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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:24

Hervé Morin, nain politique, a dépensé quelques milliers d'euros et donné de quoi

écrire à quelques plumitifs en mal de copie.
Comme Alain Richard qui l'a précédé et Gérard Longuet qui lui a succédé (j'oublie

volontairement Mam qui est tellement "too much") au ministère des armées c'est

par son insignifiance et sa totale fidélité au lobby des marchands d'armes qu'il

s'est signalé.

Hervé Morin n'a trahi que Bayrou ce qui, en soi, dénote déjà une modestie assez

remarquable.
Avec ce galop dans la cour des grands (enfin... on se comprend) il a cru exister

et effectivement il a porté son étiage de 0 à 0,5% des voix.
Il a gagné ses galons de secrétaire d'état au commerce du caoutchouc en Asie

du Sud-Est.

Mme Boutin, autre figure fracassante de notre classe politique l'avait précédé de

quelques heures dans son ralliement à Nicolas Sarkozy.
Elle aussi flirtait avec la mirobolance et son score approchait aussi les O,5%.

Voilà une femme politique dont les troupes fraîches vont rajeunir les cadres des

équipes élyséennes. Quelle "apporteuse d'idées"! quelle vision de l'avenir!!

 

Dominique de Villepin, qui talonne Pierre Bérégovoy et devance d'une courte

tête Edith Cresson au classement des pires 1ers ministres de la Vème va sans

doute rallier le panache sarkozien dans les semaines qui viennent.

Nul ne doute qu'avec de tels alliés la Droite se sente pousser des ailes.

 

Ouvrez les oreilles: on entend d'ici la stupeur et le tremblement de l'opposition.

Le frémissement d'inquiétude est audible!

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 14:31

Ainsi donc le plus détestable président que la Vème République nous ait donné estime son

action politique suffisante pour demander 5 ans de prolongation.
Non seulement son bilan politique est proche du néant mais il n'a eu de cesse, au long de ce

quinquennat, de dresser des catégories de Français les unes contre les autres, de favoriser

ceux qui n'en ont pas besoin tout en mettant à contribution ceux pour qui c'était déjà difficile,

faisant une politique pendant la première moitié de son mandat pour faire l'inverse dans la

seconde. (la crise ne justifiant pas tout)
De reniements en reniements, de mesures inacceptables en discours révoltants le Président

a touché le fond en matière de popularité et un petit quart des Français seulement souhaite

le voir "rempiler".
Dans ces conditions une candidature est un acte curieux. Comment renverser la tendance et

se faire aimer en 100 jours quand 5 ans ne l'ont pas permis?
Est-ce vraiment en  s'attaquant aux chômeurs plutôt qu'au chômage? au Roms? aux immigrés?

En draguant dans les eaux marécageuses des thèmes du Front National le président pense

améliorer son score du 1er tour et espère une "dynamique" au second.
Comment un programme très à droite, des slogans grossiers et honteux (on peut faire confiance

à ses 2 ministres de l'intérieur), un catalogue de promesses et des annonces permanentes

pourraient faire oublier aux électeurs la ronde infernale des apparitions sarkoziennes? y a t'il

encore des personnes pour croire qu'il fera différemment de 2012 à 2017 que lors de son

premier quinquennat?

Cette politique du "coup d'éclat permanent", cette agitation pénible, ces tête à queue, ces

projets mirobolants enterrés sitôt énoncés... y a t'il encore des amateurs à part les lecteurs du

"Figaro"?

En le voyant ce soir faire acte de candidature j'avais l'impression qu'il n'y croyait pas lui-même.
Comment cet homme anxiogène ose t'il se présenter en futur protecteur des Français?

Je crois que, au fond de lui-même, il sait déjà qu'il a perdu et que le désamour des Français est

tel qu'il n'est pas rattrapable.
Nicolas Sarkozy, comme Giscard, sera battu et passera les 40 prochaines années à défendre

son mandat et à essayer de regagner la faveur du pays.
On peut le croire quand il dit que s'il est battu "il fera du fric". On peut ne pas le croire lorsqu'il

nous dit "qu'on ne le verra ni l'entendra plus" en cas de défaite.

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 08:57

Le plus incroyable, dans la descente aux enfers de la Grèce n'est pas la rapidité

de la paupérisation du pays mais l'indifférence dans laquelle elle s'effectue.

 

Les images de la révolte de quelques uns font contraste avec la résignation des

autres.
Ce pays, qui fait partie de l'Europe, qui possède une très longue et très riche

histoire et qui a été le bereau d'une civilisation sombre et nous ne parlons que

d'euros, de prêts et de rigueur.

Que la Grèce ait été gouvernée en dépiit du bon sens il n'y avait pas besoin d'être

économiste pour le savoir ou le deviner.
Partagée entre 2 familles, les Caramanlis et les Papandreou. Lorsqu'il y avait

alternance c'était entre 2 membres de ces familles. Ceux-là ne sont pas dans le

besoin ni la gène et il y a fort à parier qu'on ne leur demandera pas de comptes de

leur "gestion" du pays.

On voyait bien que le marché noir était (est) florissant, que l'impôt ne rentrait pas,

que la magouille régnait ici plus qu'ailleurs.... mais cela faisait partie du "folklore"

Grec, avec Mélina Mercouri et son rire de sorcière, son soleil, ses maisons

blanches et ses chats omniprésents.
L'Acropole et les ruines formaient le brevet de sérieux d'une démocratie fragile

et d'un régime corrompu et inefficace.
Les eurocrates ont fermé les yeux sur les signes d'une gouvernance anormale et

les Grecs ont maquillé leurs résultats et leurs prévisions pour les rendre attractifs.

Personne n'imaginait une Europe prête à intégrer la Turquie mais refusant la

Grèce.
Aujourd'hui, après que la spéculation financière a mis le Monde et l'Europe à

genoux, maintenant qu'elle a mis la Chine en position de banque mondiale et

en puissance financière, que la Chine est devenue le gendarme des banques

et de la finance, par sa voracité et son incompétence, par sa vision à courte

échéance et sa criminelle cupidité c'est aux peuples, grecs, Islandais, Irlandais,

espagnols, italiens, français et bientôt à tous les autres qu'on demande de payer

l'addition par une autérité qui ramènera le niveau de vie à l'avant 2ème guerre

mondiale.

On laisse la Grèce couler (je parle des Grecs qui n'ont pas de comptes en Suisse

soit 98% de la population!) avant de laisser les autres pays, comme des dominos,

faire de même.
Nous regardons les Grecs se débattre comme on plaint le SDF d'en-bas: avec

sincérité mais distraction. Nous ne nous sentons pas concernés.
Nous sommes les prochains. Dans 1 an, 2 peut-être "on" s'attaquera à notre niveau

de vie pour rembourser la dette.

Mais quelle dette? vous en avez profité vous?

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 16:34

Ca ne date pas d'aujourdhui mais ça prend des proportions incroyables et, je trouve,

légèrement pathétiques.
Je veux parler des réactions des anonymes au décès de stars ou de princesses

déchues.
Bon, c'est vrai, à part la dinde anglaise Diana Spencer (1961-1997) les princesses

subclaquantes ne sont pas légion. Je l'admets.

Restent les "stars" ou ce qui en fait office. En général des personnes de moins de

45 ans, shootés aux médicaments et au crack et dont les derniers succès datent

de 5 à 10 ans avant leur disparition.
Immédiatement après l'annonce du décès de l'une d'entre elles se met en place un

dispositif bien rodé: les gays, les débiles moyens et l'armée des fans viennent là

où la star a rendu son dernier soupir, brandissent des pochettes d'albums ou des

photos d'elle et chantent (mal) ses tubes passés.
Les abords du lieu "tragique" se couvrent alors de fleurs, de messages décorés de

coeurs et de nounours ou autres peluches.

L'envoyé du journal du soir, rempli d'un air de circonstances (c'est à dire l'air con!)

fait les cents pas devant les fleurs et les bougies allumées en constatant la vraie

et profonde tristesse de la foule (à moins que ce ne soit sa tristesse profonde et

vraie).
Cette vieille star qui ne vendait plus un ticket de concert et encore moins de CD ou de

DVD devient et pour 3 semaine maximum "la plus grosse vente" juste après sa

disparition.
Puis on arrête en direct son médecin personnel (ou son coach ou son dealer, souvent

quelqu'un qui remplit les 3 fonctions simultanément), on fait un procès à grand

spectacle et.....

Tout le monde a oublié la vedette et se contrefiche du verdict: il n'y a plus que "Nostalgie"

et Drucker pour se souvenir de l'ex-star décédée 2 fois.

Certainement tout ceci ne mérite pas qu'on s'y arrête; sauf si par ces rites païens notre

civilisation montre son immense vacuité.

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 21:57

Les réactions excessives de Mathieu Kassovitz à l'insuccès de son film sur les évènements d'Ouvéa et sa non sélection pour un festival ou les Césars s'expliquent et se comprennent.

A sa place je crois que j'aurais les mêmes mais je crois aussi que je n'aurais pas eu à les avoir parce que je ne me serais pas lancé dans le tournage d'un film ayant ce sujet.


Non que ce sujet soit illégitime ou inintéressant. Au contraire même.

Notre pays a une relation très compliquée avec l'Histoire et avec le passé. Dès qu'il s'agit de rappeler des faits dérangeants la critique et les spectateurs se défilent. Pas toujours de manière synchrone d'ailleurs.
Louis Malle, avec "Lacombe Lucien" l'avait vérifié en 1975. Avec ce film qui est son meilleur il avait essuyé de véritables tirs de barrage parce qu'il dérangeait.

Lorsque le film n'était pas escamoté il était purement et simplement censuré ("Les sentiers de la gloire" de Stanley Kubrick). 

Aujourd'hui c'est différent: les chaînes de télévision ont droit de vie et de mort sur un projet cinématographique. Elles ne financent que ce qui pourra passer sans heurts sur leurs ondes et écartent donc tout projet non fédérateur. Si on ajoute que cet épisode de la Nouvelle Calédonie a donné mauvaise conscience au pays qui a préféré l'enfouir loin dans ses souvenirs le film, fût-il réussi, ne pouvait que rester en panne de spectateurs.
La personnalité de Mathieu Kassovitz enfin, sorte de "pur" dénonçant toutes les vilenies de la société, de l'époque et de l'humanité ne donnait aucune chance à son film de rencontrer un public.

Comme pour la collaboration, l'épuration, la colonisation, la guerre d'Algérie, et tant d'autres "cadavres dans le placard de la France" il faudra du temps pour qu'on accepte de regarder notre action dans les confettis de l'Empire. Et pour admettre qu'elle n'a pas été des plus glorieuses.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:54

Une personne que j'aime tendrement m'a très gentiment fait remarquer que je donne

un avis parfois péremptoire et que je n'ai pas forcément les compétences nécessaires.

Elle a raison.

Mais la chose écrite est ainsi appréhendée qu'elle donne un surcroît de valeur aux

idées qui sont exprimées tandis qu'on peut, oralement, donner un avis affirmé sur

tout sans que votre immodestie soit relevée.

 

Dans n'importe quelle conversation de bureau, de famille, de table ou même de comptoir

de café il est possible de donner un avis sur des sujets dont on ne possède pas l'once

d'un rudiment.
On va ainsi parler de santé, d'énergies, de politique, d'organisation de la cité, d'histoire,

de science, de cinéma, de théâtre etc.
Personne ne va vous interrompre en vous disant: "tu es disqualifié pour parler de cinéma

parce que tu n'as pas fait la FEMIS ni l'IDHEC et que tu n'as pas réalisé ne serait-ce qu'un

court métrage".
On peut évoquer le cancer ou la maladie en général sans se voir rétorquer que faute d'avoir

fait les 9 années de medecine ce sujet ne nous est pas permis.
Et ainsi de suite.

Que font les journalistes, les chroniqueurs, les écrivains et tous ceux dont le métier consiste

à donner un avis "éclairé" sur le monde tel qu'il est sinon se livrer, à une plus grande échelle,

au petit exercice que je pratique sur cette page?

En quoi l'avis d'une plume reconnue aurait-elle une légitimité plus grande que la mienne ou celle

de millions de bloggeurs sous prétexte qu'elle lui permet d'en vivre?

Je suis, excusez ma prétention, persuadé que mon avis vaut bien celui du Barbier de "l'Express",

celui de Alain Rémond de "Marianne" et de tant d'autres qui ne font que donner leur avis personnel

sur tout et n'importe quoi.

Tout n'est ensuite qu'affaire d'enrobage, de style.

Pour continuer dans la provocation je renvoie ces professionnels du commentaire à leurs

faiblesses: lorsqu'ils abordent des sujets que leurs lecteurs connaissent bien, des sujets qui,

parce qu'ils y sont sensibles ils maîtrisent bien, ces derniers voient à quel point ils sont dans

l'approximation, la reproduction d'erreurs ou de partis pris dits ou écrits ailleurs.

Je crois -et je souligne mon titre- qu'on peut trouver plus d'originalité, de nouveauté, d'idées en

fin de compte sur le net que dans toute la presse écrite institutionnelle. 

Si on voulait, par exemple, savoir ce que pense un garçon de 28 ans de la Présidentielle 2012

c'est sur un blog qu'il faudrait chercher! Que Duhamel (68 ans), Elkabach (109 ans), Serge

July, Jean François Kahn, Jean Michel Apathy et tant d'autres qui ont commencé leur carrière

sous René Coty aient des choses à dire je  n'en doute pas mais qu'il le fasse aux Hespérides

de la Porte de St Cloud!

 

 


 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 08:33

Toulouse est une grande ville de province. C'est d'ailleurs une ville qui voit sa

démographie augmenter tous les ans avec, entre autres, les habitants d'autres

régions qui viennent s'y installer en raison de sa bonne réputation.
Pendant très longtemps la ville a été administrée par les Baudis, père et fils.

Gestion prudente et sans grande imagination, certes, mais bonne gestion à

signaler.
Baudis fils ayant déplu à la "presse" locale, la toute puissante (bien que nulle)

"dépêche du Midi" il lui a fallu, cette inimitié conjuguée à la lassitude après le

mandat de trop, monter à la capitale pour poursuivre une carrière sans doute

rémunératrice mais bien ennuyeuse (Présidence du CSA, Présidence de l'IMA

Institut du Monde Arabe).
Ils se sont brouillés à mort depuis mais au moment où Baudis fils quittait le

Capitole pour la capitale il laissait les clés de la ville à Philippe Douste Blazy,

ancien maire de Lourdes et donc spécialiste ès-apparitions en tous genres.
Douste Blazy, centriste soluble dans l'air fit un petit tour et, sentant un ministère

ou une défaite municipale s'annoncer repartit aussi vite qu'il était venu, mèche

au vent, vers d'autres horizons.
De ses 3 ans à la mairie Toulouse se demande encore où trouver une preuve,

même ténue, de son action.

Pour rire on dit que la seule trace encore visible est le double affichage des rues

en langue d'Oc. On précise que rue se dit "carriera" et ça colle avec l'homme!

Exit Douste voilà un ectoplasme mou du genou et au charisme d'huître au
Capitole. En 2 ou 3 ans cet archétype du militant RPR-UMP, sarkozyste avant

l'heure avait quasiment vendu les hôpitaux, la Grave, St Sernin, St Etienne et la

caserne des pompiers des Allées Charles de Fitte au privé.
On l'aurait laissé faire il aurait bétonné le Grand Rond et la Garonne, pour le

bonheur de ses principaux soutiens, à savoir les Lagardère et Bouygues locaux.

Pas méchant homme mais totalement entré dans le moule de l'apparachik de

la majorité actuelle et entouré de nullités incroyables.

Pendant des années l'opposition municipale a été représentée en miroir par

des apparachiks socialistes, soutiens inconditionnels de Fabius ou pire.

Leur programme, à peu de choses près, consistait à mettre des immeubles

sociaux partout et à appliquer une politique "à la Jack Lang" : chère et

inutile.

Aux dernières municipales un de ces hommes a réussi à décrocher la timbale.
Pierre Cohen, ancien maire d'une commune de la périphérie (qu'il a, disent ses

anciens administrés , sans doute par dépit d'avoir été abandonnés, endettée

pour 5 générations et défigurée pour 10) est devenu maire.

N'ayant pas beaucoup plus de charisme que son prédécesseur et des idées

à peine plus intéressantes pour la ville celle ci se meurt, doublée par Bordeaux

et rattrapée par Albi, St Gaudens et Gaillac.
Bon j'exagère.
Pas encore par Albi.

Tout ça pour dire qu'une ville de près d'1 million d'habitants mériterait mieux

que cette politicaillerie de chien crevé au fil de l'eau relayée par la "Pravda"

locale et appuyée par les barons inamovibles des Conseils Généraux et

Régionaux. Parfois j'ai l'impression d'être à Clochemerle ou chez Don Camillo.

Dans une France rurale des années 50-60. Belle performance

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 07:08

La pub envahit le moindre espace de liberté pour en faire un espace marchand.
J'ai regardé récemment un site de vente en ligne pour connaître les disponibilités

d'une série américaine en DVD.

Depuis, le visage du personnage s'affiche partout, en bandeau, dès que j'ouvre

l'ordinateur.

Cette façon de nous pister pour nous vendre de l'inutile me donne envie de ne

rien acheter du tout.


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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 08:00

J'ai déjà dit ici tout le mal que je pensais d'expressions stupides issues du vocabulaire prétentieux et creux de la psychanalyse.
Je ne reviendrais pas sur le "travail de deuil" et autres principes ineptes de cette fausse science qui, fatalement, sera un jour remise en cause et dont on s'apercevra des méfaits et de l'incommensurable bêtise.
Aujourd'hui je voudrais simplement souligner le caractère grotesque d'une expression employée à tort et à travers à propos de personnes gravement détraquées et dont on parle des "fêlures".

Appliquées à la politique, au cinéma, à la littérature ou aux arts plastiques, sur des personnes existantes ou inventées ce concept de "fêlures" est à la fois faux cul et ridicule.
Faux cul parce que bien souvent, derière les "fêlures" l'auteur a, comme tout le monde, décelé une personnalité faite de névroses empilées et ridicule parce que l'image a trop servi et ne veut rien dire.
C'est un langage plein d'afféteries qui, pour employer un autre mot à la mode ne "décrypte" rien.
Un critique du film "les soeurs fâchées" d'Alexandra Leclère dit, dans "le Nouvel Observateur, ciné télé"  de ce 9 février que le personnage joué par Isabelle Huppert "laisse apparaître de profondes fêlures".
Pour qui a vu le film Huppert incarne une femme complètement cinglée et elle n'a pas de "fêlures" mais des canyons dans le crâne. Cette façon d'euphémiser la réalité tout en la déchargeant de son poids d'angoisse est curieuse: plus la société est injuste, violente, agressive, hypocrite, menteuse et angoissante plus ceux qui doivent la commenter policent leur plume pour décrire la réalité.
Je vais aller soigner mes "fêlures" moi.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 07:48

Sans tomber dans le misérabilisme il n'est que de passer 10 minutes dans un

Pôle Emploi pour voir que ça n'a rien à voir avec le marché de Neuilly ou le port

de St Tropez.
Il n'y a que Sarkozy pour imaginer des fraudeurs en pagaille se gobergeant dans

le luxe et la volupté avec les indemnités des Assédics.
Une fois encore, après avoir copieusement et sans arrêt favorisé tous ses riches

amis et mandataires (Lagardère, Bouygues, Proglio, Goshn, Bettencourt, Tapie)

l'homme de l'Elysée se sent obligé de stigmatiser une population-cible du

"Figaro" et des habitués des week ends près du feu de bois à Monfort l'Amaury ou

Deauville, du Luberon ou de Courchevel.
Caricature? pas tant que celà.

Pour ces gens les chômeurs sont des profiteurs et des assistés qui vivent

grassement aux crochets de la société.
Les ouvrières de Lejaby, avec leurs 25 ans d'ancienneté et leurs 1000€ de salaire

ont fait justice de cette image mais elle perdure, contre vents et marées.
Etienne Mougeotte, la vieille carne ridée et chevrotante du "Figaro" a dû avoir à

faire à une camériste retorse une fois dans sa très longue carrière...

Dira t'on un jour à ces Châtel, ces Gaymard, ces Lagarde et autres que la vie

existe ailleurs qu'aux pieds de la Tour Eiffel, du Marché Suisse et des ventes

de crus classés de Dijon?

La moyenne des indemnités chômage, en France, s'établit à moins de 900€.

Y a t'il matière à s'indigner? qu'est-ce qui coûte plus au pays: un patron qui

touche des salaires faramineux, des retraites-chapeaux, des bonus, des stocks

options et des indemnités de départ exorbitantes souvent après de médiocres

performances ou un éventuel chômeur qui détourne 500€ au "système"?

Poser la question c'est y répondre.

Les "amis" du président qui s'affranchissent des règles, des marchés publics

qu'ils détournent à leur profit coûtent-ils cher au pays?

On ne le dira pas chez Monsieur Mougeotte.

On se défaussera sur l'époque Mitterrand (qui ne fût pas différente il est vrai).
Les défaillances des uns excusant celles des autres. Belle mentalité.

 

Je trouve incroyable qu'un Président oeuvrant pour sa réélection n'ait rien trouvé

d'autre pour mobiliser son camp qu'invoquer des tricheries (possibles mais rares

et à l'impact limité) aux indemnités chômage.
Il suffit de regarder vos fiches de paie: constatez le montant très élevé de ce qui

vous est retiré tous les mois pour le chômage.
Lorsque vous faites valoir vos droits au chômage -et ces droits sont soigneusement

étudiés- vous avez largement contribué à ce que ces maigres sommes vous soient

versées en attendant de retrouver un autre emploi.
Sincèrement je pense que le mot "honteux" est faible pour cette campagne de

dénonciation des chômeurs qui se profile.

Je reviens à mon point de départ: tous ceux qui donnent raison à Sarkozy sur ce

point n'ont qu'à aller faire un tour au "Pôle Emploi" le plus près de chez eux.
Après celà je doute qu'ils approuvent encore cette sordide démagogie.

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