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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 07:00

Les femmes, quoi qu'on en dise, sont des idiotes qui s'intéressent à Brigitte Macron plutôt qu'à l'action de son mari, qui rêvent de perdre du poids à longueur d'année, qui voient une voiture pratique dans la "Picasso" et ne pensent qu'à acheter des fringues et du maquillage.

C'est en tous cas l'image qu'on se fait d'elles lorsque l'on parcours un magazine qui leur est spécifiquement destiné. Pourquoi, d’ailleurs, envisager un support destiné aux femmes? absurde!.

Rarissime aujourd'hui. Depuis l'apparition de la COVID-19 ni le dentiste, ni le coiffeur, encore moins le médecin ou le kiné, nul ne s'avise plus de laisser des magazines à disposition dans leurs salles d'attente. Des fois que le Coronavirus se cache entre les pages 42 et 43 de "Elle", de "Psychologies" ou de "Notre Temps" (NDLR: Là on est en consultation chez le gérontologue!).

Finie la possibilité de lire un vieux "Point", un ancien "Marianne" ou de feuilleter un "Figaro Magazine" daté. A noter que même daté de la semaine en cours le contenu du "Figaro Magazine" est vieux. On n'y parle que de placements financiers, de cuisine vieillotte, de fringues strictes et d'idées politiques rances. Philippe Bouvard y signe encore une chronique dite "humoristique"... c'est dire!

Refermons la parenthèse. Au centre de vaccination anti-Covid du principal hôpital public de cette bonne vieille ville de Toulouse il y avait encore des magazines. Deux "Elle" (avec Karine le Marchand et Loana en couverture) et un "Notre Temps". Je passe rapidement sur ce dernier titre. Ça sent l'EPHAD, le fibrome et la dépression nerveuse et je reviens sur "Elle" qui n'a pas changé d'un iota depuis l'époque où je le parcourais avec un œil professionnel. Il y a mille ans de cela.

Je déteste cette revue que j'ai toujours trouvée bavarde, prétentieuse, creuse, cancanière, moutonnière et prévisible; bref inintéressante au possible. Je n'aime pas la femme qui lit "Elle" et ne l'ai jamais aimée. Trop superficielle, trop artificielle. Je n'ai que dédain pour celle qui le fait et aucune mansuétude pour celle à qui s'adresse la direction commerciale et la rédaction de ce magazine.

Quand cette pattemouille de Denisot s'est lancé dans la presse j'ai crains le pire et n'ai pas été déçu. Il ne manquait plus que le "Magazine de Sophie Davant" et il existe!!!!  naturellement, il se vend. L'un des numéros, il est vrai, avait sa une sur "les conseils forme d'Evelyne Dhéliat". Là.... on ne lutte plus.

J'en reviens au début de ce post d'humeur: pourquoi vouloir une presse séparée et pourquoi la vouloir aussi médiocre?

 

 

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 07:00
Barack et Bruce

Spontanément, comme ça, si on me demandait qui j'admire il y a toutes les chances pour que l'ex-Président des U.S.A Barack Obama soit dans les premiers cités. Je n'ignore pas que l'intelligentsia hexagonale s'est entichée de lui au-delà du raisonnable et que le bilan de ses deux mandats n'est pas mirobolant. Je sais aussi que dans son pays son action est jugée avec sévérité et qu'il a déçu jusqu'à ses partisans les plus zélés. Tant pis! je reste ébloui par l'homme et admiratif de ce qu'il a pu réaliser. Quand on sait qui l'a précédé et surtout qui lui a succédé on a tendance à être magnanime avec Obama. De plus la politique américaine contraint les dirigeants à l'impuissance dès les élections de mid-terms.

A coup sur le chanteur Bruce Springsteen viendrait lui aussi dans les premiers que je citerais: le chanteur, le compositeur, le show-man, l'artiste, l'homme enfin, je l'ai écrit ici à chacune des sortie d'un nouveau disque, m'apparaît comme admirable au sens premier du terme ("qui suscite l'admiration").

Vous me voyez venir? le père Noël, dans sa grande sagesse (et bien renseigné) a laissé dans mes chaussures le livre écrit à quatre mains par ces deux là, Barack Obama et Bruce Springsteen. Ça s'appelle (évidemment) "Born in the USA" titre du tube énorme (et controversé parce que mal compris) du chanteur. Fayard le publie en France et c'est sous-titré "Rêves * Mythes * Musique".

Il n'est point besoin de connaître la discographie complète du Boss ni d'être incollable sur la présidence du premier Président afro-américain des États Unis pour être passionné par le dialogue entre eux. Tout n'est pas du même intérêt mais rien n'est insignifiant.

Voilà in fine les raisons pour lesquelles il ne faut pas désespérer de ce gigantesque et déroutant pays. C'est un creuset où se forment à la fois les esprits les plus brillants et la terre où s'épanouit la bêtise la plus crasse.

J'étais, je le reconnais, conquis d'avance tant Obama et Springsteen font partie de mes références mais je suis presque étonné de la beauté des photographies, de l'intelligence des textes et de la hauteur de vue des deux protagonistes.

Et le livre mérite amplement l'appellation de "beau livre" qu'on regarde régulièrement et qui occupe une place de choix dans nos bibliothèques personnelles.

 

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31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 07:00

Pierre Bas, dans son remarquablement documenté livre: "Panorama impertinent du cinéma Français" (Editions Vendémiaires) a analysé le cinéma Français mieux que quiconque ne saurait le faire. Son étude en deux volumes date de 2012 mais il n'y a pas une virgule à changer. Au contraire, ce qu'il décrivait s'est aggravé et, d'après moi,  le cinéma hexagonal en est au stade terminal. Je vous conseille son livre (réédité) qui allie humour et érudition dans un savoureux cocktail.

Je reviens sur la "comédie Française" au cinéma, une spécialité bien de chez nous dont il n'y a pas lieu d'être fier. J'en ai vu quelques unes (en partie seulement, elles sont tellement mauvaises..) ces derniers temps qui me font penser qu'il existe une sorte de modèle de base.

D'abord les comédiens. De Jean Dujardin à Patrick Chesnais les acteurs et les actrices de comédies sont presque toujours les mêmes: Alexandra Lamy et Franck Dubosc étant distribués dans une comédie sur deux. Curieusement ce ne sont ni les plus doués pour faire rire, ni des gages de succès commerciaux.

Deuxièmement une idée de départ, même ténue, suffit. On l'étirera sur plus d'une heure si nécessaire ("Le prénom").

Troisièmement on glissera un long moment d'émotion complètement incongru (un deuil, une maladie grave, un accident ou un décès) dans le scénario. L'alternance du rire et de l'émotion n'est pas négociable.

Quatrièmement on fera en sorte qu'une ou plusieurs suites soi(en)t presque obligatoire(s) ("Mon Dieu qu'ai-je fait... ", "Camping", "La vérité si je mens", Régime minceur", "Les Tuche" etc.)

Ensuite on "casera" un ou deux ex de Canal+ (une miss Météo, Kad Mérad, Une "nulle" ou Farrugia) un ex- des "Deschiens" (si Yolande Moreau est disponible c'est parfait) et on n'aura garde d'oublier un clin d'oeil en participation (Depardieu, Adjani ou, si le film est cheap, Catherine Jacob).

Étiré sur plus d'une heure et demie le film, c'est normal, est emmerdant et, plus grave, pas drôle du tout. Une bande annonce taillée au sécateur et des critiques dithyrambiques des médias vous le cacheront et plus d'un million de gogos assureront les vacances princières d'ex de la pub reconvertis "cinéastes".

Avec les USA nous sommes les plus gros pourvoyeurs de comédies-nulles du monde. Je pense à un film dans lequel Carole Bouquet et Clémentine Célarié se disputent, en grands-mères abusives, ("Boutchou"), aux films de et avec Michèle Laroque etc.

Qu'on puisse investir dans de tels nanars me laisse sans voix.

 

 

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 07:00

Un travers de notre époque consiste à appliquer un diagnostic médical hasardeux à tout comportement suspect. On ne compte plus les "pervers narcissiques", les "psychopathes", les troubles bipolaires et les autistes qu'on voit absolument partout.

Notre besoin maladif de faire rentrer tout et son contraire dans des cases déterminées empêche la réflexion et favorise une simplification qui complique les choses au lieu de les simplifier.

S'y ajoute une évolution sémantique qui fait qu'on n'utilise plus les mots trop anciens ("rhumatismes", "démence sénile", "dépression nerveuse"...) qui ont, estime t'on, fait leur temps (en réalité je soupçonne qu'on les trouve trop simples). Le voisin irascible et mauvais coucheur devient plus inquiétant et donc plus intéressant si on le qualifie de pervers narcissique. Un beau-frère macho et jaloux intéressera plus s'il est lui aussi qualifié de "pervers". La perversité est à la mode.

L'autisme est mis à toutes les sauces, le plus souvent à tort et à travers. Moins on connaît une pathologie plus on en utilisera ses aspects supposés pour désigner quelque chose qui à peu avoir avec elle. Au risque de froisser (voire de déstabiliser) celles et ceux qui y consacrent le plus clair de leur temps.

Tout ceci ne serait qu'agaçant si ces simplifications ne vulgarisaient des idées toutes faites et qui sont, dans le meilleur des cas, réductrices quand elles ne sont pas fausses et génératrices de malentendus. 

Une fois encore j'enfile les hardes du "chevalier à la triste figure" et m'attaque à des moulins à vent. Les médias ont autre chose à faire (quoi?) que définir un état et employer les mots adéquats.

la locution "pervers narcissique" amène  victime et victimisation et donc l'apitoiement temporaire, elle entraîne aussi la quête de responsable et l'appel à la vindicte contre un coupable identifié.

L’affadissement des idées et des concepts passe par le détournement, conscient ou pas, des mots et des locutions. Sans aller jusqu'à la "novlangue" orwellienne le glissement du sens du vocabulaire procède de la volonté de dominer d'un pouvoir (la presse) dominateur et/ou paresseux. 

(Merci Barbara pour l'idée de départ de ce post)

 

 

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 07:00

L'émission passe-plats de France 5 "C' à vous" animée (si peu!) par Pierre Lescure, Patrick Cohen, Anne-Elisabeth Lemoine et quelques autres ne déroge pas à la règle télévisuelle en cours depuis au moins deux décennies: un mélange d'informations, de racolage, de service après-vente, des tics et de l'entre-soi.

Le genre d'émission qui rappelle le robinet d'eau-tiède: on s'insurge contre le réchauffement de la planète, les violences faites aux femmes ou la présence des Talibans au pouvoir à Kaboul. C'est bien, ça ne mange pas de pain puis on bouffe en discutant avec Enrico Macias ou Claude Lelouch...

Pour ce qui est de manger l'émission consacre quelques minutes à un spécialiste qui prépare en coulisses un plat dont les ingrédients et le nom viennent d'une autre galaxie.

L'émission s'articule en séquences rapides (le chronomètre est l'obsession de la télévision) ponctuées d'interventions d'invités (toujours les mêmes) venant vendre leur salade. Vous l'avez vue une fois, vous connaissez l'émission qui est immuable. Comme est récurrent le sentiment d'avoir perdu son temps lorsqu'on s'abandonne devant ce "spectacle" télévisé.

Jeudi 16 décembre Charlotte de Turkheim, ex-comique reconvertie dans le cinéma-prêt à consommer était interrogée sur son ... film... dont le propos concerne les régimes minceur, le surpoids et le mal-être des gros. Inutile de dire que la bande-annonce du... film... ne pouvait masquer l'indigence de la chose. D'ailleurs personne, pas même Turkheim n'essayait. Comme "Les Tuche 4" sorti concomitamment la seule donnée intéressante est le montant des recettes. J'ai été rassuré: l'ambition de la "metteur-en-scène" n'était pas d'être diffusée en cinémathèques ou en ciné-clubs mais absorbée avec force pop-corn après le dîner au McDo et avant le dernier verre au "Macumba".

Alors... pourquoi parler d'une daube qui parle des daubes aux consommateurs de daube? parce que Mme de Turkheim a reconnu qu'elle était incapable de "parler jeune" et qu'elle avait confié la tâche à un authentique jeune.

Je crois que Orson Welles et Jo Manckiewicz ont eu ce même problème!!

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 07:00

Science et Vie TV est ma plus récente découverte en matière d'informations télévisées. C'est aussi la plus flippante. Une succession de sujets casse-moral qui relèguerait presque les autres au rang de télévisions pour enfants. Climat, tempêtes, ouragans, tremblements de terre, incendies géants, disparition des espèces, pollution, explosions nucléaires.. le menu est copieux et indigeste. Stressant en tous cas.

Mais bien fait. Ce sont des documents bien réalisés, ayant la caution scientifique et abordant tous les aspects d'une question. Une chaîne qui tourne résolument le dos à "l'infotainment" qui domine partout ailleurs. 

Fasciné j'ai regardé un doc sur la réaction à long-terme des autorités américaines après les attentats du 11 septembre 2001. J'ignorais que la mouvance Al Quaida a l'objectif non démenti de supprimer "2 millions d'enfants américains" ce qui signifie utiliser une bombe atomique (ou plusieurs) sur le territoire des USA. 

Une reconstitution extrêmement précise et terriblement inquiétante des suites d'une explosion nucléaire à Washington montrait que le nombre de morts était absolument vertigineux et que la chaîne de commandement avait été pensée pour que la démocratie américaine ne soit pas désorganisée. Cette simulation, qui s'éloignait au fur et à mesure du temps du point d'impact de l'explosion (un terroriste et une valise suffisaient) démontrait l'extraordinaire pouvoir de destruction de la bombe en précisant que l'uranium enrichi pouvait se retrouver entre les mains de terroristes décidés à utiliser l'arme fatale. Il était dit, en substance, que les armes "sales" (bombe A, armes chimiques),pouvaient circuler ou circulaient depuis la fin de l'Union Soviétique. 
Ce que j'avais vu m'a tellement remué que j'ai arrêté la télévision et ai tenté de penser à autre chose. 

La chaîne toute l'histoire parlait du KGB actuel (FSB) et de l'empoisonnement des opposants au polonium. J'étais au bord de l'évanouissement.

Allons sur Netflix, ils sauront me faire penser à rien. Je regarde l'extraordinaire doc sur les attentats du 13 décembre 2015 à Paris ("Bataclan" et autres). Passionnant mais destructeur de moral. Incroyables témoignages et sobriété du discours. Des victimes absolument prodigieuses de retenue, d'humanité et d'intelligence. 

Mais.... entre les conneries de la télé-poubelle et les programmes démoralisants je ne sais où m'adresser. 

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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 07:00

Je ne fais pas le malin et suis bien conscient que tout, absolument tout, a été dit et écrit sur "Squid Game" la mini-série Coréenne qui a défrayé la chronique et conquis la planète.

J'évacuerais d'entrée l'accusation de violence qui est certes fondée qui concerne des situations choquantes mais qu'on a l'habitude de voir ailleurs. Les Sud-Coréens n'ont pas inventé la torture mentale ou physique, les fusillades et le totalitarisme. Ce ne sont pas non plus les premiers à la mettre en scène ni à l’esthétiser.

Je passerais sur une ou deux "facilités" scénaristiques (l'escamotage du N°1, les hommes "Blancs" violeurs, capitalistes et amasseurs d'argent organisant des divertissements criminels) pour aller à l'essentiel: "Squid Game" est une véritable merveille, un suspens absolu, un film qui restera.

Musique étonnante et adaptée dont les grands classiques éculés tels "le beau Danube bleu", décors soignés et inquiétants, images splendides, costumes parfaits, atmosphère angoissante la liste est infinie des qualités de ces 9 épisodes de 50 minutes qui m'ont littéralement scotché devant l'écran.

J'envie celles et ceux qui n'ont encore rien vu et pour qui ce plaisir est à venir. Car, au risque de me répéter et de lasser j'insisterais sur les côtés novateur, surprenant et inquiétant de l"histoire et de son traitement.

L'action est contemporaine. Elle se passe en grande partie à Séoul, immense métropole et capitale de la Corée du Sud que j'ai eu le plaisir de visiter il y a 4 ans. Une organisation indéfinie aborde les personnes endettées, pauvres, aux abois financiers et leur propose de gagner des sommes astronomiques en participant à des jeux. Beaucoup d'hommes et quelques femmes en situation de banqueroute, de faillite ou d'extrême dénuement acceptent cet expédient sans trop hésiter.

Une organisation structurée, hiérarchisée, implacable et mystérieuse accueille les joueurs qui se retrouvent comme emprisonnés et victimes d'une logique incompréhensible mais impitoyable. Des jeux basés sur des jeux d'enfants (1, 2, 3 soleil etc.) désignent des vainqueurs tandis que les perdants sont brutalement et séance tenante, liquidés. Étant venus de leur plein gré, les sommes promises étant inespérées et indispensables les concurrents acceptent les règles et participent à des jeux atrocement cruels sous des dehors ludiques (jeu avec des billes, sur des glaces, forme à découper). Des alliances se nouent, des stratégies s'élaborent et des partenariats s'imposent. Les personnalités s'affirment et s'opposent.

Le nombre de concurrents diminue et la crainte de ne pas y arriver génère des difficultés que l'on prend plaisir à vivre par procuration tant l'intensité du jeu des acteurs et l'urgence de la mise-en-scène sont communicatives.

Comme dans toute histoire de ce genre qui se respecte il n'y aura qu'un vainqueur, inattendu quoi que désigné dès le début de la série, pas le meilleur stratège ni le plus sportif. Un homme qui doute et qui a des faiblesses un homme auquel le spectateur peut s'identifier.

La fin, je l'ai dit plus haut, laisse vaguement un sentiment d'inachevé mais les 9 épisodes se regardent à marche forcée dans une jubilation inquiète. Où va t'on et pourquoi.

Une série à suspense admirablement conçue et qui atteint son but. Que demander de plus?

 

 

 

 

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24 décembre 2021 5 24 /12 /décembre /2021 07:00

Ce matin je riais tout seul au volant de "ma" Yaris Cross 2021. "Ma" Yaris? non! celle que la concession a mise à ma disposition le temps qu'on fasse disparaître les traces d'un flirt trop poussé avec un terre-plein central sur la jupe avant de la mienne.

Pourquoi riais-je bêtement vous entends-je demander? parce que je regardais le tableau de bord de la voiture de remplacement et qu'il y avait tant d'informations, de signaux, de lumières, de sigles et de mots dessus qu'il aurait fallu me garer sur le côté et leur consacrer dix bonnes minutes pour les détailler et comprendre tous.

Je me souviens de la Citroën 2cv de mon oncle qui possédait un compteur rond façon vélo et une molette d'essuie-glace. Aujourd'hui les voitures sont tellement bourrées d'électronique qu'on ne connaît et utilise qu'une infime partie de ses possibilités. Le manuel d'utilisation du véhicule est aussi touffu que "Guerre et paix" de Tolstoï et pas moins foisonnant. (même si l'intrigue est moins compliquée!).

Le problème, si problème il y a, c'est que désormais tout est à l'avenant: les notices d'utilisation, du four à chaleur tournante, de la tondeuse à gazon, du rasoir électrique ou du taille-haie sont tellement complexes qu'il faut du temps et beaucoup d'énergie pour comprendre ce qu'ils racontent en 14 ou 15 langues.

Changer une pile devient une gageure! installer une lampe un exploit.

Tout ou presque se recharge via un port USB et les prises de courant de la maison, autrefois pléthoriques sont maintenant insuffisantes en nombre et assaillies de prises multiples éclairant l'appartement comme une boîte de nuit dès le soir tombé.

Car tout possède désormais sa lampe témoin. Jaune, oranger, bleue, verte, fixe ou clignotante.... ça éclaire et ça scintille tel Noël et ses sapins.

Je n'ai rien contre mais suis perplexe devant ces montagne de fils enchevêtrés qu'on n'ose jeter alors que les appareils ont rendu l'âme depuis longtemps et qu'on ne sait plus à qui et à quoi attribuer. Fil des téléphones, des imprimantes (qui n'en ont plus besoin), cartes son, appareils devenus désuets ou dépassés...

J'ai garé la "Yaris" et ai mis une bonne minute à couper le moteur, éteindre les phares, arrêter la radio et condamner les portes. Il m'a fallu une autre minute pour éteindre l'alarme sonore agressive dont je ne trouvais pas l'origine.

Et si les propriétaires de "Dacia" avaient raison?

 

 

 

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 07:00

L'aéroport de Roissy CdG est un concentré de France. Une sorte de précipité chimiquement pur de tout ce qui ne va pas dans notre beau pays. L'accueil y est le plus souvent détestable.

La faute au manque de personnel et donc à la charge de travail démente de ceux qui sont fidèles au poste. Et Dieu sait s'ils ont du mérite! pour des salaires qu'on devine misérables et des conditions de travail qu'on voit indignes des hommes et des femmes levés tôt, surveillent, guident, contrôlent et dispatchent des touristes aériens dans un univers inhumain. Ceux-ci, qu'ils viennent du bout du monde ou pas, qu'ils aient dormi ou pas, sont parqués et dirigés comme du bétail de corral en corral, serrés par des clôtures de tissus. Elles ne sont pas encore électrifiées mais beaucoup doivent y penser!

Théoriquement il y a de quoi gérer les passagers des avions et les correspondances. La réalité est toute autre: Chacun essaie des petites tricheries et fait briller son art de la resquille. Tout le monde peste devant ce qu'il croit être l'incompétence, le manque d'initiative, l’agressivité et le manque d'amabilité du personnel auquel il a affaire.

Les douanes avaient -je l'ai constaté- un vol plein de familles avec enfants en très jeune âge à gérer ce jour. 3 lumières vertes allumées indiquaient trois casemates disponibles contre 6 ou 7 rouges et donc inaccessibles. Dans ces 3 ouvertes une était tenue par un douanier "en formation" et son professeur qui lui expliquait la tâche à accomplir. On comprend le principe moins le moment choisi! Ne parlons évidemment pas de l'impossibilité congénitale de nos compatriotes à parler une autre langue que celle du berceau.

Autre donnée de l'aéroport : il faut tout faire soi-même, présenter une multitude de codes, de certificats et autres justificatifs.

Avec quelle désinvolture mêlée d'agressivité vous demande t'on de vous déshabiller pour les contrôles... dans aucun pays cette formalité n'est aussi brutale qu'à CdG. Il faut dire que nous sommes un peuple largement indiscipliné. on le sait. les "bagages cabines" prennent beaucoup de place et leur contrôle augmente d'autant le temps passé devant les tapis roulants (oui, en chaussettes, sans ceinture ni montre avec la crainte qu'on vous dérobe l'ordinateur ou la montre!)

On perd du temps à des broutilles et l'on se surprend à imaginer que les contrôleurs font du zèle à la tête du client. Exprès. On sait que la montre, les chaussures, les clés et le téléphone font stopper la chaîne. pourquoi tenter de les faire passer quand même?On ne trompe pas cette satanée machine et ses tapis soupçonneux.

On vous appâte dans les duty free shops attenantes et on vous embête après quand vous céder à leurs sirènes. Là aussi il y aurait beaucoup à dire sur les vendeuses des boutiques. Plus ce qu'elles vendent est hors de prix plus elles sont hautaines et pas aimables! Prix d'excellence, si j'ose dire, aux deux serveuses de "la boutique du caviar" des embarquements 2F qui ont été odieuses le lundi 13/12 avec des clients Australiens, pour ne rien dire de la vendeuse "chez Paul" qui n'a pas rendu la monnaie à des clients étrangers, devant moi, sans se cacher.

J'arrête-là les critiques. Les Chinois ne vont pas acheter Roissy s'ils tombent sur mes critiques!

 

 

 

 

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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 07:00

Mon Nico (prononcer comme s'il n'y avait qu'un mot), mon fils, habite la province Canadienne du Québec depuis plus de 10 ans. Il vit à Montréal précisément. Pour moi qui viens le voir pour des séjours allant de deux à quatre ou cinq semaines maximum il a trouvé une sorte de pays magique où les rapports humains sont fluides, ou la vie est calme, un "mix" des meilleures aspects de la France (dont la langue) et de ceux des États Unis voisins.

Horaires d'ouverture des magasins élastiques (presque 24H/24), accueil agréable (le tutoiement est facile), loisirs présents partout, restaurants et bars n'ayant rien à envier à la "vieille Europe", activités culturelles et spectacles omniprésents, circulation automobile calme, transports en commun pléthoriques et confortables... j’arrête ici la liste des aspects positifs de cette province pour ne pas en faire trop.

Les (nombreux) Français installés là reconnaissent ces points positifs et en ajoutent d'autres mais ils les contrebalancent en évoquant l'hiver.

Ah, l'hiver...

Je suis arrivé cette fois-ci le 26 novembre en pleine chute de neige. Celle-ci, contrairement à ce que je croyais, ne tombe pas à 0°c: elle arrive à des températures négatives et même très négatives! les 13 ou 14 de Toulouse, pourtant vécus comme froids sont une plaisanterie à côté!

Parce que la neige est généreuse ici. Elle tombe à gros flocons couvrants et ça des nuits entières. Elle fond le lendemain matin et à 16H00 il y a un coup de gel. La rue se transforme alors en patinoire casse-gueule. La neige, joueuse peut retomber sur le sol lunaire glacé. Ou alors, plus drôle, il pleut sur la neige qui devient une soupe collante tandis que la voirie se transforme en marécages gluants. Et froids.

Les chauffeurs de bus, les livreurs et quelques automobilistes facétieux jouent à éclabousser les passagers transis qui attendent le bus à l'arrêt... Si le vent glacial souffle en plus vous avez un avant-goût de l'enfer. 

Pour corser la manoeuve hier j'avais le sol glacé, la neige fondante, la pluie drue et le vent coulis. Mes achats sont tombés du sac en papier (Grrrrrrrrrrrrrrr, ces écolos..............) qui n'a pas tenu sous la flotte et je les ai sauvés de la noyade mais pas les gâteaux (oui, des Boston à l'érable) que le carton mouillé n'a pas retenus longtemps.

Alors oui, l'hiver ici c'est Stalingrad. Ni plus, ni moins. On passe du pôle Nord (la rue) aux tropiques (les boutiques, le bus, le métro, la voiture) et le masque et la buée sur les lunettes sont des facteurs aggravants.

Je vous parlerai des étés caniculaires au même endroit lorsque mes mains seront décongelées.

 

 

 

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