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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:00

Invitée de France Inter Françoise Hardy (qui a fait d'excellents enregistrements ces 10 dernières années mais perd tout son capital de sympathie dès qu'elle parle d'autre chose que de musique) ce 11 novembre au matin semblait vraiment surprise et heureuse que la station diffuse une chanson de son répertoire ("tant de belles choses") à laquelle elle ne s'attendait pas.
En effet lorsque radio et télés pensent Françoise Hardy on a presque immanquablement droit à "Tous les garçons et les filles" ou à "message personnel".

Et cet aspect restrictif est regrettable car Françoise Hardy a publié de très beaux disques plus récemment et que sa chanson "si vous n'avez rien à me dire" soutient non seulement la comparaison mais pulvérise ces modèles.
Il est vrai que le parolier de ce chant n'est autre que Victor Hugo et qu'il vaut bien Michel Berger. 

Je comprends que d'une part le public fait le succès de certains morceaux et éprouve du plaisir à les écouter régulièrement tandis que, par simplification et manque de temps, les médias ont besoin de repères et vont au plus pratique.

Cependant quelque fois c'est dommage et des Maurice Ronet, des Barbara, des Gérard Philipe et tant d'autres ont eu du mal à entrer dans des cases prédéterminées en raison de leur personnalité ou de la diversité de leur oeuvre.

Amusez-vous à associer des noms célèbres avec ce qui est immédiatement associé à eux, vous verrez que nous aussi faisons ainsi. Jacques Brel est "ne me quitte pas" (alors qu'il a écrit et chanté tellement mieux!), Juliette Gréco "je hais les dimanches", Milos Forman "Amadeus", Polanski "Rosemary's baby", Woody Allen "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander)".
Certain(e)s ont tout fait pour s'émanciper et empêcher l'étiquette de trop coller. Souvent en pure perte. Sean Connery sera toujours l'ex-James Bond tandis que Mick Jagger sera à vie le "chanteur des Rolling Stones".

Sting a tellement brouillé les cartes qu'il espérait à jamais ne plus voir son nom accolé à celui du groupe qu'il a dissous en 1983-1984. Il aurait joué de la viole de gambe et chanté en araméen si cela l'avait aidé à ne plus se voir en "ex-Police". Je souriais en entendant France Inter annoncer que "Sting, ex-chanteur-leader du groupe Police" allait faire la réouverture du Bataclan ces derniers jours.

Le pire est sans doute, pour un artiste, d'avoir une belle et longue carrière au théâtre, des rôles exigeants au cinéma et qu'on vous situe toujours comme comédienne d'une série télé que vous avez faite lorsque vous aviez vingt ans. Marthe Keller ou  Diana Rigg (qu'on a vue dans "Games of Thrones) doivent faire des crises d'épilepsie lorsqu'on cite Koba Lye-Lye ou Emma Peel!!!

Tout ceci ne mène pas très loin mais est, à mon humble avis, plus à même à nous amener à réfléchir que les propos de café du commerce/madame Michu de Françoise Hardy.

 

 

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:45

Sans réveil je me suis levé à 5H du matin dans la nuit de mardi à mercredi. En moins de 10 minutes il était clair que 'l'impensable" s'était produit et que l'homme qui a traîné la politique américaine, la campagne électorale, les Républicains et les Etats Unis eux-même dans une boue compacte et très malodorante avait remporté l'élection.

Comme tous les "bobos" de la planète une douloureuse et incompréhensible nausée m'a envahi.
Que je me fasse bien comprendre: je n'ai pas de portefeuille boursier -ou alors insignifiant-, j'ai été salarié toute ma vie, je ne possède pas grand chose et mon train de vie est agréable mais d'une modestie qui frise l'ascétisme. Je m'intéresse à ce qui se passe aux USA depuis toujours et n'ai manqué aucune élection depuis celle de Richard M. Nixon en 1973. Les démocrates représentent plus les idées auxquelles je crois.
Dans cette élection, théoriquement, je "soutenais" Hillary Clinton sans enthousiasme. Comme l'essentiel des Français et de la presse. 

Pour les mêmes raisons qu'eux je rejetais violemment et complètement le candidat Trump pour son extrême vulgarité, son machisme imbécile, son programme stupide et dangereux, sa méconnaissance abyssale du monde, l'intelligence au ras du sol de ses fidèles et l'image détestable et caricaturale que l'homme donnait de son pays.

Pendant que la presse télévisuelle d'actualité refusait la réalité et continuait à croire à la possibilité miraculeuse d'un redressement de la situation de la dame Clinton je me disais que Trump avait sa place au milieu de chefs d'état ou de gouvernement comme Berlusconi, Sarkozy et Cameron, des hommes sans foi ni loi, irrespectueux de la Loi de leur propre pays, tricheurs dans l'âme et n'oubliant jamais leur intérêt personnel pendant leur passage au pouvoir je me demandais pourquoi les peuples brimés et exaspérés d'être traités en quantité négligeable par leur gouvernants confiaient le pouvoir à ce que la politique offre de pire. Qu'attendre d'un Trump ou d'un Sarkozy quand on est "au bout du rouleau" dans un job de misère?

Que ces gens soient, comme nous le sommes souvent, choqués par l'impunité, la nullité, les mensonges, la morgue et la vacuité des politiques justifie t'il que l'on confie le pouvoir aux pires d'entre eux et qui ne se cachent même pas?

A cet égard je me demande pourquoi Copé, crapule qui se revendique comme telle n'obtient pas de meilleurs résultats. Ni pourquoi Patrick Balkany n'a pas d'ambition supérieure.

Et j'en arrive à ce que je cherchais: Trump et Balkany sont identiques. L'aboutissement ultime du dévoiement de la démocratie.

Triste élection.

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:00

Aussi loin que je remonte dans ma mémoire et dans le temps j'aime Jérôme Bosch peintre du quinzième siècle qui possédait un univers personnel que le temps a rendu incompréhensible et sujet à toutes les interprétations possibles.
Le religieux laisse la place au grotesque, à l'orgie, aux bacchanales, à la violence, aux démons et nul ne sait que penser de tel ou tel détail de sa peinture la plus célèbre connue sous le nom de triptyque du "Jardin des délices". Tableau visible au Musée du Prado à Madrid qui nous vaut des plans amusants des visages des visiteurs devant la toile.

L'homme-arbre est connu du monde entier et un cinéaste espagnol a eu la bonne idée de demander à des personnes très différentes de donner des clés, leurs clés, pour comprendre l'oeuvre qui le contient en son centre.
Salman Rushdie, Renée Fleming, William Christie, Orthan Pamuk, Michel Onfray et d'autres personnalités passionnantes donnent ainsi à redécouvrir des aspects méconnus de cettte peinture qui reste une énigme tant par sa composition que par ce qu'elle représente.

Sans doute, avec le temps, avons-nous perdu des éléments intellectuels ou picturaux indispensables pour comprendre le sens global du tableau en 3 volets, les rapports qu'ont les personnages entre eux et cette ménagerie parfois cauchemardesque.

J'ai aimé le passage où la belle soprano Renée Fleming chante les notes écrites sur les fesses d'un homme nu dessiné sur la toile centrale. Même chose pour le musicien qui a reconnu des instruments qu'on n'utilise plus aujourd'hui mais qu'il identifiait sans difficultés.
Les interventions de l'ensemble des personnes interrogées sont d'ailleurs à souligner pour leur intelligence et leur accessibilité.
Contrairement à ce qu'on pouvait craindre il n'y a aucun hermétisme et aucune prétention et chacun(e) donne l'impression d'avoir eu du plaisir à donner un avis érudit mais accessible.

Une fois de plus Onfray montre combien il vaut mieux que l'image caricaturale que donne de lui des médias qui ne font pas l'effort d'essayer de l'écouter (ou le lire).
Le film de Jose Luis Lopez-Linares "Le mystère Jérôme Bosch" est une excellente surprise et fait passer un bon moment tout en donnant au spectateur le rare plaisir de se sentir plus savant à la sortie.
Que de tels films trouvent des producteurs et des distributeurs est une excellente nouvelle: nous ne sommes pas condamnés à Hanouna!

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 07:00
Années 60, récompenses scolaires (Paris)

Années 60, récompenses scolaires (Paris)

Tous les premiers week-ends du mois, sur les très belles allées François Verdier à Toulouse (elles partent du Monument aux Morts et s'achèvent au Jardin Royal) se tient une vraie et authentique brocante.
J'entends par authentique que les vendeurs sont des professionnels, que les prix de leurs marchandises sont (assez) élevés et que ces objets ont une valeur reconnue.
Ces précisions pour dire que, pour le moment, La Brocante des Allées attire un public choisi qui ne vient pas pour marchander des dizaines de centimes sur des habits d'enfants.
C'est hélas le sort réservé aux "vide-greniers" que je fuis comme la peste depuis qu'on y trouve conjointement un public très bas de gamme venu négocier des articles souvent très bas de gamme aussi.
J'assume mon snobisme (ou plutôt mon élitisme): je ne vais pas dans les hypermarché ni dans les centres commerciaux ce n'est pas pour en retrouver les fans ailleurs.

Je reviens donc aux Allées François Verdier. J'y vais assez souvent et connais maintenant quelques personnes. On sait mon goût pour les tables de vigne, les lampes-bouillottes et les fauteuils modernisés.

Il pleuvait ce samedi 5 novembre et les clients étaient plus rares qu'à l'ordinaire; de ce fait les stands (des tentes blanches façon camp militaire ancien régime) étaient accessibles et il était possible de rester longtemps dans celles qui nous intéressaient.

Disposant de plus de temps les exposants avaient aussi sorti des objets plus petits ou plus rares qui rendaient cette édition accueillante et plus originale qu'à l'accoutumée.

Sur une table j'ai vu des "bons-points" comme ceux que mon école communale de garçons de la rue des Bauches (Paris 16ème) remettait aux élèves méritants.. Des "témoignages de satisfaction" au dessin "république idéale" ont complété le tableau.
Le commerçant était aussi passé par la communale parisienne et nous avons (rapidement) parlé des souvenirs qu'évoquaient ces reliquats d'un passé si lointain.

Il m'a fait un prix et je suis revenu avec des bons-points et un témoignage immérités, certes, mais bien à moi. J'en aime le graphisme vieillot, l'influence carte à jouer, le message positif et l'objet lui-même.
J'imagine que les élèves d'aujourd'hui ont d'autres chats à fouetter qu'obtenir un "bon-point" et un "témoignage de satisfaction".

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:00

Je crois être resté sans voix. A la gare de Toulouse Matabiau un besoin naturel et pressant m'a obligé à chercher les toilettes. Etait-ce le froid? une envie de pisser m'obligeait à trouver cet endroit rapidement ce qui n'est pas une mince affaire dans un établissement perpétuellement en travaux et dont la destination des locaux est changeante.

Après maintes fausses destinations j'arrive au bon endroit et une femme m'arrête en me disant: "c'est 70 centimes".

Oui, chers contemporains. Pour uriner il faut payer soixante-dix centimes.

Comment on justifie un tel coût? que penser du fait de faire payer ça?

Les bras m'en tombent.

PS: je sais l'élection de Donald devrait m'indigner... je ne réalise pas.
 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:00

Comme une immense partie de nos chers contemporains dès que j'ai disposé d'un peu de temps j'ai couru m'inscrire dans une chorale.
Que le solfège soit un lointain souvenir et que mes cordes vocales soient proches de la corde à linge ne m'a pas fait hésiter.
Voilà plus d'un an que je n'ai manqué aucune "répète" et que mes progrès sont aussi invisibles que les remords dans le regard de Nicolas Sarkozy.

Le chef de choeur a renoncé à dire que je chante faux car il ne ferait plus que ça.
J'éprouve du plaisir à chanter et cet exercice, auquel je porte toute mon attention et pour lequel je fais d'authentiques efforts reste sans résultat tangible.
Casserole j'étais, casserole je demeure.

Au fil du temps j'ai d'ailleurs constaté que nos soeurs étaient bien plus douées pour cet art: elles ont souvent le sens du rythme, la justesse de la note et l'oreille musicale.
Mes confrère basses et ténors sont plus rustiques.

Pour nous donner envie de nous améliorer et celui de nous faire entendre d'un public la chorale est invitée à donner des petits récitals dans des églises (répertoire oblige) ou dans des "matchs" entre chorales.
Bien que l'enjeu soit proche de zéro (le public est rien moins que sévère) la tension est forte lorsque nous arrivons pour chanter.
Mon expérience est limitée mais à chaque fois nous avons donné le pire de nous-mêmes. Comme un fait exprès nous n'avons pas respecté le tempo, pas suivi le chef, donné des notes improbables, oublié le texte, trop regardé les partitions et pas écouté les autres pupitres.
Une bérézina chorale.

Par contraste, une fois le stress évacué dans l'interprétation trop rapide de nos 7 ou 8 morceaux, nous écoutons les autres chanter et, invariablement, nous les trouvons meilleurs que nous.

Leur répertoire nous apparaît plus "évident" et la direction musicale plus souple.
(et les chanteuses.... plus belles).

Un sentiment inopportun m'envahit alors. La chorale c'est ringard, les chants sont convenus (curieux le nombre de titres que des chorales sans rapport entre elles choisissent simultanément), le discours du maire, la présentation des chants.....

Le sens de la dérision que véhicule notre société s'insinue partout et nous sommes tentés de tout moquer. C'est facile et regrettable. Mais c'est.

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:02

Mon ami Alain a raison. Il me disait de ne pas me faire de souci et que si Trump était élu aux Etats Unis... eh bien il serait élu. Que je ne peux rien y changer et que finalement cela n'a pas une importance capitale pour moi.
J'admire ce recul et ce sens de la relativité dont je ne suis pas encore parvenu à les faire miens. Que l'ex-président Sarkozy, battu en 2012, dont tant d'affaires qui ne sont pas des vues de l'esprit soient à l'instruction le concernant, qui a un comportement indigne et des propos électoraux scandaleux puisse encore être dans la position d'être élu me met hors de moi.
Je n'arrive pas à m'en ficher.

En fait, depuis toujours je n'arrive pas à remettre les choses en perspective et elles me bouleversent comme si j'étais seul concerné.

Je prends fait et cause pour un cas et, du coup, sa réussite ou son échec m'impactent personnellement.

Je ne suis certainement pas le seul que la perspective possible sinon probable (nous sommes le 6 novembre) de l'élection à la tête des Etats Unis d'Amérique (pas de la principauté d'Andorre) d'un homme effroyablement vulgaire, veule, manichéen, populiste, misogyne, incapable et pas au niveau empêche de dormir.
"Libération", dans son édition de vendredi 4 novembre traitait de 4 précédents psychiatriques aux USA dont la stupéfiante névrose sexuelle (et l'exhibitionnisme) de Lyndon B.Johnson: l'article concluait que malgré ces signaux inquiétants les mandats n'avaient pas été plus catastrophiques que cela.

Ce qui augmente mon inquiétude c'est que la presse internationale focalise sur la grossièreté et le tape-à-l'oeil de Trump au lieu de souligner, l'inculture politique, la méconnaissance historique et la dangerosité de ce milliardaire limite véreux qui aurait en face de lui non plus des juges éblouis par ses fortunes mais un Poutine ou la Chine.

Madame Clinton n'est certes pas la candidate démocrate idéale et il y aurait beaucoup à dire. Mais comparée à l'effrayant Trump elle est incontournable. Puissent les Grands Electeurs avoir cette donnée en tête mardi.

 

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 07:00

Dans la salle d'attente du cabinet de kiné il y a une collection de vieux numéros défraîchis du magazine "Géo".

C'est une belle revue bien faite et intéressante qui est au papier ce que "Nat Geo Wild" ou "Voyage" sont à la télévision.
Outre des reportages complets et originaux le magazine géo traite de l'actualité géographique, touristique, climatologique et écologique en évitant deux écueils: l'élitisme et être rasoir.

Dans un des anciens numéros dont je parle une page était consacrée au sanctuaire historique Inca de Machu-Picchu. Il nous expliquait qu'un nouvel aéroport, aux capacités gigantesques, risquait de déstabiliser les ruines, déjà mises à mal par un tourisme de masse incontrôlé et de plus en plus nombreux. Déjà les terrasses s'affaissent sous un piétinement permanent.
L'article précisait que l'Unesco, qui a inscrit les temples péruviens sur la liste des sites du patrimoine mondial s'indigne de cette fréquentation anarchique et des retombées de cet aéroport qui, fatalement, va attirer plus de monde encore.

Quelques pages plus loin, ou était-ce dans un autre numéro, Géo remarquait que le Vietnam, en s'ouvrant au tourisme, voyait ses plus beaux sites tels le delta du Mekong, les villages flottants de la côte ou la fameuse baie d'Ha Long menacés, eux aussi, par un tourisme moutonnier et intrusif.

On ne trouvera sans doute jamais l'idéal entre le tourisme élitiste des premières heures où seule une aristocratie financière voyageait et le tourisme de masse qui voit des charters remplis de personnes qui "font" la Thaïlande ou le Costa-Rica en espérant y retrouver leurs habitudes de consommation. Les deux sont critiquables et la seconde porte des coups fatals à des joyaux du patrimoine mondial de l'humanité.

L'exemple des "répliques" des grottes Chauvet montre que nous n'avons pas encore trouvé de solution et qu'il risque encore longtemps d'y avoir des chasses privées pour des "happy fews" comme l'ex-Roi d'Espagne Juan-Carlos d'un côté et des safaris photos pour la multitude (enfin... une multitude qui peut se payer le voyage tout de même) au Kenya.
 

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:00

Je reviens sur une des mes vieilles obsessions qui reste heureusement gérable (je n'y pense pas souvent) et malheureusement toujours d'actualité.

Elle s'est ranimée en lisant le profond et beau livre de Svetlana Aliexevitch "la fin de l'homme rouge".

Cette obsession concerne le procès du communisme, le procès des Staliniens, des maoïstes et de tous leurs suiveurs. Il n'y a pas eu et il n'y aura plus de procès de l'idéologie marxiste et de son application qui a toujours donné le jour à des régimes criminels, liberticides et invivables.

En passant récemment devant la Place St Cyprien à Toulouse j'ai vu un autocollant de la "MJC" ou mouvement de la jeunesse communiste qui appelait les jeunes à la rejoindre. Imagine t'on un autocollant avec "rejoins le parti nazi" ou "la jeunesse hitlérienne t'attend"? pourtant le bilan effroyable du communisme marxiste-léniniste est connu du monde entier. Les ravages humains et écologiques de cette funeste idéologie aussi. Il y a encore des personnes qui se réclament de ce régime maudit et des jeunes qui les suivent. Peu nombreux, certes, mais sans mémoire et avec le même aveuglement que leurs anciens.

Un "Procès de Nuremberg" n'a jamais été fait pour les innombrables forfaits de ce régime implacable et meurtrier qui voulait "changer l'homme" et y est parvenu en le rendant craintif, alcoolique,veule,sournois, inculte,peureux, médiocre et inhumain.

Tant d'hommes, de femmes et d'enfants reposent dans des charniers de par le monde qui sont tombés victimes d'une pensée totalitaire impitoyable.

Les victimes du nazisme ou des régimes militaires ont été réhabilités, pas eux.


"Sur les cent millions de personnes qui peuplent la Russie soviétique, nous devons en entraîner derrière nous quatre-vingt-dix millions. Les autres, on ne peut pas discuter avec eux, il faut les anéantir" (Zinoviev 1918)

"A vous conserver en vie point de profit, à vous mettre à mort point de perte" (slogan Khmer rouge)

"Moscou est littéralement en train de mourir de faim, avait dit le professeur Kouznetsov à Trotski. Ce n'est pas ça la faim. Pendant que Titus faisait le siège de Jérusalem, les mères juives mangeaient leurs propres enfants. Quand j'aurai obligé vos mères à manger leurs enfants vous pourrez venir me dire : "nous avons faim" (Trostski 1919)

Cessons là ces citations qui n'étaient pas que des menaces et oublions que le communisme est terrassé aujourd'hui. Ne devrions nous pas l'étudier encore et toujours pour éviter non pas qu'il revienne mais que des idéologies mortifères utilisent certaines de ses méthodes?
Observez le djihadisme et vous verrez combien leur mode de recrutement et d'endoctrinement sont proches.

 

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 07:00

Sur la petite chaîne France Ô, chaîne de télévision appartenant au groupe d'état France-télévision et consacrée à la "France d'outre-mer" je regardais distraitement un document sur les salles de sports l'autre soir. 
Distraitement? pas vraiment. J'eusse aimé la regarder et l'entendre mais, cuisine "américaine" oblige, le bruit du lave-vaisselle, celui du lave-linge, la fenêtre ouverte pour que le chat puisse aller sur le balcon et le voisin du dessus qui maniait la perceuse malgré l'heure relativement tardive m'ont empêché de tout suivre.
Une thèse était développée dans ce documentaire et qui a fait "Tilt" en moi. Les salles de sports, à moins d'y passer 12 ou 13h par semaine sont de parfaits placebo. Elles ne font pas de mal (quoi que) à défaut de faire du bien (quoi que).
S'il suffit d'ouvrir un oeil dans la rue pour croiser des personnes obèses ce n'est pas parce qu'elles ne vont pas assez en salle de gymnastique. Le conseil (insupportable par sa répétition et hypocrite parce que masquant la réalité) de bouger n'y change rien: si les industriels de l'agro-alimentaire nous gavent de sucres, d'huiles, de graisses saturées et d'autres poisons que leur goût infantilisant rend séduisants nous grossirons et continuerons à grossir.

L'escroquerie qui consiste à nous culpabiliser de ne pas résister est inadmissible: la tentation est partout. Jusqu'au début des années soixante c'était la rareté qui était la norme. On mangeait peu et mal. Aujourd'hui on peut manger de tout, en quantité et à tous moments. Notre attention est sans cesse sollicitée et les produits inutiles et dangereux sont placés de telle façon que nous soyons tentés de les acheter et de les consommer.
Les aliments ont des goûts, des couleurs, des aspects artificiellement améliorés pour que nous craquions.

La publicité, la profusion de points de vente, les messages publicitaires alléchants mais fallacieux... sont les vrais responsables de l'évolution vers le culbuto adipeux de l'homme occidental.

Si l'on ajoute que les industries pharmaceutique, esthétique, agro-alimentaire, textile profitent des désordres entraînés par cet auto-gavage consenti on comprendra que nous ne sommes pas prêts d'en voir la fin.

La suprême hypocrisie consiste à poignarder quelqu'un et accuser du crime la victime et le couteau. "Bougez" nous disent-ils. Qui peut croire que deux fois 50 minutes sur un tapis électrique peut "effacer" des burgers, des bolognaises et toutes les friandises que l'on consomme? Notre corps, disait l'émission de France Ô, est le fruit de l'évolution. La rareté des la nourriture, la dureté de nos vies passées se lisait dans l'adaptation de nos corps à la vie que nous menions. Depuis la fin de la guerre nous avons complètement modifié nos activités et changé notre manière de nous alimenter.
Ce sont ces nourritures addictives et ces comportements (travailler dans des bureaux, des autos, prendre des escaliers mécaniques, des ascenseurs....) qui nous font nous délabrer aussi rapidement. Il faut être fort pour résister aux sirènes de la consommation (et aussi posséder des gènes de qualité)
Hier, sur France Inter* une femme parlait des problèmes liés aux yeux et dont le travail sur écrans était en partie responsable. Pensons aussi aux oreilles d'une ou deux générations qui auront été malmenées par les casques..... grosse, dure d'oreille et mal voyante... l'humanité marche vers un avenir triomphal!

Le tour de passe-passe le plus magnifique est de se faire remonter les bretelles par ceux qui nous empoisonnent: fumer tue disent les cigarettiers, buvez avec modération conseillent les producteurs d'alcool, bougez et mangez des fruits et légumes disent ceux qui inventent les recettes les plus aptes à nous faire faire de la mauvaise graisse.

Ils nous empoisonnent, nous poussent à en redemander et nous engueulent par dessus le marché!

*(12H30 le 27/10 dans le cadre de "Carnet de campagne" de Philippe Bertrand

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