

Les 2 partis de gouvernement Français, complices en cette affaire, se sont employés à ce que la vérité sur l'attitude Française dans le massacre de 800 000 Tutsis et Hutus modérés soit minimisée quand ce n'est pas niée.

On n'en a pas la preuve et on ne l'aura sans doute jamais mais "le pays des Droits de l'Homme" a, il y a moins de 20 ans, armé et "conseillé" des militaires d'un pays ami, fortement décidés à massacrer une partie de leurs congénères et ne s'en cachant même pas. Après, que l'enquète se soit faite de Paris (le juge Bruguière ne s'est jamais rendu à Kigali!!!!!!!!!!!!) et que ses conclusions soient un rideau de fumée qui dédouanne Paris, droite et gauche confondues n'est qu'anecdotique.

Une fois encore nos impôts ont été utilisés pour une action que nous aurions réprouvée et notre honneur a été souillé sans que nous ne puissions nous y opposer ni donner notre avis.

La "Démocratie" que ce soit avec le traité de Lisbonne, le nucléaire, les politiques arabes ou africaines de la France est une vue de l'esprit.

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:06

Un peu plus de 3 ans après sa mort je devrais (enfin) aborder le souvenir de mon père avec plus de sérénité à défaut de bienveillance.

Eh bien je n'y arrive pas.
Chaque fois que je pense à lui, et ce n'est pas souvent, me reviennent des moments pénibles. Pourtant en une cinquantaine d'année de coexistence il devrait en surnager de bons, mais je les ai oubliés ou ils sont recouverts par les moments désagréables. Non qu'il fût mauvais ou même méchant. C'était un misanthrope qui avait une vision noire du monde. Pour lui "le voyage au bout de la nuit" de Céline résumait l'humaine condition et il faisait une fixation absolue sur la seconde guerre mondiale. Tout procédait de 39-45 et tout l'y ramenait. Un intérêt  que j'ai vu chez le père d'ami(e)s de la même génération (ceux qui ont eu 20 ans après la Libération) mais pas de façon aussi obsessionnelle.

S'il s'intéressait à quantité d'autres choses et lisait beaucoup les autres sujets de son intérêt ne franchissaient qu'exceptionnellement la barrière de son sujet favori. D'une dureté froide et incapable de laisser ses sentiments parler (avec ses fils en tous cas) mon père était de ces hommes qui vous glacent d'un regard ou d'un mot. Perfectionniste mais là encore jusqu'à l'obsession je n'ai jamais rien pu faire avec lui parce que très vite je m'ennuyais à ses côtés. Avec lui une balade à pied se transformait en randonnée éreintante, du jardinage en travaux d'Hercule et la moindre activité faite avec lui pouvait se terminer en histoire, colère, brutalités ou reniement.

Je n'oublie pas qu'il avait 5 enfants, que j'étais (et de loin) le plus insupportable et qu'il avait ses soucis mais ses rares moments agréables ne compensaient pas les autres, infiniment plus nombreux et plus difficiles à oublier. C'était d'ailleurs un homme solitaire, ayant peu d'amis et ne cherchant d'ailleurs pas la compagnie des autres, incapable qu'il était de "perdre son temps" à ne rien faire. Il a fait partie de ces gens qui ne restent jamais une minute à ne rien faire. Il était toujours occupé et ... se plaignait de ne pas avoir de temps pour lui.

Comme il travaillait du matin au soir il partait tôt et rentrait tard (ma mère avait épinglé la formule "épouser un parisien ou un fantôme c'est la même chose" dans l'entrée), mes frères et soeurs et moi ne le voyions que le week-end. Il était exigeant, impatient, coléreux, injuste, bruyant, liberticide même et, pour ma part je le préfèrais loin. A l'adolescence il fut plus qu'absent pour moi. Il faudrait même inventer un mot pour définir ce manque total et absolu d'échanges père-fils. Même "néant" est encore trop faible. De temps en temps il avait, de manière incompréhensible et imprévisible, un geste de tendresse ou une attention mais c'était si surprenant que ç'en était gênant.

Lorsque mon propre fils est né il m'a simplement dit: "j'espère qu'il sera moitié moins chiant que tu l'as été", mi figue-mi raisin.

En vieillissant il est devenu plus sentimental mais ça venait si tard que je détestais cette tendresse ridicule qui m'apparaissait comme étant de l'apitoiement sur lui-même. Il n'y peut rien, le pauvre, mais sa maladie (Alzheimer) n'a rien fait pour améliorer son image le rendant de surcroît pathétique. Jusqu'à son décès qui, faute d'avoir été ne serait-ce que pensé, m'a été insupportable. Comme mon père était violemment anticlérical il n'y a pas eu de messe et rien de prévu comme cérémonial. (une chanson admirablement choisie a été passée et l'endroit où nous nous sommes réunis était parfait).  Heureusement ma soeur avait fait venir un prêtre qui a "quand même" fait une bénédiction qui a sauvé ce moment abominable et, finalement, assez à son image: selon l'expression, "on ne savait pas sur quel pied danser" avec lui, même mort.

Je sais que la froideur de mon jugement sur lui comme mon absence de regrets choque mais je ne fais pas semblant avec les sentiments. Je reconnais qu'il était intelligent, qu'il était courageux, bosseur (je ne suis qu'un des 3 !!!) et qu'il a "des circonstances atténuantes". Il n'empêche: je n'ai jamais eu la sensation d'avoir un père protecteur et aimant. (Allo, Oedipe?).

J'ai tellement eu de difficultés relationnelles avec mon père que j'en ai pris le contrepied et ai dû, moi aussi, être difficile à vivre. Dans quelques générations on saura être père, dans ma famille !

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:37

                                                                                           images-copie-2

 

Pour ceux qui auraient lu mon post d'hier et qui ignoreraient qui je qualifiais de "con de Groland"...

Je suis en pleine forme ce matin et je dois dire que l'activisme tous azimuts de notre encore Président n'y est pas pour rien. De la TVA sociale à la Taxe Tobin, du quotient familial aux interventions de ses porte-cotons, Nicolas Sarkozy, candidat non encore déclaré est revenu à son "bougisme" de 2007 qui lui avait si bien réussi ! Il est partout, donne son avis sur tout, est péremptoire et cassant et ne fait pas dans la demi-mesure.

Résultat : il perd 10 points de "popularité" au baromètre LH2 - "Le Nouvel Observateur" à paraître demain.
A sa place je me demanderais si mes conseillers en communication ne sont pas des sous-marins de l'opposition !!!!!

Certes la campagne de François Hollande n'est pas enthousiasmante, celle d'Eva Joly ne lui cédant en rien. Il n'empêche. Cette présidence est sans doute la moins positive de toute la Vème République et il est impensable qu'elle puisse se voir donner une prolongation de 5 années.

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 19:56

Il y a des types, comme ça, qui vous donnent furieusement envie de leur rentrer dans le lard, de leur botter le cul ou de leur filer un marron en pleine poire.

Avec sa tête de blaireau, son gros bide, son air con mais satisfait et son rire crètin on a le pied ou le poing qui se contiennent difficilement. Pour moi, Jules-Edouard Moustic, le présentateur-vedette de "Groland" le programme pseudo-provocateur de Canal+ ( la télé des beaufs friqués) est l'archétype de ces types qu'on démolirait volontiers et sans états d'âme.

Cette émission et son présentateur est, à mes yeux, l'exemple même de la fausse audace et de la vraie escroquerie. En effet les actualités de cette émission sont audacieuses dans la vulgarité et vulgaires dans l'audace. Peu de vraie provocation mais une sorte d'anarchisme bêta et des blagues sous la ceinture. Je ne dis pas que ce qu'ils racontent, dans "Groland", est éloigné de la réalité. Au contraire, c'est la réalité et leur présipauté est un portrait sans concessions de la politique, des Français, de la vie et des hommes. Mais elle ne présente aucune générosité : tout y moche, triste et dérisoire.

Désespérant même.

L'équipe de "Groland" se vautre dans sa bêtise et son mépris des autres, le parallèle entre feu "les Deschiens" et eux étant évident : on se moque des "petits blancs" que sont les Français vus par ces élites financières. Car ces révolutionnaires donneurs de leçons vivent dans une opulence dont vous n'avez, dont nous n'avons pas toujours idée. Jules-Edouard, le jovial crétin, possède dans le pays basque une maison qui, je vous l'assure, n'a rien de prolétarienne et il a de quoi, sur place, jouer les gloires parisiennes.

C'est ça qui est insupportable pour moi: on méprise 99,99% de l'humanité, on dénonce les profits des multinationales mais, dans le même temps, on vit sur la même planète que ces chefs d'entreprises ou "people" friqués. Avions privés, maisons de stars en France et partout où la nomenklatura aisée se retrouve, bagnoles de rêve ...

Si les cons qui affichent "GLD" (pour Groland) sur leurs Dacia ou Renault et si les abrutis qui répètent bêtement "Banzaï" à la fin de l'émission savaient le chiffre qui figure sur la feuille de paie de Moustic et des autres imposteurs de "Groland",  pas sûr qu'ils ne soient pas écoeurés ...

Sans doute leur rire s'étranglerait dans leur gorge en comprenant que, pour les responsables de l'émission, ils ne sont que l'objet d'un insondable mépris camouflé en complicité. Non, les 1 million de spectateurs de "Groland" ne sont pas les amis ou les complices de ceux qui font l'émission mais leur rente et leur inspiration. Banzaï !

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 09:08

La mythique photo (ou la photo mythique, c'est selon) prise lors d'une série de shooting par Jean-Pierre Leloir le 6 janvier 1969 et sur laquelle on voit Brassens, Ferré et Brel lors d'une table ronde n'a pas d'équivalent et, il faut le craindre, n'en aura jamais.

Je ne suis pas partisan du "c'était mieux avant" et du "ils sont irremplaçables" mais, en l'occurence, il est difficile de dire le contraire. D'aucuns s'y sont bien essayés en invitant à un même micro les moins tartes de nos rimailleurs (Julien Clerc, Maxime Leforestier) mais la rencontre, si elle est intéressante n'est que l'ombre de celle de janvier 1969.

Jacques Brel, à cette époque, est un artiste qui a arrêté de lui même et en plein succès ce qu'on appelait alors le tour de chant (et que le moindre chanteur de variétés distingué par un télé-crochet appelle désormais "concert" en précisant (stupidement) "Live") et a adapté avec succès la comédie musicale "l'Homme de la Mancha" dans laquelle il incarne un Don Quichotte famélique. (été 1968)

Brassens est alors un artiste reconnu et célébré qui n'a fait aucun compromis avec le show-business. Il se produit -peu- à Bobino (salle au public exigeant) et enregistre avec parcimonie des albums ciselés.

Ferré lui, a vécu dans le Lot, a fait de la scène ("l'Alhambra"), chanté Baudelaire et Aragon et connu un succès considérable avec "C'est Extra".

Les 3 hommes sont sinon au sommet de leur art du moins ils en sont proches.

Qui, actuellement, pourrait ne serait-ce qu'approcher le niveau de ces 3 glorieux devanciers ? Même les meilleurs d'aujourd'hui, les rescapés ou les survivants (Georges Moustaki, Charles Aznavour, Juliette Gréco) sont loin, très loin. Quant aux plus récents aucun hors peut-être (mais par eclipse) Alain Souchon ne pourrait y prétendre. C'est tout simplement que l'époque est différente et privilégie le son plutôt que le contenu. Quand Léo Ferré et Brassens chantaient Aragon ils mettaient en avant la beauté et le sens des paroles, la musique n'étant qu'accompagnement.

Et cependant les poésies de Verlaine et de Rimbaud chantées par Léo Ferrésont si belles qu'elles donnent le frisson ("les assis"). Julien Clerc a bien mis en musique la poétesse Marcelline Desbordes-Valmore et Jean-Louis Murat ou Laurent Voulzy ont essayé de se frotter à la musique médiévale ou Grande Epoque. Et qu'on ne vienne pas me citer MCSolar ou Abd Al Malik et autres rappeurs ou slammeurs, leurs "vers" sont indignes des 3 défunts de la photo. Trop faciles.

Il est tout simplement à noter que les goûts et les attentes du public ont changé et que les 3 du 6 janvier 69 plairaient peut-être beaucoup moins de nos jours et n'auraient tout simplement pas pu "percer" aujourd'hui. On ne peut, en chanson comme dans tous les autres domaines, comparer que ce qui est comparable.

(Merci à Alain de m'avoir rappelé cet évènement)

 

Ferre--Brel--Brassens.jpg

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 11:12

A mon humble avis la phrase la plus souvent prononcée par les femmes est :
- "Ce soir je ne dîne pas"
ou ses variantes "à midi je ne déjeune pas", "demain je ne mange pas" etc.

La phrase prononcée le plus souvent par les hommes est :
-"Qu'est-ce que je suis con"
et ses différentes formes "j'ai été nul", "putain, quel con" etc.

Beaucoup d'autres sont envisageables, j'en conviens. Mais ces 2 là je les ai entendues si souvent qu'elles me paraissent universelles.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages