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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 07:00
Livre de bibliothèque Le Monde selon Topor

Livre de bibliothèque Le Monde selon Topor

Une de mes chaînes de télévision favorites, "Toute l'Histoire" diffusait vendredi 6 octobre en début de soirée un documentaire renversant sur Roland TOPOR.

De son vivant son appartenance à la mouvance Hara-Kiri et certains dessins scatologiques m'avaient rebutés au point de m'empêcher de m'intéresser à l'homme et à son oeuvre que j'avais cependant pressentis comme originaux et passionnants.

Il y a ainsi des peintres, des sculpteurs, des auteurs et même quelques cinéastes que je devine pouvoir aimer un jour mais à qui je dois laisser du temps pour être en phase avec eux et pouvoir être "intellectuellement disponible" pour les aborder.

Prenez Joyce... je sais que je lirais "Ulysse" un jour. Je sais que j'aimerais mais le moment n'est pas venu. Même chose pour "Vie et Destin" de Vassili Grossman.

J'ai attendu très longtemps pour lire "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen; tourné autour du livre, pris, reposé pour finir par le lire et l'aimer. M'approprier Giacometti a pris du temps.

Le film documentaire sur Topor, sobre et concis montrait l'étendue de ses talents;  parallèlement à la personnalité attachante du dessinateur. Les extraits de son texte "Le locataire" lus par Jean-Claude Dreyfus donnaient une irrésistible envie de lire le texte intégral et de voir le film que Polanski a tiré de l'oeuvre écrite. Les extraits d'un programme pour enfants ("Téléchat"), à des années lumières des niaiseries cucul de Disney ou des horreurs japonaises montraient l'étendue de son art et le caractère infini de son inspiration. Touche à tout profondément personnel et original il faudrait des heures pour cerner son oeuvre et sa personnalité, ce qui n'aurait d'ailleurs aucun intérêt.
L'homme était étrange, doté d'un rire étonnant et d'une personnalité hors du commun.
Cette heure de portrait donnait, toutes affaires cessantes, envie de se plonger dans son oeuvre et j'ai commencé avec un gros bouquin récent pris à la bibliothèque.

C'est vraiment une chance de découvrir, en quelque sorte, un auteur aussi intéressant.

 

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 07:00

France Culture, toujours à la pointe des combats du moment consacre une émission matinale chaque jour de la semaine à "l'actualité du marxisme". Ces gens-là ont du mal à admettre que leur utopie meurtrière est définitivement enterrée.
Imagine t'on une "actualité du nazisme"? (France Culture 9 octobre 2017 9H50)

France Inter, autre fleuron du service public, captée pour éviter "l'actualité du marxisme" consacrait son quart d'heure quotidien des médias à la stakhanoviste de la pellicule, la pénible Josée Dayan. Cette dernière, malgré 150 "films" au compteur en tant que "réalisatrice" donne des bons et mauvais points et juge le monde du cinéma avec une condescendance princière.
Ce faisant elle assène des principes non discutables (selon elle) qui veulent, par exemple, que Gérard Depardieu est le "meilleur acteur vivant". "Son "Monte-Cristo" ou ses "liaisons dangereuses" (avec Deneuve en Merteuil de 65 ans!!!) devraient pourtant l'inciter à un peu plus de modestie. (l'Instant M de Sonia Devillers 9H51)

Décidément très en verve et surfant sur l'actualité la plus brûlante le même France Inter, service public, a diffusé le même lundi 9 à 12H30 une hagiographie hyper-complaisante de la brute stalinienne (car ce n'était que ça) Che Guevara. 30 minutes larmoyantes où pas une fois les actes du révolutionnaire n'ont été commentés tandis que les paroles étaient décortiquées et admirées. Il tuait et faisait tuer mais il était si beau.... ("La Marche de l'histoire" de Jean Lebrun)

Et toutes radios et chaînes confondues ont écrabouillé l'information avec "l'indépendance de la Catalogne". Finies les embardées nord-coréennes! finies les dingueries de Trump. Oubliées les provocs' mélenchonniennes... l'indépendance, l'indépendance, l'indépendance.

Vraiment, au risque de me répéter, je crois que les médias de ce pays devraient vivre d'urgence un "dégagisme" similaire à celui qu'a connu le monde politique au printemps.

 

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 07:00

La chaîne de télévision Planète Crime Investigation diffuse régulièrement une émission 100% américaine "Hollywood autopsy" consacrée aux décès de célébrités 100% américaines elles aussi.

A partir des rapports d'autopsie et dans un décor de salle de médecine légale éclairée en bleu un homme vêtu comme un médecin légiste les détaille et fait semblant de réaliser une contre-autopsie tout en ne nous montrant strictement rien qu'une feuille de papier et un sac à cadavre qu'il va regarder de temps en temps.
La mise en scène fait penser à ces publicités pour dentifrice où tout est d'un blanc immaculé (ou bleu si on parle de fluor).

La plupart du temps (j'ai vu les sommaires) les "célébrités" ne le sont que de la Côte Est à la Côte Ouest des Etats Unis mais parfois leur notoriété doit franchir les frontières du pays du mauvais goût et de la démesure.
Ainsi, jeudi 5 octobre à 21H00 "Hollywood autopsy" était consacrée au décès de Steve Jobs, le fondateur de la Société Apple.

Le ton était plus que laudatif et les superlatifs rivalisaient pour mieux souligner les qualités du défunt. Un homme complexe et intéressant, certes, mais qui n'était ni Mozart, ni Einstein, ni Picasso. A entendre une de ses anciennes proches collaboratrice, son biographe et un journaliste-témoin son apport à l'humanité était cependant aussi important que celui de Jésus Christ (1-33), d'Alexander Fleming ou de Pasteur.
Oui! avec ses ordinateurs personnels, ses tablettes, ses I-phones et I-tunes Jobs avait fait faire un bond de géant à l'humanité.
C'était du moins le ton de cette nécrologie incroyablement peu distanciée.

Mais, je le répète, c'était intéressant. Jobs apprend en 2004 qu'il a un cancer du pancréas. Des deux cancers du pancréas il a celui dont le diagnostic est le moins dramatique.
Enfant adopté Jobs ne fait confiance à personne et se nourrit exclusivement de fruits et de légumes crus. Il refusait catégoriquement de manger des protéines et donc de la viande.
Or ces protéines et l'opération qu'il refusa également pendant 9 mois étaient indispensables.

Le grand Homme (selon le commentaire) était l'un des hommes les plus riches du monde et sa guérison à n'importe quel prix était envisageable s'il s'était laissé faire. Il a accepté une greffe du foie et un traitement pour milliardaires en Suisse.

A au moins deux reprises le commentaire du film disait que pour cet homme là il eut fallu mettre en oeuvre toutes les possibilités médicales, traitements novateurs inclus car "il le valait bien". L'obscénité de la remarque n'effleurait ni les uns ni les autres.

Mais le cancer était partout et la douleur intense. Le grand homme meurt le 5 octobre 2011 et ses dernières paroles furent: "Ho Wow, Oh Wow" (sic);

Pour un "génie" on peut déplorer la faiblesse de ses derniers mots!

 

 

 

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 07:00

Comme tout le monde je suis tellement écoeuré par la "bouffe" industrielle et les infamies qu'elle contient que je me fais une douce violence et vais parfois chez les Bios.
Je ne sais pas pourquoi mais les Bios me font penser d'une part aux naturistes et de l'autre aux grands magasins qui organisaient la pénurie du temps de l'URSS.

Des naturistes les marchés Bios ont le dénuement total, de l'URSS la tristesse et l'ennui.
Leurs noms ("Bio-Coop", "Le cri de la Carotte", "La dispute aux oiseaux") ont plus d'humour ou de poésie que les nourritures terrestres qu'ils soumettent à la vente.

Deux remarques à nouveau: souvent, je précise, souvent, les emballages sont tristes et les fruits et légumes moches. Bons parfois mais vilains, ratatinés, gâtés, gris, sales, laids, en clair peu appétissants. Les vilaines poires taclées qu'on ne ramasserait pas et cueillerait encore moins sont le nec plus ultra de ces magasins du bien-être.

Les "Bios" vendent des produits qu'on ne trouve nulle part ailleurs (sans doute parce que personne n'en veut) et surtout ils les vendent à des prix stupéfiants.

Leurs "petit vin de propriété" est un rouge genre "la Villageoise" (bouteille plastique) de supermarché mais à 12,90€ les 75cl. Le concept "petit vin de propriété" est un cas d'école à étudier dans les cours de marketing. Ca ne veut strictement rien dire! Seul un oenologue bourré à l'alcool de pruneau pourrait en dire du bien.

Les corn-flakes molles et pas sucrées (à quoi ça sert d'acheter des corn-flakes si elles ne compliquent pas votre diabète et n'éclatent pas dans le bol?), le beurre plus blanc que le visage du clown du même nom, la confiture de melon et le thé vert au sureau donnent envie d'assommer le caissier avec un concombre s'il n'était pas irrémédiablement mou! (je parle indifféremment du concombre et du caissier) et les lentilles font penser aux plats du dimanche de la grand mère chiante qui piquait.

Entre la merdasse des grandes surfaces et celle des échoppes Bio il faudra trouver autre chose. Pour le moment on tâtonne grave!!

 

 

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 07:00

Malgré leurs ennuis judiciaires d'une autre époque (et qui doivent être remis dans leur contexte) les Libéraux Français tels Jacques Chirac ou Alain Juppé, les gaullistes Seguin et Fillon (avant que l'on apprenne ses pillages d'argent public et sa moralité plus que douteuse) et les centristes comme Barre ou Bayrou avaient une "colonne vertébrale" idéologique et politique et, qu'on les apprécie ou pas, ils représentaient plutôt dignement une famille de pensée.

L'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir (en ministre d'Edouard Balladur puis de Jacques Chirac et enfin en tant que Président de la République) la Droite a tendance à se donner des responsables qui non seulement n'ont pas le niveau mais sont indignes des fonctions qu'ils occupent ou souhaitent occuper.
Sarkozy, Copé et Wauquiez illustrent cette descente aux enfers qui, à mon avis, éloigne de la Direction du pays un courant de pensée qui est aux affaires dans les 3/4 de l'Europe.

Laurent Wauquiez, le dernier avatar du Caudillo droitier est un personnage fat et creux dont le moteur est essentiellement la conquète du pouvoir, quelque soient les moyens utilisés pour y parvenir.

Entouré des pires éléments de la droite dite "décomplexée", renforcé par la droite de la droite comme "Sens Commun" et guettant le moment propice pour s'acoquiner avec une frange de l'extrême droite (grosso modo celle de la jeune nièce provisoirement en retrait) Wauquiez est -sans qu'ils s'en rendent compte- le fossoyeur de la droite telle que l'imaginent les électeurs de François Fillon à la dernière présidentielle.

Après le suicide de 2012 (Nicolas Sarkozy qui se représente, avec un programme "à droite toute" et malgré une détestation généralisée du pays et des médias), la déroute de la candidature Fillon en 2017 (avec la tragédie grotesque du Trocadéro en point d'orgue) se choisir un Wauquiez, un menteur peu regardant sur les méthodes, un démagogue revendiqué, un cynique et un affairiste les libéraux "républicains" risquent de voir passer beaucoup de Macron et autres Mélenchon avant de franchir le perron de l'Elysée.

C'est curieux que personne ne crie "au loup" devant l'arrivée annoncée du grand échalas bête et méchant à la tête d'une des oppositions.

Il est vrai que nos penseurs réfléchissent à l'indépendance de la Catalogne et à l'interdiction du port d'armes aux Etats Unis. Ils ne peuvent être partout!

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 07:00

Bien sur je suis désolé pour les cinquante personnes qui se sont faites tuer à Las Vegas lundi 2 octobre. Tomber sous les balles d'un cinglé ce n'est pas ce qu'il y a de plus enviable comme cause de décès.

Vous me direz qu'être électrocuté par son grille-pain n'est guère plus attirant mais là n'est pas le sujet.

A cette triste raison d'avoir perdu la vie il faut ajouter qu'ils et elles l'ont perdue dans un des endroits les plus cons du monde. Las Vegas lieu par excellence où la bêtise, la laideur, la vulgarité et, osons le mot, la vacuité de la civilisation américaine brillent de tous leurs feux.

S'il y a, sur cette planète et selon moi un endroit à éviter c'est bien ce paradis des apparences où (comme à Cannes) le pire du pire se retrouve pour une frénésie de consommations ineptes (eau, électricité, fringues moches, jeux débiles, hôtellerie impersonnelle etc.)

Si, comme on le croit chez "Sens Commun", Saint-Pierre attend les défunts là-haut pour les diriger sur des paradis inimaginables il est à craindre que le lieu de leur décès soit considéré comme pénalisant pour les victimes du Nevada.

Je plaisante... J'ai lu que plus de trente sept millions de touristes se sont rendus dans la ville du désert de Mojave l'année dernière. Qu'ils soient principalement américains ne console pas.

Pour moi le monde sera meilleur le jour où les hommes préfèreront passer quelques heures au Château de Montségur qu'une semaine à Las Vegas!

On voit par là:

- que mon intolérance fait parfois un sérieux come-back

- que je suis un doux rêveur

- que je parle (une fois de plus) de ce que je ne connais pas!

 

 

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 07:00

J'ai aidé, modestement, un ami à faire les vendanges ce week-end. Tout a concouru à faire de cette fin de semaine un excellent moment, la bonne humeur, le soleil, les tablées nombreuses et si sympathiques et la tâche elle-même, pas fatigante cette fois compte-tenu du peu de rangs à travailler.
Nous sommes rentrés en fin d'après-midi à Toulouse et, à notre émerveillement, nous n'avons rencontré aucune difficulté sur la route. Du monde mais fluide.

Les choses se sont gâtées lorsque, par un de ces gestes idiots et incompréhensibles, j'ai allumé la télévision sur "C'politique" de France 5.

Adieu bonne humeur, adieu sourires. "On" parlait de l'indépendance de la catalogne comme si c'était une chose acquise. Moins de 50% de ceux qui allaient voter étaient pour mais ce détail a été passé sous silence par la rédaction, imitée par les autres télévisions et radios.
Tous, je dis bien tous, parlaient de l'indépendance comme si elle était faite et pas un instant les médias ne se sont demandées comment elles réagiraient si l'Espagne ou les Etats Unis présentaient les nationalistes corses comme elle l'ont fait des indépendantistes pyrénéens.

A croire que l'Espagne était encore dirigée par Franco et la Catalogne pillée par l'Etat Central.

Je ne dis pas qu'il n'existe pas de problème régional je dis que cette présentation biaisée relève de la propagande façon Ribbentrop ou Gromyko. Même qu'on appelait cela de la propagande.

Et la Catalogne n'est pas loin, l'Espagne est un pays de l'Europe et nous partageons une frontière et des montagnes.... imaginez "nos" médias lorsqu'il s'agit de parler de pays lointains!

Bref... l'Espagne a "perdu" la Catalogne qui va devenir indépendante mais dépendra d'elle pour être accueillie dans la communauté européenne. Le vote "exemplaire" de dimanche est une avancée démocratique saluée comme il se doit par des chants révolutionnaires et des poings levés. Décidément nous n'apprenons rien du passé (et pour cause, notre bêtise nous le fait ignorer).

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 07:00

Comparaison n'est pas raison mais, en regardant et écoutant le responsable délégué par les magasins Lidl pour donner les éléments de langage de l'enseigne à Elise Lucet de "Cash Investigations" j'ai pensé aux chef nazis qui décidaient les pires horreurs, les organisaient et, lorsqu'ils étaient pris disaient n'avoir fait que leur devoir, qu'ils ne savaient pas ou qu'ils découvraient.
Le petit homme chauve de chez Lidl, avec le sourire, avalisait la totalité des décisions aberrantes et inhumaines de sa chaîne de magasins.
Les privations de pause, les salaires minables, la déshumanisation des tâches, le non-reclassement des personnes devenues inaptes (par la faute délibérée de leur employeur) et même le suicide dans un magasin d'un cadre en surmenage. Il osait parler de "progrès" tandis qu'on lui montrait des pièces médicales ou de justice lui démontrant l'horreur des conditions de travail dans sa chaîne de magasins. Traiter les gens comme des robots c'est le progrès pour Lidl! leur imposer 43 mots à prononcer 3000 fois par jour c'est le progrès! soulever 7 à 8 tonnes de marchandises par jour c'est le progrès!!

Je n'étais pas révolté en regardant ce documentaire en "pluzz" (tout le monde en parlait au lendemain de sa diffusion) mais accablé par la chiennerie des rapports humains et l'infini du mépris des autres que donne l'argent, le fait d'en posséder directement ou indirectement. Ce bon grand-père bronzé et souriant faisait celui qui ignorait que les cadences imposées aux soutiers de la chaîne les brisaient inexorablement, que les caissières debout 6H sans pauses en crevaient et que la le manque de communication dans ses "centres de profit" les faisaient singulièrement penser aux élevages industriels..Il temporisait et se payait de mots.

Personnellement je crois n'avoir jamais mis les pieds dans un Lidl. Je ne vais certainement pas commencer aujourd'hui et vous conseille d'en faire autant: le seul endroit qui fait souffrir ces gens-là est leur portefeuille.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 07:00

Je deviens plus accrocheur. Moins velléitaire.

Prenez la chorale, par exemple. C'est ma 3ème rentrée. Je ne suis plus un petit nouveau ni le dernier arrivé. Je commence à bien la connaître, tout comme je connais chacun et chacune de ses membres et son redoutable chef de choeur.

Parfois, souvent, j'ai envie de jeter l'éponge. Les "gueulantes" du chef de choeur.
Mais pas que.

Il y a maldonne: lui nous veut parfaits nous ne voulons que nous distraire. Nous sommes des amateurs il nous voudrait professionnels. Nous n'avons pas d'oreille, nous faisons toujours les mêmes erreurs (changer les notes, chanter la partition d'autres pupitres, être trop brutaux, ne pas "sentir" la musique, négliger le rythme, mélanger les notes et, crime abominable, nous ne le regardons pas et démarrons n'importe comment) et nous ne nous appliquons pas. 

Les quatre pupitres sont disparates en nombre et en talent: les soprani sont excellentes dans l'ensemble et elles sont scolaires dans leur comportement donc appréciées du chef. Les alti sont plus capricieuses. Des éléments perturbateurs se sont glissés dans leurs rangs. Elles rechignent un peu et bavardent entre elles quand elles n'ont pas des fou-rires. Comme dans toutes les chorales les hommes sont trop vieux et pas assez nombreux. Nous avons deux ténors. L'un se prend pour Rolando Villazôn (alors qu'objectivement il en est à des années lumières!) et l'autre est un effroyable producteur de "canards". Il chante comme une batterie de cuisine, ne suit ni les partitions ni le chef de choeur et ne comprend pas grand chose.
En musique.

Enfin il y a les basses dont je suis. Je ne suis pas le pire même si la place de pire est âprement disputée. Nous sommes théoriquement 5 mais nos absences font que la présence de 3 basses simultanément est la norme. En face soprani et alti alignent une bonne trentaine de choristes qu'il pleuve ou qu'il vente.

A cette (dés)organisation s'ajoute la difficulté des chants que nous répétons: ils sont magnifiques mais... compliqués.

J'ai choisi cette chorale pour ça: je ne voulais pas chanter du Pagny ou du Véronique Sanson!

Mais Josquin des Près.....

Nos différences de niveau interfèrent aussi : les bonnes élèves sopranes chantent sans un couac une partition qu'elles ont découvertes pour la première fois deux heures avant.

Il nous faut 3 mois pour l'exécuter et exécuter est le bon mot.

Notre chef de choeur est un professionnel du chant. Il aime son métier et... la perfection. Nous le décourageons et, s'il ne perd pas sa bonne humeur, celle ci s'altère parfois et il se trahit en imitant nos travers. Il enrage de répéter toujours les mêmes conseils et je le soupçonne d'avoir de temps à autres envie de virer l'un d'entre nous, envie qu'il contrôle car nous payons et que la trésorière de l'association chante justement chez les sopranos!

 

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 07:00

J'ai trouvé très amusante l'information de "l'Obs" à propos du "scandale" des jugements accompagnant les notes des apprentis journalistes de radio-France.

Vous l'avez forcément entendu puisque l'information a fait le buzz: Radio-France fait régulièrement passer des tests à des jeunes journalistes qui souhaitent intégrer les rédactions.

L'embauche n'est pas certaine mais possible et le prestige du groupe d'audio-visuel du service public attire les futurs journalistes de radio. Demorand, Guetta et les piliers de France-Inter ne sont peut-être pas éternels!

80 candidats et candidates se sont présentés cette année, la peur au ventre et des étoiles dans les yeux. Qui sait... ils allaient peut-être rencontrer Yvan Levaï ou Laetitia Gayet...

Tout se serait passé entre gens (de) biens si une "erreur" n'avait permis de lire les commentaires des examinateurs, normalement inaccessibles. Ce sont ces commentaires, sans doute fondés et cependant assez mesurés qui font parler les idiots et hurler les sots.

Ils sont exprimés en langage parlé, sont spirituels et cinglants et, en réalité, ne méritent ni l'excès d'opprobre ni qu'on en parle autant. "Tchoupi fait du journalisme", l'une de ces critiques, est vous en conviendrez, très drôle et sans doute justifié.

J'ai assez dénoncé ici les tares, pesanteurs, blocages, ridicules, défauts, modes etc du journalisme tel qu'il s'exerce aujourd'hui pour imaginer assez facilement que les plus jeunes frais sortis des "écoles de journalisme" les ont aggravés.

Oui, il y a longtemps que Tchoupi fait du journalisme et Bécassine avec lui, sans oublier Gaston Lagaffe et le Joker.

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