Je ne suis pas un expert ni un financier. Je ne connais du libéralisme que ses
effets. Je ne suis pas non plus un économiste ni encore moins un grand
manitou des échanges bancaires entre nations.
Mais, comme tout le monde, je vois les effets de leurs politiques et de leurs
conseils sur nos vies. Et leur "expertise" ne me paraît plus seulement
suspecte mais bien responsable de nos difficultés.
Dans ces conditions leur donner, une fois encore, la possibilité de mettre
leurs solutions en oeuvre pour sortir de la crise dans laquelle ils nous ont
plongés m'apparaît non seulement comme absurde mais comme criminel.
Comme si on demandait à ce qui reste d'Al Quaida de protéger des sites
stratégiques.
Les Alain Minc, les Jacques Attali et tous les autres, qui se sont toujours
trompés devraient, si le monde marchait normalement, être la risée des
médias et avoir troqué leur costume 3 pièces fait sur mesure par un seyant
habit de goudron et de plumes.
Nous avons, depuis des années, entendu le discours sur les sacrifices qu'il
y avait à faire, sur les économies à engranger et sur la compétitivité qu'il nous
fallait acquérir. Nous avons accepté l'Euro et toutes les mesures que la
technocratie élaborait dans ses laboratoires secrets.
Ces mesures se révèlent désastreuses, elles ont ruiné le pays, réduit à presque
rien l'industrie et ce serait les mêmes qui seraient chargés de nous guider vers
d'improbables lendemains qui chantent après une solide purge??
Les journalistes qui ont soutenu ces programmes déments, les politiciens qui
les ont mis en oeuvre et les idéologues qui les ont imaginés devraient au contraire
se cacher et se faire oublier.
Il n'en est rien: ils pérorent et nous donnent encore des leçons avec la morgue
qui les caractérise. Il fallait voir Marc Fiorentino, "spécialiste des marchés financiers"
s'étrangler d'indignation devant les récriminations de quelques uns qui se faisaient
nos porte paroles en refusant d'avance une nouvelle cure d'austérité hier soir
dans l'émission "Salut les Terriens".
Il était dans le rôle du bourreau qui demande au condamné de l'aider à bien
l'exécuter et qui s'étonne qu'on lui refuse cette aide.
"Une révolte?" "Non, Sire, une révolution"....