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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:56

Mon fils a raison. Ce n'est pas une nouveauté: il a souvent raison. Je me demande

même parfois comment j'ai fait pour avoir un fils qui tienne la route quand je suis

moi, si souvent attiré par le décor.
Sans doute l'apport du sang de sa mère, moins frelaté que le mien? Hum!

Mon fils a raison. Il y a plus de recherche, de talent et d'inventivité dans les séries

américaines que dans (presque) toute la production cinématographique.

Aux Etats Unis s'entend.

 

Pour la France à part un film sur 10 (en moyenne) on a des navets sur l'écran de

cinéma. Quant à la télévision il n'y a que des daubes qui y soient diffusées

.
Notre production hexagonale zigzague de "Joséphine, ange gardien" à la "famille

formidable" et du "brocanteur" à tant d'autres insignifiances.
Même les séries de prestige comme "les hommes de l'ombre" sont d'indignes

ratages et des fakes absolus.

 

Je ne connais évidemment pas toutes les séries (qui le pourrait?) mais je reconnais

qu'avec 2 anciennes comme "Six Feet Under" et "Dexter", malgré certains défauts,

on a un cocktail qui nous scotche devant l'écran.

Ce n'est ni avec "Camping Paradis" sur le petit écran ni avec "La vérité si je mens 3"

sur le grand qu'on devrait y parvenir!

A propos de ce séquel l'affiche et le racolage médiatique auquels nous avons été

soumis devraient interdire à quiconque a du goût et/ou de la dignité de compter parmi

les "cochons de payant" qui auront payé plus de 10€ pour voir un produit de grande

consommation. En s'abstenant d'aller voir le "3" on évitera que soit tourné le "4" ou le

"5" et surtout d'être obligé de voir une affiche aussi vulgaire et offensante au bon goût.

 

 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 09:03

Bien entendu ce ne fut pas la meilleure actrice du monde. Elle n'a pas non plus, c'est un euphémisme, joué dans des films qui "resteront".

 

Cependant elle a inscrit son nom dans un (mauvais) Chabrol, un (médiocre) Rapenneau, un (oubliable) Comencini et un (très moyen) Visconti. Et dans un Dino Risi convenable. Pas mal quand même. Pour les hommes de mon âge c'est plus son physique "d'ange aux gros seins" qui reste, des années après que  sa carrière soit terminée.

 

Cette comédienne italienne avait en effet un visage de Madone (ou d'ange, ça dépend de votre degré de perversion) et un corps très... concret. Une sorte de perfection que l'assemblage des deux!

 

D'une sensualité torride, jouant en permanence sur le contraste entre un visage (presque) sage et un corps infernal sa longévité au cinéma était forcément programmée pour être météorique. En réalité elle a duré moins de 10 ans entre 1973 et 1982.Il y eut des petits rôles avant et des petits rôles après mais rien qui équivaut cette traînée de poudre qui va de "Malicia" à "L'innocent".

 

Elle a été connue, en France, pour avoir supplanté Ursula Andress dans le cœur de Belmondo, à l'époque où il ne s'intéressait pas encore aux chihuahuas ...

 

On a reparlé d'elle il y a quelque temps parce que la déesse de l'écran vit dans la précarité (en clair elle n'a plus un rond) dans un 2 pièces de la banlieue de Rome mais aussi parce qu'il ne lui reste rien, physiquement, de sa splendeur passée. Une addiction aux drogues, une opération ratée de chirurgie plastique au visage et une carrière de "belle de l'écran" qui s'arrête nette.

 

Après Brigitte Bardot, Laura Antonelli est une de ces femmes de cinéma dont la la beauté était légendaire et qui n'en finissent pas de casser le mythe

 

Il est certain qu'avec des Miou-Miou, des Bonnaire, des Sandrine Kiberlain ou des Jeanne Cherhal le risque est moins grand d'être attristé dans quelques années! Ce constat, macho et désobligeant n'engage que moi. Et la qualité des 4 dernières citées, en tant que comédiennes, n'est franchement pas en cause.

 

Mais, question "rêve"...il n'y a pas photo.

 

 Laura-Antonelli-dans-Malicia.jpg

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 14:16

Il faut appréhender le vote FN pour ce qu'il est. Le craindre pour ce qu'il est et surtout

ne pas tout mélanger.
En 2002 le FN est arrivé au second tour de la Présidentielle.
Entre le 1er et le second tour il n'a pratiquement pas gagné d'électeurs. Il a terminé

avec moins de 20% des voix.
Marine Le Pen a repris le "fond de commerce" de son père mais aussi les idées, les

électeurs, les recettes, les impasses et le vieux bagage d'extrème droite du parti

fondé par son géniteur.

 

Le vote FN est un vote de contestation. Une grande partie des personnes qui votent

pour ce parti qui n'a aucune chance d'arriver au pouvoir le fait pour "donner une leçon"

à la classe politique et aux partis dits de gouvernement.

Les vrais électeurs d'extrème droite, ceux qui partagent les idées des fondateurs et

à qui sont destinées les plaisanteries antisémites du vieux dirigeant ne représentent

pas plus de 5% du corps électoral Français.
Les autres, ceux qui portent, dans les sondages, ce parti à 20% savent pertinemment

qu'il n'y a, en son sein, pas de personnes de qualité en nombre suffisant pour former

un gouvernement, pas de programme économique, pas de personnes crédibles pour

faire une politique étrangère, pas d'expérience gouvernementale ni même régionale

(ce parti n'a que des députés européens!) et aucune assise nationale et internationale.

C'est un épouvantail commode qui permet à la presse de faire du tirage, aux sondeurs

de faire peur, aux commentateurs politiques de parler et aux partis de jouer une

partition connue par coeur.

Arriverait il au pouvoir en France que l'Europe et le Monde nous boycotterait et la

France serait mise au ban des nations. (Qu'on se rappelle l'Autriche lorsqu'elle a

été gouvernée par la droite et l'extrème droite de Georg Haider).

 

Inoffensif le FN? pas vraiment. Ses "idées" diffusent dans la société et des ministres

comme Hortefeux et Guéant ont une lourde responsabilité dans cette diffusion.

Marine Le Pen sait que la droite dite respectable, si elle échoue à faire réélire Nicolas

Sarkozy va voir certains de ses membres essayer de nouer des accords avec elle.

Elle pense que sa dédiabolisation (en surface) du parti d'extrème droite de son père

rend cette éventualité possible.Elle n'a sans doute pas tort.
Le risque principal, avec ce parti, c'est de voir ses slogans, ses mots d'ordre, ses

fantasmes et ses représentants arriver au pouvoir dans une coalition droite-extrème

droite. C'est le but réel de Marine Le Pen, ce n'était pas celui de son père.

 
Pour le moment les digues tiennent mais de cyniques apprentis sorciers comme

le président actuel, comme Copé et tant d'autres pourraient les faire céder par

opportunisme. Berlusconi l'a bien fait avec Gianfranco Fini et son MSI...

Il faut donc garder la tête froide devant les sondages qui prédisent un 21 avril, à

l'endroit ou à l'envers.
C'est vrai le vote contestataire risque d'être important tant est grande la méfiance

devant une simple alternance UMP => PS. L'étiage probable du FN sera autour de

16% et ne lui permettra que de continuer à jouer les mouches du coche. Un rôle

pénible pour les démocrates et les gens qui réfléchissent mais rien de plus.

J'en prends le pari.

 

Petit jeu: Citez une dizaine de dirigeant du Parti socialiste. Citez une dizaine de

dirigeants de l'UMP, citez (c'est plus difficile) 5 centristes connus.
Maintenant essayez, à part Le Pen père & fille de citer dix "dirigeants" du Front

national...........Vous voyez?

 

 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:47

Dans une des toutes premières entreprises dans laquelle j'ai travaillé, une maison

d'édition du quartier latin à Paris, je m'étais retrouvé le plus jeune et le moins

concerné des personnes qui y venaient quotidiennement.
Outre les bizarreries du monde du travail que je découvrais alors (et bizarreries est

un mot faible, j'avais l'impression d'avoir été débarqué sur une planète inconnue)

la politesse m'avait cueilli à froid tant elle était codifiée et originale.

Je viens d'un des quartiers les plus vieille France de Paris et j'ai passé toute mon

enfance et mon adolescence entre Passy, La Muette, le Ranelagh, Trocadéro et

le Bois de Boulogne. C'est dire si en vingt ans j'ai vu et appris des salamalecs des

plus baroques et qu'en matière de politesse mon expérience visuelle allait du lever

de chapeau  pour les hommes à la révérence pour les petites filles, du baise-main

pour les hommes au fait de retirer son gant pour dire bonjour pour les dames.
Un monde.

Plus encore que dans ce périmètre doré mais particulier, j'ai pu constater qu'en

entreprise, ça m'a sauté aux yeux, la politesse est l'exact contraire des sentiments

réels que se portent les gens: obséquiosité, sourire francs, poignées de mains viriles,

baisers bruyants.... la plupart du temps il s'agit de "baisers de Judas" et la traduction

de la politesse est le contraire de ce qu'on voit.

J'en ai vu, en 3 décennies, de ces "pots d'adieu" ou l'hypocrisie est plus lourde que

l'ambiance, entendu de ces discours du patron follement applaudis et jetés aux

ordures sitôt les portes de la salle franchie, j'en ai vu de ces critiques assassines dès

que l'interlocuteur a franchi le seuil du bureau...

Fait social la politesse introduit de l'huile dans les rouages et sert à rassurer chacun

sur ce qu'il est et le respect qu'on porte à sa personne.
On vous nie si l'on vous claque la porte au nez, si on vous interrompt ou ne vous

écoute pas, si on ne vous salue pas etc...

Bien plus tard, dans une entreprise autre, j'ai connu une personne de la Direction qui

disait "bonjour" à un-tel ou une -telle mais ignorait les autres qui étaient pourtant dans

le même bureau ou au même endroit!

Cette politesse (à géométrie variable ou pas) est contestée de nos jours comme

étant une survivance de manières bourgeoises, de gimmicks d'une classe sociale

honnie (à juste titre!!!). C'est vrai mais sa disparition signe le retour de la loi du plus

fort dite "loi de la jungle".

Ainsi, dans le métro la vieille dame reste debout, la jeune fille écoute son I-pod à

fond sans se soucier des voisins, le locataire du dessus manie la perceuse à 9H00

le dimanche, quelqu'un se gare devant l'entrée de votre parking et vous agonie

d'injures quand il revient 2 heures après, j'arrête là la litanie des exemples, il y a

de quoi écrire un roman.

Alors la politesse? un petit peu ça ne fait de mal à personne! bordel.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:58

C'est amusant. Pour ceux qui ont de la mémoire il arrive à Stéphane Guillon ce

qui est arrivé à Coluche en 1981 et les années qui ont suivi.
Vulgairement parlant on dit qu'ils ont "attrapé le melon", c'est à dire qu'ils n'ont plus

aucun recul sur eux mêmes et qu'ils se donnent une importance qu'ils n'ont pas.

Dernière manifestation de cette perte des réalités le "complot de la RATP et du

pouvoir" qui aurait décidé de l'arrachage des affiches du spectacle de Guillon en

mai prochain à Paris.

 

Stéphane Guillon, à mes yeux, est un timide qui joue les matamores. Il est lui-même

surpris de son audace (et sans doute de son succès) et, du coup, en fait toujours

plus, au risque du ridicule.

Ainsi il se croit investi d'une mission et se croit obligé de se comporter en opposant

perpétuel et sans nuances du Président de la République. Attend t'on d'un humoriste
qu'il se conduise perpétuellement en opposant politique? je n'en suis pas persuadé.


C'est entendu ce Président ne mérite pas de tendresse mais des opposants

systématiques comme Guillon risquent d'atteindre le but inverse: le victimiser.

Pour une frange "légitimiste" de l'électorat ces attaques les confortent au contraire

dans l'idée de le réélire.


Guillon a sans doute trop d'activité pour prendre ce fameux recul: livres, spectacles,

invitations sur les plateaux de télévision, chroniques, participations.... débordé il ne

voit pas que ce qui faisait son succès se dérobe et qu'il ne reste qu'un clown plus très

jeune en voie de bedos-isation.

 

Et je parle naturellement du père Bedos, celui qui n'a été amusant que dans les années

soixante-dix. Mille neuf cent soixante dix. Pas mille-huit cent soixante dix (précision pour

ceux qui pensent qu'il a commencé sa carrière aux débuts de la IIIème République).

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:14

Comme la plupart des magasins, la FNAC solde ses fins de séries, ses gadgets inutiles et invendus, ses coques de téléphone dépareillées, ses chargeurs de voitures et autres objets plus ou moins inutiles.
Dans un présentoir était bradés des mugs à l'effigie de groupes de rock oubliés, de films antédiluviens ("Jaws", "le Parrain") et de personnages de séries dévaluées ("Friends").
Au milieu de ce second choix j'ai choisi un mug noir sur lequel est appliqué une photo de John Lennon en public et l'inscription "John Lennon Live in New York City".

Parce que j'aime bien New York, parce que j'aimais bien John Lennon et parce que je bois du café dans ma chambre près de l'ordinateur. Quand l'ordinateur est dans ma chambre! Et parce qu'il coûtait 5 petits euros.Pas l'ordinateur, le mug. Il faut suivre;

Vous me direz: "Tout cela est bien mais ca n'a pas beaucoup d'intérêt". C'est vrai.

Mais sous le mug j'ai lu cette inscription: "Lennon and John Lennon are trademarks of Yoko Ono Lennon".

Ainsi, après de son vivant l'avoir castré, manipulé, anéanti en tant que personne;  par-delà la mort sa veuve a transformé Lennon en simple marque déposée.

Bel exemple de captation totale de la personnalité de quelqu'un par son conjoint. On voit parfois de ces couples où la personnalité de l'un se dissout dans celle de l'autre. Elle est lui ou il est elle. Heureusement, la plupart du temps cette fusion dommageable pour chacun et pour le couple s'estompe après quelques temps.

Chez Lennon cette dissolution quasi complète, humiliante et ridicule s'est faite sur la durée et en totalité, de la rencontre à sa mort.
Au point que cet homme qui prônait la révolte et brandissait les idéaux les plus hauts était devenu, légalement, M John Ono Lennon. Il en était fier comme le montre le logo de ses disques (photo).

Le cas d'hommes abdiquant toute personnalité n'est pas rare (moi même....)

mais à ce point et de manière si assumée il fût le seul. Lennono-001.jpg


Je crains que mon café n'ait pas un goût idéal, tous comptes faits.

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:30

Les grands concepts sont parfois plus facilement assimilables lorsqu'ils sont illustrés par des exemples vivants.
J'avais acheté une petite imprimante EPSON qui, malgré une utilisation absolument parfaite et maîtrisée s'est brutalement arrêtée de fonctionner en indiquant dans un message: "pièces à changer".
Le documentaire d'Arte sur le PRET A JETER et donc sur l'obsolescence industrielle a repris cette même imprimante pour illustrer le message. Si mon imprimante ne fonctionnait plus c'était parce qu'elle contenait une puce qui lui avait dit de ne plus fonctionner. Elle a été programmée pour ne fonctionner qu'un certain temps.
C'est ça l'Obsolescence programmée (qu'on appelle plus communément, de nos jours, le "cycle de consommation"). Pour que nos appareils, nos jouets, nos vêtements, nos équipements soit régulièrement changés il faut que ceux que nous achetons ne durent pas trop longtemps.
Les industriels, et ça a commencé avec les ampoules (qui pouvaient durer plus de 30 ans et ont été conditionnées pour fonctionner 1000H) ont donc introduit  un élément qui détruit ce qu'ils fabriquent dans tous ce que nous achetons.

Que ce soit nos voitures, nos frigos ou les I-Pod, chaque appareil porte en lui, artificiellement, sa date de fin.
Pour les I-pods, Arte a montré que les batteries, non remplaçables, lâchaient assez vite et que la seule solution était d'acheter un nouvel appareil.

Les consommateurs américains ne se sont pas laissés faire et Apple a dû, en catastrophe, allonger leur cycle de vie, remplacer celles de ceux qui avaient porté plainte et trouver un  accord avec ses contradicteurs pour que l'affaire ne s'ébruite pas.

"Prêt à jeter", documentaire intéressant plus par les perspectives de réflexion qu'il ouvrait que par son traitement (brouillon, mal ficelé, ennuyeux parfois et même répétitif) montrait aussi que ce mode de consommation, par les dommages qu'il causait à la terre était arrivé à bout.

L'exemple hallucinant du Ghana qui voit arriver d'immenses porte-containers remplis de nos déchets électroniques est à la fois instructif et révoltant. Pour pouvoir contourner les lois qui interdisent qu'on exporte des déchets, les pays riches mettent aussi quelques ordinateurs en panne "présentables" que

les Ghanéens réussissent à réparer en moins d'1/4 d'heure, preuve que ces appareils pourraient fonctionner longtemps encore sans cet exorbitant principe de l'obsolescence programmée.
A la fin du reportage le propriétaire de la même imprimante que moi a téléchargé un logiciel en Russie qui a reprogrammé son imprimante. Celle-ci a immédiatement re fonctionné.
La mienne a été jetée à la déchetterie du Ramier et, naturellement, j'en ai acheté une autre.

Canonisé à sa mort, Steve Jobs, patron de Apple, n'a semble t'il, jamais eu pour l'environnement les attentions qu'il a eues pour le marketing. Ses productions ont le même cycle de vie court que les marques concurrentes et rien n'a été fait pour collecter et recycler les appareils de la marque à la pomme. Dans ces temps d'idéalisation laïque il était bon de le préciser.

 

 

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:00

La mode des tatouages est de celles qui peuvent faire parler à l'infini. Question de

goût, on aime ou on aime pas avec les nuances qu'il peut y avoir entre ces

2 positions.

Personne ne possède le bon goût ni ne l'incarne et le tatouage reste une question

intime qui concerne finalement celles et ceux qui y ont recours.

Par contre là où il n'est plus question de goût ou d'affaire personnelle c'est lorsque

le dessin ou le message transmis est contraire à l'intelligence ou à la dignité.

Ainsi l'abruti qui s'est fait tatouer un "code-barres" n'a t'il (je l'espère) pas mesuré

l'esclavage consenti que cela représente.
Même dans les dictatures les plus répressives -l'Allemagne nazie exceptée- on n'a

pas encore marqué ainsi les gens.
L'idiot qui se croit spirituel en se faisant graver un code qui rappelle celui que les

industriels apposent sur leurs produits est doublement fautif: il brise un tabou et

il consent objectivement à sa marchandisation.

 

Un con dans le sens strict qu'on donne au mot.

 

L'autre tatouage qui me met en colère est celui que j'ai vu dans la vitrine d'un

tatoueur toulousain.
un modèle donc.
Il s'agit d'un portrait ressemblant du monstre assassin de Sharon Tate, Charles

Manson qui a éviscéré l'actrice, alors enceinte de 8 mois. Ce dégénéré a bénéficié,

chez certains détraqués, d'une sorte d'aura et d'une popularité répugnante.
Un certain romantisme de la folie, une fascination morbide pour un homme qui

relève de la psychiatrie et uniquement d'elle, malgré ses beaux discours et son

satanisme de pacotille.

 

Une ordure dans le sens strict qu'on donne au mot.

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 08:01

On nous rebat les oreilles avec les nominations aux oscars du film Français "The Artist".
Outre le fait que ce genre de cocoricos intempestifs soit rarement suivi d'effets (qu'on se

souvienne de certain Mondial de foot, de jeux olympiques qu'on devait organiser etc.)

Il s'agit en l'occurence d'un petit film très moyen dans lequel Jean Dujardin cabotine

tellement qu'il en est pénible.

Pas de quoi crier au génie d'autant que le processus du film ancien en noir et blanc a été

fait ailleurs à plusieurs reprises.
J'en veux pour preuve "The Barber" des frères Joel et Ethan Coen qui, en 2001, firent un

splendide film noir à la façon des années 40 et qui, du scénario à la mise en scène, des

comédiens (Scarlett Johansson y est une fausse ingénue et y tient un de ses tous premiers

rôles) aux dialogues, des décors aux situations est absolument PAR-FAIT.
Le film a d'ailleurs eu le prix de la mise en scène à Cannes en 2001.

Tout ça pour prévenir que, surévalué et enveloppé d'une réputation enviable mais un peu

usurpée le film, produit par l'insupportable Thomas Langman (celui de la guerre de "la

guerre des boutons"*) risque de se voir décerner l'Oscar de la meilleure affiche de film

européen et que ses 8 nominations n'augurent en rien de sa réussite.
Je souhaite, naturellement, que la France soit fêtée à l'extérieur pour ses réussites mais ne

pense pas que ce film là soit justement ce que nous ayons de mieux à proposer au monde.

En 1978 nous avions remporté l'Oscar du meilleur film étranger avec le film méconnu de

Jean Jacques Annaud "La victoire en chantant". Voilà un film très Français qui méritait sa

récompense tant par la pertinence et l'audace de son sujet que par son traitement

cinématographique.
Inutile de dire que l'on n'avait sans doute pas eu tout le battage publicitaire autour du film

avant ni après la cérémonie: Jacques Perrin en était l'intelligent producteur.

 

 

 

* 2 "Guerres des boutons" à l'automne, 1 guerre picrocholine et médiatique entre les

réalisateurs et producteurs des 2 films et, à l'arrivée, 2 flops retentissants et mérités.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 09:19

Le "Canard enchaîné" daté du 25 janvier nous apprend que Nadime Morano, donneuse

de leçons de l'UMP, ne supporte pas de prendre le train comme une vulgaire particulière.
Pour rejoindre sa circonscription Dame Morano va prendre un avion ministériel à

Villacoublay et, pour ce faire, traverse Paris à toute blinde avec escorte motorisée et

sirènes hurlantes.

Il y a urgence; les foules en délire attendent sa venue du côté de Nancy (1h et demie de

trajet par le train).

Vendredi dernier un motard de son escorte a renversé un étudiant de 25 ans qui a été

dans le coma et a désormais une estafilade sur la figure.
Pour Nadine Morano que ne souffrirait-on pas?

 

Avec Isabelle Balkany, Roselyne Bachelot (avant qu'elle ne se calme), Marie-Noëlle

Lienemann, Christine Boutin  et même Ségolène Royal par certains aspects de sa

personnalité on a affaire à des femmes qui en rajoutent dans le côté "agressif", sans

doute afin d'être mieux vues et écoutées.

Simone Veil a été, en quelque sorte, le contre-modèle pour ces femmes politiques.
Elle a même été le repoussoir: connue, appréciée mais négligée. En ayant des rapports

tonitruants avec la presse, avec leurs partenaires mais aussi avec leurs adversaires

politiques ces dames espèrent que l'on tiendra plus compte d'elles et que leur carrière

ne s'enlisera pas dans un ron-ron émollient.

Je ne suis pas certain que l'avenir politique de Morano, Lienemann, Bachelot et Boutin

soit devant elles. J'ai même l'impression du contraire et que, par exemple, le temps

n'est pas loin ou Nadine Morano n'aura même plus à aller en Lorraine, à fortiori ni en

avion ni en train parce que ses électeurs l'auront renvoyée. Il lui reste 3 mois d'avions

ministériels, de pimpons et de girophares: elle a raison d'en profiter.

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