Toulouse est une grande ville de province. C'est d'ailleurs une ville qui voit sa
démographie augmenter tous les ans avec, entre autres, les habitants d'autres
régions qui viennent s'y installer en raison de sa bonne réputation.
Pendant très longtemps la ville a été administrée par les Baudis, père et fils.
Gestion prudente et sans grande imagination, certes, mais bonne gestion à
signaler.
Baudis fils ayant déplu à la "presse" locale, la toute puissante (bien que nulle)
"dépêche du Midi" il lui a fallu, cette inimitié conjuguée à la lassitude après le
mandat de trop, monter à la capitale pour poursuivre une carrière sans doute
rémunératrice mais bien ennuyeuse (Présidence du CSA, Présidence de l'IMA
Institut du Monde Arabe).
Ils se sont brouillés à mort depuis mais au moment où Baudis fils quittait le
Capitole pour la capitale il laissait les clés de la ville à Philippe Douste Blazy,
ancien maire de Lourdes et donc spécialiste ès-apparitions en tous genres.
Douste Blazy, centriste soluble dans l'air fit un petit tour et, sentant un ministère
ou une défaite municipale s'annoncer repartit aussi vite qu'il était venu, mèche
au vent, vers d'autres horizons.
De ses 3 ans à la mairie Toulouse se demande encore où trouver une preuve,
même ténue, de son action.
Pour rire on dit que la seule trace encore visible est le double affichage des rues
en langue d'Oc. On précise que rue se dit "carriera" et ça colle avec l'homme!
Exit Douste voilà un ectoplasme mou du genou et au charisme d'huître au
Capitole. En 2 ou 3 ans cet archétype du militant RPR-UMP, sarkozyste avant
l'heure avait quasiment vendu les hôpitaux, la Grave, St Sernin, St Etienne et la
caserne des pompiers des Allées Charles de Fitte au privé.
On l'aurait laissé faire il aurait bétonné le Grand Rond et la Garonne, pour le
bonheur de ses principaux soutiens, à savoir les Lagardère et Bouygues locaux.
Pas méchant homme mais totalement entré dans le moule de l'apparachik de
la majorité actuelle et entouré de nullités incroyables.
Pendant des années l'opposition municipale a été représentée en miroir par
des apparachiks socialistes, soutiens inconditionnels de Fabius ou pire.
Leur programme, à peu de choses près, consistait à mettre des immeubles
sociaux partout et à appliquer une politique "à la Jack Lang" : chère et
inutile.
Aux dernières municipales un de ces hommes a réussi à décrocher la timbale.
Pierre Cohen, ancien maire d'une commune de la périphérie (qu'il a, disent ses
anciens administrés , sans doute par dépit d'avoir été abandonnés, endettée
pour 5 générations et défigurée pour 10) est devenu maire.
N'ayant pas beaucoup plus de charisme que son prédécesseur et des idées
à peine plus intéressantes pour la ville celle ci se meurt, doublée par Bordeaux
et rattrapée par Albi, St Gaudens et Gaillac.
Bon j'exagère.
Pas encore par Albi.
Tout ça pour dire qu'une ville de près d'1 million d'habitants mériterait mieux
que cette politicaillerie de chien crevé au fil de l'eau relayée par la "Pravda"
locale et appuyée par les barons inamovibles des Conseils Généraux et
Régionaux. Parfois j'ai l'impression d'être à Clochemerle ou chez Don Camillo.
Dans une France rurale des années 50-60. Belle performance