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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 06:49

Parfois, en voyant les progrès techniques, on est saisi par la crainte qu'ils soient un jour utilisés par des personnes animées de mauvaises intentions.
Songez qu'avec des manches de pioches et des sacs poubelles le régime de Pol Pot a fait passer de vie à trépas, en moins de 4 ans, de 1 à 2 millions de Cambodgiens*. Avec des mitrailleuses, des drones, des armes chimiques et

d'autre "commodités" de ce type il aurait pu ne conserver que les 700 000 "éléments purs" qui convenaient au régime.

 

L'un des trois ou quatre plus grand criminels de toute l'histoire de l'humanité, Reinhard Heydrich (1904-1942) a conçu et réalisé le dispositif de meurtre de masse le plus "efficace" qui ait jamais vu le jour.

Ici aussi, en moins de 4 ans, de 1941 au printemps 45 entre 5 et 6 millions d'êtres humains ont été exterminés selon un schéma décidé par Hitler et rendu possible par Heinrich Himmler, Hermann Göring et Heydrich.

 

Le processus de meurtre à une telle échelle a d'abord été artisanal puis s'est perfectionné par étapes jusqu'à devenir "industriel". Une fois la décision d'éliminer toute la population juive d'Europe prise par les nazis toutes les techniques et moyens de l'époque ont été mobilisés pour désigner, isoler, transporter, regrouper puis tuer leurs victimes et faire disparaître le maximum de traces.

 

Il y a plus de soixante-dix ans ces moyens étaient déjà considérables mais empiriques.
Les fichiers approximatifs, par exemple, seraient de nos jours infiniment plus précis et les données sur les victimes formeraient un tamis plus serré encore.

 

Songez aux antennes relais des téléphones portables, au net, aux -diaboliques- applications techniques qui ont été découvertes et mises au service de la publicité par exemple. Des polices inspirées par la Gestapo ou le KGB, déjà redoutables, seraient invulnérables et leur capacité de nuire absolue s'ils en disposaient.

 

GPS, antennes-relais, traces internet, puces électroniques... la liste des outils qui permettraient à une police totalitaire de traquer les dissidents est infinie.

 

Les armes qui détectent les soldats par la chaleur qu'ils émettent, les détecteurs de vibrations, les données médicales, les expériences de laboratoires.....la batterie de matériels et études ou techniques à la disposition de tyrans est inépuisable.Sans compter les applications du génie civil qui pourraient être détournées de leur objet initial.

(avant la généralisation de l'usage du gaz Zyclon B ou acide prussique les nazis avaient utilisé de simples moteurs diésel récupérés sur des chars russes pour gazer leurs victimes).

 

Des régimes autoritaires comme la Corée du Nord et la Chine mais aussi des dictatures plus banales peuvent être tentées d'utiliser tel ou tel aspect de la modernité. Craignons qu'un jour une puissance les utilise tous pour asseoir sa domination et satisfaire sa volonté de puissance: elle sera irrésistible.

 

 

 

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 06:30

En disant à peu près "le but ultime de la vie est-il de consommer toujours plus?" Martine Aubry n'a fait qu'exprimer le sentiment que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir.

 

En regardant -comme tous les ans- ces foules pressées dans les magasins pour acheter "pour les fêtes" on ne peut pas, de temps à autres, ne pas avoir un sursaut et penser : "à quoi bon?".

 

Naturellement les publicistes, les industriels et les journaleux à leurs services ont fait sonner l'olifant contre la rebelle.
Comment? elle prétend gouverner et elle sape moralement la consommation? elle critique la croissance obtenue ce mois-ci par la débauche de vente de choses inutiles?  haro sur la punaise!

 

Je ne suis pas et n'ai jamais été contre les fêtes de Noël et du Jour de l'an. Offrir des cadeaux, même à date fixe, à ceux que nous aimons me paraît à la fois agréable et utile mais je suis abasourdi par la surconsommation et écoeuré par cette débauche de lumières, de slogans et de foire à tout.

 

Il me suffit d'une publicité radiophonique Leclerc pour que j'aie envie de passer les fêtes dans une grotte troglodyte de Dordogne!  Voir les préparatifs d'agapes me fait désirer une soupe de légumes et un verre d'eau...

Il me semble que la vulgarité qui s'est insinuée partout a détruit en totalité ces "fêtes de fin d'année".

 

La dernière console truc, le téléphone machin, le cd des enfoirés ou le Dvd de la révélation de "la nouvelle Star saison 123" vont se distribuer par centaine de milliers le 24 et dans 3 ans tout celà sera obsolète, dépassé, ringardisé.


... je vais arrêter là ce post chagrin mais l'idée maîtresse est que cette débauche de consommation ne sert pas à grand chose et est une illusion de prospérité. Nous ne savons plus résister aux vrais maîtres de l'ordre mondial que sont les banques, les assurances, toutes les institutions financières qui spéculent sur nos réveillons....

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 00:00

C'est entendu Ken Loach, comme Mike Leigh et d'autres réalisateurs britanniques ont tellement la fibre sociale que leurs films pourraient, au premier abord, paraître ennuyeux.

A priori, nous Français, n'aimons pas les films politiques ou sociaux et n'avons fait bon accueil à de tels films que lorsqu'il s'agissait de comédies.
"Full Monty" de Peter Cattaneo, "L'argent de la vieille" de Luigi Comencini pour ne citer que deux des meilleurs films de cette veine qui réussit à faire rire avec ce qu'il y a de plus insupportable (le chômage, la misère, les rapports sociaux etc.) montre que c'est parfois possible d'atteindre le public en ne dissolvant pas son message dans le sirop ou l'abstraction.
Avec "La doublure" ou "Le placard" on voit notamment que Francis Veber, un des spécialistes du box-office et de la comédie n'y parvient pas. Les deux films cités ne sont pas ancrés dans la réalité et l'entreprise du "Placard" est une chimère qui n'existe que dans le scénario.Il faut vivre très loin du monde du travail pour décrire une entreprise comme celle de ce film!

Mieux vaut ne pas parler des films à prétention universelle comme "Romuald et Juliette" de Coline Serreau dont l'intrigue est  totalement irréaliste.

Nous le savons, nous ne sommes pas amateurs de films traitant de notre histoire et de la réalité politique du pays. C'est ainsi, dès qu'on décide de parler de nos institutions et des hommes qui les incarnent on est soit dans le pamphlet indigeste, soit dans l'hagiographie imbécile, soit dans la grosse farce.

Ken Loach a réalisé de très bons films, d'abord ardu mais qui parlent intelligemment d'une réalité non modifiée. Il est capable d'humour et ses meilleurs films ("La part des anges") sont de brillantes comédies dont la réflexion n'est pas absente.

J'ai regardé récemment "The Navigators" qu'il a réalisé en 2001 et qui part d'un fait réel, observable partout dans le monde depuis: la vague de privatisations du rail en Grande-Bretagne sous John Major.

Le film montre comment un groupe de collègues et d'amis va petit à petit se déliter, perdre tous ses repères et, finalement, arriver à se renier. Les changements de situation paraissent absurdes (un collègue de toujours devient un possible "espion" puisqu'il a été basculé chez un repreneur concurrent, les consignes sont folles, les conditions de travail dégradées et les consignes de sécurité bafouées jusqu'au drame par bêtise et souci d"économie. Les petits chefs qui appliquent des ordres imbéciles et iniques, les salariés démotivés par une "flexibilité" qui signifie des horaires éprouvants et qui ruinent les vies sociales des employés, les licenciements déguisés en démissions forcées, le recours à l'intérim et à la main d'oeuvre non qualifiée....tout ceci pourrait être un pensum s'il n'y avait ces anglais pleins de bon sens et de conscience sociale, plein d'humanité aussi et qui se débattent contre des éléments sur lesquels ils n'ont aucune prise.

A l'heure où ce discours est partout claironné ("travailler plus pour gagner moins"), où l'on a la "flexibilité" plein la bouche et où le discours dominant est plus normalisateur que jamais un film comme "The Navigators" montre les conséquences logiques de ce toujours moins présenté comme la panacée.
CDD appliqués à tout le monde, disparition du CDI, flexibilité,.... une fois ces cibles détruites on reviendra à la barbarie des rapports sociaux de l'époque Dickens... On n'en est plus très loin! 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 07:14

J'ai lu ou plutôt je lis le livre de Bruno M "Il est très difficile d'attraper un chat dans une pièce sombre, surtout s'il n'y est pas" un roman noir (ou presque) paru tout récemment aux éditions Ipanema.
J'en suis à un peu plus de la moitié et je me régale.
Non que l'intrigue soit boulerversifiante mais parce que ce Bruno M est un fils de Michel Audiard et que ce livre est un hommage à son père. Le roman est littéralement truffé de citations et de renvois, de rappels ou de clins d'yeux à la prose cinématographique du dialoguiste et c'est un jeu de les retrouver au coin d'une phrase.

Ca commence par ce long titre stupide typique du réalisateur de "Le drapeau noir flotte au-dessus de la marmite" et, tout au long du livre par un rappel des meilleures maximes du dialoguiste ("les grands cons ça court les rues").

J'ai entendu une queue d'interview de l'auteur à la radio et la façon si chaleureuse et enthousiaste avec laquelle il parlait de son père m'a  donné envie de lire son bouquin.

C'est vrai, moi le premier, je n'ai pas toujours été tendre en évoquant mon père qui, s'il parlait comme les personnages d'Audiard était très nettement moins drôle. Difficile d'être plus passé à côté de quelqu'un que lui de moi...

...et moi de lui.

Maintenant que je suis père (et grand père depuis moins de 8 jours...) je suis sensible à ces hommages familiaux qui me paraissent le signe tangible de la réussite.
Bien s'entendre avec ses enfants, les aimer pour ce qu'ils sont et, en retour, être aimé et écouté d'eux est, pour moi, plus

valorisant que tout ce après quoi courent les hommes (amours, gloire, argent, beauté).

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 07:09

Je n'ai pas à me chercher des excuses et pourtant j'ai un peu honte d'avouer que, quand je fais des longs trajets en auto, je zappe et reste rarement plus de 20 minutes sur une même station de radio.
Même France Culture, même France Inter me déçoivent. Je suis allergique à Nagui et à toutes ces vedettes de télévision, qui, comme lui, cachetonnent en radio en faisant tous la même chose.

Ce qui est stupéfiant c'est l'incroyable parallèlisme qui existe entre ces radios entre elles. Prenez ce mardi 9 décembre: Stéphane Bern dans "à la bonne heure" recevait Raymond Domenech. Ses chroniqueurs plaisantaient, faisaient des quizz et commentaient l'actualité. Régis Maillot, le méchant de l'équipe faisait dans l'insolence et la critique sans concession. Comme d'habitude. Routine.
C'est du drucker, en moins mou et flagorneur toutefois.

L'idiote Charline Vanohenacker et son équipe de "si tu écoutes, j'annule tout", sur France Inter, en fin d'après midi, le même 9 décembre recevait..... oui, vous avez deviné, Raymond Domenech présenté comme son "invité".

 

La semaine précédente Laurent Voulzy et Alain Souchon ont été sur tous les plateaux de télévision et sur toutes les stations de radio où ils ont été accueillis par les mêmes animateurs qui posaient les mêmes questions. Inutile de dire que la critique du disque qu'ils ont commis en commun était excellente. Plus laudatif tu meurs!

Les mêmes petites audaces calibrées, les mêmes questions au mètre, les mêmes compliments..... qu'est-ce qu'ils ont dû s'ennuyer! qu'est-ce que nous nous sommes ennuyés!

La semaine d'avant Guillaume Canet était venu parler -partout- d'un film qui a fait 13 entrées.


Peut-être ces promotions en chaîne laissent-elles l'auditeur-spectateur dans une sensation de "ras le bol"?

Qui choisit ces "invités" que chacun se refile et qu'on voit revenir comme la St Valentin ou l'heure d'hiver?

Pourquoi cette formule Animateur + chroniqueurs + comiques + chanteurs en live est elle devenue insurpassable?

Voulzy et Souchon ont-ils vendu plus de CD après leur marathon promotionnel?
Un public qui regarde les Miss et "Intouchables" sur TF1 un dimanche soir (13 millions de spectateurs) mérite t'il finalement

autre chose que ce mépris des patrons de chaînes ou de radios et la bêtise qu'on lui sert au quotidien 365 jours par an?

Ce n'est pas du mépris de ma part, simplement un regret.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 07:12

Dieu! qu'il est difficile de se renouveler et d'apporter du neuf dans l'exercice convenu qu'est la prononciation d'un discours.
Dans notre vie nous sommes confrontés à ces moments ennuyeux où notre patron(ne) prononce un panégyrique de ses

grandioses réussites sans que personne ne puisse y adjoindre les bémols qu'il mériterait.
Il y a le prêtre des obsèques, le maire des mariages, le meilleur ami (ou la meilleure amie) du marié (j'arrête là les fémininins on aura compris que ça concerne tout le monde, hommes, femmes et autres), le présentateur de spectacles et tant d'autres qui, devant le micro, une feuille dans la main, s'essaie au discours public.
Le discours doit contenir une floppée de remerciements, quelques anecdotes croustillantes, des compliments ainsi qu'un minimum d'autosatisfaction.

Les rires et les applaudissements seront fournis si l'exercice n'est pas trop long. Subtil est le dosage et les politiques sont souvent victimes de leur plaisir de s'écouter parler.

C'est pourtant une chose difficile que de s'exprimer à voix haute, devant des personnes qui doivent vous écouter, souvent n'ayant pas la possibilité d'y échapper, d'être clair et concis, amusant mais "professionnel", court mais complet, charmeur mais juste ce qu'il faut.

On pardonne à l'oncle intimidé, à l'ami endeuillé ou à l'abbé emprunté moins au maire dans l'exercice de ses prérogatives

ou au journaliste dont ce devrait être une des bases du métier.

Un discours réussi est applaudi tandis que chacun pense déjà à autre chose.
Le plus difficile à supporter est constitué par ces soirées-discours des "récompenses", les Molières, les Césars, les machins et les trucs qui voient se répeter les sempiternels tics, passages obligés, attitudes, mimiques,  plaisanteries et

bons mots. Rien de surprenant lorsque l'on sait qu'écrire des discours pour le compte d'autrui est devenu un métier.
La "vedette" le lit et se l'approprie. Même le public est au courant; un Guaino n'est-il pas devenu connu uniquement pour ça?
Une soirée entière de discours formatés, un mortel ennui.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 07:08

Je reviens sur l'inauguration en grande pompe (ça ne veut pas dire en chaussures taille 45) de la Fondation Louis Vuitton abritant une partie des collections de Bernard Arnault il y a quelques semaines.
Peu de couacs dans la litanie de louanges accompagnant l'ouverture du "vaisseau au milieu des arbres" il y a quelques semaines. Les brosses à reluire ont fonctionné à plein régime et, au milieu des éloges et des cris d'admiration on n'a pas eu de fausse note à déplorer...
Personne n'a jugé utile de rappeler que le permis de construire a été mis en sursis à exécution le 20 janvier 2011, des riverains ayant contesté le projet ni comment un "cavalier législatif", un amendement glissé subrepticement dans un texte de loi consacré au livre numérique a permis de clore leur plainte, un déni de justice. Cet amendement scélérat  (6 lignes, votées à 22H30 le mardi 15 janvier 2011 par 30 députés UMP et PS) a permis au chantier de reprendre. Plus personne et surtout aucun journaliste tressant des couronnes à Arnault, à LVMH ou à l'architecte Franck Gehry ne s'en souvenait.

Personne non plus pour rappeler que l'adjoint à la culture de Bertrand Delanoë (alors maire de la capitale) était aussi directeur de la stratégie dans le groupe LVMH. Curieuse coïncidence, fâcheux oublis.

Intéressez vous au montage financier de l'opération*. Pourquoi la mairie de Paris a t'elle concédé, façon les autoroutes à Vinci and co, des terrains du jardin d'acclimatation à LVMH? De quel droit? pour quel profit? qui a été consulté? quand? comment?

Tout ceci est inadmissible et que les médias et pire le Président de la République se soient abaissés à aller flatter chez lui, la plus grande fortune de France (24 300 Millions d'€uros), qui s'offrait son plaisir narcissique est tout bonnement stupéfiant.

Je dis souvent qu'on est en République bananière. L'épisode du musée d'art contemporain de Bernard Arnault est digne de "Tintin au Congo". Ni plus, ni moins.

 

*Et je n'ai fait que survoler le sujet, il suffit de s'informer, de croiser l'information, les informations. Ce qu'on nous empêche quotidiennement de faire en saucissonnant un brouet d'infos qui tait l'essentiel.

On vous parle de Nabilla, de la "théorie du genre", de l'abandon des notes, de l'I-phone VI mais pas de ce qui nous touche de près.

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 07:02

 

On fait dire n'importe quoi aux sondages et les sondés disent effectivement n'importe quoi. Ils seraient plus de 50% à trouver "légitimes" les pleurnicheries obscènes du patronat!

Pincez-moi!

Les larmes de crocodile versées bruyamment par le patronat du Medef et de la CGPME devraient faire rire si elles n'étaient pas si provocatrices. Leur semaine d'actions et les principes qui les animent sont tellement outrés qu'ils en sont ridicules.

Ne dit-on pas que "tout ce qui est outré est insignifiant"?

Après s'être fait représenter par le baron Ernest-Antoine Seillières gourmé comme un marquis du XVIIIème siècle puis par une virago aussi outrancière que décrédibilisée le Medef s'est donné au fils d'un de ses anciens dirigeants, Gattaz Jr, une personne aux propos si caricaturaux que Zola aurait hésité à imaginer  un tel personnage et Bernard Blier à l'interpréter dans un film satirique dialogué par Audiard.

Gattaz Jr rappelle les personnages détestables que Jean Yanne, le grand Jean Yanne, aurait admirablement campé. Il n'y a guère que le libéral fou de RMC Eric Brunet et quelques rédacteurs en chef de magazines sur papier glacé, ...sans oublier les avionneurs-sénateurs-maires-propriétaires de journaux pour défendre des positions comme la dernière qu'il a soutenue et qui consistait à ne plus avoir à donner de raison à un salarié pour le licencier. 

Ces messieurs-dames sont au fait des techniques de communication et en désignant un Gattaz ou une Sophie de Menthon, sans oublier le frère Beigbeder pour défendre leurs "idées" ils montrent leur sens tactique et psychologique! 

 

Que demandent-ils? ne plus être "cadenassés" (c'est le concept que leur a vendu une agence de com') par une fiscalité invasive, de ne pas être étouffés par un code du travail sclérosant, de ne pas être absorbés dans une paperasserie kafkaïenne.

Qui ne souscrirait à de telles demandes?

Le problème c'est que ces revendications cachent souvent des méthodes de plus en plus agressives, une précarité qui fait tâche d'huile dans le monde du travail, un chantage à l'âge, à la concurrence intra-entreprise et un gel des salaires quasi structurel. 

Que je sache le CDD pour tout le monde (un rêve pour les patrons) comme le satut des "travailleurs pauvres" ne les dérangent pas trop. Virer des quinquagénaires bien avancés en leur laissant le RSA comme horizon ne les empêche pas de dormir n'est-ce pas! Pour "ne pas charger la barque" je ne parlerais pas de ces patrons qui se font verser mille aides de l'état et qui mettent la clé sous la porte lorsque la manne se tarit ni de ceux qui déménagent leurs entreprises aux antipodes en proposant des postes en Roumanie à leurs salariés normands.

Je ne veux pas trop m'avancer mais on ne voit guère de patrons de PME aux "restos du coeur" et au "Secours catholique".

Moins en tous cas que leurs salariés qu'ils jettent comme des Kleenex dès qu'ils n'en ont plus l'usage...

 

Alors leur semaine d'action, leurs slogans rances et leurs jérémiades pro-entreprises très peu pour moi.

 

 

 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:00

Si vous avez le courage (ou l'abnégation) de me lire voici de quoi mes posts de la semaine prochaine devraient parler:

lundi je verserais mon fiel sur la "faux-culterie" patronale qui veut nous faire pleurer sur sa condition tout en se faisant représenter par quelqu'un (Gattaz Jr) qui s'est augementé de 29% en 2014 et qui voudrait qu'on n'ait pas de raisons à donner à un salarié qu'on licencie.
Mardi, toujours en veine polémique, je reviendrai sur ce qu'on vous a soigneusement caché concernant "le vaisseau sous les arbres" de Bernard Arnault au bois de Boulogne sur des terrains du jardin d'acclimatation.

Les discours m'ennuient, mercredi je dirai pourquoi.
Jeudi c'est un bouquin sur l'Afghanistan qui profitera de ma verve et je terminerai la semaine, vendredi donc, par une desciption sans fard du "plaisir" de vieillir...

See you.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 06:31

Malgré tout le mal (et le bien) que l'on peut penser de Roman Polanski on ne peut lui dénier le droit de parler du génocide des juifs en Pologne, évènement qu'il a vécu enfant.

C'est pourquoi lorsqu'il a adapté "le pianiste" en 2002 les réserves de certains étaient indignes et surtout injustifiées. Surtout à priori.

Il faut dire que, derrière l'excellent Claude Lanzmann, réallisateur du film exceptionnel "Shoah" toute une école a décrété que le cinéma de fiction (ce qui voulait dire "commercial") était à jamais disqualifié pour représenter le génocide Juif.

 

Gardiens du temple et quel que soit l'angle utilisé pour en parler l'auteur se voit accueilli par un barrage d'artillerie médiatico-intellectuel qui l'écrase.Intimidation, mauvaise foi, mensonges même, l'audacieux est vite remis à sa place et se couvre de cendres en se repliant.

 

Des personnes comme Steven Spielberg ("La liste de Schindler") et Roman Polanski, peu suspects de mauvaises intentions, ont été victimes de ce terrorisme culturel et intellectuel.

Cette parenthèse étant refermée je reviens au "Pianiste" qui est un film à la fois glaçant et prenant. A l'image de son interprète principal, Adrian Brody, ce n'est pas un film séduisant. C'est un film râpeux et dérangeant qui laisse peu de

moments de répit. Il y a un crescendo dans l'angoisse qui correspond à la progression historique du génocide lui-même et de la présence allemande en Pologne. Chaque date correspond à une "aggravation" de la situation.
Tout est vécu par le regard de Wladislaw Szpilman qui voit son monde s'effondrer et l'humanité revenir aux temps de la barbarie primitive.

Polanski ne nous épargne pas les chocs de cette barbarie en marche (éxécutions, massacres, meurtre d'un enfant, déportations brutales, scènes de guerre et de cruauté) mais elles ne sont jamais "gratuites".

Il prend d'ailleurs soin de montrer d'autres aspects de cette période et, c'est un exemple, le partage du caramel par la famille au moment où celle ci va être anéantie est une magnifique scène de cinéma.

 

Des scènes marquent l'esprit et s'incrustent dans votre mémoire pour toujours. la jeune femme qui demande à un SS où ils "les emmènent" et qui est abattue à bout-portant, l'enfant qui est assassiné dans le mur du ghetto, la femme qui est mitraillée par les Allemands et dont le cadavre reste pendant un long moment dans la position étrange dans laquelle la mort l'a saisie, la vision de fin du monde du ghetto après sa destruction, la crémation des 5 ou 6  cadavres comme s'il s'agissait de bûches...).

 

Polanski s'est interdit toute mièvrerie. Il a fui la démonstration et plus encore la leçon d'histoire.Cependant je n'aime pas trop la fin du film (tirée de la biographie de Szpilman donc d'une histoire vraie) qui voit un bel officier ennemi qui, lassé des massacres? touché par la détresse du pianiste? ébloui par son talent artistique? les trois?)

l'aide à tenir jusqu'à l'arrivée (imminente) des Russes. C'est une scène qu'on n'aurait pas osé inventer et qui est presque, de mon point de vue, génante. (ah...l'ouvre-boîte et la confiture...) A ce moment cependant et comme dans tout le récit le pianiste subit encore, effaré par la folie dont il est le témoin. Ce monde inversé où il n'a pas sa place. 

 

cette dernière partie, lente et froide, qui voit le temps passer par des détails qu'on note sans y prêter attention (la lumière à la fenêtre, la barbe qui pousse) ne remet pas en cause la qualité des images et des dialogues, la mise en scène inspirée et retenue et la force phénoménale du sujet qui nous touche intimement. Brody joue à la perfection mais, personnellement, il me déplaît sans que je puisse expliquer pourquoi.

 

 

 

 

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