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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 07:00

Je me suis trompé de séance ou de salle, peut-être même des deux et j'ai vu "3 Billboards" au lieu de "Pentagon Papers". Je ne sais pas (encore) si j'ai gagné au change.

En tous cas ce film américain d'un réalisateur Irlandais (Martin McDonagh) remue le spectateur par sa noirceur, sa violence et, en fin de compte, sa désespérance.

L'intrigue est solide, les rebondissements nombreux, les personnages étonnants et le scénario habile. Personne n'en sort indemne et, à la fin, c'est l'image des Etats Unis qui en sort essorée. Quel portrait. Le pays et ses habitants, les flics, les publicitaires, les prêtres, personne n'est épargné. Tous alcooliques, racistes, immatures, obsédés sexuels et détraqués psychiquement.

Ce film est un drame psychologique qui raconte les conséquences d'un acte au départ anodin. Une femme "grande gueule" un peu marginale vit dans une petite ville. On apprend assez vite qu'elle a perdu sa fille dans des circonstances effroyables et que son assassin n'a pas été arrêté. Elle fait éditer une affiche en 3 panneaux qu'elle fait apposer à l'entrée de la ville. Sur ces affiches elle demande au policier local pourquoi l'enquête n'avance pas et donne des détails sur le supplice de sa fille.
Cette initiative va déclencher des catastrophes en série et ne débouchera pas sur la vérité.

Entre temps des hommes vont se battre, mourir, se déchirer et être malheureux. Peu de personnages "positifs" dans cette douloureuse histoire. Le personnage principal lui-même, est interprété par une comédienne dont les critiques ont souligné la performance une femme dure et impitoyable, même si elle a de sérieuses raisons de l'être.
Elle n'est pas sympathique et personne, dans le film, ne l'est. Pas même le nain qui aimerait la séduire. Encore moins son ex-mari ou la très jeune "petite amie" de ce dernier.  Le policier qu'elle met nommément en cause sur ses affiches est, peut-être, le seul qui humainement a un peu de valeur. A l'inverse Dixon, son subordonné, en est totalement dépourvu et on ne croit pas à sa subite conversion au bien.

L'Amérique, telle qu'elle est dépeinte dans cette ville sensée être contemporaine montre le décalage entre les USA qu'on imagine (New York, la Silicon Valley, Los Angeles, Washington...) et le pays profond. Entre Obama et Trump.

 

 

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 07:00

"Arte" a diffusé un "nanar" du début des années 90: "Riens du tout" de Cédric Klapisch un film qui mérite son titre. Sauf que, au générique, figure Karin Viard et que, déjà, elle est formidable. C'est une actrice qui a figuré au générique de très nombreux films, tous genres confondus et qui est parvenue à ne pas avoir une étiquette  actrice de films populaires ou films d'auteurs trop accolée à son nom. Chaque fois qu'on la voit on est étonné qu'elle donne une telle épaisseur au personnage qu'elle incarne.

Elle a tourné de bonnes comédies populaires ("Embrassez qui vous voudrez" de Michel Blanc dans lequel elle est excellente, "Les Randonneurs" de Philippe Harel) des comédies plus recherchées ("Adultère (mode d'emploi") de Christine Pascal) et des films exigeants ("Haut les coeurs" de Solveig Anspach). C'est d'ailleurs dans ce film que je l'ai découverte et je ne l'ai jamais trouvée inférieure à l'immense talent dont elle faisait preuve dans ce film "difficile". Je me souviens que ce film m'avait marqué et que j'avais pensé que l'actrice était peut-être elle-même malade pour atteindre un tel sommet de souffrance et de justesse.

Il me semble qu'elle a, à un moment de sa carrière, dû douter de ses choix ou craindre de lasser le public par surexposition. Elle a alors privilégié des films qui m'attiraient moins ("la haine" Mathieu Kassovitz, "Polisse" de Maïwen) mais sans que cela n'affecte son capital sympathie et, plus important, la perfection de son jeu d'actrice.

Je la vois moins souvent (je privilégie désormais un cinéma venant d'autres continents) mais suis toujours conquis par cette femme dont le métier est de ne pas montrer qu'elle le possède à la perfection.

On le sent sensible mais carapaçée, à fleur de peau mais pas commode pour autant, généreuse mais exigeante, drôle et profonde.

Dans mon tiercé elle le dispute à l'incroyable Isabelle Huppert et à Sandrine Kiberlain. C'est dire où je la place.
 

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 07:00

Le lui a t'on reproché! Un jour Michel Rocard, alors premier ministre de son ennemi François Mitterrand, a proféré cette forte sentence: "La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde". Je plaisante en qualifiant de forte cette phrase qui semble banale et frappée au coin du bon sens. Un truisme très "gauche américaine"!!!

En réalité nous nous sommes habitués à voir des hommes couchés de tout leur long sur un trottoir, des jeunes avec des troupeaux de chiens sales, des clochards et des pauvres étrangers quémander "un peu de monnaie", des gens tendre la main aux feux rouges, des personnes à la pauvreté parfois insoupçonnable réclamer de l'argent.
Sachant que j'allais en parler dans ce post j'ai comptabilisé, en une journée, une dizaine de demandes, trois quêtes à la fenêtre de la voiture et je ne parle pas de celles et ceux que j'ai vus assis sur le sol, une soucoupe devant eux.

Ici nous sommes épargnés des demandes sonores dans le tram ou le métro.

A Toulouse une nouvelle forme de mendicité est apparue. Des jeunes garçons tremblants et pieds nus le visage tourné vers un mur apitoient le passant par leur dénuement et le pathétique de leur situation. En pleine période des fêtes voir ces jeunes hommes insuffisamment couverts et tremblant comme des feuilles par temps de froid ou de pluie faisait vraiment de la peine.
...Mais, et je renvoie à la citation de Rocard, nous ne pouvons donner à tous ni nous émouvoir 8 à 12 fois par jour.  La commisération elle aussi s'émousse et nous passons devant ces mendiants avec une pensée fugace que lui ou elle semble vraiment "nécessiteux".

 

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 07:00

Il m'est arrivé de dire du bien d'un livre que j'avais détesté.

Peu importent les circonstances!

Il m'est aussi arrivé de dire du mal d'un livre que j'avais adoré. Et tout récemment je me suis surpris à donner un avis étayé et incontestable sur un livre dont je n'ai pas réussi à prolonger la lecture au-delà de la page 10.

Je le confesse: c'est un exercice séduisant que celui qui consiste à parler avec l'air de celui qui maîtrise le sujet de ce que l'on ne connaît pas. Pour cela il suffit de posséder culot et imagination.

En me livrant à cette (légère) imposture j'ai pris conscience que ma supercherie m'en rappelait d'autres. J'ai, petit à petit, acquis la certitude que des journalistes spécialistes, ou pas,  ont fait la même chose que moi: rendre compte de façon partisane de quelque chose en se basant sur leur intuition.

Une manière de rester dans les généralités, de faire des phrases (NDLR comme les marins) et de "noyer le poisson".

C'est un peu malhonnête mais ça ne prête pas à conséquences. La critique est, de toute façon, tellement déconsidérée que ce n'est pas cette petite tricherie qui la terrassera.

Ce qui reste culotté, en l'espèce, est la prise de position "j'aime", "je n'aime pas" appuyée sur rien de concret.

 

PS: je me suis pris la honte, ce mardi, en ne sachant pas la différence entre la trilogie et la tétralogie. (à propos de l'affreux livre de David Peace "1974" qui est un ouvrage de la Tétralogie qui en compte 4.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:00

Dimanche 21 janvier l'église Sainte Exupère de Toulouse accueillait une foule nombreuse pour l'évènement régulier "Cantates sans filet" dont je vous ai déjà longuement parlé.

Michel Brun dirigeait des musiciens pour l'interprétation de la cantate BWV 84 de Jean-Sébastien Bach. Pas de choeurs (sauf pour le choral final), pas de ténor ni de basse mais juste une soprano, Amandine Bontemps (28 ans) aussi belle et séduisante que bonne chanteuse. Elle avait deux airs et du récitatif et portait la cantate sur ses jolies épaules.

Je sais qu'en m'attardant sur son sourire, sur son regard pétillant, sur sa jolie silhouette et sur la grâce qui émanait de sa belle et talentueuse personne je vais froisser les féministes et celles et ceux qui trouvent agaçant qu'on juge une personne aussi sur ce qui émane d'elle.

Mais mon regard était irrésistiblement attiré par cette jeune soprano lumineuse... j'ai été amoureux les 2H30 que j'ai passées sur place.

Cette manifestation me comble à chaque fois par son intelligence: Michel Brun, un passionné passionnant (ce n'est pas toujours le cas) sait captiver le public en soulignant la construction musicale, les aspects "techniques" de la partition, l'harmonie musique/voix et le travail de chacun. Avec lui l'auditeur finit par ne plus entendre la musique mais par l'écouter.

Tout est parfait: un public conquis mais sage et sachant se tenir, des musiciens qui viennent un dimanche et gratuitement (on donne ce qu'on veut à la sortie) jouer la musique qu'ils aiment, un cadre superbe et un moment (le dimanche 17H00) où le vague-à-l'âme s'imposerait sans ce rendez-vous.

Sans publicité, sans article de la "presse" locale, malgré les aléas météorologiques (tant la pluie que le beau soleil) et le caractère intimidant d'une musique peu connue l'église est toujours pleine et des gens assistent debout à l'interprétation complète de la cantate.

 

 

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 07:00

J'ai une humeur massacrante ces derniers temps et, comme Alain Delon c'est mon époque qui me déprime. Je dois être en phase de vieillissement et/ou de lucidité aggravée.

On parle partout de Charles Aznavour comme du dernier grand artiste populaire Français. Je ne partage pas cet enthousiasme et considère au contraire qu'il est plus du niveau de la tournée "Têtes de bois"* que des grands à qui il est comparé et auxquels il n'arrive pas à la cheville.
Contemporains de Jacques Brel, Georges Brassens, Barbara, Léo Ferré, Yves Montand, Georges Moustaki, Jean Ferrat, Charles Trenet, Guy Béart, mais aussi de Gilbert Bécaud et d'Henri Salvador il ne peut, à mon avis, leur être comparé car son oeuvre, si oeuvre il y a, date des années 60 et n'a pas dépassé une dizaine d'années. Ses grands succès se sont surtout étalés entre 65 et 73. Il vit sur un capital très surévalué et pour un "je m'voyais déjà" il y a 100 "plaisirs démodés".

De plus, contrairement aux autres cités il n'a jamais écrit les paroles des chansons qu'il interprétait et celles-ci étaient parfois discutables. Sa pensée est très "bourgeoise" et l'homme (qui vit en Suisse) débite de la banalité bien-pensante (comprendre: qui convient aux lecteurs du "Figaro" et du "Parisien"). L'action pour l'Arménie cachant le vide sidéral de toute autre réflexion. Ne parlons pas d'analyse.

Ses prestations en public, excusez le jugement lapidaire, n'étaient que des adaptations de récitals américains et frôlent parfois le ridicule tant les postures sont datées. Ce sont des "tours de chant" qui datent des années Piaf, des années 50.

Tous les 4 ou 5 ans, comme une Sylvie Vartan ou un Sardou, Aznavour vient faire le tour des plateaux télé ou les studios de radio pour recevoir compliments et génuflexions. Il est, à l'usure, devenu une vache sacrée sans sortir quelque chose de valable depuis la présidence Pompidou.

Peu malmené par la critique, encore moins bousculé par le show-business il fait maintenant consensus et celles et ceux qui ne sombrent pas dans une pâmoison admirative du "grand Charles" font tâche et sont rappelés à l'ordre. On admire Aznavour, on aime Aznavour.

Comme Hallyday cette admiration ne souffre (et ne doit souffrir) d'exception.

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 07:00

Je suis allé voir "L'intelligence des arbres" un film censé me rassurer sur la mienne, d'intelligence.
J'ai manqué mon coup! j'ai trouvé le film lent et ennuyeux, technique et soporifique. J'ai d'abord lutté contre le sommeil puis m'y suis (un peu) abandonné. J'ai baillé, bougé, lutté contre l'ennui mais mes voisines s'en sont rapidement formalisées, l'une en me disputant sauvagement l'accoudoir l'autre en me jetant un regard sévère de temps en temps.
L'idée développée par le film, que dis-je l'idée, la théorie, est que les arbres communiquent entre eux et ont des interactions détectables, quantifiables et indéniables.
En 10 minutes cette théorie -séduisante au demeurant- se démontrait. Le reste était constitué de belles images et d'interviews de doctes savants qui jargonnaient sans frein.

La salle était pleine (un samedi à l'heure du déjeuner) de CSP++ à l'âge respectable. La lumière n'est revenue qu'à la fin du défilement complet du générique, au moment où l'on détaille la pellicule utilisée et l'adresse du studio de montage et il a fallu encore dix bonnes minutes pour sortir de la salle derrière ces vénérables qui s'étaient remplis les yeux de chlorophylle et de mycélium (on a beaucoup parlé de champignons dans le film).

Je vais sans doute aller voir Tom Hanks et Meryl Streep dans le dernier Steven Spielberg moi!

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 07:00

L'émission "C'politique" de samedi dernier (20/01/2018) contenait une rubrique proprement stupéfiante. 12' de télévision incroyable.
Consacrée à la campagne présidentielle de François Fillon entre les révélations de son rapport curieux à l'argent et à la vérité, ses réactions après que le scandale eut tout emporté et son impossibilité à dire: "Oui j'ai payé ma femme et mes enfants avec de l'argent public à ne rien faire, j'ai aussi bénéficié de passe-droits limites (on m'offrait des costumes à 5000€ pièce sans contrepartie) et j'irai au bout de la campagne quoi qu'il arrive car c'est mon tour" on l'a revu, s'enfonçant dans des critiques ineptes non de ses actes délictueux mais de ceux qui les avaient révélés, s'enfoncer dans une défense absurde invoquant un complot de l'Elysée, dire qu'il abandonnerait la campagne s'il était mis en examen et la poursuivre après qu'il l'ait été et, en fin de compte ne jamais dire la vérité sur les emplois de sa femme Pénélope et de ses enfants. Fillon se réfugiant dans un déni absolu entouré de la droite la plus figée ("Sens commun") et des hommes de droite les plus rances (Longuet).

L'étonnant était la parole de Mr Costumes, Robert Bourgi qui, tout en proclamant sa fidélité à Nicolas Sarkozy le poignardait en révélant que ce dernier voulait "niquer" François Fillon avec cette histoire de costumes.

Le fameux "complot" ourdi depuis l'Elysée semble bien être un règlement de compte entre Sarkozy et son ex-"collaborateur", une vengeance mesquine de la primaire. Robert Bourgi qui ne respire pas vraiment l'honnêteté et la rigueur morale concède à l'éternel Pujadas qu'il savait ce qu'il faisait en offrant ces costumes à Fillon.

Comme le dit l'une des participantes à l'émission ce n'est pas le cadeau en soi qui fait scandale c'est que Fillon l'ait accepté (et accessoirement qu'il l'ait accepté en plein "Pénélope-gate" et qu'il ait dit les avoir rendus alors qu'il rendait d'autres costumes usagés). 1 an après François Fillon n'a jamais apporté la moindre preuve d'un complot, de fournitures de documents au "canard enchaîné" et de la main de l'Elysée de François Hollande dans ses affaires dont il n'a jamais pu prouver qu'elles n'existaient pas. Les preuves du travail d'assistante parlementaire et au "Journal des 2 Mondes" de Pénélope n'ont jamais été apportées. Son fils et sa fille n'étaient bel et bien pas avocats au moment où ils "travaillaient" pour lui. Bref ce qui lui était reproché semble bien l'être à raison.

A l'heure où l'on n'a pas de mots assez durs pour Donald Trump c'est étonnant que les agissements lamentables d'un ex-président hexagonal, mis en examen dans plusieurs affaires et battu à plate couture à la primaire des présidentielles à laquelle il se présentait malgré une impopularité  jamais démentie et dans le but à peine voilé de reconquérir une immunité juridique savonnait la planche du candidat choisi par son camp politique.
 

Alors... quand nous donnons des leçons de démocratie aux Etats Unis on ne doit pas s'étonner de ne pas être sinon écouté du moins entendu...
Et qu'un Jack Lang, qui a mis l'état en coupe réglée depuis son premier poste traite Trump de "président de merde" ne devrait pas passer.

 

 

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 07:00

Ce vendredi matin France Inter donnait la parole à l'un de ces "cultureux" vivant des subsides de la Culture institutionnelle qui a "mis en scène" la pièce "Comme il vous plaira" de William Shakespeare dans un théâtre subventionné de Dunkerque.
Enfin... une adaptation de Christophe Rauck (c'est lui) qu'il a lui même expliquée comme étant "personnelle". il a taillé dans le texte (de quel droit?), a supprimé des passages (de quel droit?) a "ramassé l'action" (...) bref a transformé une oeuvre séculaire en salmigondis à la mode que les critiques branchés et les intellos élitistes vont porter aux nues tandis que le public de TF1 qui n'y comprendra goutte aura vu du Shakespeare (du moins le croira t'il) pour la première fois de sa vie..

L'escroquerie le dispute à l'immodestie quand sur les affiches on voit un tâcheron prétentieux accoler son nom à la même taille que le génie qu'il vandalise.

Rauck/Shakespeare... ce n'est pas qu'immodeste c'est injurieux pour l'auteur et le spectateur.

Le cinéaste britannique Kenneth Branagh a adapté Shakespeare au cinéma en respectant le texte original en vieil anglais et ses films sont magnifiques. "Beaucoup de bruit pour rien" est un film splendide et la compréhension de l'intrigue et des dialogues est complète.

Pourquoi dénaturer une oeuvre pour la moderniser?

On a parlé, récemment, d'une adaptation de "Carmen" de Bizet dans un genre féministe-moderniste. Le coup d'éclat consiste à faire mourir Don José au lieu de Carmen. Quelle audace! quel génie!

Comme certains ne comprennent rien à l'Opéra et en conçoivent une haine impitoyable, sous couvert de modernisation ou d'audace scénique il ridiculisent une oeuvre en en changeant le sens ou l'époque, quand ils ne modifient pas,en l'élaguant, la partition.

Lucia de Lamermoor roule en 2CV et l'action se passe au supermarché, La Traviata au cirque et Manon Lescaut dans la jungle de Calais, pour l'immense plaisir d'une critique esbaudie.

 

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 07:00
Une brochette de vaincus qui essaient (maladroitement) de ne pas le montrer

Une brochette de vaincus qui essaient (maladroitement) de ne pas le montrer

Je veux juste vous faire partager mon hilarité à chaque fois que je tombe sur une photo des soutiens de François Fillon à la dernière Présidentielle.

De vainqueurs potentiels ils ont compris qu'ils étaient sans doute passés à vaincus et ils n'arrivent pas vraiment à le masquer. Ces visages habituellement confiants et presque hautains ne parviennent pas à cacher une déception qui frise la déconfiture.

Ces élus qui essaient de faire croire que leur vie est un lit de roses le démentent sur le cliché: rage contenue (Valérie Boyer) et consternation (Luc chatel) sautent aux yeux.

Je ne sais pas où et à quelle date a été prise cette incroyable photo mais elle est réjouissante comme peu de photos politiques le sont: la "gagne" les a quittés et les grognards du Fillonnisme ont des soucis à se faire pour leur carrière politique.

Il y a là "l'abbé" Retailleau (Bruno Retailleau, de la droite catholique sans concession), Valérie Pécresse, le 1er communiant Baroin, Eric Woerth qui a compris qu'il a misé sur le mauvais cheval et qui se dit qu'après l'hippodrome de Compiègne ça valait bien la peine!), Valérie Boyer (la pimbêche qui s'y voyait déjà et a écrasé le monde de son mépris et de son arrivisme), Luc Chatel (cf Woerth) et il manque le plus consternant de tous, celui dont il faut regarder les images du rassemblement du Trocadéro pour croire à sa bassesse) à savoir l'ultra-droitier et inamovible sénateur, dans la politique depuis Giscard à savoir Gérard Longuet.

Celui-là il manque sur la photo mais l'éviction de son champion a dû être douloureuse!

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