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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 07:00

Dans ce blog je disais récemment l'importance qu'ont eus l'Odyssée et "Robinson Crusoê" dans ma prime adolescence.
Le naufrage du Titanic, l'alunissage de 1969, la découverte  tardive des Beatles (alors encore ensemble pour quelques mois encore) et celle de l'histoire de la mise à jour de la tombe de Touthankâmon en 1922 dans la Vallée des Rois furent des secousses dont la magnitude -dans ma vie- pulvérisa l'échelle de Richter au point qu'encore aujourd'hui je reste intéressé par ces personnages ou évènements.

La chaîne "Toute l'Histoire" a diffusé un téléfilm (exécrable) consacré à la recherche puis la découverte de la tombe inviolée du jeune Pharaon peu après la Première Guerre Mondiale. L'interprétation (Sam Neill en tête) n'est pas en cause ni les moyens mis à la reconstitution qui étaient visibles sur l'écran mais la rigueur historique avait été laissée dans les bureaux et les intrigues annexes étaient niaises et inutiles.

Même si les actrices étaient (très) agréables à regarder la stupidité et la superficialité de leur personnage les condamnaient. Juste bonnes à danser des danses américaines dans des beaux habits en tombant toutes amoureuses du héros viril. Du cinéma des années 40-50.

Il n'y avait aucun suspense bien que chaque minute le scénario en laissait entrevoir l’irruption.

Tout le monde sait que Howard Carter, financé par Lord Carnavon a trouvé la tombe intacte -ou presque- d'un Pharaon "mineur" et qu'il a rencontré beaucoup de difficultés avant cette découverte merveilleuse.

Carter, dans le film, est opiniâtre, têtu, désintéressé, séduisant même en sueur, peu causant et pas raciste pour un sous. Une crème d'archéologue. Eût-il un fouet qu'il devenait un petit frère d'Indiana Jones! Toutes les femmes en étaient éprises et les hommes jaloux. Inutile de le préciser; j'ai abandonné le visionnage au milieu de la deuxième partie tant le film était simplet et ennuyeux.

Et pourtant! quelle histoire magnifique que la découverte de cette tombe inviolée et contenant de véritables trésors. Quelle splendeur que le masque mortuaire en or du jeune Pharaon, des bijoux et objets usuels qui devaient l'accompagner dans son passage vers l'autre monde...

Pour une fois la réalité était autrement romanesque que la fiction. Et tellement plus vraie.

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:00

Pendant près de 25 ans Claire Chazal a "présenté-le-vingt-heures" comme on dit. Cela signifie que pendant très (trop) longtemps la dame a reçu des invités, les a interviewés, a crée une sorte de complicité avec eux et est, par la force des choses, devenue elle aussi une "invitée" potentielle.

Je ne le lui reproche pas; j'ai peu regardé le journal de France 2 qui m'a toujours semblé très critiquable. (il l'était avant elle et l'est d'ailleurs resté après son départ forcé). Nous ne savons pas, en France, être autrement que proches du pouvoir ou caricaturalement opposés.

Claire Chazal est du premier groupe. Aucune distance avec les gouvernements, une info triée sur le volet, des sujets consensuels... on restait entre personnes du meilleur monde. Elle a d'ailleurs signé une biographie d'Edouard Balladur.

Comme tous les animateurs, journalistes et autres professionnels de la télévision quasiment inamovibles, Claire Chazal avait fini par être sa propre caricature. Mondaine "chic", fermant les yeux avant chaque reportage, possédant ses tics de langage et sa gestuelle elle était au comble de l'auto-célébration. Ennuyeuse et prévisible.

Et puis, malgré les couvertures de "Télé-Z", de "Match" et autres "Gala" un directeur d'antenne s'est avisé qu'elle avait succédé à Poivre et qu'elle avait fini par lui ressembler en tous points. (En tous points? non, elle n'avait pas été jusqu'à faire de fausse-interview!) et il la vira.

Comme un insecte devant une lampe elle a continué de chercher où porter son "professionnalisme" et a fini par "Entrée Libre", un magazine culturel (où l'on ne parle que des mêmes qu'elle recevait jadis et de quelques rappeurs pasteurisés pour ne pas effrayer les 213 spectateurs quotidiens) sur France 5.

Elle y a apporté sa fausse-décontraction, ses copinages et ses questions neu-neus ainsi que ses (jolies) chaussures à talons aiguilles.

Dans son émission culturelle le superlatif vole en escadrille et s'applique aussi bien à Soulages qu'à Michel Boujenah. On adore adorer les célébrités statufiées de leur vivant (Deneuve, Meryl Streep, Xavier Dolan, Clint Eastwwod, Roman Polanski..) et on a l'admiration suffisamment disponible pour que la brosse à reluire fasse son job. On aime TOUT avec élégance et discrétion.

Mademoiselle Chazal a, récemment et à 2 reprises, employé des procédés d'extrême droite pour désigner l'époque de la collaboration: elle a parlé de "la déportation" de Raymond Devos dans le cadre du STO (amalgame habituel, le STO était certes subi mais il ne s'agissait pas de "déportation")  et a qualifié Robert Brasillach, fusillé à la Libération de "Grand écrivain". Brasillach fut un collaborateur zélé et un écrivain sans grand talent, totalement "dépassé" aujourd'hui. Le citer, est un clin d'oeil adressé à un public complice.

Soit le texte qu'elle dit entre les reportage est écrit par un autre et Chazal n'est qu'un perroquet soit elle en est l'auteur et elle est responsable de son contenu et c'est plus grave encore. Loin, en tous cas, de l'image lisse BCBG qu'elle se donne.

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 07:00
Karl et son cat (et réciproquement)

Je demande pardon d'avance à celles et ceux qui s'intéressent à la mode et avaient du respect ou de l'admiration pour le couturier défunt. Ce n'était pas mon cas.

Il y a longtemps que je ne me suis pas autant amusé avec le décès d'une personnalité idolâtré des médias comme l'était ce guignol avec plumes nommé Karl Lagerfeld.

Cet homme parfaitement grotesque, s'habillant de manière absurde et s'exprimant comme une coquette haineuse et aigrie était -selon moi- le comble du parisianisme, du snobisme et de la fausse valeur.

Pourtant les qualificatifs manquaient aux échotiers en larmes: seul le mot "génie" venait sur leur clavier.
Un génie qui dessinait des fringues pour milliardaires! effectivement le génie est dévalué de nos jours.

Autrefois on gardait ce qualificatif pour Mozart ou Picasso voilà qu'on le donne à des caricatures gloussantes.

Comme moi vous aurez noté que le bonhomme a dérouté en faisant de son animal domestique son héritier universel. Le génies ne s'abaissent pas à tester pour leur famille, leurs amies, leurs amants; non ils lèguent leur fortune (dont des œuvres d'art!) à leur matou. Quelques laudateurs ont eu du mal avec ça.

Très vite après l'épisode minimisé du chat héritier on est revenu au génie du maître qui, il faut bien le constater, se limite à des chiffons et des propos grinçants.

 

la mort de Jean-Luc Godard est la prochaine vanité médiatique qui risque d'être amusante.

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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 07:00

En 24 heures j'ai entendu deux "ragots" médiatiques qui disent tout de notre époque, de sa décadence et de sa superficialité.

Le magazine "Le Point" a consacré un article en ligne (4/03) au décès d'un homme qualifié de "diamantaire israélien" (sic) pendant une opération de chirurgie esthétique consistant à lui élargir le pénis. Je ne sais pas où est l'esthétique là-dedans mais je sais où est l'insignifiance.
Cet homme de 65 ans avait des préoccupations bien mineures!

Tanguy Pastureau, un des rares humoristes multi-cartes à posséder une "griffe" et un talent personnel était chez Nagui (France Inter 5/03) et parlait, pour s'en moquer, d'une "mode" américaine  qui toucherait nos rivages et qui consiste à "se faire maquiller le vagin".

Si on pense à ces "bars à sourcils" et à ces "ongleries" qui ouvrent partout leurs boutiques on a une idée assez nette de la futilité abyssale de notre pseudo-civilisation.

On peut mourir pour la Patrie, pour la République, pour l'Alsace et la Lorraine, pour la Démocratie.... sans doute pas pour la société du maquillage vaginal, de l'élargissement pénien, du sourcil parfait ou des ongles en majesté.

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 07:00

Mon ex-belle-mère était à ce point conforme à la caricature de la belle-mère qu'on pouvait parfois se demander si elle ne l'avait pas prise pour modèle. Si un divorce possède des aspects positifs assurément le fait de rompre définitivement avec cette femme "bête et méchante", hystérique même, a été le côté le plus positif du mien.

Singeant les bonnes manières et les codes d'un milieu auquel elle n'appartenait en rien elle m'offrit, comme cadeau de mariage, des "beaux livres d'art" sur les peintres qu'on désigne aujourd'hui comme inestimables. Je veux dire ces peintres dont la moindre esquisse fait valser les superlatifs et les dollars.

C'était un drôle de cadeau. J'eus droit à une vingtaine de volumes, les autres annoncés ne venant jamais. Le principe même du livre d'art est de prendre de la place et la poussière. D'être beau mais, paradoxalement, peu consulté et de coûter cher.

La vingtaine de volumes n'a pas dérogé à la règle: encombrante et oubliée elle se rappelait à moi lors de mes nombreux déménagements. J'ai du respect pour les livres et ai du mal à m'en séparer. Ceux-là avaient de belles reproductions...

Mais à bien y réfléchir à quoi cela sert-il d'avoir chez soi des livres sur Seurat, Bacon ou Le Nain? mes enfants ne les ont jamais ouverts (et encore moins pour un "devoir" d'école ou de collège) et moi je les voyais vieillir, le soleil toulousain les achevant en s'en prenant à leur reliure.

Puisque ce n'était pas par respect pour la personne qui me les avait donnés (elle n'a jamais mérité le respect, jamais!) je gardais ces grands livres par habitude.

J'ai fini par m'en débarrasser à la déchetterie car personne n'en voulait, même gratuitement et que leur poids leur interdisait les containers à papiers.

Drôle d'idée que ces livres d'art, si on y pense...

J'ai acheté, il y a quelques années, le coffret "Palettes" d'Alain Jaubert qui contient des DVD consacrés à tel ou tel aspect de la peinture. Ils sont remarquables mais les critiques que j'adresse aux livres restent valables. Ça ne vieillit pas bien, ça prend de la place et les choix d'artistes sont par trop "évidents".

... Et, par rapport aux livres d'art, ils ajoutent ce défaut que c'est le réalisateur qui nous impose son temps d'observation et sa façon de regarder l’œuvre.

Rien ne semble remplacer la visite au musée où se trouve exposée l’œuvre, A ceci près qu'on est seul devant sa bibliothèque et nombreux devant la cimaise qui présente une œuvre réputée..

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 07:00

En voyageant on "oublie" (un peu) le climat très malsain qui règne en France. Privé d'informations et de leurs scories on s'aperçoit avec une sorte de soulagement qu'on se passe aisément de la glose quotidienne, des commentaires et jugements sur tout et, pour dire le fond de ma  pensée, de la "méchanceté" ambiante dans notre beau pays.
Toute cette hargne, toute cette bile, ces comiques pas drôles qui tirent sur de pauvres ambulances, ces commentaires attendus, ces critiques prévisibles, ces faux actes de courage  qui ne sont en réalité que des postures intellectuelles donnent à nos vies un fond pénible et "poisseux".

Celui-ci s'évanouit dès qu'on s'éloigne de l'hexagone. On s'aperçoit soudain que nous sommes au contraire un pays plutôt respecté. Considéré comme aisé. Une démocratie.

Faire une cure sans ce background est une jouvence et s'apparente à un traitement médical.

Notre pays serait un être humain qu'on lui diagnostiquerait des troubles bipolaires. Actuellement nous serions dans une phase aigüe de dépression.

Et le seul remède qu'on lui propose est de se suicider ou de s'en prendre à d'autres en les accusant de nous avoir donné leur maux...

En survolant le sud de la France après le Maroc et l'Espagne il est pourtant clair que les frontières n'existent que dans nos têtes et qu'il n'y a aucune raison de penser que tout va mal ici et pas là.

Ce qui nous manque c'est un projet d'avenir et de retrouver le moral...

 

 

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 07:00

Maduro n'innove en rien. Sa position est connue et a déjà été largement Imposée par d'autres "chefs d’État", en l'occurrence dictateurs qui, élus par un peuple pour un mandat n'ont pas souhaité le renouveler et se sont retrouvés avec le même dirigeant (ou son frère....) pendant 5 décennies. Il y en a même qui ne sont pas passés par la case "élections", trop aléatoires pour eux.

L'Amérique du Sud mais aussi l'Afrique a connu une "palanquée" de ces chefs d'états incapables de se retirer.

En Russie Poutine et Medvedev ont inauguré une direction de l'état façon chaises musicales: je suis président tu es premier ministre puis on échange nos postes pour se moquer de la constitution et garder le pouvoir.

En France nous avons eu un coup d'état "légal" en 1958 mais aussi une longue succession de régimes autoritaires plus ou moins légitimes. En gros du Consulat à la fin du Second Empire. Cela nous dispense de donner des leçons et de regarder d'un œil trop critique ce qui se passe ailleurs.

Mais tout de même ce qui arrive aux Algériens est à la fois inouï et inédit: un président malade au point d'être invisible la plupart du temps qui se représente à 81 ans pour un 5ème mandat..
Les Algériens, une population très jeunes, restent traumatisés par la guerre civile des années 90. Mais de là à "réélire" un morceau de bois!

A.Bouteflika a sans doute été pour quelque chose dans la fin des exactions, cela lui donne t'il le droit de confisquer le pouvoir jusqu'à la mort? Il est vrai que son jeune frère et le parti au pouvoir tirent les ficelles.

Ces sangsues inamovibles (qu'on se souvienne de Robert Mugabe au Zimbabwe, de Franco à l'agonie qui n'en finissait pas, des gérontes soviétiques qui se succédaient (Brejnev, Andropov et Tchernenko), aux fous dangereux (Idi Amin Dada, N.Ceaucescu, Hun Sen, Sekou Touré et tant d'autres nous rappellent ce que devient le pouvoir lorsqu'il est concentré dans les mains de personnes qui ont de la démocratie l'image qu'en ont les gilets jaunes du centre du mouvement.

 

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 07:00

Le prix du mètre-carré étant ce qu'il est à Toulouse (cher mais très abordable par rapport à Paris) et les conditions légales d'extorsion de fond par les syndics d'immeubles et autres malfaisants étant ce qu'elles sont nous n'avons pas assez de rangement pour ce que j'ai accumulé.

Pour faire plus de fric le promoteur a transformé en "box" fermés les selliers qui figuraient sur les plans d'origine.

Puisque je suis dans la plainte signalons, même si cela n'a rien à voir avec le sujet, que les places de  stationnement, extérieures ou couvertes seraient, avec leur accès, parfaites si tout le monde roulait en Zoé Renault. En Clio ou C3 c'est déjà du sport de prendre la rampe...tant elle est étroite et raide.

le plan de circulation, dans l'immeuble, a été conçu soit par un dément soit par un bourreau: des portes successives se condamnent l'une l'autre, des balcons fuient et des ascenseurs font un bruit terrifiant et auquel personne n'a pu apporter de solution et j'en oublie.

Mais revenons au manque de rangement. Je garde des livres, des disques, des trucs depuis des années et j'ai aussi une bibliothèque tournante, une table de vigne, quelques objets de décoration chinés ici ou là, de la vaisselle et des souvenirs que, faute de place, j'ai entreposés dans un box dans une tour réservée à cet usage. Il y a toujours quelqu'un qui s'adapte et vous vend le "truc" dont vous avez grand besoin.

Cher le truc, sinon ce ne serait pas drôle. J'ai donc loué un "box" chez un garde-meuble cheap.

Au bout de 3 ans pleins la location de location du box rend onéreux le service et fait se poser la question du bien fondé de payer 100€ (assurance comprise) tous les mois pour des "pouilleries" qui s’abiment doucement. Les livres, par exemple, jaunissent et leur couverture se défraichit. 

Alors j'ai pris la décision de commencer à vider le box. A trier son contenu et même à en jeter une partie. J'ai sélectionné quelques cartons de livres pour les revendre, d'autres pour les déposer dans les "boîtes à lire" du quartier et enfin d'autres pour les conserver à l'appartement.

Je me retrouve avec plus de choses que je ne l'imaginais et une incertitude de plus en plus marquée sur ce qu'il convient d'en faire. Invariablement je stoppe alors mon travail, je referme le box en me disant que "j'ai avancé" et fait "du bon boulot". Je fuis le box un jour ou deux et... c'est reparti.

 

 

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 07:00

Je crois que c'est le premier livre que j'ai lu. J'ai lu tard. Vers 12 ou 13 ans. Une "jaunisse" (Hépatite) comme on disait à l'époque m'a cloué au lit. Pendant 1 mois. Je ne tenais pas en place; il a bien fallu que je m'occupe. J'ai commencé par Ponson du Terrail et les livres de la série "Rocambole" (sur un conseil de mon frère) puis "Mathias Sandorf" en 2 tomes de Jules Verne et donc "l'Odyssée".

Avec le "Robinson Crusoë" de Daniel de Foe un livre qui m'a marqué pour la vie.

Très récemment (j'en ai achevé la lecture -en 4 jours- cette nuit j'ai lu "Une Odyssée" de Daniel Mendelsohn, un auteur américain dont j'avais adoré "les disparus". Un livre dont je n'ai jamais oublié le thème et l'auteur: j'étais fait, je dirais même programmé pour cette "Odyssée".

Mendelsohn est professeur de littérature classique. Il anime un séminaire sur le livre attribué à Homère. Avec ses étudiants et en présence de son vieux père il analyse le classique. Il décortique l'ouvrage de son introduction au deux vers de sa conclusion en s'arrêtant sur les chapitres, sur l’œuvre, sur la transmission orale et écrite, sur le caractère d'Ulysse, de Penelope, de Télémaque mais aussi sur celle des autres personnages, humains, demi-Dieux ou Dieux.
Une sourde lutte entre le père et son fils est étudiée, en parallèle à l’œuvre et Mendelsohn et son père ont une relation que l'Odyssée peut aider à expliquer et comprendre.

La partie "analyse comparée" de l'Odyssée est absolument ÉBLOUISSANTE et donne à ce livre toute sa place: un véritable trésor de l'Humanité. Je le subodorais dès la première lecture, la profondeur de ce texte ancien est vertigineuse. Homère a donné sur la condition humaine un outil de compréhension et de prospection qui vaut toute la production de ce vieux Sigmund. Moins les scories et les tricheries.

Les pages sur l'amour entre autres, sont remarquables.

Le livre est subtilement construit et la partie "vécue", très américaine est intéressante parce qu'elle permet de respirer entre deux analyses pointues. Je ne peux citer de passage tant j'en ai soulignés qui le mériteraient.

Mendelsohn et son père terminent le séminaire par une croisière en paquebot sur les traces d'Ulysse. Même ce passage est drôle et profond par les réflexions que cela inspire à l'auteur.

Un livre, est-il besoin de le dire, qui fera le plaisir de vos prochaines journées si vous me faites confiance et le lisez.

 

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 07:00
Chez le colonel

Je fais partie de ceux qui abhorrent les fast-food et qui n'y mettent les pieds qu'obligés (!) et le moins souvent possible (1 fois par an, et encore).
Par fast-food j'entends aussi bien les épouvantables Burger King, McDonald's et Quick et leurs imitateurs mais aussi les Kébabs de quartier sans oublier les pizzas du style Domino.

Hum! on voit que j'ai oublié les fast-food spécialisés dans le "poulet"... le KFC du gourou-Colonel Sanders... C'est que, voyez-vous, et toute honte bue, j'aime ses "Tenders" avec la sauce "2Hot4U" ("to hot for You").

C'est inexplicable! j'ai des alibis mais ils ne sont pas béton: j'étais allé au "Kentucky Fried Chicken" à Londres en 1973 et c'était le nouveau monde pour moi. Avec Françoise, au Cambodge en 2009, nous avions avec surprise vu un "KFC" à Battambang, au coeur du pays. Oui, un "KFC" au pays Khmer.

Pourtant, je le concède, manger avec les doigts (malgré leur slogan qui prend le contrepied) c'est sale et désagréable. La queue devant les machines où l'on passe commande et le comptoir où on les retire est aussi flippante que dans les autres fast-food. Les clients y sont aussi bruyants et jeunes, voire très jeunes et la propreté y laisse autant à désirer. Tout semble gras et poisseux.

On a faim 3 heures après avoir englouti -avec mauvaise conscience, ça fait partie du package- beignets de poulet-frites mais fier d'avoir résisté au sirop de sucre qu'ils qualifient de dessert. Ainsi qu'au soda qui en contient autant, naturellement.

Vieux au milieu de gamin(e)s on est surpris de ne pas comprendre les bribes de conversation que l'on entend. On croit comprendre que Mario "ne kiffe pas les filles genre qui se la pètent en mode c'est moi la plus belle" mais on n'en est pas certain.

En sortant on se demande si on sent plus l'huile de friture ou le poulet pané. On se jure de ne pas y revenir jusqu'au jour ou ça nous reprend..

 

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