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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 07:00

On peut comprendre que certains Italiens, qui hélas forment une majorité, aient été exaspérés par les "leçons d'Europe" et autres conseils de ne pas voter n'importe quoi que leur ont faites des grands pontes allemands du Parlement Européen.

Cette intrusion dans la vie d'une démocratie représentative et souveraine est choquante parce qu'elle sous entend que le pouvoir des électeurs peut être influencé par des intérêts étrangers qui en pervertissent l'autonomie.

En l’occurrence le peuple Italien vote sans doute mal et contre ses intérêts et ceux de l'Europe; c'est indéniable. Cependant les observateurs se doivent de garder une neutralité dès lors qu'ils sont investis d'une quelconque autorité morale extérieure. 

Ce sont ces interventions intempestives et anti-démocratiques qui ont, à mon avis, perverti l'image de l'Europe et, autant que sa focalisation sur la monnaie unique, rendu cette construction de plus en plus impopulaire. Au point d'être contestée de plus en plus et de l'être par des partis ou coalitions dans lesquelles l'extrême-droite est majoritaire.

Loin de tirer les leçons du "Traité de Lisbonne" qui a purement et simplement imposé aux français, via les parlements réunis à Versailles, ce qu'ils avaient refusé au référendum de 2005 les élites européennes agissent comme si elles détenaient la vérité révélée et leur mandat d'électeurs définitivement acquis.

Or il n'en est rien ou du moins ce n'est pas aussi simple. On a pu, par le passé refaire voter des peuples jusqu'à ce qu'ils disent "oui" à ce qu'ils refusaient naturellement (Pays-Bas, Irlande, France...) voire "manipuler" des opinions publiques inintéressées. 

A la décharge de ces instances supranationales les peuples d'Europe ne répondent pas (vraiment) aux questions posées ou en font des scrutins nationaux. De plus les électeurs envoient des députés dévalués ou dont les partis cherchent à se débarrasser en les exilant à Bruxelles.

Envoyer au parlement européen des députés d'extrême droite, insoumis ou communistes est absurde et contre-productif mais hélas témoigne d'une volonté de torpiller l'affaire.

Parallèlement les politiciens Français (et ceux de droite particulièrement) qui se défaussent de leurs erreurs ou insuffisances en incriminant l'Europe ne lui rendent pas service et le boomerang de la composition hétéroclite et impuissante de la représentation Française leur revient en pleine face à juste titre.

Pour revenir à l'Italie notre mépris (que trahit l'emploi hystérique du mot "populiste") et nos insuffisances (crise migratoire) nous rendent les moins capables de donner des leçons.
A t'on oublié les Le Pen père-fille et nièce omniprésents? le Front National à 33% aux présidentielles?

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 07:00
Télescopage imbécileTélescopage imbécile

A la clinique du sport ce mardi matin je me suis trouvé assis dans la salle d'attente à côté d'un des joueurs de Rugby de l'équipe (gagnante cette année!) de Castres. C'est bien simple le type en faisait 2 comme moi: il tutoyait les deux mètres et devait chausser du 47 voire plus.

Nous attendions de passer à la radio, moi pour les Nièmes prises de vue de mes genoux et lui pour sa cheville. Il avait le pied gauche nu et mon regard était attiré par ce pied de géant qui eut fait frémir Robinson si Vendredi avait laissé de telles empreintes sur la plage.

Je constatais rapidement que je n'étais pas seul à observer le costaud: hommes et femmes le regardaient comme une curiosité. Lui, gaucher, remplissait un questionnaire médical sans se douter que sa stature d'extra-terrestre révolutionnait salle d'attente et bureau d'admission.

Lorsqu'on l'appela, dans ce sous-sol bas de plafond (mais peut-être était-ce lui qui donnait cette impression) on attendait qu'il se cogne aux lampes. A coup sur personne n'enviait la béquille sur laquelle il s'appuyait.

Je pensais parallèlement à ça à un échange récent entre Catherine et Carole, sur Messenger à propos de la photo d'échographie d'un(e) futur(e) Canadien(ne) annoncé(e):

- C'est incroyable on voit déjà un bébé!

- Oui, 7 centimètres de petit humain

Et je rapprochais la dimension du foetus et la taille du pied du Castrais! (je reconnais que mon télescopage est imbécile!)

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 07:00

Je suis allé voir le film de Asghar Farhadi "Everybody knows"  dans lequel joue le couple Penélope Cruz et Javier Bardem. (2018)

Je l'ai vu dans des conditions optimums en version originale sous-titrée.

C'est un film qui semble être en deux parties très distinctes. Sur le papier la première offrait moins d'intérêt puisqu'elle exposait les situations et les personnages tandis que la seconde racontait un drame. C'est pourtant le contraire qui arrive.

Dès le très beau et original générique le film montre sa beauté formelle (une image et une lumière exceptionnelles). L'Espagne y est montrée en majesté: femmes magnifiques, paysages grandioses, soleil éblouissant, belle langue et vieux et digne pays ayant une longue Histoire.

Un mariage se prépare et la famille dans lequel il a lieu se "reforme" avec l'arrivée d'Argentine d'une des filles avec ses deux enfants. L'harmonie semble relier ces personnages malgré quelques regards fuyants ou insistants et phrases à double sens.

La famille semble dominée par Paco, interprété par Javier Bardem dont je n'ai pas apprécié le jeu trop appuyé et assez peu naturel. Il a aimé, jadis, la belle Penélope Cruz mais les passions semblent éteintes ou mises sous le boisseau.

Toutes ces scènes familiales ou villageoises sont belles et éloquentes et le metteur en scène Iranien est un artiste qui associe son et lumière, acteurs et paysages avec naturel et talent.

La très jeune fille de l'Argentine est kidnappée et le mariage vire au drame. Les feux mal éteints (on s'en serait douté!) se rallument et on se déchire, on souffre et on pleure et quelquefois les trois simultanément.

Bardem a le rôle un peu ingrat du type qui découvre tardivement sa paternité et qu'on la lui a volée ainsi que le fait que la famille le tolère mais ne l'accepte pas. Du coup il en fait des tonnes.

Cruz perd son exceptionnelle beauté du début du film pour se "Romy Schneideriser" c'est à dire offrir une prestation essentiellement lacrymale dans la seconde partie du film.

Le mystère est long et, disons-le, un peu ennuyeux. Le dénouement un peu rapide et guère passionnant.

Au final un film qui ne tient pas ses promesses et qui déçoit.

L'Espagne seule est parfaite de bout en bout mais ça, everybody knows it!

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 07:00

Je ne suis même pas certain qu'il s'agisse de bêtise ni de méchanceté. Seulement un réflexe conditionné.

Ce lundi la radio, allumée par une autre, ronronnait sur France Inter. C'était le "défilé" des têtes à claques de la station avec en tête l'insupportable Léa Salamé, une fausse-valeur féminine comme la presse et les médias Français en suscitent une par décennie.
Je dois dire que Madame Salamé cumule: mauvaise foi, sacrifice permanent aux idées à la mode du moment, fausse culture et vraie médiocrité admirative d'elle même.

Il faut dire qu'elle doit sa soudaine célébrité à rien moins que Laurent Ruquier....

Mais ce n'est pas elle qui m'a mis de (très) mauvaise humeur ce 4 juin. C'est la voix équine de celle qui présentait le journal. Cette haridelle, formatée par 80 ans de pseudo contre-culture du service public parlait de la volonté du Président de la République de 40 ans de vouloir rapprocher France-Télévision de la radio du service public, justement.

Et comment cette incapable présenta la chose? comme le "retour à l'ORTF".

Des références qui datent d'avant 1976 et qui n'ont, en la matière strictement rien à faire là si ce n'est rassurer la part de leur audience constituée de fonctionnaires aigris que leur robinet d'eau tiède reste "progressiste". Bedos et Levaï ne sont plus là mais leurs obsessions posthumes sont restées.

Car enfin craindre le "retour de la voix de l'Elysée" eux qui ont soutenu Mitterrand pendant 14 ans c'est du dernier comique.

Macron n'a jamais connu l'ORTF qui les a vu débuter, tous et toutes et dans laquelle ils ont appris à grenouiller (et à se faire bien voir des pouvoirs en place tout en les égratignant superficiellement).

Et s'ils sont nés après sa dissolution leurs maîtres et modèles leur ont inoculé le virus. Ils se moquent de cette enclume de Pernaud mais Pernaud n'est que le versant légitimiste d'une caste qui va "à la soupe" depuis la première interview lèche-cul de Jean-Pierre Elkabach en 1813 et les premiers areuh de la fratrie Duhamel.

Qu'est-ce qu'une Léa Salamé sinon une Ockrent qui ne peut aller tourmenter un ex-premier ministre du Shah d'Iran la veille de son exécution?

Vous me direz: "comme Macron" ils sont trop jeunes, eux aussi, pour avoir connu l'ORTF." c'est passer bien vite sur les acquis et les innés d'une caste qui s'autoreproduit depuis des lustres et puis, ce n'est pas moi qui ai été citer l'ORTF comme si on parlait de la STASI...

L'information ç'aurait été de dire ce que voulait le Président Macron et pourquoi et quelles étaient les alternatives envisageables. Se débarrasser du sujet en vomissant un sigle c'est indigne et odieux.

 

 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 07:00

On annonce, avec des larmes de caïman, la fin de la diffusion sur la chaîne cryptée Canal+ de l'abjecte émission "les guignols de l'info".
Cette émission partiale, haineuse et satisfaite d'elle-même qui consistait, avec les moyens révolutionnaires que constituent des marionnettes de latex et l'utilisation de voix d'imitateurs (mais pas du pétomane!) à singer l'actualité, a sévi sur la chaîne de MM Mitterrand et Rousselet depuis 1988 et le don de cette chaîne par le premier au second.

Les successeurs au capital ou aux manettes de cette machine à fric Jack Languesqe n'osant remettre en question une volonté aussi royale, l'émission a tenu jusqu'à aujourd'hui.

Persuadée de détenir la vraie morale et partant à la "chasse aux cons" (en gros tous ceux qui n'aimaient pas cette mascarade grinçante) les "guignols de l'infos" ont été des rentes de situation pour des gens aussi irréprochables que Bruno Gaccio. C'est dire la déontologie du truc!

Un humour le plus souvent bas du front et politiquement ultra politiquement correct, des gimmicks répétitifs et parfois offensants, une vision du monde laide et cynique (préfigurant Groland) ce programme m'insupportait. C'était laid (ce qui est subjectif), méprisant et content de soi. Par exemple le "commandant Sylvestre" m'exaspérait par le racisme anti-américain et franchouillard qu'il illustrait.

Lancé, au début, pour concurrencer voire ringardiser le "bébête show", son pendant de droite, qui était son exact contraire mais œuvrait pareillement dans une facilité satisfaite, l'émission qui s'arrête enfin semblait indestructible tant "ceux qui comptent" la couvaient. Les Lescure et autres ricanaient bêtement aux blagues éculées des marionnettes et menaçaient d'un nouveau mai 68 quiconque oserait en vouloir à cette idiote et vilaine émission de marionnettes ricanantes.

Je me surprends à penser du bien de Bolloré! Evidemment les aigris du Sarkozysme (et Nadine Morano en tête) sont d'accord avec moi. Pour une fois je m'en fous!

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 07:00

Ils me manquaient! les livres de George Orwell ("A ma guise", "Tels, tels étaient nos plaisirs" et "dans le ventre de la baleine") que j'avais remisés au box que je loue depuis 2 ou 3 ans pour entreposer ce qui ne rentre pas dans l'appartement sont revenus dans mes rayonnages de bibliothèque.
En les ouvrant je retombe sur ces réflexions si proches que j'ai l'impression d'être en communion avec l'auteur: comme si je le connaissais personnellement.

Il est des auteurs qui mettent tellement d'eux dans leurs écrits qu'on retire, en les lisant, la forte impression qu'ils écrivent pour vous et qu'ils s'appuient sur ce que vous ressentez pour exprimer leur pensée.

Il n'est pas besoin de se livrer à une mise à nu comme le Jean-Jacques Rousseau des "Confessions" ou des "Rêveries du promeneur solitaire": un auteur de romans comme Emmanuel Bove ("Mes amis"), a mis tellement de lui dans ses livres qu'on les quitte en harmonie avec lui, quand bien même on ne partagerait ni sa façon de voir les autres ni son pessimisme.

Le sexe de l'écrivain n'est pas un obstacle: Irène Nemirowski est, je pense, toute entière, frémissante et indomptée dans sa superbe "Suite française".

Je parle ici des auteurs qui ne cherchent pas l'effet ni qui se dissimulent derrière des artifices littéraires. Orwell-Blair ne revendique rien d'autre qu'une pensée concise sur son époque et la faire partager. Même ses romans détiennent cette partie de lui qui lui survit.

La véritable trace que nous, mortels, pouvons espérer laisser de notre existence est cette fraternité humaine que l'on reconnaît d'instinct dans la "présence" d'une personne disparue.

L'écriture multiplie les chances de laisser une trace mais ne l'induit pas.

 

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 07:00

(Sincèrement, en entendant l'intitulé de l'émission consacrée à Andy Warhol, je me suis dit: "On va peut-être sortir des lieux communs: La Factorerie/New York/le Velvet Underground/Nico/ les soupes campell/les célébrités/la drogue etc." J'étais prêt à me faire une idée, pourquoi pas positive en fonction des informations contenues dans le document.)

Entendu une émission de radio dans laquelle la personnalité et l’œuvre d'Andy Warhol étaient en quelque sorte "autopsiées".
Du fait que c'était un document uniquement oral l'aura de l'oracle artistique (je me fais plaisir!) était fatalement amoindrie: les boîtes de soupe Campbell perdaient de leur pouvoir symbolique et/ou contestataire en étant seulement évoquées.
Même chose pour ces portraits de Jackie Onassis, de Marilyn Monroe ou de Mick Jagger: savoir qu'il barbouillait des photos retire une part de "génie" à son œuvre.

De même la frénésie qu'il mit à se composer un personnage à base de perruque et de fond de teint laisse une impression de malaise: quoi? le personnage emblématique du "pop art" était cet être mal dans sa peau et affecté?

Sa vie personnelle (un authentique fiasco), sa personnalité (un cinglé), sa soif inextinguible de reconnaissance... tout concourrait à s'imaginer non un artiste génial mais un génial manipulateur des médias, toutes disposées à servir de faire-valoir.

Notre époque est friande de ces personnages qu'on qualifie de "border-lines" tel Yves Saint-Laurent qu'une époque moins tolérante aurait enfermé en "cabanon".

Souvent américaines ces stars, malgré des dysfonctionnements personnels ou intellectuels évidents (Michael Jackson, Presley, Brando, Warhol, Prince...) bénéficient, du fait de leur notoriété et de leur fortune d'une sorte d’immunité critique et, bien plus déplaisant, juridique.

Mieux, grâce à leurs vies dissolues et absurdes ils deviennent intouchables et... universellement admirés. Une heure d'émission plus tard je serais bien en peine de dire en quoi Andy Warhol aura révolutionné le monde  des arts ni son apport à la culture.

Hormis des boîtes de soupe industrielle photographiée un grand nombre de fois...

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 07:00
Le combat de trop

On a tous connu ce chanteur, ce sportif ou même cet homme politique qui s'humilie en se ridiculisant parce qu'il fait "le combat de trop".
C'est un sentiment désagréable à proportion de la sympathie que l'on éprouvait pour lui que d'assister à ce naufrage inutile et souvent annoncé.

C'est -même si je reste nuancé- l'impression que je ressens en voyant Mick Jagger (et ses Rolling Stones!) s'auto-parodier à un âge où l'heure de la retraite a largement sonné.

Certes le chanteur lippu a conservé une forme dont je ne suis pas jaloux mais que j'admire. Forme qui, cependant, n'efface pas les soixante-quatorze ans qu'il affiche au compteur. Il a beau tortiller du croupion et arpenter les scènes du monde entier devant un public jamais rassasié il est à la limite du pathétique.

J'entends bien  que son patrimoine doit coûter cher en entretien et que les mannequins de cinquante ans de moins que lui qu'il affiche à son bras réclament des liquidités je ne peux m'empêcher de trouver un peu navrant de le voir chanter "Street Fighting Man", "Let's spend the night together" ou "(I can't get no) Satisfaction" en faisant les grimaces qu'il faisait il y a quarante ans.

On a parlé, pour des gens comme lui, de "syndrome de Peter Pan": une sorte de refus de voir le temps passer et le combat de tous les instants pour empêcher les stigmates de l'âge vous aborder.

Voir Keith Richards, vieille diseuse de bonne-aventure ridée et maniérée, Charlie Watts déjà naturalisé et Ron Wood fracassé et ridicule accompagner Peter Panpan dans ses gesticulations d'un autre temps est gênant. Moi, en tous cas, ça me met mal à l'aise.

Gênant parce que leur exhibition nous dit que l'arbitre a aussi sifflé la fin de la partie pour nous et gênant parce que ce que l'on admirait montre ses limites culturelles.

Le rock est devenu un Barnum d'attitudes faussement provocatrices dont profitent des petits malins qui ont su transformer les aspirations et malaises des jeunes en espèces sonnantes et trébuchantes jusqu'à atteindre la perfection de machines à fric comme U2.

Évidemment, en écrivant cela je me range dans le clan des vieux cons mais j'assume. Rien de plus "humiliant" que la lucidité sous-jacente qui accompagne la prestation d'un vieux cheval de retour qui refuse de rentrer à l'écurie. Une petite voix qui dit: "le rock, à 30 ans c'est fini".

Les contorsions du vieux Mick chantant "Start me Up" sont assassines.

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 07:00

Naturellement il y a des "clans" et les affinités se font surtout par les années de naissance.

On ne peut nier non plus que certains sont très généreux et d'autres vraiment pingres ni que certains aident et se donnent du mal, à apporter des chaises et des tables tandis que d'autres se contentent de s'asseoir et de picorer quand tout a été installé.

De la même manière il est difficile de nier que la conversation, parfois, vole au ras des parties communes mais qu'importe, échanger des vraies phrases avec quelqu'un que l'on ne rencontre ordinairement que dans l'ascenseur est un plaisir qu'il serait dommage de bouder.

Découvrir le bébé qu'on a entrevu cet hiver dans sa poussette, les nouveaux qui viennent de s'installer ou profiter de ce "repas des voisins" pour saluer ceux qui déménagent sont des moments sympathiques.

La vie de l'immeuble, de la propriété ou de la résidence va son rythme et le repas convivial et bon enfant qui s'est instauré fin-mai, tous les ans depuis 8 années est le plus souvent une réussite.

Le parking extérieur, côté Garonne, est abrité du vent (mais pas du vent d'Autan qui heureusement n'a jamais fait le 13 ème à table!) et permet de s'étaler. Les personnes qu'on croise le jour du repas ont la couleur du ciel en tête et se le disent.
On les a prévenus avec de jolies affichettes participatives. Évidemment certains ont laissé libre cours à leur humour (!) en inscrivant 600 convives ou en laissant un commentaire incompréhensible aux non-initiés.

Le soir dit une sorte de colonne de fourmis installe chaises, pliants, tabourets, nappes colorées, assiettes et couverts en plastique et, bien entendu, les plats et tartes que tout le monde se partagera lorsque le mystérieux signal des agapes sera envoyé.

Pour le moment on picore une olive ici, un cake aux pistaches là. Les gobelets se remplissent (Tariquet blanc pour la majorité, jus de tomates ou de fruits pour les autres). Peu d'enfants entre 4 et 16 ans: le résidence abrite surtout des jeunes ou des vieux couples. Et un certain nombre de femmes seules. De grandes voyageuses toujours entre deux avions et deux pays lointains.

Je mentirais en disant que je n'ai pas pensé aux "pots" du travail et en taisant ce que la conversation a parfois de convenu (les charges, le syndic, les "incivilités", le bruit.....) mais c'est égal, ce moment estival est bien agréable et donne aux relations de voisinage le coup de vernis bienvenu.

 

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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 07:00
L'Obs du 24 mai 2018

Ayant envie de lire un hebdomadaire (je n'achète plus "Marianne" depuis deux ou trois mois, il m'agace trop) je suis entré à reculons chez le marchand de journaux.
Le Point titrait sur Erdogan de Turquie mais qu'importe... ce magazine est devenu tellement mauvais que je ne me vois pas payer pour le lire!

Même chose pour "l'Express". C'est un titre qui a connu ses heures de gloires mais le problème est qu'elles sont très loin derrière, très loin.

"M" supplément du Monde est insupportable, au même titre, mais pour des raisons différentes, que "le Figaro Magazine". Tout cela est vieux, indigeste, fossilisé.

A mes yeux le dernier avatar du "Nouvel Observateur", "l'Obs" ne valait guère mieux mais c'était le moins rebutant. Je l'ai donc acheté avec des pincettes.

J'avais tort! c'est un numéro de bonne tenue qui m'a donné plus de 2 heures de lecture de qualité. J'ai appris des choses et certains articles m'ont semblé particulièrement bien faits: j'en veux pour preuve celui qui a donné son titre à la couverture ("Déplastifions-nous!"), "Qui veut la peau de Françoise Nyssen (Ministre de la culture), "Europe 1 et ses névroses"  et enfin le "dossier" Orwell lié à la nouvelle traduction de "1984" et la récupération de l'écrivain Britannique par les ultraconservateurs (un comble!). On le constate: un véritable effort de renouvellement, d'explications plutôt objectives et d'informations pratiques vérifiées a été fait. Si j'ajoute que les éditoriaux sont signés de personnes jeunes et méconnues et que la politique tient une faible place dans le sommaire de ce magazine on conviendra qu'il y a matière à (se) féliciter et à espérer!

Seul bémol; un "hit-parade" des meilleures ventes de livres dominées par Claire Chazal pour les essais et Guillaume Musso pour les romans. Qui ce genre d'âneries, ce classement puéril, mercantile mais antédiluvien peut-il encore intéresser?

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