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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 14:50

Bien que, comme 99,99% de mes compatriotes j'ai le sentiment que le quinquennat de François Hollande n'a pas été parfait je n'ai pas de haine particulière contre l'ex-président qui, humainement, me semble sympathique. (ce n'est pas l'opinion de Michèle Cotta qui dans son livre "Quelle histoire!" dit que Hollande se sert des gens et les oublie à la seconde où il n'a plus besoin d'eux, passons.)

Je lui ai trouvé quelques circonstances atténuantes pour ces 5 années au bilan accablant mais son attitude lamentable vis à vis de son successeur est en train de me le rendre insupportable.

La "trahison" de Macron est une vue de l'esprit. Un ambitieux sur de ses capacités est fatalement obligé de "tuer" ses rivaux et modèles au fur et à mesure qu'il se rapproche de son but. S'il ne "tue" pas ceux qui font obstacle entre lui et le pouvoir c'est lui qui est mort. Hollande a donc utilisé les services de Macron qui, en retour, s'est servi de lui. Il est absurde de parler de trahison.

Payant par des abimes d'impopularité une politique incompréhensible et ne satisfaisant personne (ni son camp, ni les tièdes ni l'opposition) François Hollande a perdu un à un tous les pouvoirs et soutiens qu'il avait (Sénat, régions, majorité à l'Assemblée nationale....) pour se retrouver quasiment seul (avec Le Foll il est vrai!!!!!) et dans l'incapacité de se représenter.

Deux jours après la fin  de son mandat présidentiel on se surprenait, parlant de lui, à dire: "François qui?".

Après 1 an pendant lequel il a sagement accepté d'être oublié et à la faveur d'un livre plaidoyer pro-domo les médias qui n'avaient pas de mots assez durs pour le désigner lui ont subitement trouvé des qualités à partir du moment où, par vanité et, osons-le dire, par mesquinerie, il s'est mis à torpiller Emmanuel Macron. Le "Capitaine de pédalo", alias "Guimauve le conquérant" a retrouvé des couleurs puisqu'il permettait aux aigris des médias de lancer des scuds sur Macron qu'ils se sont mis, aussi soudainement qu'ils l'adorèrent à le détester.

Qu'un ancien Président au bilan aussi "contrasté" se livre à de tels combats est simplement ahurissant. Moins cependant que pour le même d'imaginer qu'il a un "avenir politique". Mort, Pompidou en a plus que lui!

S'il se tenait à carreaux et oubliait la politique l'Histoire pourrait lui trouver une place du genre de celle qu'occupent des présidents comme Armand Fallières ou René Coty.

 

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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 07:00

Comme les chats je dois avoir plusieurs vies: ou la mienne bénéficie d'un regard bienveillant d'en haut.

J'ai cru ma dernière heure arrivée en cette veille de Noël. Je ne sais pas ce qui m'a permis d'être encore ici pour le raconter. Peut-être ma radicale sobriété au dîner familial. Peut-être? non, sûrement.

Et aussi le souvenir de mon oncle Claude qui avait agonisé une nuit entière sur une route de Bourgogne après un accident dû, lui, au verglas. J'ai tellement pensé à lui que j'ai réussi à atteindre Carbone (31) je ne sais pas comment.

J'ai d'abord, en fin d'après-midi, fait confiance au GPS de la voiture de location qui m'a fait fait prendre un itinéraire baroque pour relier Toulouse à la maison de campagne d'Ariège où j'étais attendu.

Il était convenu que je ne dormirais pas sur place et cela ne m'avait posé aucun soucis. Vers 11H45 je prends donc la route du retour. A ma surprise je trouve l'émission que j'écoutais à l'aller ("par Jupiter" sur France Inter) pratiquement où je l'ai laissée au retour.

Ce mois de décembre est doux (il fait 12° c cette nuit) et humide. La maison étant située sur une hauteur je ne prends pas conscience que le brouillard est exceptionnellement dense. Je ne le comprends qu'une fois le chemin d'accès à la maison descendu: arrivé sur la route je ne vois rien. Rien de rien. deux mètres au-delà du capot moteur tout au plus. Phares et anti-brouillards sont quasiment inopérants.

La buée dans la voiture, l'extrême difficulté à voir les accotements de la route, l'impossibilité de lire les panneaux de signalisation, le noir de la nuit... je vis un cauchemar et roule à moins de 30 km/H. Il m'est impossible de faire demi-tour et je conduis au jugé en me basant aussi sur le GPS. Évidemment la route est sinueuse et de longues descentes succèdent à des montées. Je crois aussi traverser des forêts? Des bois en tous cas.

Il me faut une heure bien sonnée pour atteindre "la civilisation" en l'occurrence Montesquieu-Volvestre, la Nationale et un brouillard moins monstrueux.

Une heure pendant laquelle je me suis senti extrêmement seul (radio coupée, impossible -et inutile- de passer un coup de fil) et menacé à tout instant. Tout le temps je me suis dit que j'allais avoir un accident. J'ai frôlé la catastrophe en pleine conscience.

Ce qui était inconscient c'était de reprendre la route ce soir là. Parfois j'agis avec une légèreté suicidaire.

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 07:00

J'ai donc ajouté mon nom aux millions de noms de celles et ceux qui sont allés voir le film de Gilles Lellouche "Le Grand Bain", le film "feel-good" du moment, comme disent les cuistres de la critique. En gros ça veut dire qu'on rigole mais aussi qu'on se sent concernés et qu'on se sent meilleurs en sortant de la salle de cinéma.
En fait "Le Grand Bain" est sans conteste un film bien fait, drôle et bienveillant. Pas de ces comédies de série avec des acteurs dépositaires de "l'esprit-canal+" ni avec des Miss Météo ou des animateurs de télé reconvertis. Il y a un scénario, il est solide, tout comme le sont les dialogues.
Les comédiens sont excellents (même celui que j'ai souvent considéré comme un imposteur, Philippe Katherine) et à tous moments, ON Y CROIT.

Le point de départ est l'improbable constitution d'une équipe de natation synchronisée masculine par Virginie Efira (Et Leila Bekhti, toutes les deux parfaites). il y a là la quintessence de la virilité cabossée: Jean-Hugues Anglade en musicien raté et serveur de cuisine de lycée, Benoït Poelvorde en fossoyeur d'entreprises professionnelles, Guillaume Canet, Philippe Katherine (en looser-benêt), un acteur pakistanais amusant et Mathieu Amalric, un acteur que je trouve très surévalué sauf dans ce film où il est excellent.

Il y a du fond et de l'humour, parfois terriblement vachard. Trois scènes resteront pour moi: celle dans laquelle Mathieu Amalric dit réellement ce qu'il pense à son patron, sur un canapé, celle où deux soeurs, interprétées par Marina Fois et Mélanie Doutey se disent de but en blanc ce qu'on ne dit pas en famille: lassée d'être infantilisée et méprisée par sa soeur dont le mari a "réussi" Marina Fois lui révèle les pratiques sado-masochistes auxquelles son mari se livre discrètement et qu'elle ignorait et enfiin la scène où l'on apprend comment l'un des nageurs a augmenté sa capacité à ne pas respirer. (Il fallait y penser!)

Les séances d'entraînement sont un peu longuettes et le langage de corps de garde de Leila Bekhti, coach infirme,est un gag qui s'épuise assez vite.

J'ai beaucoup pensé à mon fils Nico lorsque excédé Canet jette l'infirme à l'eau: ça m'a rappelé la Provence et Grasse il y a 20 ans!. Le comique vient de deux côtés: le physique très "imparfait" de l'équipe et l'aspect un peu grotesque de la discipline. On a du mal, sans être "macho", à concevoir que ce sport puisse se développer: ils ont franchement l'air gourde! même les équipes du championnat, dans lesquels les nageurs sont des athlètes prêtent à rire.

Je comprends le succès du film qui rappelle les films britanniques du type de l'indépassable "Full Monty". L'aspect social, la réflexion sous-jacente sur ce qu'est la réussite, les moments d'émotion... Nous sommes en présence non pas d'un produit filmé mais d'un vrai film d'auteur qui, en plus, est une comédie irrésistible. Ce ne sont pas les Tuche!

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 07:00

Parce qu'ils délivrent, en blouse blanche parfois, des médicaments les pharmaciens bénéficient d'une aura qui les élève et les distingue du commun des fromagers et autres marchands de légumes.

Pourtant si vous approfondissez votre observation de ce qui se vend dans une officine de pharmacie vous constaterez que cela tient plus de l'épicerie (fine, je vous l'accorde) que de l'annexe médicale.

Shampoings, savons, pâtes dentifrice, tétines et produits de régime l'essentiel de la marchandise exposée tient de la para-pharmacie voire du rayon hygiène, comme dans n'importe quel magasin.

Pourquoi payer le coton, les coton-tiges, les brosses à dents, les pinces à ongles et les pansements jusqu'au double du prix pratiqué hors pharmacie? les marques et l'emballage, plus "professionnels" ou "médicaux" le justifient-elles?

Évidemment non! mais l'environnement médical, la lumière, le silence et la componction incitent à se croire dans une clinique annexe et à donner de la plus-value à ce qui y est commercialisé.

En y regardant de plus près une grande partie des articles proposés à la vente sont du tout-venant que des textes de loi obsolètes considèrent comme "chasse-gardée" des pharmacies on ne trouve certains équipements que là. Du coup il y a des abus car les prix sont différents d'une pharmacie à l'autre, d'un quartier à l'autre, d'une ville à l'autre.

Le "Donormyl", qui aide momentanément à recouvrer le sommeil est vendu sans ordonnance entre 2,20€ (Pharmacie Lafayette) et 4,95€ (Pharmacie de l'Avenue de Muret). Le constater c'est signaler à ces gens-là qu'eux aussi participent au sentiment de perte du pouvoir d'achat d'une partie de la population.

Rien ne me semble justifier ces prix élastiques qui changent, toujours à la hausse, d'une fois sur l'autre pour le même produit.

Les laboratoires, qui sont passés maître dans l'art de nous voler devraient suffire sur ces articles parfois indispensables.

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25 décembre 2018 2 25 /12 /décembre /2018 07:00

Le 24 décembre j'imagine que tout le monde vit la même chose: l'urgence dans tous les domaines. Ne rien oublier et penser à tout (et réciproquement).
Les magasins sont débordés par une clientèle stressée et pressée qui compte acheter le dernier cadeau manquant ou la course alimentaire indispensable et qu'on avait oubliée.
On ne s'attend pas, à la caisse ou ailleurs à trouver "la" dinde égoïste qui monopolise un temps précieux pour ses 2O achats de toute dernière minute.
C'est pourtant ce qui est arrivé hier vers midi, heure difficile s'il en fût, devant le chalet des papiers cadeaux de la FNAC avenue Franklin Roosevelt.

Nous étions six ou sept, sur 3 files d'attente et l'une de ces files était bloquée par une emmerdeuse qui avait sept ou huit paquets à faire faire. Il lui fallait, naturellement, des papiers différents, elle devait écrire le nom du récipiendaire à chaque paquet fini et n'acceptait pas les pochettes toutes faites pour les livres.
Tout le monde s'impatientait mais elle s'obstinait à la jouer en mode "je suiis seule et je vous ignore".

Même les trois jolies jeunes filles qui faisaient les paquets pour le compte du secours Populaire s'impatientaient.

Le croirez-vous? quand elle fût enfin servie et satisfaite cette infecte bonne femme ne donna pas une pièce de 0,5€ et s'en alla sans un merci ni un au-revoir.

Personne ne lui envoya un coup de pied au cul qu'elle avait pourtant mérité de haute lutte.
 

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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 07:01

La multinationale de l'Entertainment à l'américaine, une des plus grosse machines à décérébrer les populations qui ait jamais été crée vient de refaire parler d'elle ces jours derniers.
En déposant comme "marque" le Swahili "Hakuna Matata" (littéralement: "pas de problèmes") et en produisant une resucée de "Mary Poppins" plus de 50 ans après le premier film, pourtant assez navrant.

Disney Corp, car c'est d'elle qu'il s'agit, a fait réaliser, il y a plus de 20 ans un dessin animé, "Le Roi Lion" dans lequel une chanson portait ce titre africain et a décidé, sans plus de procès, de déposer un élément de vocabulaire comme une marque industrielle. C'est tellement gros, tellement ridicule, tellement scandaleux que ça passe! au pays de Donald Trump plus rien n'étonne.

Les gauchos des années 70, les Trotskos et les rouges parlaient, à tort et à travers, "d'impérialisme américain": ils avaient le tort d'avoir raison trop tôt. Avec Trump et son univers mental les américains les moins intelligents sont au pouvoir. Mickey est au pouvoir, Miley Cirrus et Mariah Carey sont au pouvoir... et ils se sont donnés comme but d'américaniser encore plus le monde.

... au grand dam des Chinois qui, question impérialisme, en connaissent désormais un rayon.

Nos médias plus moutonniers que mille bergeries ont annoncé, à grand renfort de publicité gratuite, le "retour de Mary Poppins". Cette mièvrerie bêtasse englue les écrans et suscite le même engouement chez des consommateurs abrutis par le marketing que la sortie d'une montre parlante de chez Apple.
Je suis certain que des familles ont dormi sous la tente sur les boulevards pour être les premiers à voir la dinde au parapluie chanter des refrains cons.

Il ne vous aura pas échappé que Disney, une fois de plus, est derrière la nurse gourde et que le film est sorti partout, Sibérie comprise.

 

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 07:00

La chorale qui m'accueille cette année donne, de temps en temps, des récitals en public pour faire plaisir à des associations à but caritatif en plus de ceux, gratuits, qui nous permettent de tester notre niveau, de nous frotter à une (gentille) critique et de passer et faire passer de bons moments.

Dimanche dernier, dans un étonnant et insoupçonnable couvent religieux du centre de Toulouse nous avons Massac... interprété 6 ou 7 chants que nous maîtrisions les mieux. Le "Cantique de Jean Racine" de Gabriel Fauré et "Tollite Hostias" de Camille Saint-Saëns étant, par exemple, convenables en répétitions.

Une association donnait son dîner de Noël et nous étions prévus pour "animer" le dessert par nos harmonieuses harmonies..

Trop d'attente? les effets de la Blanquette? l'abus de chocolats en papillote? la chaleur? l'émotion? les craintes des "nouveaux-nouvelles"? tout cela sans doute. Notre prestation fut, pour moi et quelques autres un peu critiques, ca-la-mi-teuse. Départs ratés, paroles oubliées (notre chef de chœur refuse que nous ayons les partitions en concert et avait choisi des airs en espagnol ("Ay Linda Amiga"), en Italien ("Bella Ciao", en vieux Français ("Le chant des canuts") et en latin. pupitres partant en croisière ou se trompant de ligne, erreurs de notes, voix disgracieuses, absence de suivisme du chef. Un désastre.

Public (très) amateur ou (très très) magnanime nous fûmes applaudis et... bissés.

Il y eut une jolie attitude du chef de la chorale qui scinda la chorale et nous envoya dans le public chanter avec eux. Ils étaient ravis et chantèrent de très bon cœur. Sans relever le niveau, est-il nécessaire de le préciser?

ce soir nous avons le "débriefing" du concert: je crains que les compliment soient rares!

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 07:00

J'ai pris en cours une "dramatique" sur le "procès" et la condamnation à mort de la Reine Marie-Antoinette en 1793. Elle était diffusée ce dimanche sur la chaîne Histoire et, bien que tournée manifestement à l'économie, quelques bons acteurs lui conféraient une justesse appréciable. J'ai ainsi reconnu Patrick Chesnais et Daniel Mesguich plus quelques acteurs de second voire de troisième plan.
Les scènes de tribunal étaient bien rendues et l'iniquité de ce procès sautait aux yeux: Comme principe la Révolution devait condamner à mort le régime qui l'avait précédé et donc ses principaux représentants, le Roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette, leur fils, le dauphin et quelques membres éminents de ce qui fut leur cour dont la malheureuse princesse de Lamballe.

Fille du Roi d'Autriche et placée par son mariage sur un trône stratégique Marie-Antoinette n'avait guère la possibilité d'oublier ses origines. Qu'elle ait comploté contre la République une fois la monarchie abattue ne fait aucun doute.

Sa légèreté, sa réputation, ses dépenses et sa funeste influence, si elles furent exagérées et utilisées contre elle comme des glaives achevèrent de la déconsidérer et la livraient au "rasoir national".

La République ne s'honora pas en calomniant la femme et la mère et en l'accusant de turpitudes à la fois grotesques et ignobles.

Tous les témoins de l'époque et même ses ennemis les plus acharnés dirent que ses derniers mois et sa mort rachetèrent ses erreurs passées.

Tout en regardant ce film je me faisais les réflexions que j'étais en train de faire du Stéphane Bern en compatissant pour une Reine et je constatais aussi que les pompes et boursouflures de langage de la république alors dans sa deuxième année m'agaçaient, je constatais aussi des similitudes entre la haine des "tricoteuses" du procès de Marie-Antoinette et les harpies pousse-au-crime (anti-Macron) des ronds-points de la révolte actuelle des gilets jaunes.

Les calomnies et autre "fake-news" (Brigitte Macron dépenserait 10000€ par mois de maquillage) sont les dessins injurieux d'aujourd'hui. Salir sert toujours à désacraliser, premier pas vers la déchéance.

Je voyais aussi comme l'Histoire offre de ces fatalités qui, sur le moment, semblent évitables. Naïve, la Reine détestée croyait encore qu'on "la déporterait"!

 

 

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 07:00

J'ai beau ne plus être "un perdreau de l'année" (j'aime cette expression!) depuis belle-lurette je suis parfois abasourdi par notre époque.

J'en veux pour preuve ce que j'ai lu sur le site du "Point" ce lundi 17 décembre 2017. Le groupe Vinci, à qui, en notre nom Dominique de Villepin a offert des bénéfices sur un plateau en prolongeant ses concessions prend prétexte des dégradations faites sur certaines barrières de péage pour utiliser la vidéo et facturer leurs passages à celles et ceux qui avaient profité des barrières levées par les gilets jaunes.

L'Etat va être mis à contribution pour donner les adresses des automobilistes photographiés en "flagrant délit" de non-paiement de l'octroi..

Un opérateur privé peut donc mettre à contribution un service de l'Etat pour des raisons mercantiles. Vinci a tous les droits! et celui de faire payer plus cher les portions d'autoroutes les plus utilisées comme d'augmenter les péages sans autre raison que celle d'augmenter la rémunération des actionnaires (NDLR + 1,8% au 1er février 2019). Je serais un gilet jaune cette prétention à faire payer quand même ceux qui ont vu la barrière levée sans rien demander me ferait retourner séance tenante sur les barrages! Cette attitude est non seulement ingrate mais mesquine.

Le magazine ajoute que Vinci précise que des "automobilistes ont déjà, d'eux-mêmes, contacté les services-clients pour régler leur trajet".
Les bras m'en tombent. Comment elle dit la chanson? "j'suis cocu, j'suis cocu, mais CON-Tent"?

 

PS: le "Huffington Post daté du mardi 18 cite Vinci: "Cette procédure sans doute insuffisamment expliquée, donc mal comprise, a suscité depuis hier un grand nombre de réactions négatives", a reconnu Vinci dans un communiqué. "VinciAutoroutes a décidé de renoncer à son application."

Même "bien expliquée" elle serait restée incomprise!

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 08:38

"Il faut bien que tout le monde vive"... est la réponse des personnes à qui je témoignais mon mépris et mon dégoût devant l'ignominie qui a fait diffuser "I Shot The Sheriff" de Bob Marley par la chaîne de télévision BFMTV au moment de la mort du tueur du marché de Strasbourg la semaine dernière.
Je n'ai aucune pitié pour cet homme mais ai du mal à accepter qu'en démocratie on "abatte" purement et simplement un ennemi armé. Je l'ignore mais imagine qu'il existe des possibilités pour le neutraliser sans le tuer..

Pour comprendre cette engeance il me semble qu'on pourrait, ne serait-ce qu'essayer, de maintenir en vie ces tueurs religieux qui ont beaucoup de choses à nous apprendre pour connaître celles et ceux qui les remplacent, leur mode de pensée, leurs buts et leurs faiblesses. Or, quasiment à chaque fois, ça se termine par la mort du terroriste et le "ouf" de soulagement des autorités, de la police et des médias.

BFMTV, ce chantre de la beaufitude replète et contente d'elle-même est un robinet à conneries comme peu ont existé avant lui: il diffuse tout le temps et fait monter la mayonnaise sur tout et n'importe quoi. C'est une entreprise commerciale qui vend de la pub et qui n'a aucun état d'âme. On filme tout, pendant des heures, on flatte tous les côtés malsains des spectateurs mais surtout son voyeurisme et on flatte les instincts les moins reluisants des Français.

Je ne peux pas le prouver mais j'en suis certain: à la chaîne "I Shot the Shériff" (le tueur strasbourgeois s'appelait Cherif) illustrait bien la satisfaction des équipes et le travail bien fait. C'est seulement parce que quelques uns se sont émus de cette méprisable action de diffusion de la chanson que l'on a, maladroitement, fait machine arrière et invoqué une erreur. Le hasard voulait qu'il n'aient tout de même pas diffusé ni "La bonne du curé" ni "Scoubidous" mais bien "I Shot The Sheriff". Qu'ils assument.

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