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1 mai 2018 2 01 /05 /mai /2018 07:00
La ratatouille de BFM TV.

Le Président Macron

photo personnelle

J'ai regardé (dimanche 29 avril 2018), sur une chaîne que je fuis d'ordinaire (BFM TV) un documentaire d'une heure consacrée à l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée au printemps 2017.

Intitulé "Macron: le casse du siècle" le document est exactement à la hauteur de son titre: réducteur, tape à l'oeil et, finalement, très médiocre.

Les cauchemardesques Alain Minc et Jacques Attali, dont on supporte depuis si longtemps les pseudos-compétences et surtout l'omniprésence sont interviewés dans le document. Des banalités présentées comme des "scoops" sont enfilées les unes après les autres derrière des commentaires de Jean-Pierre Jouyet et de Julien Dray qu'il faut oser présenter comme des gens nouveaux et qui ont quelque chose à dire. Ca ne décolle jamais, c'est creux, inabouti et sans colonne vertébrale. On a même droit à la visite chez le tailleur de costumes du Sentier!

Au bout de 10 minutes ma religion est faite: commentaire crétin dit par une excitée, photos ne disant rien (reconstitution d'une discussion entre Hollande et Macron illustrée par deux bustes d'hommes avec cravate!), informations connues et rabâchées partout, analyse politique au rabais, comparaison idiote (avec le casse de Nice d'Albert Spaggiari), raccourcis hasardeux et, en fin de compte prêt-à-penser ni fait ni à faire véhiculant l'idée stupide et malsaine qu'un homme politique trahit lorsqu'il n'est pas fidèle à un autre homme politique.

Après la diffusion du film un "débat" avec des zéros et pire (Ruth Elkrief) achevait de démontrer que l'ancien monde faisait mieux que résister: il reprend le pouvoir et les rênes de l'information et de la politique.

Ce documentaire, à peine supportable s'il avait été réalisé par des élèves de Terminale est accablant pour une chaîne dite d'information. Accablant.

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 07:00
ParisParis

Comme le fils Dutronc "j'aime plus Paris" tout en l'adorant. J'ai quitté la "ville lumière" il y a maintenant 25 ans et je ne l'ai pas oubliée. Chaque fois que j'y reviens son odeur, ses bruits (Paris est une ville très bruyante), sa circulation, son ciel, ses monuments -j'arrête là la litanie- tout me replonge dans une passion lointaine mais pas éteinte.

Lorsque je reviens à Paris je suis comme transplanté dans mon milieu vraiment naturel: je connais les codes qui me reviennent d'un coup et je plais soudainement plus. J'attire plus les regards à Paris que nulle part ailleurs et c'est un plaisir de connaisseur.

La rapidité qui est une obligation parisienne me revient aussi et la langueur provinciale me semble subitement agaçante.

J'aime la hargne de la capitale, sa colère à peine contenue, ses mauvaises manières et jusqu'à son accueil rien moins qu'aimable. Dès l'aéroport on sent qu'on n'est pas là pour rigoler et qu'on a tout intérêt à filer doux ou à avoir des arguments valables. La démarche est rapide et le verbe haut.

Les filles et les femmes sont plus belles à Paris que partout ailleurs. Oui, même qu'à Cuba. Et elles s'habillent bien et donnent un sentiment de liberté.

La ville s'est à la fois très embourgeoisée et marginalisée: on y croise des gravures de modes et des martiens. des tatoués, des pantalons trouées qui cohabitent mieux que partout ailleurs. La ville est riche et de bon goût: elle le sait et s'en montre fière.

La musique de Paris est rapide: c'est un rythm n'blues violent et syncopé. Sonneries deux tons et décidées des voitures de police ou des motos. Xlaxons furieux des autos et des bus, sirènes de chantiers, marteaux piqueurs et métro sur pneus.

On traverse n'importe où et on engueule celui qui vous le reproche véhémentement.

Les arbres sont taillés au plus près (quand ils ne sont pas coupés) et la verdure semble être juste un prétexte. Les squares et jardins sont des ilôts naufragés et restent menacés.

Lorsque l'avion atterrit je suis en joie, lorsqu'il décolle, 2 à 3 jours plus tard, et qu'on annonce la descente vers ma ville du sud je suis heureux. Paris, aujourd'hui, je le déguste comme un bon cru classé ou un met fin: de temps en temps et peu à la fois.

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 07:00
Maria Casarès et Albert Camus

Je me souviens avoir été ébloui, il y a très longtemps, lorsque j'ai découvert Albert Camus par ses deux livres "La chute" et "l'étranger" les plus connus. Je me demandais comment l'on pouvait être si intelligent, si juste et si sensible. Tout ce que je lisais sur l'auteur allait dans ce sens et j'étais très admiratif de l'homme, de l'auteur, de ses actions, de sa pensée et de son écriture.

Qu'on lui préfère Sartre, mou du genou et caoutchouteux du cervelet me navrait mais ne m'étonnait pas. Nos intellectuels hexagonaux se trompent toujours de sujet d'admiration.


Presque parallèlement je vouais une admiration profonde à Maria Casarès qui était la duchesse de Sanseverina dans l'adaptation filmée de Stendhal, déjà ancienne, de Christian Jacques "la chartreuse de Parme" où elle donnait la réplique, pas moins, à Gérard Philipe et à l'excellent et trop méconnu Louis Salou. Elle aussi m'avait ébloui.

Maria Casarès que j'ai découverte ensuite grâce au chef d'oeuvre "les dames du bois de Boulogne" de Robert Bresson dialogué par Jean Cocteau et qui a eu la carrière de tragédienne que l'on sait. Ce film, tiré d'un passage du "neveu de Rameau" de Diderot a beaucoup vieilli, sans doute, mais le personnage et le jeu de Maria Casarès y sont intemporels et exceptionnels. Il faut l'avoir vue et entendue dire : "vous ne savez pas ce que c'est qu'une femme qui se venge" pour comprendre l'interprète qu'elle était. Une actrice géniale, une comédienne rare.

Ces deux là, je l'ai appris grâce à leur correspondance qui vient d'être publiée chez Gallimard (Correspondance 1944-1959), se sont passionnément aimés et se sont écrits pendant des années. L'apprenant j'ai pensé qu'il ne pouvait en être autrement même si je n'ignore pas que les personnes intelligentes tombent rarement amoureuses de leur semblable.

Je ne crois pas que je lirai leurs lettres car je n'aime pas le principe et que j'ai jamais apprécié les livres constitués de courriers personnels qui ne me sont pas, par principe, destinés.

Je crains aussi d'être déçu et que la relative "banalité" de la vie quotidienne ne me rende Casarès et Camus moins admirables car mon admiration pour ces deux êtres exceptionnels ne s'est pas démentie avec le temps.

Mais ce que j'ai appris de leur vie commune (il était marié et aimait sa femme) et les quelques extraits que j'ai lus semblent indiquer qu'il y a très longtemps je n'ai pas mal placé mon admiration.

 

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 07:00
France 24

A l'étranger, en Europe ou pas, il est intéressant de regarder l'offre télévisuelle qui nous rassure en général: oui la télévision Française est mauvaise mais, il faut le constater, elles le sont toutes.
J'ai dit l'abyssale crétinerie de ce que j'ai vu de la télévision coréenne qui me semble être ce que l'on fait de pire (à égalité avec le Japon). Là-bas, en Asie, on a créé l'ultime machine à décérébrer.
Des Sophie Davant à la pelle, des Morandini ou des Castaldi comme s'il en pleuvait.

Je pensais que les jeunes regardaient moins la télévision que ma génération mais les chiffres ont eu raison de ce sentiment: ils s'abrutissent consciencieusement et en redemandent!

Les télévisions d'actualité, ces chaînes qui répètent perpétuellement les mêmes choses et qui font d'un mort à Acapulco un évènement majeur de la journée écrit et développé 50 fois ont, pour certaines, vocation à essaimer à l'étranger.
France 24, comme son nom l'indique, est destinée à informer, en Français, en Anglais et en Arabe en donnant le point de vue d'un Français, CSP+ habitant une grande ville et ayant fait des études d'économie.
C'est libéral, européen, catastrophiste, spectaculaire et répétitif. Ca souligne bien le côté dépressif de la France avec ses grèves, ses insoumis qui répètent le catéchisme de Tonton Karl (Marx), son vocabulaire issu de la psychanalyse (ah! le "travail de deuil"!!!), ses trains qui n'arrivent pas à l'heure et ces marées de mécontents chroniques.
 

Honnêtement, je me suis demandé qui pouvait regarder ces journaux dépressifs qui mettent sur le même plan Israël (8,450 millions d'habitants), la Palestine (5,500 millions) et les USA ou la Russie de Poutine. Qui comparent Trump à Bachar al Assad et traitent de la mort d'un DJ suédois comme s'il s'agissait d'un personnage important. Un bandeau nous informant, pendant 1 journée entière, du suicide d'un acteur qui jouait dans "Austin Powers", information capitale s'il en fût. (NDLR: le mini-moi).

 

Je crois me souvenir que le financement et les débuts de France 24 ont été difficiles. Qu'un machin pareil existe est une anomalie tant son inutilité est flagrante.

 

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 07:00
"j'ai changé", mais tout seul.

Je crois que ma famille, mes amis et mes relations s'abusent en pensant que ma seconde femme a "déteint" sur moi. Tous croient me complimenter alors qu'ils me blessent.

C'est presque vexant de lui attribuer les changements que l'âge et la réflexion ont opérés sur ma personnalité. J'ai changé, certes, mais notre rencontre ne s'est faite que parce que, justement, j'avais déjà opéré ma mue.

Non que F*** n'ait aucun mérite, au contraire, mais j'en ai tout autant qu'elle, sinon plus.

Après mon licenciement-sanction-éjection et l'épuisement de la relation avec la mère de mes enfants j'ai beaucoup réfléchi et admis que certains traits saillants de ma personne devaient être corrigés si je voulais retrouver un job et faire la connaissance d'une ou d'autres femmes. Si je voulais connaître des périodes plus calmes et moins risquer l'AVC ou la crise cardiaque aussi.

Et d'abord être moins impulsif. Ecouter plus les autres, ne pas réagir trop vite et argumenter, M'attacher d'abord à ce qu'il y a d'unique et de bien chez les autres au lieu de juger superficiellement. Introduire ces changements n'était pas facile et me prit du temps. ce fut gratifiant et me fit reconsidérer des relations anciennes. Au tamis de l'observation certaines en sortirent consolidées tandis que d'autres étaient essorées et vouées à disparaître.

Ainsi fut-il fait. Non, au tout-début, sans retours brusques au "Bertrand d'avant" et à ses jugements abrupts. Mais la volonté de modifier -en bien- et profondément ce que j'étais était totale.

Mes proches et très proches m'observaient et attendaient l'inévitable rechute qui ne vint pratiquement jamais. Plus de ces colères-orages, plus de ces jugements lapidaires ni de ces critiques peu constructives (à part sur ce blog qui servit d'exutoire).

C'est à partir de ce moment que je rencontrais des femmes différentes et sur des critères différents. Que je m'attachais à d'autres personnes, souvent différentes (mais pas incompatibles avec) des amis d'avant.

Sans fausse modestie l'homme que j'étais auparavant, malgré (ou grâce à?) ses imperfections et son caractère "difficile" n'avait jamais eu de difficultés dans ses relations avec les femmes. Celui qui prenait la suite ayant d'autres attentes choisissait d'autres personnalités susceptibles de le conforter dans sa volonté d'être moins entier et plus à l'écoute des autres.

C'est ainsi que j'ai rencontré A*** puis F*** qui, toutes deux, n'auraient jamais passé plus d'une soirée avec celui que j'étais avant. On peut parler d'assagissement ou de maturité.

Voilà pourquoi l'influence de F***, si elle est indéniable, porte sur d'autres éléments et peu sur ma personnalité telle qu'elle est aujourd'hui et pourquoi je ne reçois pas la réflexion "elle t'a changé" avec un authentique plaisir: à la marge elle a pu m'aider à modifier certaines choses mais l'essentiel venait de moi. Et je ne crois pas que le critère d'une relation homme-femme réussie soit l'évolution des 2 membres vers ce qu'attendaient les 2 parties au moment de la rencontre.

En d'autres termes on apporte ce qu'on est et l'autre doit s'en satisfaire!

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 07:00
Berlin Avril 2018Berlin Avril 2018
Berlin Avril 2018Berlin Avril 2018

Berlin Avril 2018

Depuis longtemps je rêvais de visiter la capitale de l'Allemagne réunifiée. Je savais qu'il fallait se presser parce que, depuis 1989 et la fin du mur, la physionomie de la ville a beaucoup changé et change encore beaucoup. Les vestiges du passé (et d'entre eux les plus courus qui datent de la dictature hitlérienne) s'estompent peu à peu, absorbés par la géographie mouvante et le renouveau architectural de la cité.

L'occasion s'est enfin présentée et avec deux très bons amis et leurs épouses, sous un soleil aoutien, j'ai enfin découvert Berlin en cette fin avril 2O18.

En 4 jours je n'ai pas la prétention d'avoir découvert la capitale allemande mais d'en avoir "pris la température". La ville est propre, vaste, multiple, accueillante, souvent belle, parfois déroutante et moderne. Les architectes, on le sent, ont pris sa personnalité mélangée pour y exprimer la leur. De très beaux immeubles, des centres commerciaux urbains splendides  (tels le Mall of Berlin ou le Sony Center) ponctuent de larges avenues qui laissent une circulation fluide des autos et des personnes. La verdure est partout présente et l'arbre est roi dans la ville.

Le passé est partout présent avec des parcs ou constructions de mémoire (Mémorial de l'Holocauste, Musée Juif, Musée du Mur, Trabi Museum, Musée de l'espionnage...) et des musées plus anciens. Les lieux touristiques sont nombreux et drainent une foule dense et moutonnière (Check Point Charlie, Porte de Brandebourg...)

Les transports en commun sont pratiques, omniprésents et peu chers. Les touristes sont les bienvenus et restaurants et bars sont partout.

Loin des clichés, des idées toutes faites et surtout du pathos à la mode quand il s'agit de l'Allemagne, Berlin est jeune, branchée, sexy, multiple et joyeuse.

Qu'elle soit devenue "la" capitale du moment n'a rien pour me surprendre: comme Dublin on s'y sent immédiatement bien et avec l'envie d'y rester.
 

 

 

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 07:00
Le club auquel appartenait MILOS FORMAN

Ils se comptent sur les dix doigts les réalisateurs de cinéma qui possèdent, dans leur filmographie, un chef d'oeuvre ou deux et sur les doigts d'une seule main ceux qui en comptent plus de deux. Je vois, rapidement, le carré d'as formé par Billy Wilder, Joseph Manckiewicz, Stanley Kubrick et Milos Forman qui vient de disparaître comme une évidence. Robert Bresson, Henri-Georges Clouzot, Steven Spielberg et quelques (rares) autres peuvent prétendre à ce niveau d'excellence qu'ils ont parfois atteint.
J'en oublie comme Jean Renoir, Luigi Comencini, John Ford, John Huston. Peu de femmes ont atteint ce niveau.

Milos Forman a réalisé 4 purs chefs d'oeuvres avec "Ragtime", "Amadeus", "Vol au-dessus d'un nid de coucous" et "Valmont". 4 films pratiquement parfaits qui resteront à jamais dans les listes des meilleurs films et toutes les histoires du cinéma.

Quand je dis parfait je pense scénario intelligent, réalisation soignée, dialogues brillants, image splendide, comédien(ne)s talentueux et bien dirigé(e)s et belle musique. Je n'oublie pas le succès qui est indéniable pour des films comme "La comtesse aux pieds nus" et "Eve" pour Mankiewicz, "Lolita", "Dr Folamour", "2001, Odyssée de l'Espace" et "Orange Mécanique" pour Kubrick, "Vol au-dessus d'un nid de coucous" et "Amadeus" pour Forman et "certains l'aiment chaud" ou "Boulevard du Crépuscule" pour Wilder.

Forman a filmé d'autres sujets "Larry Flint" et "Hair" avec, à mon goût, moins de brio.

A l'occasion de son très récent décès on a parlé de Jean-Claude Carrière et d'Antony Schaffer. Lorsque Carrière est dans les parages (on songe entre autres à Luis Bunuel) on est certain d'avoir affaire à de l'intelligence...

J'ai regardé l'hommage d'Arte qui a vu la diffusion du célèbre "vol au-dessus.." en V.F malheureusement. Je craignais de trop connaître le film ou de moins l'apprécier. J'ai vibré comme les fois précédentes. Quel film, mais quel film!

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 07:00
cafard tropical (je ne peux pas ouvrir la page alors je remplace!)

Comme le Winston de "1984" il y a une espèce qui me ferait renier tout ce que j'ai de plus précieux au monde et ce sont non les rats (quoi que je les exècre) mais les cafards.
J'ai eu de la chance dans ma vie: je n'ai jamais eu à cohabiter avec eux ni à les exterminer. En fait je ne les ai jamais côtoyés.

Cette aversion pour ces minuscules monstres à antennes vient de si loin que je n'ai pas cherché à l'expliquer ni, je le reconnais, à l'affronter.

Dans la vie de tous les jours on peut ne jamais rencontrer ni de rats ni de cafards mais le simple fait de savoir qu'ils sont proches et qu'ils pullulent me glace les sangs.

Lorsque je vois, sur une porte, un "avis de désinfection des nuisibles" je frémis de la tête aux pieds en pensant aux immondes bestioles dont il est discrètement question.

A Pnom-Penh, en 2009, nous avions réservé une chambre très sobre dans un hôtel qui ne l'était pas moins. Je rentrais le soir même à Paris et nous nous reposions avant que l'heure n'arrive de nous rendre à l'aéroport. Il faisait chaud et beau, humide et la fenêtre était ouverte sur un balcon qu'encombrait une multitude de fils électriques.
De temps à autres je me levais, pieds nus, et allais sur le balcon observer la rue et le Marché Central, fermé à cette heure mais encore animé.

Ma compagne attira mon attention sur une bête noire qui se dirigeait vers mon pied gauche. Un cafard de cauchemar! grand, rempli de pattes et d'antennes, rapide, bruyant. un monstre qui me paralysa.

Je ne possédais pas d'armes pour le freiner dans sa course et l'empêcher d'entrer en collision avec ma peau. J'étais aussi, eussé-je un instrument à ma disposition, dans l'incapacité de la toucher, même au moyen d'un objet: j'étais paralysé et subjugué par ce cafard aux proportions gigantesques (une petite tortue) et n'esquissais rien, ni mouvement de retraite ni encore moins d'affrontement.

Ma compagne se leva (je l'entendis sans la voir) et, avec une chaussure, écrasa l'animal qui se vida d'une sorte de coulis couleur curry. l'arrière-train écrabouillé, laissant une traînée immonde le cafard ne s'avouait pas vaincu. Il reprit sa marche. Un second coup de chaussure l'immobilisa pour de bon et un éclat de rire accompagna son trépas: "hé, le parisiengue, des cafards comme ça j'en voyais tous les jours quand je vivais à la Réunion. Tu te remets ou j'appelle un médecin?".

Je calculais intérieurement le temps qu'il me fallait rester dans cette chambre avec le cadavre de la chose à moins de 3 mètres. Je convainquis, sous un prétexte fallacieux, F*** de partir plus tôt vers l'aéroport. Ce que nous fîmes.
Dans l'avion je dormis mal imaginant ma valise remplie d'oeufs de cafards, de maman cafards prêtes à pondre et de papas cafards prêts à coloniser la ville rose et, damnation, mon appartement.

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 07:00

J'écoutais distraitement France Inter ce matin, le quart d'heure médias très exactement pendant lequel une femme plutôt jeune et imbue d'elle-même (Sonia Devillers) s'écoute parler et, sous couvert de tendre le micro à des journalistes pour qu'ils parlent de leur métier en profite pour imposer sa façon de voir et ses obsessions (féministes entre autres). Cette niaiserie prétentieuse et creuse s'appelle "l'instant M". Ce matin (vendredi 13) elle interrogeait la nouvelle responsable de "l'Obs", le magazine aussi vieux que Jean Daniel (et aussi ennuyeux). Depuis 50 ans au moins les mêmes signatures se partagent les éditos et tournent d'un titre à l'autre, faisant halte à l'Obs où elles coloraient leur prose d'un vernis vaguement de gauche. Parler de sa "nouvelle" formule c'est se ficher des quelques lecteurs qui achètent encore cette feuille de chou dévaluée.

Je me demandais, dans les embouteillages du fer à Cheval, s'il n'y a pas une sorte de complot contre les présidents de la République, complot fomenté par la presse écrite qui espère voir arriver à l'Elysée Le Pen fille ou Mélenchon dans l'espoir (vain) de relancer ses ventes.

En effet la hargne que met la presse à démolir Emmanuel Macron après François Hollande et après Nicolas Sarkozy n'est pas anodine. Leurs présidences, dès leur inauguration, a été vilipendée, critiquée sans nuance, étrillée, ridiculisée. Dans aucun pays un chef d'état régulièrement élu, n'est à ce point victime, dès le départ, d'une telle démolition sans trève.

Je sais, j'exagère, mais je ne parviens pas à comprendre que la démocratie Française soit réduite à ce bashing de tous les instants. L'information, ce n'est pas nouveau, se dérobe et disparaît devant le commentaire négatif.

Or de Sarkozy à Hollande puis à Macron il y a des différences de personnalités, d'attitudes, de politiques et de comportements. Où est l'objectivité si la presse ne retient que la critique acerbe agrémentée de moqueries ?

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 07:00

J'ai un rapport trouble et, disons-le, imbécile avec ma principale banque: je ne la trouve pas "efficace" mais je n'en change pas. Je garde tout ce qu'elle m'adresse mais n'y prête qu'une attention modérée.

J'ai honte de l'écrire mais je n'ai jamais remis en question le contrat qui nous lie depuis 1978, date de l'ouverture de mon 1er compte. Je suis même fidèle à la première agence qui est basée à Paris quand j'habite la ville rose depuis 25 ans!

Une crainte doublée d'une sorte de superstition me laisse penser que j'y suis bien traité et qu'on y gère mon argent au mieux de mes intérêts. J'ai pourtant pu vérifier, à quelques occasions, que cette même banque et l'agence en question m'avaient traité "par dessus la jambe" et que mes intérêts avaient été sacrifiés à l'insatiable soif de monnaie de l'établissement.
J'ai même eu la sensation (et c'était une réalité) d'être traité avec indignité en une occasion particulière. Dans ce seul cas je me dis que ça serait sans doute pire ailleurs!

Mentalité masochiste? irrationalité dans un domaine où elle ne saurait être tolérée? paresse? inintelligence? une fois "l'incident" terminé j'ai préféré l'oublier en notant que la salariée avait été déplacée ou que je n'avais plus affaire à elle.

J'ai bien fait des tentatives de transfert vers une agence du même groupe, ici à Toulouse mais ne m'y suis pas senti encouragé par la procrastination, voire la mauvaise volonté témoignée par cette succursale à nous accueillir, mes comptes et moi.

Même chose chez l'écureuil qui avait d'autres noisettes à croquer le jour où je l'ai abordé.

La banque dont je suis un fidèle client m'envoie des courriers nombreux et ennuyeux. Je les classe en les regardant distraitement. Commissions, frais.... l'imagination est fertile qui leur permet de me soustraire des €uros ici ou là.

L'argent est de plus en plus virtuel: des chiffres inscrits sur un écran. Il y a les pièces et billets qu'on utilise au quotidien et il y a l'argent désincarné. On paiera bientôt par téléphone.
Des sommes importantes se réduisent à des jeux d'écriture.

D'une année sur l'autre mes relevés sont dématérialisés, chosifiés. Je dépense mais c'est indolore.

D'ailleurs la banque est de plus en plus virtuelle: un DAB, des dabs, un "conseiller" et un rideau de fer. On ne voit plus le ou la banquier(e) compter les liasses en s'humectant les doigts avec une petite éponge. On n'utilise plus les aiguilles pour lier les dizaines de billets pas plus que les bandeaux de couleurs. Plus de contact, plus de lien privilégié l'anonymat et la protection maximum pour l'argent, seule valeur de notre monde.

 

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