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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 07:00
Constat d'échec

Je me suis lancé dans deux activités avec moins de réflexion que de spontanéité. Il y a 3 ans d'abord, en m'inscrivant dans une chorale de quartier, ensuite il y a 1 an à l'académie de billard Français de Toulouse.
Evidemment, dans les deux disciplines, les débuts ont été atterrants. J'ai cru que l'oreille supplanterait la méconnaissance du solfège et découvert que je n'avais pas d'oreille: il ne suffit pas d'écouter des disques ou d'aller à des concerts pour développer chez soi le sens de la musique. Au contraire! tout paraît aisé au profane.
De plus, c'est vérifié une fois encore, plus quelque chose a l'air facile et évident moins elle l'est. Chanter à 4 pupitres des partitions assez simples n'est pas à la portée du premier venu et il faut du temps pour progresser, même très légèrement.

Le plaisir de chanter est rien moins que spontané une fois que l'on découvre la quantité de travail qu'il faut effectuer pour y arriver. A moins de chanter de la variété (et encore, rien ne me dit qu'il ne faut pas travailler aussi) la masse d'écoute, de répétitions, de présence, bref l'investissement personnel est inversement proportionnel à la beauté du résultat.

Si j'ajoute que le chef de choeur est lui-même choriste dans le prestigieux Orchestre du Capitole de Toulouse et que son caractère est perfectionniste et pointilleux on aura compris que je me pose des questions sur mon abandon du chant: se cacher derrière les autres étant offensant.

Changer de chorale ne changera rien aux données de départ.

Je suis venu au billard en visitant par hasard la salle située au-dessus de la bibliothèque du quartier: une salle immense et un décor de cinéma. Les joueurs étaient silencieux et concentrés, l'éclairage superbe, les billes s'entrechoquaient avec un son superbe et tout respirait l'harmonie.

Je me suis renseigné sur les tarifs, les horaires et je pouvais juste profiter d'un stage d'initiation à un coût très modeste. Je me suis inscrit dans la foulée.

Comme malheureusement trop de choses que je fais, la réflexion était insuffisante et l'idée préconçue du billard que je me faisais absolument erronée. Non ce n'est pas un "jeu" élégant, non ce n'est pas facile, non ce n'est pas un "passe-temps".

Le billard Français est une discipline qui requiert de la réflexion, de l'anticipation, de l'intelligence et de la stratégie. Toutes caractéristiques que la nature m'a distribuées au compte-gouttes! Je ne fais pas le faux-modeste en disant que je ne réfléchis pas*, que je subis les évènements, que je n'ai pas inventé l'eau tiède et que je ne verrais pas un éléphant dans un couloir: je constate simplement que je n'ai aucune disposition pour le jeu d'échecs (auquel le billard pourrait faire penser) et que je n'ai pas de passion pour les sports.

Deux handicaps presque insurmontables pour jouer au billard et y prendre du plaisir.

Ces deux échecs (j'envisage d'abandonner le chant et le billard) ne me découragent pas complètement: j'hésite à m'inscrire à l'aviron la saison prochaine.

 

* assez

 

 

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 07:00

Je parlais, mardi dernier, de l'infecte gérard Miller qui se fait une gloire de n'avoir pas évolué d'un iota entre mai 68 et aujourd'hui et je constate que, malgré ses reniements, Daniel Cohn-Bendit est infiniment plus sympathique. Mieux, plus respectable.

Lui a déjà sa notice dans les dictionnaires et les livres d'histoire. Cependant, au lieu d'être arc-bouté sur le passé, fût-il brillant, il se pose des questions, s'engage, réfléchit, propose, donne des avis parfois contradictoires, s'informe, crie, condamne, rejette, soutient, adore...vit quoi.

Peu, dans notre pays, ont son parcours mi-Allemand mi-Français. Peu non plus sont ceux qui, malgré une notoriété considérable, remettent en jeu leur image aussi souvent qu'il l'a fait.

Cohn-Bendit a un côté "sale gosse" qu'il a toujours revendiqué et qui exaspère nos médias qui préfèreront toujours un Gérard Longuet ou un Arnaud Montebourg, malgré l'absolue vacuité de leur pensée et le cynisme de leurs agissements. C'est ainsi!.

C'est un homme sur qui les "scandales" glissent parce qu'il est capable, sans feinter, de reconnaître ses erreurs et les regretter. Il a un vrai intérêt pour l'Europe et une passion pour le foot. Ca vous classe un homme! je doute, par exemple, que Balladur ait eu les mêmes....

Cohn-Bendit parle sans filtre et n'hésite pas à employer des mots crus. Encore un trait qu'on ne lui pardonne pas aisément; pourtant traiter de con un con est moins hypocrite que l'ignorer.

Parfois partial, souvent injuste, il est de ces personnages publics qui ne laissent pas indifférents. Je ne partage pas toutes ses idées mais j'aimerais bien avoir sa forme, la clarté de ses idées et être aussi jeune et frais à 73 ans.

 

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 07:00
Floutage (de gueule)Floutage (de gueule)

Allant avec cette véritable contagion qu'est devenue le reportage avec caméra cachée s'est imposée peu à peu celle du "floutage".

Ca a commencé insidieusement par le fait de cacher les visages d'enfants (bébés y compris). C'était surprenant et un peu incompréhensible mais c'est devenu la norme. Lorsqu'une photo d'enfant est exhibée ou un film sur lequel en apparaît un son visage est rendu invisible.

Les plaques d'immatriculation des voitures ont suivi. C'est idiot: n'importe qui voit des centaines de plaques d'immatriculation pendant la journée. Quel risque prendrait-on à ne pas les "flouter"?

Dans la foulée les marques de cigarettes ou d'alcool ont été, elles aussi floutées. Puis, sur des quartiers ou immeubles reconnaissables on a appliqué le même traitement stupide. Les publicités sur autos, camions ou façades sont, elles, filmées à l'envers!!!! la télévision est un robinet à publicités qui, littéralement phagocytent les programmes mais quand elle est gratuite on la cache!

On en arrive à présenter, pour illustrer un sujet d'actualité un document filmé mal cadré, au son médiocre, avec des éléments cachés quand les voix ne sont pas électroniquement transformées. On se croirait revenu aux temps des balbutiements de la télévision tant ces documents, censés nous informer, sont trafiqués et laids.

C'est le revers de la médaille: on peut désormais me joindre partout mais la communication est sans cesse coupée et le son médiocre.

Je reçois des photos superbes mais elles sont affreuses et chères si je les fais imprimer.

Le floutage s'instille partout!

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 07:00

J'aurais été ou je serais socialiste ce n'est pas dans la riante cité d'Aubervilliers que j'aurais tenu mon soixante-dix-huitième congrès mais au Colombarium du cimetière du Père Lachaise. Et j'aurais invité les fossoyeurs en chef, à savoir les "rénovateurs" qui ont si bien scié la branche sur laquelle le PS était assis qu'il est passé de la possession de TOUS les postes de pouvoirs (Sénat inclus) à un ridicule 6% au 1er tour des présidentielles après 5 an de pouvoir.

J'aurais, puisque j'y étais, demandé un genou en terre, à François Hollande de venir expliquer son exploit d'être plus impopulaire à la fin de son quinquennat que son prédécesseur honni. Je lui aurais aussi poliment demandé comment il est passé de président correctement élu au printemps 2012 à président ne pouvant même pas se représenter à l'hiver 2016. Et puisqu'il me ferait le plaisir de répondre à mes humbles questions je lui demanderais des explications sur l'épisode Leonarda, sur l'ami Cahuzac, sur le copain Jouyet, sur l'écotaxe, sur l'affaire du scooter, sur les confidences aux journalistes et sur sa façon de voir son tandem avec Valls.
Je m'arrêterais aux premières larmes de l'ex-président parce que je ne déteste pas l'homme.

Je demanderais des comptes aux écolos, pardon à EELV et à la folle qu'ils avaient à leur tête et qui est coresponsable du bilan calamiteux du second président "socialiste" à l'Elysée. Je crois que j'aurais du mal à rester courtois avec Cécile Duflot qui, par arrivisme et ambition personnelle a torpillé le dispositif élyséen pour... être finalement battue aux primaires de son parti et quitter piteusement la politique 1 an après que ses collègues l'ait envoyée au diable.

Si les femmes en politiques sont sur ce modèle (et le précédent Voynet mais aussi Alliot-Marie et quelques autres l'atteste) la parité nous prépare de bien belles surprises!

Presque aussi brutalement j'irais demander des comptes à celle que ses administrés et compagnons de parti désignent par l'amusant surnom de "Mère Emptoire" (bien que Mémère Emptoire lui irait encore mieux!) à savoir la pénible Martine Aubry. Avec ses aigreurs la dame de Lille a consciencieusement savonné la planche.

Je demanderais aux deux ou trois personnes revendiquant encore l'appartenance au Parti Socialiste de m'éclairer sur jean-Marc Eyraud, sur Thévenoud, et bien sur sur Valls. Et, sans fâcher personne, je demanderais si les oracles de Terra Nova ont bien été remerciés de leurs conseils avisés: roulés dans le goudron et revêtus de plumes comme il se doit.

Je me poserais mille questions sur ma stratégie future: quel programme, avec qui, pour quelles populations, à quel horizon et avec quelle équipe. Olivier Faure est certainement admirable mais j'ai un doute sur sa capacité à faire, électoralement, du Benoît Hamon à l'envers. Descendre sous son score présidentiel, rester à 6% oui, passer à 25/30% j'ai quelques doutes.

Et puis, pour terminer,  je conseillerais au PS résiduel de jeter aux orties la rose au poing, le poing levé, "l'internationale" et même "Bella Ciao": ça les fait ressembler à un groupuscule d'attardés!

 

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 07:00
photos extraites du film
photos extraites du film
photos extraites du film

photos extraites du film

https://youtu.be/BeZLF_SE3II

 

Dans le cadre de son année consacrée aux rapaces le Museum d'histoires naturelles de Toulouse a programmé et diffusé ce samedi, dans son auditorium, un film d'amateur (non scientifique) consacré à un phénomène surprenant et dérangeant.

En présence de l'auteur, Stéphane Batut, a été diffusé son document tourné au Tibet en 2014 et présenté sous le titre de "Le rappel des oiseaux".

Batut, en voyage d'agrément et en famille, s'est vu proposer par une hôtelière, en guise d'attraction touristique, d'assister à des funérailles d'un genre particulier: des corps de défunts sont livrés aux becs de vautours et autres oiseaux rapaces charognards (Gypaète barbus).

Avec un petit groupe de touristes curieux et muni d'un matériel semi-professionnel pour enregistrer son et images, muni de quelques autorisations (moine, famille) il assiste et tourne un film réellement étonnant. Le montage gardera quarante minutes sur 4 heures tournées.

Dans une sorte de cirque de montagne perché à 4000m d'altitude, jonché de pastiques et de papiers; des hommes (une huitaine) et des vautours (une cinquantaine) piétinent. Une sorte de moto tractant une carriole arrive dont on descend un sac qui paraît lourd et encombrant.

Un homme portant un chapeau et revêtu d'une sorte de tablier constitué d'une bâche en plastique transparent retenu par une ficelle s'affaire autour de ce sac. C'est une dépouille mortelle. On le devine plus qu'on ne le voit. Il entaille la chair aux articulations (la personne est décédée depuis 6 jours, elle ne saigne pas!) puis s'éloigne.
Comme à un signal les oiseaux (moins laids que les vautours africains car ne possédant pas leur cou rose déplumé) recouvrent leur "repas". En 30 secondes (5 minutes dans la réalité) il ne reste pratiquement rien. L'officiant revient et, sur une pierre plate, écrase lentement et régulièrement les os restants après avoir appelé les hommes de la famille et montré qu'il a laissé "l'âme" s'envoler par un trou dans le crâne. Cette séquence de broyage des os est longue et éprouvante. D'autant que l'on ne peut oublier qu'il s'agit d'un cadavre humain.

Un second cadavre, celui d'une femme jeune, est apporté qui subit exactement le même sort et traverse les mêmes étapes. Ce corps-là nous parle plus parce qu'il a été dévêtu devant nous et qu'il semblait mort récemment. Il n'y a heureusement pas de son intempestif mais certaines images sont choquantes. (une main... entre autres)

Un tibétain traduit les quelques mots prononcés, ici ou là, par la famille (uniquement représentée par des hommes) et l'officiant. Le moine se tenant à distance du sacrifice et ne prononçant aucun mot intelligible.

On voit encore les vautours picorer quelques restes puis le passage d'un groupe de nuages remplit l'écran suivi des arabesques dans le ciel d'un gypaète sur ciel gris. Le message est clair sur l'esprit qui s'est envolé.

Présent dans la salle le réalisateur a répondu aux questions du public avec sagesse et retenue. Tout le monde semblait un peu éprouvé: les questions ont été intelligentes mais en nombre limitée. Il a été question de rites similaires en Perse ancienne et en Inde. Toujours interdites, elles ont lieu au Tibet où, faute d'arriver à les interdire, les autorités chinoises les tolèrent en fermant les yeux.

J'avais inscrit cette séance de film documentaire sur mon agenda il y a longtemps. Je savais le sujet ardu et difficile mais il m'intéressait. Et je ne me suis pas trompé.

 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 07:00
Sec comme un coup de trique!

Sec comme un coup de trique!

Ma femme regardait "C' à vous" ce vendredi 6 avril. Je vaquais à des riens dans le salon. L'invité était Gérard Miller, zéro flappi médiatique médiocrissime qui fut relancé par Laurent Ruquier (à qui on doit, il faut le noter, la promotion d'un nombre important de têtes à baffes comme Claude Sarraute, Isabelle Alonso, Steevy Boulay, Christine Bravo, Christine Angot, Natacha Polony, -ça commence à faire beaucoup!-, Pierre Bénichou, Aymeric Caron, Yann Moix et, donc, cette buse de Miller). Il semble que Ruquier, le roi du calembour Carambar et de l'information insignifiante prédigérée ait un "don" pour lancer ou relancer devant les caméras des personnages horripilants. Et donc ce parasite de Miller, chafouin primordial.

Psychanalyste (ce refuge pseudo-scientifique des faux médecins), frère de son frère, gauchiste de salon, moraliste emmerdant, insoumis de la dernière heure, auteur de livres ni écrits ni à écrire, ludion médiatique, khmer rouge à la mie de pain, politicaillon de façade l'individu est crispant, méchant, aigri et haineux. Une tête agaçante, une voix qui l'est plus encore et ce ton acide de bonhomme qui ne supporte ni la contradiction ni même qu'une autre opinion que la sienne puisse exister. Et qui assène des conneries avec un ton de commissaire politique soviétique outragé et une figure d'homme qui suce un citron.

Je m'étais juré de ne rien dire (et de ne pas m'énerver) mais ce mec plus tout jeune et toujours aussi véhément m'a fait sortir de mes gonds. Pas de ça chez moi, pas de ça dans mon salon!

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 07:00
Omar et Jamel

Omar et Jamel

En préambule je vais, très exceptionnellement, prendre la défense de Jean-Vincent Placé qui fait l'objet d'un phénoménal lynchage médiatique après avoir dérapé sous alcool. Je n'excuse ni son attitude devant une jeune fille (telle qu'elle est complaisamment rapportée) ni, encore moins, les propos qu'ils aurait tenus au vigile chargé de l'exfiltrer de la boîte de nuit où il faisait scandale. Placé, depuis son apparition chez les verts, est moqué 24H sur 24 parce qu'il est ambitieux et ne le cache pas. Nous vivons dans un pays où, comme la réussite et l'argent, l'ambition est très mal vue et dénoncée comme une tare.

Vouloir sortir du lot..je vois plutôt cela avec bienveillance et j'imagine la frustration doublée de la colère et l'impuissance devant la caricature de lui, donnée tous les jours (par Guillaume Meurice entre autres qui en a fait sa tête à claques préférée) qu'a dû ressentir Placé.

Je me demande bien pourquoi, pendant 24H on a répété son "dérapage" comme si c'était important.


Je quitte ce cas pour aborder celui de Fabrice Drouelle de France Inter qui ne risque pas de devenir un jour la tête de turc de quiconque pour ses positions intellectuelles: plus "politiquement correct" il n'y a pas.

Dans son émission de radio "Affaires sensibles" il parlait jeudi 5 des comiques de la diversité. Oui, il y a un type qui ose appeler son émission: "L'humour des minorités" et le revendique. Une occasion de rappeler les mânes de Saint Coluche et d'introniser officiellement son successeur en adoration, Jamel Debbouze. Il faut dire que Jamel a tout pour être l'idole universelle. Et qu'il est effectivement unique, original, pas dupe du personnage qu'on lui fait jouer parfois, ouvert, et qu'il aide des inconnus à ne plus l'être. Cela en fait-il une idole devant laquelle on doive se prosterner? je ne le pense pas mais Drouelle si. Il a passé des extraits d'émissions anciennes où, justement, Jamel n'était pas très bon. voire offensant (avec le journaliste Rachid Arhab).

Le journaliste a enfilé les compliments comme d'autres des perles et c'était pénible. D'autant que son parti pris éclatait dans son mépris du spectateur Français de base, blanc et con qui rit à Pierre Péchin et Michel Leeb, comiques des années 70 dont il a diffusé deux extraits de sketches accablants. Moi aussi je les trouvais nuls et affligeants mais pourquoi comparer? pourquoi stigmatiser un public? quand je vois des archives avec le "pétomane", Maurice Chevalier et son canotier et ses chansons imbéciles, quand je vois des actus avec "la Madelon" ou quand j'entends "Omar et Fred" je suis consterné. Pourquoi opposer les gens et salir ceux qui ne pensent pas comme vous?

Cet "humour des minorités" a aussi ses facilités, son racolage et, osons le mot, ses boulets. Pourquoi le glorifier universellement? à cause de ses origines? n'est-ce point du "racisme à l'envers" que d'adorer tout ce qui vient d'un côté et uniquement de lui? la manière de penser et parler de Fabrice Drouelle m'y a fortement fait penser.

Celui-ci s'est attribué le rôle du journaliste bienveillant envers les artistes de la diversité (Smain, Omar Sy, Eric & Ramsy...) et leur a trouvé toutes les qualités. Au point de parler de Jamel comme s'il parlait de Martin Luther King! posture, comme celle du "Figaro" qui trouve drôle Anne Roumanoff. Rire de commande. 

On a "oublié", par exemple, de parler de l'affaire de plagiat d'artistes américains de "stand-up" qui le concerne aussi et passé sous silence l'influence considérable et la fortune qui sont les siennes. Il reste le "tchatcheur de Trappes"... Et il fait même rire Drucker, c'est dire!

Ce moment d'intense flagornerie m'a, je l'avoue, agacé. J'aime bien Jamel mais l'adoration qu'il suscite me fait penser à celle, posthume, du Dieu Coluche. Tant d'hommages de tant de gens, ça sent l'arnaque!

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 07:00
Montreal (mars 18)
Montreal (mars 18)
Montreal (mars 18)
Montreal (mars 18)

Montreal (mars 18)

Comme Robert Charlebois "je reviendrai à Montréal" et cette perspective m'enchante. C'est la ville où vit mon fils et  elle m'a immédiatement, dès la première visite, semblé faite pour lui.

Il y règne une frénésie douce qui m'est apparue comme un mix parfait de l'Amérique et de l'Europe: une circulation dense, certes, mais "civilisée": les camions prioritaires sont presque discrets, les motos absentes et la circulation pourrait être qualifiée de reposante. Les piétons traversent quand le signal le leur permet tandis que la signalisation sert vraiment à quelque chose. Pour un Français c'est étonnant et agréable.

Les véhicules, climat oblige, y sont à la fois beaux et fonctionnels. Pour l'amateur de grosses cylindrées et de 4X4 vraiment "tout-terrain" il y en a profusion dans les rues.
Rues dans lesquelles les trottoirs sont larges et non-encombrés, sur lesquelles on ne risque la collision ni avec des trottinettes, ni avec des rollers, ni avec des planchistes ni avec des scooters, des vélos ou des motos. J'ajoute qu'il y a des pistes cyclables partout et, cela n'a rien à voir mais est à noter, des jardins publics en grand nombre.
La ville de Montréal est très verte les 4 ou 5 mois pendant lesquels la neige et la glace ne se l'approprient pas!

Les magasins sont des enseignes, le plus souvent, que l'on découvre sur place. Bien entendu il y a les McDonald's, le Apple store et quelques autres que l'on voit à Moscou comme à Rome mais il y a aussi des magasins, des boutiques, des restaurants aux noms si typiques que l'on est dépaysé rien qu'en les lisant: "Tim Hortons", "Allô mon Coco"; "ma grosse truie chérie" (authentique!) et même "poutineville"..

Les rues sont immenses et quadrillent la ville: il n'est pas rare de passer devant une maison portant le numéro 2297 comme le coiffeur "Les Barbiers.com" qui est à ce numéro, avenue du Mont Royal. Cette avenue, outre sa longueur phénoménale, offre en plus la surprise d'être coupée par une voie de chemin de fer privée qui oblige à faire un immense détour pour aller du début à la fin.

Elle est, tout comme Masson, St Denis et d'autres, l'artère commerçante par excellence, la Rue Sainte-Catherine étant la principale, un pôle touristique formidable avec toutes sortes de magasins et restaurants. Nous avons dégusté, sur Mont-Royal (l'avenue, pas le Parc) un "Bimimbap" dans un restaurant Coréen digne de ceux que j'avais adoré à Séoul. (N°300 je crois...)

Je devrais parler du Marché Talon (Jean, pas Achille) ou Atwater (mais il y en a d'autres et tout aussi beaux et fournis), du "vieux port", du square Victoria, du quartier MgGill-Berri-Uqam, du Musée d'art contemporain, de celui de l'holocauste, des expositions temporaires (Chagall en juin dernier), des installations olympiques, des nombreuses piscines de quartier, de l'accueil si gentil, de la "douceur de vivre", de l'accent, de la simplicités des habitants de la ville, de la profusion de libraires et de disquaires (un plus phénoménal pour moi qui ne me console pas de leur raréfaction), des terrasses, de la neige, de la ville sous la ville...

Il y aurait des pages et des pages à écrire sans épuiser le sujet. le mieux est encore d'y aller ou d'y retourner!

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 07:00
On n'est bricoleur que si on naît bricoleur!

Je crois que je suis damné.

Nous avons, en bas de l'immeuble, côté Garonne, un parking extérieur et entre la digue et le fleuve un jardinet herbeux planté d'ifs, de sapins et de haie d'agrément. Le tout doit faire une centaine de mètres carrés. Peut-être 150.

Le syndic comptait 1000€ par an pour tailler les haies et tondre le timbre-poste vert. Il le faisait exactement 2 fois par an. Peut-être 3.

 

Souhaitant économiser cette somme et "créer du lien" les plus civils des copropriétaires et locataires de l'immeuble se sont entendus pour cesser de confier la tâche à FONCIA et la faire à tour de rôle. 25 familles. Peut-être 20.

Résultat... ce sont toujours les mêmes qui s'y collent. Avec du matériel emprunté ici ou là et inadapté. Ce week-end c'était "mon tour". Je me suis fait prêter un taille-bordures électrique, le fil coupant et une rallonge. 15m de long. Peut-être 10.

 

Sûrement pas assez en tous cas pour aller de la prise du sous-sol au terre-plein engazonné. la prise s'est défaite, dénudant les fils. Mes 14 tournevis (peut-être 6) n'étaient pas ceux qu'il fallait car la prise comptait 3 paires de vis différentes. J'y ai passé 20 minutes avant de renoncer et de décider de changer la prise. J'oubliais.. en remontant à l'appartement j'ai rapporté de la terre sous mes chaussures et ai donc passé l'aspirateur.

Le taille-bordures possède un clapet (pour changer le fil) qui, mal nettoyé lors du dernier usage? vieillissement? faiblesse de la pièce? a lâché au moment où je m'en servais...........

j'abrège.

Le jardinet n'est pas tondu, je me suis collé pour 7,75€ de prise et 39,95€ de nouveau taille-bordures. En ce qui me concerne le calcul est vite fait: Foncia était infiniment plus économique! Quant au "lien" entre habitants de l'immeuble je n'ai vu personne de la matinée.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 07:00
Mamie Renaud et son petit Obispo gnan-gnan.

Mamie Renaud et son petit Obispo gnan-gnan.

J'ai une sainte horreur de la charité médiatique et tiens pour une abomination les spectacles caritatifs du "Téléthon" ou des "enfoirés". Je ne supporte pas la bonne humeur obligée d'animateurs au Q.I d'huître, la présence obligée de locomotives du show-business (J.J.Goldman) ou celle, prétexte, de malades quand ce n'est pas de gloires télévisuelles (Mimie Mathy). Cette générosité surjouée couplée à des bons sentiments exhibés a le don de me donner des hauts le coeur.
Rien ne m'exaspère plus que ces appels à la générosité annuels ni que ces appels au portefeuille le soient par des personnes qui me sont -à priori- suspectes.

 

Avec tout ce que je paie d'impôts, de taxes, d'amendes et autres j'estime que c'est à l'état de distribuer des subsides à la recherche contre la myopathie, pas à Nagui de venir faire la retape jusque dans mon salon. Voir beugler les gloires de la scène du moment -que je ne connais ni ne veux connaître-, les Shy'm et autre Maître Gims, pour donner une choucroute en boîte à une famille nécessiteuse le tout sous une hideuse photo de Saint-Coluche, très peu pour moi.

 

Dernièrement je suis tombé sur le "Sidaction". Pire que les deux cités plus haut. Des "artistes" autoproclamés qui venaient me faire les poches en arguant que c'était "leur raison d'être". Artistes calamiteux qui massacraient des standards (un crémier-zingueur qui massacrait Brel, entre autres) en entourant la momie de Line Renaud d'un linceul de sucre, cette dernière remerciant jusqu'à la lune d'éclairer le soir et Jean-Paul Gaultier d'être l'imposteur étalon (étalon de l'imposture, qu'allez-vous penser!) Line Renaud en meneuse de revue de 90 ans. Spectacle hallucinant que cette quête médiatique où les applaudissements le disputent aux hyper-compliments dans un monde comme le dénonçait déjà Jean Yanne ("tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"). Variétés nulles, bons sentiments frelatés, joie artificielle, grande cause plus très grande ni très cause, vieux refrains chantés par des vieux-jeunes....

 

Quelques minutes d'effarement devant un "spectacle" qui dit l'époque et balise peut-être la descente aux enfers non achevée. A glacer les sangs.

 

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