Bien que, comme 99,99% de mes compatriotes j'ai le sentiment que le quinquennat de François Hollande n'a pas été parfait je n'ai pas de haine particulière contre l'ex-président qui, humainement, me semble sympathique. (ce n'est pas l'opinion de Michèle Cotta qui dans son livre "Quelle histoire!" dit que Hollande se sert des gens et les oublie à la seconde où il n'a plus besoin d'eux, passons.)
Je lui ai trouvé quelques circonstances atténuantes pour ces 5 années au bilan accablant mais son attitude lamentable vis à vis de son successeur est en train de me le rendre insupportable.
La "trahison" de Macron est une vue de l'esprit. Un ambitieux sur de ses capacités est fatalement obligé de "tuer" ses rivaux et modèles au fur et à mesure qu'il se rapproche de son but. S'il ne "tue" pas ceux qui font obstacle entre lui et le pouvoir c'est lui qui est mort. Hollande a donc utilisé les services de Macron qui, en retour, s'est servi de lui. Il est absurde de parler de trahison.
Payant par des abimes d'impopularité une politique incompréhensible et ne satisfaisant personne (ni son camp, ni les tièdes ni l'opposition) François Hollande a perdu un à un tous les pouvoirs et soutiens qu'il avait (Sénat, régions, majorité à l'Assemblée nationale....) pour se retrouver quasiment seul (avec Le Foll il est vrai!!!!!) et dans l'incapacité de se représenter.
Deux jours après la fin de son mandat présidentiel on se surprenait, parlant de lui, à dire: "François qui?".
Après 1 an pendant lequel il a sagement accepté d'être oublié et à la faveur d'un livre plaidoyer pro-domo les médias qui n'avaient pas de mots assez durs pour le désigner lui ont subitement trouvé des qualités à partir du moment où, par vanité et, osons-le dire, par mesquinerie, il s'est mis à torpiller Emmanuel Macron. Le "Capitaine de pédalo", alias "Guimauve le conquérant" a retrouvé des couleurs puisqu'il permettait aux aigris des médias de lancer des scuds sur Macron qu'ils se sont mis, aussi soudainement qu'ils l'adorèrent à le détester.
Qu'un ancien Président au bilan aussi "contrasté" se livre à de tels combats est simplement ahurissant. Moins cependant que pour le même d'imaginer qu'il a un "avenir politique". Mort, Pompidou en a plus que lui!
S'il se tenait à carreaux et oubliait la politique l'Histoire pourrait lui trouver une place du genre de celle qu'occupent des présidents comme Armand Fallières ou René Coty.
