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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:10

Ni le premier ni le dernier, je suis comme tout le monde dès que je me transforme en électeur:

je deviens obtu, passionné, arrangeur de la vérité et prêt à croire n'importe quelle baliverne du

moment qu'elle abonde dans mon sens ou qu'elle conforte ce que je crois être "la" vérité".

 

Un sondage moins bon, un article défavorable, une information délicate et me voilà désespéré

ou presque!

 

J'ai beau savoir qu'en coulisse "on" cuisine à temps complet pour m'influencer, me forcer à

penser de telle ou telle manière et me donner des sensations fortes pour qu'in fine je vote

comme il faut je me laisse prendre au petit jeu et crois soudain que mon vote et celui du

voisin d'en face a une réelle importance.

Je sais bien que le FMI, la Banque Européenne, les Banques en général, les Institutions

européennes et tant d'autres organismes intouchables ont tellement plus de pouvoir que les

misérables bulletins de vote des Français.
Il suffit de se souvenir comment le Président actuel s'est assis sur leur vote négatif pour la

"constitution" européenne avec le Traité de Lisbonne ou comment on a fait revoter d'autres

pays jusqu'à ce qu'ils disent OUI comme on le leur demandait.

 

Alors je me shoote aux sondages, je ronge mes ongles quand les courbes des intentions de

vote au 1er tour se croisent même si je n'en crois pas un mot, je souffle bruyamment lorsque

les sondages redeviennent plus favorables au candidat que je pense soutenir, je vibre aux

images des meetings et, pire, je regarde encore ces "débats-mironton" (comme disait le

regretté Ferrat) sans bailler ni jeter une chaussure rageuse sur un discours plus lourd

qu'une enclume.

 

J'en viens même -c'est dire où j'en suis!- à m'énerver lorsqu'une émission de variétoche

déguisée en "journal" bouscule François Bayrou le can-candidat éternel en lui coupant le

sifflet pour passer au zapping ou à la pub.

 

La politique m'a fait tomber bien bas.

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 08:33

Evacuons d'abord les conseils avisés que vous ne manquerez pas de me donner:

"tu n'as qu'à pas regarder" et "il est toujours possible de regarder autre chose"

Evacuons aussi les remarques justifiées que vous seriez en droit de me faire:

"c'est un divertissement", "c'est juste un sas de décompression après la journée

de boulot".

 

Maintenant que ce préambule est fait je peux écrire en toutes lettres que "le Grand

Journal" de Canal+ et son extension "le Petit Journal" sont des merdes télévisuelles.
Denisot, le richissime et inculte présentateur m'apparaît comme un idiot ravi, qui

met au même niveau un rappeur décérébré et un opposant Syrien.

Son obsession est le timing et on a l'impression en regardant cette pouillerie filmée

qu'il serait dramatique que la publicité, le "zapping", "la boîte à questions" ou "les

guignols" aient ne serait-ce qu'une minute de retard.
Hier soir François Bayrou était l'invité. Dans ce programme invité signifie faire valoir.
Son rôle, à l'invité, n'est pas de développer un raisonnement ou de dire quelque chose

d'intelligent.
Le vrai rôle de l'invité de l'émission est de permettre au public d'applaudir, à Denisot de

poser des questions faussement pertinentes, aux animateurs de poser des questions

sans intérêt, aux chroniqueurs de briller sans faire de l'ombre à Denisot, au "timing"

d'être respecté et aux chroniques de déverser leur flot d'images inutiles pour noyer le

tout dans un maelstrom de sons, de bruit, de people et d'actualités.
Qu'on ne s'y trompe pas: Canal + a fait de cet horaire une vitrine commerciale de sa

chaîne et cette émission n'est ni plus ni moins qu'un catalogue de ses prestations.

Comme c'est une chaîne aux moyens financiers considérables elle peut se permettre

d'invité des "célébrités" lorsque celles-ci sont à la une.
Par contre de ce qu'elles ont à dire la chaîne privée ne veut retenir que l'écume qui fera

"le buzz". Une bulle de creux, un vide sidéral et sidérant.
Bayrou, donc, hier essayait de casser le rythme haché de l'émission en répondant

complètement aux questions, en développant une idée ou une remarque.
Denisot ne cessait, et ses animateurs avec lui, de le presser et de ponctuer chacune

de leurs questions de: "en un mot....", "rapidement...."

Il est clair que pour ce vieux routier du système (im)médiatique la météo de la dingo

branchouille, la "boîte à questions" et autres fadaises débiles sont bien plus importantes

que ce que les invités peuvent dire.

Denisot a d'ailleurs une sorte d'extase orgasmique lorsqu'il annonce ces rubriques

débiles qui font honte à notre intelligence.
Les cloclomanies n'ont pas été perdues par tout le monde!

C'est du divertissement bas de gamme, vaguement branché mais, si on y regarde

bien c'est la beauferie absolue.
Bête, convenu, faisant du "lavage de cerveau" un apostolat "le Grand Journal" illustre

la théorie du "temps de cerveau disponible" du regretté patron de TF1.

"Le Petit Journal", quant à lui, a été contaminé par le grand. Il est devenu un exutoire

ricanant et rutilant, fausse valeur et vraie médiocrité.
J'aurais "canal +" je jetterais mon décodeur dans la Garonne!

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 08:55

Trottoirs éventrés (et pas seulement par les tuyaux du gaz), rues transformées en

impasses, chicanes, ponts détournés, arbres et statues déracinés.... Les travaux

du tramway succèdent à ceux du métro et, depuis 1990 la ville est sans cesse sans

dessus-dessous.
Oui! j'assume, sans cesse sans dessus dessous! (on dirait un de ces exercices

pour bien prononcer).

Tout le monde est d'accord on ne peut plus laisser l'espace public à la voiture

individuelle ni le plan de déplacements à des urbanistes décrédibilisés.
Il faut du solide, de l'éprouvé.
Va pour le métro, va pour le tramway. Chaque ville a son modèle chaque cité ses

techniques.
Incompatibles entre elles, ça va de soi.
A Bordeaux un tram qui fonctionne avec ou sans caténaires, à Toulouse

uniquement avec.
Dites, messieurs, les avancées technologiques découvertes à 250km ça ne vous

intéresse pas?

Apparemment non.
Moyennant quoi Toulouse a un "Val", métro moderne qui, moins de 20 ans après

sa mise en service est inadapté et toujours bondé.
Il est si souterrain qu'on passe plus de temps dans les escaliers, mécaniques ou

pas, que dans la rame proprement dite. Proprement est d'ailleurs une faute de

vocabulaire, le métro a rejoint en saleté ses devanciers des autres cités.

On creuse, on marteau-pilonne, on enlève le macadam, on remanie les rues, on

modifie le sens de circulation, on modernise les arrivées d'eau, de gaz, d'electricité,

on câble à tout-va et, le citoyen, subit les embouteillages, le bruit et la poussière.
Mais il aura un beau tramway, juste au moment des municipales.
Elle est pas bien faite la vie?

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 08:45

Ainsi Gérard Depardieu, celui des "Valseuses", de "Tenue de soirée" mais aussi de tant d'autres

films dont il vampirisa la distribution par sa présence et son talent rejoint les Faudel, Enrico

Macias, Didier Barbelivien, Mireille Mathieu et autres soutiens ou ex-soutiens du

Président -candidat.

Depuis qu'il produisait de la piquette imbuvable, qu'il flagornait le régime castriste et tournait

dans les bouses nauséabondes de la bande de Groland ("Mammuth") on se doutait que

Depardieuavait grillé les fusibles et ne tournait plus rond.

L'acteur de "1900" de Bertolucci, de "Buffet froid" ou du "Retour de Martin Guerre" qui a

soutenu Mitterrand en 1988, le Parti communiste puis Georges Frêche est maintenant un

soutien remarqué de Sarkozy! 

 

Comme sa filmographie qui va du très bon au franchement nul  ses prises de positions

politiques sont assez difficiles à suivre et, parfois,  à comprendre.

 

Pour qui l'a en mémoire dans le film de Bertrand Blier qui l'a révélé (même s'il avait déjà pas

mal tourné avant lui) à savoir les fameuses "valseuses" le personnage qu'il interprétait et dont

on sentait qu'il était (très) proche de lui était à des années lumières du Président Bling-bling et

de l'ami du CAC40 et des riches.

 

L'horrible héros de "Mammuth" et sa fameuse branlette familiale aurait eu du mal à plaire

aux hordes du 4ème âge qui remplissaient le parc de Villepinte dimanche!

 

L'argent efface tout: la production d'un vin tenant plus du "Destop" (je l'ai goûté!), les films de

plus en plus navrants, l'embonpoint frôlant l'obésité et les ralliements politiques en rase

campagne.

 

On ne peut même pas invoquer la vieillesse, Depardieu n'ayant que 64 ans! non c'est le parcours

symptomatique de "l'Oncle Tom" sous nos climats: fauché et à gauche à ving ans, plein aux as et

de droite bien à droite à 60.

 

D'ailleurs le "Canard Enchaîné" daté d'aujourd'hui 14 mars nous le confirme: Depardieu aurait

récemment confié: "j'aurais perdu beaucoup d'argent s'il (NDLR: Sarkozy) ne m'avait pas aidé

à résoudre un problème avec l'une de mes affaires à l'étranger. Tout ce qu'il me demandera, je

le ferai".

Le "Danton" de Wajda n'était pas l' incorruptible....comme son modèle.

 

Mais de grâce; s'il est libre de voter pour qui il veut et de penser ce qu'il veut, qu'on cesse de le

prendre pour une référence et qu'il évite de donner ses avis.

Ceux-ci sont aussi passionnants que le récit de ses énurésies aériennes.

 

 

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 09:20

Comme à presque toutes les Présidentielles depuis 1981 les Le Pen père et fille nous

ont refait le coup des signatures.
La comédie des "laura-l'aura pas" a duré des semaines et a permis aux plumitifs otages

de tartiner des pages sur le scandale qu'aurait été une élection sans l'extrème droite, sur

le déni de démocratie etc etc.
Mouais.
La fille Le Pen a ainsi occupé les ondes et a pu donner des leçons de démocratie à bon

compte. Cette tragicomédie de la quète des signatures aura été, une fois de plus, un

formidable accès au médias.

Bravo!

Autre point à signaler: la dictature des sondages.

Après chaque élection on se jure de ne pas tomber dans le panneau et dès les premières

semaines de campagne on retombe dans cette obsession sondagière.
Les officines sont les mêmes, la marge d'erreur aussi mais cela n'empêche pas les

commentateurs de dauber comme des fous sur des résultats aléatoires et erronés.

...Quand ils ne sont pas manipulés.

Les commentateurs....
Depuis des décennies ce sont les mêmes qui glosent à tout va sur la politique et les

politiciens. L'arrivée de la TNT n'a rien changé: ceux qui avaient été virés (Mazerolles,

Chabot et tant d'autres) se sont incrustés sur ces chaînes sans audience pour poursuivre

leur travail de médiocres.
Les radios, les journaux et les télés sont colonisés par des journaleux qui les occupent

comme les Kim occupent la Corée du Nord: en ne laissant pas un espace de libre.
On "duhamelise", on "elkabachise" et on "Laurentjoffrinise" en boucle en utilisant des

arguments qui servent depuis l'élection de 1965...

Les candidats nous servent leur partition, à la note près et il faut un sens de l'humour egal

à l'abnégation pour les écouter plus de dix minutes.
Chevaux de retour (Sarkozy, Bayroux, Le Pen) ou de manège (Arthaud, Poutou, Hollande)

on a l'impression d'un disque usé qu'on vient de remettre des années après.

Les magazines pondent des enquètes spéciales qui sont dépassées deux semaines

après leur parution et les télévisions des reportages démentis par les faits dans le

mois qui suit.

Les grands meetings avec musique, drapeaux, tee-shirts, foules extatiques et lampions

n'impressionnent que ceux qui y viennent en cars affrétés par les partis politiques.
Pas une once de vérité ni d'improvisation dans ces manifestations réglées au cordeau.
Ca ne sert à rien mais ça fait croire, un instant, aux candidats qu'ils déplacent les foules.

 

...Quand ce ne sont que des intérêts.


Ce cirque démocratique à bout de souffle ne peut nous faire oublier que, on l'a vu avec la

Grèce et le traité de Lisbonne, les décisions nous échappent et se prennent ailleurs.
On amuse la galerie, on fait semblant mais les dés sont pipés.
Bayrou, Sarkozy ou Hollande sont les mêmes reflets d'une classe politique dévaluée.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:44

L'ayant connue un été où nous étions tous les 2 en rupture provisoire de moitié

(la mienne babysittait à Londres, le sien était je ne sais où), nous avions passé

un mois d'août formidable dont j'avais gardé un excellent souvenir.
Jolie, drôle, libérée, inventive et toujours partante pour s'amuser C*P* avait

imprégné ma mémoire et sans plus penser à elle je ne l'avais pas oubliée.

Nous nous sommes perdus de vue pendant des années, se rencontrant parfois

sur un quai opposé du métro parisien.
Nous avions gardé chacun une amie commune qui entretenait habilement le

souvenir de temps à autres.
Quelques années après, alors que nous pleurions tous les deux une rupture

douloureuse cette amie nous (re) mit en contact.


Elle n'avait pas changé: encore plus jolie, plus séduisante, toujours drôle, prête

à rire et à s'amuser malgré des amours douloureuses je tombais sous le

charme.
Rapidement je la demandais en mariage (je dûs faire intervenir une de mes soeurs,

C*P* ne croyant pas à la véracité de mes sentiments et au sérieux de ma requète...)

 

Comme dans toutes les belles histoires les débuts furent magnifiques: elle était

adorable, pleine d'humour et de charme et elle fit la conquète de mes ami(e)s et

de la partie la plus ouverte de mon entourage. (ça exclue la perruche parentale!)


Je n'ai pas oublié les fou-rires de la Montagne Sainte Geneviève, à Paris, ni de ce

restaurant où on nous apporta des fourchettes pour manger une glace.

Ni de cette boulangerie où elle alla, en plein mois d'août, habillée d'un manteau de

fourrure anachronique en cette canicule.
Je pourrais citer des centaines de moments comme ceux-là, drôles, originaux ou

simplement merveilleux.
Les naissances de notre fils d'abord, de sa soeur ensuite nous comblèrent et

nous firent passer des années que je n'hésiterais pas à qualifier d'heureuses.

 

Hommes et femmes ne vieillissent pas pareillement. Comme le disait aussi le

poète, "en amour il y en a un qui souffre et l'autre qui s'ennuie"... bref, une fois les

enfants élevés et autonomes nous ne nous sommes plus compris et n'avions

plus de "projet" commun. la marée basse des sentiments était telle qu'il était
vain d'attendre son retour.

 

Mais j'aime me souvenir de ces années et je voudrais ne plus garder qu'elles.
La dernière n'a heureusement pas complètement effacé les précédentes et je

reste en résonnance avec C*P* tout en regrettant que nous non plus nous n'ayons

pas pu faire mieux que tant d'autres qui étaient passé par la case "divorce" avant

nous.

D'autant plus qu'avant cette case la marelle comporte des cases désagréables

comme "mésentente", "disputes crescendo", "exaspération", "anniversaire de

mariage tsunamiesque" etc....

 

Parfois je retournerais bien la chercher rue de Chaillot et je lui confierais les clé

de la "Mini" en lui disant qu'on va dîner au quartier latin.(mais je garderais l'option

enfants et les 2 que nous avons eus, ceux-là ne sont pas négociables).

 

Comme dans ce film qui se passe le "jour de la marmotte" (!) je ferais toutes

les erreurs avant pour ne plus repasser par la fin assez indigne des débuts.

 

Mais tout va bien. Je suis maintenant avec une femme drôle que j'ai connue

un été alors que nous étions tous les deux en rupture....*

 

 

 

 

 

 

 

(Non! je l'ai connue fin octobre!) 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 00:00

Avec Sheila et quelques autres Claude François détient le redoutable exploit d'être l'un des plus consternants représentants de la France des variétés.
Pendant une période qui m'a semblé des siècles cet abruti a colonisé le monde du spectacle en chantant des refrains navrants sur des musiques pitoyables.
Doté d'une personnalité revêche et d'un caractère de dogue le roi du brushing et de la talonnette à paillettes a fait braire les gens de goût pendant des années.

Ce grotesque représentant de la France qui chante s'est électrocuté tout seul en 1978 et, comme toute personne dotée d'un semblant de réflexion j'ai cru qu'il sombrerait dans un oubli grandement mérité .

Hélas il n'en est rien. Un complot de têtes creuses nous a concocté le grand retour -par film interposé- de ce miteux et dérisoire chanteur. On a ressorti ses deux fils de la naphtaline, quelques fans septuagénaires et changé les piles de Drucker.
Et c'est reparti! les refrains cons ("Alexandrie, Alexandra"), les chorégraphies ridicules, les costumes de scène à gerber et le rappel d'une époque qui nous vit plébisciter des Sheila, des Vartan et des Cloclos tandis que l'Angleterre couvait des Beatles, des Stones, le Pink Floyd et les USA Neil Young, Cat Stevens, Carly Simon, Bruce Springsteen, Bob Dylan et tant d'autres.

Je considère cette tardive "cloclomania" comme honteuse et dégradante. Elle ne me fait même pas rire, au premier comme au second degré.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 20:08

Julia Roberts et Geena Rowlands m'ont fait prendre le film "Amour et Mensonges" à la cdthéque.

Ce n'était ni un bon ni un mauvais choix, c'est un non-choix. Le film est tellement caricatural d'un

certain cinéma américain, tellement formaté qu'il en est génant. Comme un homme dont on verrait

le squelette à travers.

L'histoire est gentiment cucul: une femme découvre que son mari la trompe, sa famille et son

environnement social la poussent à pardonner.
Difficile de faire plus simple en tant que scénario. Il a pourtant été écrit par celle à qui on doit

"Thelma et Louise".

On y retrouve tous les défauts du cinéma américain: un niveau de vie extrèmement élevé pour

les protagonistes, des voitures rutilantes, des maisons décorées avec un goût de chiottes mais

beaucoup de moyens, des femmes maquillées et habillées comme des poupées Barbies, des

sentiments outrés, une sanctification absurde du couple, de la famille et de la "morale", un goût

assumé pour l'argent et le paraître et, comble du film américain, un "happy end".

J'ajoute que les hommes sont gentiment infantiles (ici Dennis Quaid et Robert Duvall) et traités

avec condescendance.

Julia Roberts joue avec conviction son rôle de bécasse jolie et trompée, Dennis Quaid celui du

mari infidèle qui comprend soudain qu'il a dû perdre la tête de tromper sa merveilleuse épouse,

Robert Duvall est le senior macho mais qui gère son patrimoine avec intelligence (femme

comprise) et Geena Rowland la mamie gâteau qui ferme les yeux sur les épanchements de

testostérone des hommes de sa famille et fait la potiche avec charme et abnégation.

On a, dans le film, droit aux scènes convenues: la crise d'hystérie de la vedette, la prière avant

le repas, les larmes contenues, la leçon de morale, le couplet patriotique, les gros plans des

voitures et de la maison et la fin heureuse.
J'oubliais l'enfant au visage ingrat mais prometteur (ici une gamine larmoyante mais future

championne d'équitation).

Peu d'humour (ou involontaire), des dialogues gnan-gnan (à faire passer Truffaut pour un

dialoguiste), une B.O envahissante, une morale douteuse (s'il est bon père et gagne bien sa

vie un homme peut tromper sa femme), des scènes vues 1000 fois ailleurs et une "star" qui

est de tous les plans et offre un échantillon de son talent (rire, pleurs, comédie, drame, soûle,

endormie, en colère, dansant, au lit etc.) et des seconds rôles ce qu'il faut en faire valoir.

Geena Rowland, l'idole de Télérama et des non-films de Cassavetes est chiante à souhait en

succédané américain de Bernadette Chirac.

Le cinéma américain souffre de 2 maux: soit il est infantile (adaptation bêtasse et friquée de

jeux (!) ou de BD (!!!) soit il condense en 1H40 des saisons de feuilleton pour ménagères.
Peu de place, en fait, pour l'art ou même le divertissement intelligent.
Des films comme celui-ci il en existe 76923912 autres et, une semaine après l'avoir visionné,

on en a tout oublié.

J'oubliais! le seul artiste, en l'occurence, est celui qui a écrit le résumé du film sur la jaquette

du DVD. Quel talent! Réussir à enjoliver le contenu du boîtier au point de donner envie de voir

une daube certifiée... bravo!

 

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 08:45

Le quotidien Libération publiait hier, sur son site en ligne, un article court mais très

intéressant relatif à l'action d'une jeune artiste, ANNA UTOPIA GIORDIANO.

Celle-ci, avec son imagination et l'aide de Photoshop a adapté "les codes de beauté

contemporains" à des toiles classiques.

3 peintures célèbres étaient ainsi revues, Venus Anadyomène de Jean Auguste Ingres,

La naissance de Vénus de Boticelli (souvent improprement appelée "le printemps")

et la Venus endormie d'Artemisia Gentileshi.
Considérablement amaigries, ayant perdu leur ventre et leurs cuisses ces femmes

sont devenues plus fines, avec plus de hanche et plus de seins.

L'effet est saisissant.

Qui ne s'est pas interrogé en voyant les formes épanouies des femmes du "bain

turc" et autres "femme nue avec un chien" de Gustave Courbet: que seraient-elles

avec notre sens de l'esthétique?

Même les beautés des années 60 avec leur taille de guêpe sont déjà largement

dépassées.
Nul doute que nos Lolitas anorexiques aux nichons hyper-développés seront vite

anachroniques. La-naissance-de-Venus.jpg

En utilisant les outils de son époque et en les appliquant à des représentations du

passé l'artiste nous montre l'ineptie de nos "canons de la beauté" et même leur

grotesque.
L'article rappellle que la société H & M, utilisant un procédé voisin, a mis des têtes de

mannequin vivants sur des corps "parfaits" crées par ordinateur et a dû les retirer

de ses publicités.
Les diktats de la beauté et de la mode sont un frein à l'épanouissement de toute une 

population qui, faute de pouvoir y ressembler souffre dans son coin.
Anna Utopia Giordiano fait l'éblouissante démonstration du ridicule de ces canons de

la beauté et démontre par l'absurde...leur absurdité!

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 11:11

Tout doucettement "on" nous prépare à une guerre entre Israël, soutenue ou pas par les

Etats Unis de Barak Obama et l'Iran.

Plus concrètement il est question du nucléaire iranien qui progresse et de l'impatience et

du refus des Israëliens et de leur chef, Benyamin Netanyhaou de le laisser arriver à

maturation.

Que la République islamique d'Iran et son Président soient extrêmement dangereux nul n'en

disconvient mais après la tragique erreur de l'Irak et le fiasco afghan qui peut vouloir une

autre guerre hasardeuse et envisager sereinement qu'Israël bombarde préventivement

l'Iran?

Il semble que Barak Obama soit conscient de l'effroyable situation que ce bombardement,

une attaque sans déclaration de guerre, ferait courir au Moyen-Orient et au monde.

Tout indique qu'il ne le souhaite pas et qu'il tente d'en convaincre ses interlocuteurs. Mais

le Président des USA doit composer avec les dingos républicains, majoritaires au congrès

et qui, ils l'ont prouvé avec George W.Bush, n'ont peur de rien.

Netanyahou, on le sait pour l'avoir déjà vu à la tête d'Israël, est un va t'en guerre et il ne

renonce que pour mieux revenir à la charge.
L'Iran, depuis 1979 et l'instauration de la théocratie, est une poudrière incompréhensible.
Dirigée par des mollahs (religieux), des jusqu'aux-boutistes "gardiens de la Révolution" et

des côteries comme celle d'Ahmadinejad, le Président qui a confisqué par la fraude la

dernière présidentielle; nul ne sait vraiment ce qu'elle veut et jusqu'où elle est prête à aller.

Mais que l'équilibre du monde, la menace atomique sur l'humanité et l'imminence d'une

folie irréfléchie soit aussi peu expliquée aux peuples qui en seraient les premières victimes

dépasse l'imagination.

En 1939 on ne voulait pas "mourir pour Dantzig". Je ne suis pas certain que 73 ans plus

tard on veuille le faire pour Téhéran ou Tel-Aviv.

Encore faudrait-il qu'on nous en parle. La viande Halal et le débat Fabius/Sarkozy c'est

tellement plus important.

 

 

 

PS: Le pseudo diplomate-philosophe Bernard Henri Levy nous exhorte à intervenir

militairement en Syrie. Mais ils sont tous devenus fous ou quoi?  comment peut-on

encore souhaiter des guerres et nous impliquer, nous, dans ces barbaries?

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